• Guillaume Villemot nous livre une réflexion née de ses expériences professionnelles, lors desquelles il a pu constater que de plus en plus, nous dressons des murs entre nous. Ces murs sont devenus des frontières que nous ne voulons plus franchir et où nos postures nous conduisent à ne plus supporter, par principe, celui ou celle qui pense autrement, qui est différent. Cette clanisation s'exacerbant dès que le mot religion est employé... Au-delà des constats qui sont faits sur ce monde qui recule et revient au temps des clans, il s'agit de mettre en avant des idées qui sont des solutions possibles pour faire reculer la clanisation de la société française !

    Guillaume Villemot est le fondateur de l'Agence des Quartiers, qui a pour but de faire changer les regards sur les quartiers, d'une part en formant des jeunes aux métiers de l'information et d'autre part en produisant et diffusant des contenus sur l'actualité des quartiers. En 2013, il fonde avec Alexandre Jardin le mouvement Bleu Blanc Zèbre. Depuis 2018, il est régulièrement chroniqueur dans les émissions de radio d'Edouard Baer sur Radio Nova et sur France Inter.

  • Baptiste sait l'art subtil de l'imitation. Il contrefait à la perfection certaines voix, en restitue l'âme, ressuscite celles qui se sont tues.

    Mais voilà, cela ne paie guère. Maigrement appointé par un théâtre associatif, Baptiste gâche son talent pour un quarteron de spectateurs distraits.

    Jusqu'au jour où l'aborde un homme assoiffé de silence. Pas n'importe quel homme. Jean Chozène. Un romancier, une célébrité discrète mais assiégée par les importuns, les solliciteurs, les mondains, les fâcheux. Chozène a besoin de calme et de temps pour achever son livre. Son plus beau texte, le plus ambitieux, le plus intime.

    Il propose à Baptiste de devenir sa voix, au téléphone. De se faire passer pour lui jusqu'à la fin du roman. Il lui confie sa vie, se défausse enfin de ses misérables secrets, se libère du réel pour se perdre à loisir dans l'écriture.

    C'est ainsi que Baptiste devient son répondeur.

    A leurs risques et périls.

    Luc Blanvillain est né en 1967 à Poitiers. Agrégé de lettres, il enseigne à Lannion en Bretagne. Son goût pour la lecture et pour l'écriture se manifeste dès l'enfance. Pas étonnant qu'il écrive sur l'adolescence, terrain de jeu où il fait se rencontrer les grands mythes littéraires et la novlangue de la com', des geeks, des cours de collèges et de lycée.
    Il est l'auteur d'un roman adulte qui se déroule à la Défense, au sein d'une grande entreprise d'informatique: Nos âmes seules (Plon, 2015).

  • Quelles sont les conséquences psychiques des violences de notre temps sur les plus vulnérables de nos enfants ? Dans les coulisses de la croissance qui promet le bonheur à portée de consommation, le dénuement fait retour sur les plus fragiles. Le reflux de la misère économique et psychique est la face cachée de la rationalite economique et technocratique.

    Devant les lendemains qui déchantent, les enfants du néolibéralisme cèdent aux mirages de notre temps, et s'étourdissent dans la jouissance de l'instant. Entre violences et addictions, entre régression et agression, entre fuite en avant maniaque et plongée mélancolique, ils sont les naufragés psychiques d'un effondrement symbolique. Ces jeunes sont le symptome social d'une société déboussolée par les promesses illusoires du néolibéralisme et de l'hypermodernité, creuset des inégalités.

    Faire antidote aux mirages de notre temps, c'est leur transmettre la force et le désir de ne pas s'y laisser engloutir, c'est faire de leur rage de vivre le socle d'une implication citoyenne. Tel est l'objectif de cette réflexion. 


  • Nos existences parfois nous pèsent.

    Même pour un temps, nous aimerions prendre congé des nécessités qui leur sont liées. Se donner en quelque sorte des vacances de soi pour reprendre son souffle. Si nos conditions d'existence sont sans doute meilleures que celles de nos ancêtres, elles ne dédouanent pas de l'essentiel qui consiste à donner une signification et une valeur à son existence, à se sentir relié aux autres, à éprouver le sentiment d'avoir sa place au sein du lien social.
    L'individualisation du sens, en libérant des traditions ou des valeurs communes, dégage de toute autorité. Chacun devient son propre maître et n'a de compte à rendre qu'à lui-même.
    Le morcellement du lien social isole chaque individu et le renvoie à lui-même, à sa liberté, à la jouissance de son autonomie ou, à l'inverse, à son sentiment d'insuffisance, à son échec personnel.
    L'individu qui ne dispose pas de solides ressources intérieures pour s'ajuster et investir les événements de significations et de valeurs, qui manque d'une confiance suffisante en lui, se sent d'autant plus vulnérable et doit se soutenir par lui-même à défaut de sa communauté.

  • Les auteurs analysent, précisément et exemples à l'appui, les heurts que les relations nouées entre parents et enfants subissent lorsqu'ils se confrontent aux expériences de pertes et de ruptures brutales (deuils, divorces, violences, etc.) ou de séparations plus ordinaires. Celles-ci nous enseignent que le développement de chacun dépend également des séparations qu'il traverse, si douloureuses soient-elles. Il s'agit d'examiner les « conditions de possibilité du devenir Sujet » à travers les épreuves de séparations successives et multiples, aux divers âges de la vie, de l'enfance à l'adolescence, mais aussi à l'âge adulte jusqu'à la fin de la vie.

    L'ouvrage approfondit la question de différents points de vue, sans dogmatisme ni prêt à penser, et fournit quelques pistes concrètes utiles aux intervenants sociaux.

  •  « Manger pour (encore) être » est un objectif de survie essentiel à atteindre, notamment au grand âge. Au domicile ou en institution, les questions autour du repas sont quotidiennes et leurs réponses déterminent, pour partie, le bien-être et l'équilibre psychosocial de chacun.

    Pour les personnes âgées, le repas est un moment central autour d'un objet, la nourriture, à consommer avec d'autres, semblables par leur âge ou leurs déficiences mais différents par leur essence propre. Se nourrir pose à la fois des questions à résoudre - que mange-t-on ? avec qui ? à quelle heure ? - mais aussi des problèmes à considérer - de poids et/ou de dénutrition, cardio-vasculaires, digestifs... Les auteurs, chercheurs, praticiens, enseignants, apportent leurs analyses et leurs témoignages à destination des professionnels et des aidants qui ont à coeur de pallier les déficiences, proposer des aides, entretenir le plaisir, renforcer l'estime de soi et l'autonomie, soutenir l'intérêt à l'égard d'autrui en conservant des liens sociaux.

     

  • La vie à plusieurs nécessite des règles, protégeant l'intégrité et la place de chacun pour un vivre ensemble constructif et enrichissant. Les limites et interdits viennent heurter les tout-petits dans leur soif de découvrir, de s'affirmer, de décider par eux-mêmes. Quel environnement mettre à leur disposition pour limiter les interdits et ouvrir les possibles ? Comment accompagner les jeunes enfants vers les autres ? Est-ce qu'une vie collective précoce est favorable (voire incontournable comme on le pense souvent) au développement de la socialisation ? Quel accompagnement individualisé pour les aider à compter jusqu'à deux, trois et bien davantage ? Cet ouvrage va fouiller dans les racines de la socialisation précoce, là où le tout-petit construit ses futures rencontres avec les autres - ses parents en tout premier lieu, puis les professionnels qui l'accueillent - et le monde qu'il habite.

     

  • Nous ne voulons pas vieillir isolés, invisibles et désinvestis par la communauté des humains ! Vivre longtemps expose à une souffrance inenvisagée : celle de l'isolement social qui génère cette sensation tellement douloureuse d'être seul. Il faut trouver des solutions collectives pour que le temps de vie gagné se déroule dans la cité. Et non dans la solitude de son domicile.

    Comment relever le défi de vivre vieux en restant en liens ?

    - en refusant de se laisser disqualifier au prétexte d'un trop grand âge ou de fragilités ;

    - en osant demander de l'aide à des professionnels qualifiés ;

    - en choisissant un habitat ouvert sur les autres ;

    - en réclamant des territoires accessibles ;

    - en réinventant les relations intergénérationnelles.

    Le ton de Véronique Châtel est vif. Elle brosse le portrait de nombreux acteurs - des vieux qui ont dit « non », des professionnels engagés - pour changer la place des personnes âgées dans notre société : oser être, ne plus se retrancher, refuser d'être maintenu à domicile dans l'isolement.

  • Jean Viard dresse un portrait de la France bien différent des images courantes. La place du travail a évolué, la carte de France s'est transformée, le tri social par origine ou par âge a accéléré. Les choix de modes de vie priment de plus en plus sur les choix professionnels, les vies s'allongent et sont discontinues, la mobilité virtuelle bouscule la mobilité physique, les extra urbains repeuplent les campagnes... Oui, la France a changé, et elle change tous les jours par une multitude de décisions publiques, économiques, administratives, mais aussi privées, familiales, professionnelles. Certes, tout le monde ne vit pas ces changements de la même manière, mais il nous faut renouer avec un récit commun qui dise l'individu face au monde. La France de Jean Viard est une société du bonheur privé et du malheur public, où nous vivons une véritable dépression collective quand le politique est incapable de saisir le changement, de l'impulser, de l'accompagner.

  • Défendant des causes et vérités sans faille, les fanatismes religieux, idéologiques ou politiques font aujourd'hui retour en donnant lieu à de nouveaux types d'extrémismes. Dans leurs formes radicales, ils reposent sur des croyances et des idéaux instrumentalisés, au nom desquels des actes de violence sont parfois commis ? comme en témoigne leur dramatique récurrence ces dernières années.

    Cette montée en puissance des fanatismes nécessite d'être examinée dans ses conditions d'émergence et de diffusion (sociale et politique), dans ses soubassements et ressorts subjectifs ainsi que dans ses incidences sociopolitiques et psychopathologiques.

    Les auteurs s'attachent à transmettre des repères conceptuels, éthiques et cliniques de la radicalisation pour penser ses modes de prévention et de traitement en institutions. Ils montrent que les figures actuelles et variées de l'extrémisme sont à la fois la conséquence et la réponse à ce qui fait désormais malaise dans la civilisation.

    Publié avec le soutien, notamment, de l'équipe d'accueil 4050, laboratoire « Recherches en psychopathologie : nouveaux symptômes et lien social » de l'université Rennes 2 et de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF).

  • Toute l'histoire de notre rapport au temps est marquée par une progressive accélération du rythme de la vie. L'avènement des nouvelles technologies de la communication (mails, téléphones mobiles, Internet) et le triomphe du capitalisme financier, fondé sur une exigence de rentabilité à très court terme, ont entraîné trois façons nouvelles de vivre le temps : l'instantanéité, l'immédiateté et enfin l'urgence.

    La nouveauté est là, dans le fait que l'urgence, autrefois cantonnée au domaine médical ou, parfois, au domaine juridique, a envahi le domaine économique et, par voie de conséquence, le registre de la vie professionnelle et celui de la vie personnelle.

    Ce sont les fondements et les incidences de ce nouveau rapport au temps que les auteurs se proposent d'approfondir au niveau des individus, des groupes, des institutions et des entreprises, et dans différents domaines : la finance, la politique, l'économie, l'utilisation des technologies, les apprentissages...

  • L'éducation des enfants, l'accompagnement des parents, la prise en charge d'adolescents, le soin apporté aux personnes âgées mobilisent, comme toute relation humaine, de l'amour (donc de la haine), de l'affection (donc de la détestation), de l'empathie (donc de l'hostilité)... il est temps d'en parler ! Les sentiments, les affects, les émotions animent les premiers liens dans lesquels toute personne se construit, mais aussi tous ceux qui seront noués par la suite. Des aléas de ces premières relations - être mal aimé, trop aimé, insuffisamment aimé - va dépendre, pour une large part, le développement ultérieur du sujet. Puisque la relation est l'outil principal de l'action sociale, l'engagement du professionnel dans une rencontre affectée par les sentiments avec le sujet accompagné est nécessaire. À une époque où l'expertise savante tend à supplanter l'art de la rencontre, les coauteurs, chercheurs en sciences humaines et praticiens du travail social, montrent qu'il est indispensable de prendre en compte cette dimension centrale et d'assumer la responsabilité de cette charge à porter. 

  • Originaire de province, issu de « la race des fils de petits commerçants », le narrateur est confronté à la fermeture de la maison de la presse-librairie de sa mère, dans laquelle il a grandi. Cet événement, qui lui paraît tout d'abord dans l'ordre des choses, le conduit à accompagner sa mère, prise au piège de bouleversements aussi brusques qu'inéluctables, et à prendre conscience de la singularité de leurs deux trajectoires de vie. Peut-il l'aider quand les commerces de proximité et les librairies sont chassés des centres-villes ? Qui remplacera les discussions avec les habitués du petit matin, les coups de coeur et les vitrines ? Le rideau métallique va tomber. Entre silences et non-dits, délicatesse et questionnements, Rideau !, portrait de femme et hommage à la librairie traditionnelle, témoigne de ces vies que l'on affirme minuscules et du lien social menacé qui se tisse dans les rayons des petits commerces.

    Né à Bourgoin-Jallieu en Isère, Ludovic Zékian a grandi au milieu des livres de la maison de la presse-librairie familiale. À l'issue de ses études, il s'installe à Paris, où il travaille aujourd'hui.


  • Créatrice de liens depuis 2009, l'association Coexister fête ses 10 ans ! Un pari fou au service du vivre-ensemble qui a su résister à de nombreuses tempêtes.

    Samuel est catholique, Farah musulmane, Benjamin juif, Victor athée et Chloé agnostique. Ils ont à l'époque entre 16 et 25 ans. Sensibles aux replis communautaires qu'ils perçoivent autour d'eux, ils décident de tenter une aventure collective. L'objectif ? Apprendre à accepter leurs différences, agir ensemble pour déconstruire les préjugés, et faire naître la société qu'ils espèrent.
    Tours du monde des initiatives interreligieuses, ateliers de déconstruction des clichés associés aux religions auprès des collégiens et lycéens, réflexion sur la laïcité, opérations de solidarité favorisant l'engagement civique... Coexister grandit vite et attire l'attention des médias. Mais cette croissance ne se fait pas sans mécompréhensions et polémiques. L'association traverse des crises internes, des conflits, sans pour autant voler en éclats. Elle compte aujourd'hui plus de 2 500 membres répartis dans 45 groupes locaux implantés en France et à l'étranger.
    Coexister, c'est une histoire faite de rencontres, de grands projets, d'amitiés fortes, fondée sur un message pour la société : construire le lien social, à partir de la diversité des identités.

  • Le Collectif à venir indique d'emblée la dimension et le projet politique de ce livre, au sens de : comment s'organiser, comment se regrouper, comment agir ensemble ? Ou encore : comment créer du commun ?

    Les auteurs rassemblés par La Criée, association créée en 1986 à Reims, exercent dans des institutions psychiatriques. En s'appuyant sur ceux qui les ont précédés, et en particulier sur la pensée de Jean Oury, ils témoignent de leur résistance opiniâtre contre les folies évaluatrices et les volontés de mise au pas de la Haute Autorité de santé, qui s'institue aujourd'hui en « police de la pensée » du soin et des pratiques. Ils montrent comment leur clinique prend sens dans un collectif à construire et à entretenir en ayant le souci de tenir le cap des « praxis instituantes », autrement dit de relancer sans cesse la création de lieux d'accueil et de soins qui s'appuient sur la créativité et la parole mise en acte de ceux qui s'y tiennent : patients, soignants, mais aussi familles et personnes concernées.

  • L'enfant connecté

    Collectif

    Le modèle de la connexion impose sa marque sur les relations intersubjectives. Quels sont les repères fondamentaux à garantir à l'enfant pour qu'il puisse, avec les nouveaux outils médiatiques, s'orienter et se développer ? L'enfant, dans sa quête de réponses à l'énigme de l'existence, rencontre un nouvel objet, le médium numérique. Comment d'une part penser avec l'enfant cet outil mais aussi comment penser avec cet objet ? quel usage de cette machine à connecter favoriserait l'élaboration de représentations inédites qui tiendraient le petit d'homme d'aujourd'hui et de demain suffisamment pour qu'il puisse s'y adosser ?

  • Réfugiée en Angleterre, lors de la seconde guerre mondiale, Katherine Lind y survit solitaire, confrontée à la vie étriquée d'une bibliothèque de province.
    L'exil l'a coupée de tout. Ne subsiste, au milieu d'un hiver impitoyable, que le souvenir d'un mois d'été dans la campagne anglaise lorsque, six ans plus tôt, écolière encore, elle était venue rendre visite à son correspondant, Robin Fennel. Pourtant, il s'est passé peu de choses entre elle et ce garçon, si peu qu'elle ne sait comment l'accueillir, face à l'intimité qu'il quémande à la veille de partir pour le débarquement.
    « Odyssée à l'intérieur d'un rêve », où une existence affronte ses propres limites dans l'engrenage des ratages quotidiens, ce deuxième et dernier roman d'un jeune poète est devenu un classique des lettres anglaises.
    Philip Larkin a été désigné comme "le plus grand écrivain anglais depuis 1945" par The Times, en 2008.

  • Lire l'entretien avec Gérard Neyrand (propos recueillis par Audrey Minart)

    Mort le couple ?
    Plutôt fragilisé, mais bien vivant. Certes, il n'est plus un passage social obligé, il se défait plus facilement, on se méfie de son côté fusionnel, mais on en attend tout. Il demeure ainsi le principal instrument de la réalisation de soi. L'ouvrage vient éclairer ce paradoxe et explore les multiples façons de faire couple.

  •  

    Confrontées aux troubles psychosociaux des jeunes dont la courte histoire de vie est pleine de violences subies  ou commises, et aussi aux incessantes transformations dans le fonctionnement des institutions, les équipes éducatives des ITEP (instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques) sont envahies par les doutes quant à la pertinence de leurs actions et la pérennité de leur outil de travail.

    Le savoir théorique ne vient pas donner un surplus de légitimité aux professionnels mais il constitue un effort réflexif à mener au quotidien pour se distancier de la sidération morbide qu'exercent les agirs destructeurs et plus généralement, l'expression symptomatique de la négativité. Ce savoir est ici conjugué aux pratiques professionnelles pour tenter d'appréhender les problématiques institutionnelles qui, en écho à celles des jeunes, sont l'expression de profondes tensions dans le tissu psychosocial global de notre société.

    Sans éluder les réelles difficultés rencontrées, les auteurs font la preuve des ressources existantes et de la créativité des équipes dans le domaine de l'accueil des jeunes en ITEP. Ils montrent que les apparentes impasses du dispositif sont en réalité des opportunités offertes pour réinventer son cadre théorico-pratique.

    Mise en vente le 12 mars 2015.

  • Le modèle économique et social dominant nous conduit à consommer davantage que les ressources disponibles de notre planète et à nous asphyxier. C'est donc un modèle insoutenable. Dans ce contexte, les entreprises ont un rôle majeur à assurer. Il nous faut impérativement prendre du recul, pour inverser nos logiques et faire du profit un moyen au service du lien social et de l'écologie. L'entreprise n'est pas seulement une machine à produire des résultats au bénéfice des seuls actionnaires ; elle est aussi une institution politique concernée par la préservation et la gestion des biens communs mondiaux. Ce livre démontre que, loin de se limiter à un discours moralisateur stérile, la démarche éthique nous aide à poser un diagnostic et à proposer des critères pour décider et agir. Pour cela, l'auteure s'appuie sur des recherches théoriques et une expérience de terrain qui l'a menée depuis douze ans dans plusieurs pays à la rencontre d'acteurs multiples : d'un haut fonctionnaire du Tamil Nadu à une veuve du delta du Niger en passant par un cadre commercial au Mexique, un directeur fiscal de multinationale en France ou encore un patron d'ONG en Indonésie. Les réponses à inventer ensemble viendront certes du dialogue et de l'action politique, mais dépendent aussiet surtout de la force de nos convictions et de notre engagement.
    Cécile Renouard est religieuse de l'Assomption. Professeure de philosophie au Centre Sèvres, elle enseigne aussi à l'École des mines de Paris et à l'ESSEC, où elle dirige le programme de recherche « entreprises et développement ». Elle a notamment publié avec Gaël Giraud Vingt propositions pour réformer le capitalisme (Flammarion, 2009) et est coauteure du Facteur 12, pourquoi il faut plafonner les revenus (Carnets Nord, 2012).

  • La question de la morale est d'actualité. Poser ce problème dès l'entrée dans la vie du jeune enfant est une façon innovante de penser : comment le bébé apprend-il ce qui est bien ? Dans la perspective des travaux actuels sur l'attachement et l'empathie, l'auteur propose un lien entre ces réalités et les valeurs transmises par les familles et les lieux d'accueil, en termes accessibles au grand public. Le bébé naît-il naturellement bon ou pas ? Comment préparons-nous nos enfants à la vie sociale ? C'est la qualité des liens d'attachement qui détermine la sécurité de base du bébé ainsi que son futur sens moral. Puis, grâce au jeu symbolique et à l'acquisition du langage, l'enfant construit son identité et sa conscience de l'autre. La famille et le milieu social de la crèche orientent l'enfant vers des valeurs que l'auteur analyse. La réflexion souligne l'importance de la qualité de l'accueil que nous offrons, avant l'école maternelle, aux enfants de moins de trois ans, puisque c'est là que se détermine le respect d'autrui.

  • Les auteurs mettent en valeur la dimension quotidienne de l'accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité, la relation essentielle qui se tisse au jour le jour, en dépit de la technicisation croissante des interventions imposée par les référentiels professionnels.

    Les temps et les actes a priori banals du quotidien sont en réalité les supports à toute action d'accompagnementéducatif, social ou soignant des personnes en situation de vulnérabilité. Les auteurs ont souhaité dans cet ouvrage revaloriser ces moments dits «ordinaires» en les incluant dans une réflexion sur l'éthique de l'accompagnement, à l'heure où les référentiels professionnels tendent à une technicisation des interventions. Ils s'appuient sur des situations rencontrées, sur des écrits de professionnels en formation et revisitent certains auteurs et concepts.

    Arlette Durual, assistante sociale de formation initiale, sociologue, est actuellement coordinatrice pédagogique du pôle des formations en travail social à l'ADEA à Bourg-en-Bresse.
    Patrick Perrard, moniteur-éducateur puis éducateur spécialisé, doctorant en sciences de l'éducation, est actuellement responsable du pôle des formations en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Il a publié avec Philippe Gaberan, Moniteur-éducateur (érès, 2004, réédité de nombreuses fois) et avec Arlette DurualAMP : aide médico-psychologique (érès, 2008). Il a également collaboré à la revue Reliance.

  • Psychanalystes et travailleurs sociaux peuvent-ils s'associer dans une recherche qui enseignerait les uns et les autres ? Ont-ils seulement un champ commun où viendrait se coaguler l'objet d'un savoir inédit ?

    Il existe bien un cousinage intelligible entre le psychanalyste et le travailleur social, une communauté de destins qui autorise des liens imprévus entre la pratique du divan et celle du terrain. Ces liens, il est possible de les tisser à condition cependant de déchirer les clichés, de ne pas s'imaginer que la clinique psychanalytique vise des profondeurs que d'autres pratiques ne pourraient atteindre, ou que le désir de l'analyste est par essence plus authentique.

  • Quelles sont les ressources pour l'action en milieu de travail ? Autour de cette question centrale en clinique du travail, diverses approches alimentent des perspectives communes.

    Cet ouvrage contribue au développement de la clinique du travail entendue comme métaphore de l'engagement de l'homme dans le monde, comme confrontations aux réalités matérielles et symboliques, comme espace où le lien social, l'intersubjectivité ont pour centre et mobile l'action, les objets et les fins poursuivies. Référés à la clinique de l'activité, à la psychodynamique du travail, à la psychologie sociale clinique, à la sociopsychanalyse, à la sociologie clinique..., les auteurs rendent compte de recherches réalisées dans des secteurs professionnels variés - hôpitaux, industrie, restauration, banque, aide à domicile, élevage industriel, animation et éducation, services publics...

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