• Quelquun traite Jeremy Cook de trou du cul devant la toute nouvelle et très charmante assistante du centre détude du langage des nourrissons où il mène ses recherches, et tout est bouleversé. Sil ny avait que ça mais laffable Arthur Stiph, mystérieux collègue obsédé par létrange notion de contre-amitié, est retrouvé mort, assassiné, justement dans le bureau de Cook. Et, dun coup, ce dernier doit élucider un meurtre, rédiger une conférence insipide dont le sujet change tous les jours, devenir éminemment désirable et, plus important que tout, découvrir grâce à la linguistique bien entendu, mais aussi quelques coups tordus qui a bien pu lancer cette foutue rumeur comme quoi il serait un mauvais coup au lit. Qui a dit que la vie dun linguiste était un long fleuve tranquille ?

  • Que faire quand son couple bat de l'aile? Vers qui se tourner si son mariage prend l'eau? Consulter le premier thérapeute venu? Autant divorcer! Ou bien pousser la porte de l'agence Pillow, qui fait rimer conjugal avec conjugaison, chargeant les meilleurs spécialistes du langage de sauver les unions en plein naufrage... C'est ainsi que Jeremy Cook, le plus misanthrope des linguistes, est dépêché au secours des Wilson. Armé de sa seule science des adverbes kickapoos et de sa riche expérience des désastres amoureux, sera-t-il vraiment capable de ne pas créer plus de malentendus qu'il n'en existe déjà? Et l'étrange Manuel Pillow qui lui a été confié suffira-t-il à l'aider dans sa mission ô combien délicate? Mais surtout, parviendra-t-il à débusquer la bête immonde qui ronge chaque couple?

    David Carkeet, auteur du Linguiste était presque parfait, nous livre dans ce nouvel opus un monde étrange tissé d'amour et de non-dits, de gestes attentionnés et de colères rentrées, où les scènes de ménage ressemblent à s'y méprendre à des scènes de crimes. Comédie domestique grinçante, analyse dévastatrice mais souvent touchante d'un mariage moderne à la dérive, Une putain de catastrophe nous entraîne au pays dangereux de «la schismogenèse complémentaire» et de «l'échec thématique» où, une fois de plus, l'humour le dispute à la tragédie.

  • La lumière de l'intellect dont nous donnons une édition du texte hébreu et une traduction enrichie de 1800 notes, est un livre d'une très grande complexité, mais qui pourrait être résumé ainsi : L'influx divin instruit l'homme de ce qu'est le monde dans sa totalité à travers le langage sous tous ses aspects: lettres de l'alphabet (formes, ordres, permutations, combinaisons, etc.) signes des voyelles (durée, sonorité, place etc.), grammaire, syntaxe, temps des verbes. En pénétrant les secrets d'une langue, on parvient par des jeux de langage et d'écriture à comprendre le fonctionnement des planètes, à connaître les secrets du divin, à comprendre les mystères de l'homme. Mais cette connaissance ne peut s'acquérir qu'à la lumière de l'intellect et la seule foi aveugle n'est bonne à rien.

    Abraham Aboulafia (1240-1292?) est un cabaliste espagnol du 13e siècle. Son oeuvre n'a été publiée en hébreu que récemment mais ses écrits ont été recopiés par des générations de disciples. Il en existe des versions latines lues par Pic de la Mirandole. Sa vie ne manque pas d'anecdotes dont la plus célèbre est sa visite au Pape Nicolas pour lui demander de cesser de persécuter les juifs. Le jour de son arrivée à Rome, on lui annonce que dans la nuit le pape est mort, ce qui le sauve du bûcher.

  • Qui sommes-nous? Que pouvons-nous savoir? Que nous est-il permis d'espérer? En réfléchissant à ces trois questions classiques, Noam Chomsky présente dans cet essai un tour d'horizon de l'ensemble de sa pensée.

    Revenant sur sa conception du langage et de l'esprit, puis de la société et de la politique, Noam Chomsky conclut son brillant exposé par un plaidoyer pour ce qu'il appelle le «socialisme libertaire», qu'il lie à l'anarchisme et aux idées de John Dewey, ainsi qu'à certaines des convictions de Marx et de Mill.

    Cet ouvrage regroupe des cours que Chomsky a donnés à l'université Columbia en linguistique, en sciences cognitives et en philosophie politique, dans le cadre d'un cycle de conférences intitulé les «John Dewey Lectures».

  • Noam Chomsky

    Collectif

    Né en 1928 aux États-Unis, Noam Chomsky est probablement l'intellectuel contemporain à la fois le plus célèbre dans le monde et le moins connu en France. Si ses travaux fondateurs en linguistique - il est le père de la « linguistique générative » - sont reconnus, ce n'est pas le cas de son travail d'analyse et d'information politique, pourtant considérable : Chomsky est trop inclassable, trop original pour faire partie d'une « école », ce que le monde intellectuel français ne lui a jamais pardonné.Cet ouvrage, qui reprend le meilleur du Cahier de L'Herne paru en 2007 sous la direction de Jean Bricmont et de Julie Franck, présente une vision d'ensemble de la pensée de Chomsky et rend hommage à l'importance de son oeuvre dans des domaines variés : linguistique théorique, philosophie de l'esprit, neurosciences cognitives, analyse de l'idéologie et du pouvoir, liberté d'expression, éthique, action politique...Textes de Noam Chomsky et de Jean Bricmont, Gennaro Chierchia, Michel Foucault, Pierre Jacob...Préface et choix des textes par Yves-Jean Harder, maître de conférences en philosophie.

  • Le monde politique ne se résume pas à une juxtaposition dÉtats. Divisé en frontières linguistiques, notre univers découle aussi de Babel : 6000 langues relient lhumanité, autant de cultures. Et celles-ci ont leurs mots à dire dans le jeu géopolitique mondial : plus une langue déborde les frontières de son pays dorigine, plus celui-ci est influent.
    La France a connu, elle, un passé glorieux. Sans la francophonie, elle pèserait peu au niveau international. Certes dans la guerre des langues les États-Unis ont depuis gagné du terrain, comme la Chine
    Le français aurait-il rendu les armes ? Ce livre, qui nous entraîne hors de France, à la découverte de la francophonie, nous convaincra du contraire : dans plusieurs régions du globe, le français est une arme de résistance. Une langue davenir.

    Frédéric Pennel, trente-six ans, est un journaliste français qui a notamment écrit dans Lexpress.fr, Slate, ErnestMag, Le Huffington Post, La Revue Parlementaire, Délits d'opinion. Il sest notamment intéressé à lunivers du livre, à lopinion publique et aux questions internationales. Il a exploré la francophonie dont il a relaté les différentes contrées dans de nombreux articles. Résultat dune enquête menée sur plusieurs années, XXX est son premier livre.

  • Tout le monde s'entend pour dire que la langue française a changé au fil du temps. Pourtant, on semble avoir plus de mal à accepter qu'elle se transformera encore, et pas seulement en gagnant de nouveaux mots. Elle changera dans sa structure et dans son fonctionnement, comme elle l'a déjà fait à maintes reprises. Les évolutions linguistiques ne sont pas des dégradations, des appauvrissements ou du nivellement par le bas. La langue moderne n'est pas l'état optimal que plus rien ne peut ni ne doit atteindre. Le prétendre peut être dangereux, car les locuteurs, par qui la langue existe, peuvent se lasser d'une langue anachronique, et se tourner vers une autre langue qu'ils perçoivent comme plus adaptée à leurs besoins. Pour maintenir la langue française au Québec, au lieu de vouloir la conserver sous une cloche de verre, ne faudrait-il pas plutôt l'affranchir, et se raccommoder avec l'évolution linguistique?

    À la suite de La langue rapaillée, Anne-Marie Beaudoin-Bégin plaide ici pour que les Québécoises et les Québécois se réapproprient avec fierté leur langue et cessent, notamment, de craindre des emprunts à l'anglais. Instructif, documenté et rigoureux, son nouveau livre est également un vibrant appel à embrasser le changement linguistique.

  • Roman philosophique et humoristique, tant sérieux que parodique, Bayamus narre les aventures d'un mutant à trois jambes, dont l'une équipée d'un patin à roulettes, qui désire créer et propager une nouvelle espèce. Cheminant vers le Théâtre de la Poésie Sémantique dans un Londres fantastique, notre héros croise la route de prostituées sémanticiennes, de monstres fervents de poésie en vers, une étrange femme à sept doigts ou encore des policiers rubiconds adeptes de la traduction instantanée. Car si l'humour est au centre de cet ouvrage, il fraie une voie royale à une réflexion sur les rouages et les absurdités du langage. L'auteur se joue des mots, de ses personnages mais aussi des lecteurs, les malmène et les distord. Car c'est la force des génies d'être sérieux sans en avoir l'air !

  • L'intervention de Claude Hagège tente de transmettre, sur un mode peu académique teinté d'humour, son approche passionnée des langues, allant de pair avec un examen scientifique de leur origine, leur évolution, leur statut et leur avenir. Habité depuis l'enfance par l'amour des langues, il expose son cheminement de linguiste fasciné par l'immense diversité des idiomes et avide d'en explorer les secrets.

    "Parler, c'est tricoter se lit aisément et permet de mesurer «en un mot», si on peut dire, que le linguiste, un puits de science, un radical, un ironiste, plus que les langues, aime les gens, dans leur infinie diversité." Robert Maggiori, Libération


  • La typographie est la « voix » du design et l'outil le plus puissant dont vous disposiez pour communiquer avec vos lecteurs. Apprenez à manier la lettre avec esprit et talent : jugez les polices, évaluez les contraintes techniques, créez des systè

  • Claude Lévi-Strauss (1908-2009), père de l'anthropologie structurale, est le plus célèbre des inconnus. Célèbre pour avoir, par sa longévité et l'ampleur de son oeuvre, marqué l'ensemble de la vie intellectuelle du XXe siècle, il nous est devenu inconnu, par l'oubli dans lequel nous sommes tombés des grands axes qui l'ont organisée.
    Comment comprendre la singularité des thèses de Lévi-Strauss sans avoir une idée de ce qu'est le structuralisme? Comment saisir la spécificité de son oeuvre sans disposer d'une connaissance des disciplines et courants avec lesquelles elle entre en débat: la philosophie, la linguistique, la psychanalyse, le marxisme ou l'existentialisme? Comment, enfin, donner toute sa portée aux prétentions scientifiques de l'anthropologie structurale quand on réduit les sciences humaines à une perception de la réalité sociale?
    L'ambition de cet ouvrage est de répondre à ces questions par une traversée des textes de Lévi-Strauss, des Structures élémentaires de la Parenté à La Potière jalouse en passant par Tristes tropiques, La Pensée sauvage, Le Cru et le Cuit et Le Regard éloigné.
    Il s'agira de comprendre finalement pourquoi Claude Lévi-Strauss peut-être considéré comme philosophe malgré lui, en tant que scientifique produisant de la philosophie par les moyens qu'il met en place pour mieux s'en écarter.
    Olivier Dekens, Agrégé de philosophie ; Enseigne à l'Université François-Rabelais de Tours (en 2000).

  • Le français québécois est souvent présenté comme du joual, comme du mauvais français, comme un simple registre populaire qui contrevient au contenu des sacro-saints ouvrages de référence. Cela entache l'identité québécoise d'une profonde insécurité. Mais si on le présente dans toute sa complexité, comme une variété de langue légitime et pour laquelle les locuteurs ont un droit de regard, on nettoie cette tache. On donne à l'identité québécoise tout le lustre dont elle a besoin
    pour s'épanouir. Cette langue, elle est à nous. Récupérons-en toutes les dimensions, toutes les variations, tous les jugements et disons : « Voilà notre langue rapaillée. »

  • Dans Clartés de tout, Fabian Fajnwaks et Juan Pablo Lucchelli, deux psychanalystes, interrogent Jean-Claude Milner sur son parcours et sur la place que Jacques Lacan y a tenue.
    En répondant à leurs questions, Jean-Claude Milner a été amené à réexaminer ses propres positions sur la linguistique et sur la science moderne, sur sa théorie des noms et en particulier du nom juif, sur la transformation des relations entre capitalisme et bourgeoisie, sur la Révolution et sur la politique.
    Il est apparu que le nom de Lacan était mentionné à chaque étape. Jean-Claude Milner a eu ainsi l'occasion de mieux préciser sa dette: Lacan, selon lui, doit fonctionner comme un opérateur de clarté, non d'obscurité.
    Le projet de livre surgit en cours de route. Pour qu'il soit mené à bien, les questions et les réponses devaient être ajustées et ajointées. Clartés de tout est le résultat de ce travail.

  • Partez à la découverte des mystères du langage ! Après avoir traité l'humour, les erreurs de raisonnement, la créativité et les mathématiques, Luc de Brabandere se livre à une enquête passionnante et amusante au coeur du langage et des mo

  • La critique du discours

    Louis Marin

    • Minuit
    • 16 Août 2018

    Ce livre est né d'une découverte : l'impossibilité de tenir un discours sur Pascal sans tomber dans les contradictions que dénonce son objet. D'où la substitution à Pascal de la Logique de Port-Royal, qui le cite en des points-clés de son propos et qui permet ainsi d'en mesurer toute la puissance subversive. Sans doute est-il question, dans La Critique du discours, des modèles représentatifs du langage élaborés par la « linguistique cartésienne » des logiciens jansénistes, mais pour montrer, grâce à la citation pascalienne, comment modèles et représentations s'y manifestent comme procès idéologiques où la sémiologie contemporaine est encore prise.
    En écrivant dans leur ouvrage, avec Pascal, le contre-texte de la représentation classique, en déplaçant ses « évidences » par une logique de l'infini et de l'aléa, par les stratégies pratiques du langage ordinaire, les « Messieurs » retrouvent dans leur Logique toute cartésienne et bourgeoise, et sans en être pleinement conscients, la pensée et la pratique anti-représentatives de leur religion, pensée pratique des forces du désir, celles du péché ou de la grâce, forces de l'Autre qui interdisent au modèle et à la représentation de se fonder rationnellement. Cette Critique du discours vise ainsi, par-delà les textes du dix-neuvième siècle, à mettre en question quelques-uns des présupposés sémiotiques des sciences humaines.

    Ce livre est paru en 1975.

  • Le dire et le dit

    Oswald Ducrot

    • Minuit
    • 16 Août 2018

    Le Dire et le Dit reprend, avec des remaniements et des mises à jour, un certain nombre de travaux échelonnés au long des années 1968-1984 et relatifs aux problèmes linguistiques de l'énonciation. Le thème général est que le sens d'un énoncé (« le dit »), non seulement comporte des allusions à l'événement historique constitué par l'apparition de l'énoncé, mais n'est rien d'autre qu'un commentaire du dire.
    Dans ce cadre prend place une conception « polyphonique » de l'énonciation, esquissée dans Les Mots du discours et développée systématiquement dans les derniers chapitres du recueil. Ce qui est dit par l'énoncé à propos de son dire, c'est qu'il est le lieu où s'expriment divers « sujets », dont la pluralité n'est pas réductible à l'unicité du « sujet parlant », fondement, jamais mis en question, des théories linguistiques habituellement reçues. D'où une enquête sur les statuts différents attribués à ces sujets, sur leur caractère nécessaire ou facultatif, sur la façon dont ils sont marqués dans l'organisation grammaticale de la phrase.

    Cet ouvrage est paru en 1984.

  • Le structuralisme en linguistique« Notre but est de montrer comment s'est développée, depuis deux siècles environ, l'idée de structure linguistique... Nous cherchons moins à présenter une genèse réelle qu'une genèse idéale, moins à tracer une courbe qu'à marquer des étapes. L'histoire sera donc une sorte de prétexte pour essayer de clarifier, en en distinguant différentes formes de plus en plus exigeantes, l'idée de structure linguistique. »Oswald DucrotDirecteur d'études à l'EHESS, ses travaux concernent l'histoire de la linguistique, les rapports entre la langue et la logique et, surtout, le pragmatique et la sémantique linguistiques.

  • Antoine Rivarol (1753-1801), dit le comte de Rivarol, est surtout connu aujourd'hui pour son opposition farouche à la Révolution qui le contraignit à l'exil, et pour son esprit léger, caustique, brillant qui fit de lui une gloire des salons européens.
    Burke l'appela le "Tacite de la révolution" et Voltaire affirma qu'il était "le Français par excellence". Ses bons mots ont fait florès dans tous les dictionnaires de citations. Mais il est une autre facette de son personnage qui mérite davantage attention : son goût passionné pour les langues (il traduisit L'Enfer du Dante) et singulièrement la langue française dont il forma le projet de rédiger un grand dictionnaire dont il publia à Hambourg, en 1797, le Discours préliminaire.
    Il avait écrit également un brillant essai, le Discours sur l'universalité de la langue française, couronné quatorze ans plus tôt, en 1783, par le prix de l'Académie royale des Sciences et Belles Lettres de Berlin et qui lui valu une immense notoriété. C'est ce texte qui est ici reproduit dans son édition de 1784 ou 97 ?. Rivarol, après avoir examiné les différentes langues européennes (l'allemand "trop guttural et encombré de dialectes", l'espagnol dont "la simplicité de la pensée se perd dans la longueur des mots", l'italien qui "se traîne avec trop de lenteur", l'anglais qui "se sent trop de l'isolement du peuple et de l'écrivain") conclut à une supériorité de la langue française de par sa proximité avec la structure même de la pensée rationnelle qui lui permet ainsi de prétendre à l'universalité : "Ce qui distingue notre langue des langues anciennes et modernes, c'est l'ordre et la construction de la phrase.
    Cet ordre doit toujours être direct et nécessairement clair. Le français nomme d'abord le sujet du discours, ensuite le verbe qui est l'action, et enfin l'objet de cette action : voilà la logique naturelle à tous les hommes ; - voilà ce qui constitue le sens commun. Or cet ordre, si favorable, si nécessaire au raisonnement, est presque toujours contraire aux sensations, qui nomment le premier l'objet qui frappe le premier.
    C'est pourquoi tous les peuples, abandonnant l'ordre direct, ont eu recours aux tournures plus ou moins hardies, selon que leurs sensations ou l'harmonie des mots l'exigeaient ; et l'inversion a prévalu sur la terre, parce que l'homme est plus impérieusement gouverné par les passions que par la raison...". Dans une certaine mesure, et pour le dire d'une façon moderne, Rivarol aurait posé les prémisses des avancées récentes de la réflexion sur le rapport entre le langage et la pensée, à savoir l'étroite dépendance entre structure de la langue et structure de la pensée, loin de la théorie instrumentaliste du langage qui prévalaient à l'époque où Rivarol écrivit son essai.

  • L'auteur effectue une lecture originale de l'oeuvre lacanienne à travers de la notion de « réseau » en mettant au jour des liens inédits avec l'oeuvre freudienne.

    Cet ouvrage revient sur les points communs des oeuvres de Lacan et de Freud et sur leurs différences, au moyen d'une approche inédite fondée sur le concept de « réseau ». Il y apporte ainsi des éléments de réponse à une question qui agite la communauté des chercheurs en psychologie, psychanalyse et des psychanalystes, sur la nature du « passage » de Freud à Lacan, c'est-à-dire sur le statut de la relecture effectuée par Lacan.

  • Dans le cabinet de l'orthophoniste, Léa entre, inquiète, parce qu'elle n'arrive pas à lire en fin de CP, monsieur R. consulte car il ne trouve plus les mots ni ses clefs, Thomas a 3 ans mais il ne parle pas, madame V. vient de quitter l'hôpital et elle ne parle plus, Simon bégaie au collège et à table, Nathan ne veut pas articuler le « je »...

    Où est le lien entre toutes ces histoires, ces symptômes différents ? Qu'ont-ils en commun pour pousser la porte de l'orthophoniste ? Que peut proposer l'orthophoniste ?

    Des orthophonistes présentent leur métier, sa formation initiale, ses modes d'exercice, sa pratique mais aussi leur propre conception de leur fonction, leurs choix professionnels et les références qui les sous-tendent, les théories du langage auxquelles ils souscrivent et les pratiques qui en découlent.

    Si l'orthophoniste connaît le langage et ses sciences, il ne sait rien du patient qui s'adresse à lui avec son symptôme. Chaque rencontre est originale, l'orthophoniste est à l'écoute de tout ce qui parle sans forcément se dire. Il se laisse surprendre par un coup d'oeil, une mimique, un geste, une réflexion qui pourrait sembler anodine ou décalée. C'est donc du patient, de sa manière d'aborder son symptôme et des possibilités de s'en défaire dont il va être question tout au long de cet ouvrage.

  • À quelles conditions peut-on, dans un discours réel, utiliser un énoncé comme argument en faveur d'un autre ? La réponse semble aller de soi, au moins si l'on assimile l'argumentation à une espèce de raisonnement - peut-être lâche et flou, mais analogue en son fond à la démonstration étudiée par les logiciens. Dans ce cas, l'enchaînement des énoncés se fonde sur les informations qu'ils véhiculent, sur ce qu'ils disent de la réalité. C'est justement l'inverse que veut montrer la théorie des échelles argumentatives. Selon elle, la structure des énoncés, au sens le plus étroitement grammatical du terme, contient, indépendamment des informations qu'ils donnent, des indications sur le type de conclusions qu'ils peuvent servir. Le sens même de nos paroles doit alors être vu comme étant, de façon intrinsèque, un moyen pour orienter le discours de l'autre, l'intention de dire ne se distinguant pas de l'intention de faire dire. Ce qui fait triompher le structuralisme là où on l'attend le moins, en sémantique : la valeur sémantique d'un énoncé est constituée par allusion à la possibilité d'un autre énoncé - l'énoncé de l'Autre.

    Cet ouvrage est paru en 1980.

  • Figure majeure, après Saussure, de la linguistique structurale, Louis Hjemslev (1899-1965) fut à l'origine du Cercle de Copenhague qui, au début des années trente, tint un rôle éminent sur la scène internationale, en particulier par les controverses qui l'opposèrent au Cercle de Prague, mené par Jakobson et Troubetzkoy.
    Pourtant, la glossématique créée par Hjemslev ne fit guère école, et si son oeuvre continue d'être étudiée, c'est surtout en vertu des propositions théoriques qui débordent du strict cadre de la linguistique. De fait, dans ses Prolégomènes à une théorie du langage, Hjemslev présente une théorie de la connaissance qui continue d'intéresser sémioticiens et philosophes, ainsi que tous ceux qui, dans les sciences humaines, veulent poursuivre des interrogations épistémologiques. Cette théorie défend une conception relativiste du savoir en s'appuyant sur deux concepts originaux: la métasémiotique et la sémiotique connotative, concepts dont ce livre propose une ample présentation.

  • Johann Gottfried Herder (1744-1803), théologien, philosophe et linguiste, fait partie des oubliés de l'histoire des idées. Sa pensée peut être comprise comme l'élaboration d'une autre philosophie des Lumières, qui cherche au nom d'une raison modeste et respectueuse de la singularité, à comprendre l'histoire, l'homme et sa culture tels qu'ils sont en effet, dans l'infinie diversité de leurs manifestations concrètes. Herder fait de la langue à la fois le principe d'unité des individus et l'expression de l'identité d'une culture. Cette philosophie du langage lui permet de construire une pensée unifiée, susceptible d'éclairer tous les domaines que son époque a pris pour objets, sans tomber dans les obscurités d'un système trop rigide. Sa sympathie pour toutes les civilisations , qu'il refuse de comparer les unes aux autres , sa prudence devant les synthèses historiques de l'universalisme abstrait , sa capacité à dégager de sa gangue conceptuelle l'idée d'humanité sont autant de motifs pour s'intéresser à nouveau, aujourd'hui, à sa philosophie.
    Olivier Dekens, Agrégé de philosophie ; Enseigne à l'Université François-Rabelais de Tours (en 2000)

  • "Nous vivons depuis Ferdinand de Saussure avec une idée reçue : le signe est composé de deux éléments indissociables, un signifié et un signifiant.
    Louis-Jean Calvet, appelant à la barre des témoins aussi différents que Jacques Lacan, Bobby Lapointe, Louis Wolfson, Roman Jakobson, Georges Brassens, Sigmund Freud, Léo Ferré, Roland Barthes ou Bénabar, mène ici une enquête en quête du sens. Interrogeant lapsus et discours politiques, chansons, étymologies populaires, métaphores et métonymies, l´auteur ratisse le champ du signe pour tenter de répondre à deux questions, l´une sémiologique (comment se constitue un système de signes ?) et l´autre herméneutique (comment se construit le sens ?).
    Un roman policier au royaume des sens."

empty