Littérature générale

  • Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s'occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L'adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu'à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

  • Sur l'île antillaise de Sainte-Catherine se trouve un volcan en activité, au cratère recouvert d'un lac épais et chaud. Mitchell Wilson, un jeune
    expatrié américain, y mène des expériences pour le compte du Ministère de l'Agriculture. Mais voilà que la situation politique se dégrade, entraînant Mitchell au coeur des rivalités sanglantes du gouvernement. C'est aussi le
    moment que choisit la séduisante Johanna, son amour d'autrefois, pour réapparaître dans sa vie et détruire définitivement l'image paradisiaque de l'île. Désormais l'éruption devient inéluctable, car rien ne semble
    pouvoir contenir les forces de la nature ni les tensions humaines.

  • Le vendredi matin est un moment spécial pour Laurence. Un moment de liberté volé à son quotidien, entre son travail d'infirmière, l'éducation de ses filles, l'attention qu'elle porte à son père malade et à Edmond, son mari. Chaque vendredi, Laurence s'en va courir dans la forêt, et rêve aux voyages qu'elle n'a pas encore entrepris, aux mots qu'elle devrait dire à son mari pour qu'il la regarde à nouveau. Mais ce jour-là, Thérèse, sa commère de voisine, ne voit pas Laurence
    revenir de sa course. Les minutes passent... Paniquée, Thérèse prévient Edmond qui appelle la police. La disparition de Laurence n'est pas jugée préoccupante. Avec une heure de retard, elle finit par réapparaître. Mais elle n'est plus la même, sa vie a basculé. Puisant au fond d'elle-même, Laurence va devoir réapprendre à faire confiance aux autres. Pour enfin croire à un nouveau matin.

  • Au bord du lac des Bois, en lisière des forêts profondes du Minnesota, John et Kathy Wade tentent de reprendre pied dans leur vie après l'échec cuisant de John aux élections sénatoriales. Un jour, Kathy ne revient pas d'une promenade sur le lac. Le canot n'est plus là. Noyade, enlèvement ? À moins qu'elle ne se soit enfuie pour refaire sa vie ? Les recherches s'intensifient, les hypothèses les plus troublantes abondent, et une enquête sur le passé de Wade s'impose. Mais lui, passionné de prestidigitation, ne s'est-il pas justement employé à effacer toute trace de certains chapitres de son existence ?

  • De ces carnets de voyages, qui racontent une année d'excursions au coeur des paysages sauvages des États-Unis, émanent des notes réjouissantes qui semblent tirées de ces chansons country que l'on sifflote en pêchant à la mouche. Mais ces récits livrent aussi quelques observations douces-amères sur le monde qui nous entoure. Perché à l'arrière d'un pick-up avec un labrador, occupé à sillonner des chemins boueux en quête des étangs reculés des prairies américaines, ou bien assis dans un
    drift-boat sur les grandes rivières de l'Ouest, l'écrivain pèse le pour et le contre des tutoriels de pêche, s'interroge sur l'éthique du partage d'un coin secret, et, bien sûr, tord le cou au mythe de l'amoureux imperturbable du grand air.

    Ces nouvelles chroniques de John Gierach évoquent l'Amérique des grands espaces et l'importance de consacrer du temps à quelque chose d'aussi glorieusement inutile que la pêche à la mouche.

  • Saufs riverains

    Emmanuelle Pagano

    Je m'appelle Emmanuelle Salasc. Je suis née à Rodez, Aveyron, le 15 septembre 1969, quelques minutes avant ma soeur, de Norbert Salasc, originaire d'Octon, tout près de la rivière Salagou, département de l'Hérault, et de Monique Virenque, originaire de Boussinesq, commune d'Alrance, tout près de la rivière Alrance, sur le Lévézou, département de l'Aveyron. Entre ces deux territoires familiaux, il y a le pas de l'Escalette et le plateau du Larzac. Depuis le mois de mars, dans la vallée, les vannes du barrage sur le Salagou étaient fermées. En septembre, le patient travail de la montée des eaux abordait les deux petites vignes de mon grand-père paternel, pendant que ma mère perdait les eaux, dans la ville d'en haut. Sur ces hauteurs maternelles, un autre lac artificiel, barrant déjà l'Alrance depuis plus de quinze ans, gardait contre sa rive le secret d'un autre lieu familial disparu.

  • Avidité

    Elfriede Jelinek

    Une jeune fille est retrouvée noyée dans un lac autrichien, ficelée dans une bâche. Du travail en perspective pour les gendarmes... Elle en fréquentait justement un dont la seule passion est la propriété, celle des femmes mûres vivant seules qu'il arrête sur les routes et séduit dans l'espoir de se voir léguer tous leurs biens.
    Satire d'un monde encore primitif, ce faux roman policier ne traite pas simplement de la guerre des sexes, même s'il s'y livre des assauts impétueux et fortement sado-masochistes. Avec un cynisme frisant la misanthropie et une virtuosité verbale savamment calculée, l'auteur de La Pianiste nous parle de ce rapport d'amour-haine qu'elle entretient avec son "pays de cannibales" dont le conservatisme et l'hypocrisie ne le cèdent en rien à une effroyable cupidité.
    Traduit de l'allemand par Claire de Oliveira
    Elfried Jelinek a été récompensée par le prix Nobel de littérature en 2004 pour l'ensemble de son oeuvre.

  • Sur les bords du lac Leman, la jeune Ismaëlle va se lancer dans une pêche extraordinaire. Quel est ce nouveau Léviathan qui hante les profondeurs du lac ? Un récit puissant et halluciné sur le désir sous toutes ses formes.
    Le jour où son père, pêcheur de longue date, se noie, Ismaëlle se retrouve seule. Seule, vertigineusement, avec pour legs un métier d'homme et une chair de jeune fille.
    Mais très vite, sur le lac franco-suisse, d'autres corps se mettent à flotter. Des morts nus, anonymes, par dizaines, par centaines, venus d'on ne sait où -; remontés des profondeurs de la fosse.
    C'est en ces circonstances qu'Ismaëlle croisera Ezéchiel, fils d'un " Ogre " africain, qui a traversé les guerres du continent noir et vient sur ces rives affronter une Bête mystérieuse.
    Fais de moi la colère est le récit halluciné, à deux voix, de leur rencontre, et de la partie de pêche qu'ils vont mener -; échos lointains de
    Moby Dick. Une partie de pêche où le désir, la convoitise,
    le blanchiment, les génocides, sont autant de Léviathans. Mais où la joie, comme les larmes, pourra gonfler les ventres.
    " Il est fort probable que ce roman sera l'un des meilleurs - peut-être même le meilleur - ouvrages de cette rentrée littéraire. D'une puissance, d'une sensualité, d'une poésie éblouissante. Lisez-le, pour vous, pour les autres. " Cécile Coulon - Prix des libraires 2017 pour Trois Saisons d'orage

  • Et si le secret du bonheur se trouvait dans quelques échappées solitaires au bord des plus belles rivières du monde ? Si le monde trouvait enfin son sens alors qu'armé de sa canne à pêche, on tente pour la millième fois le lancer parfait ? Avec ce récit autobiographique, Thomas McGuane nous ouvre la porte d'une enfance et d'une vie passée au contact de la nature et nous invite à une parenthèse salvatrice pour mieux savourer la richesse du monde qui nous entoure et éveiller de plus grandes réverbérations en nous-mêmes.

    Icône du nature writing américain, enfant terrible de l'Ouest, Thomas McGuane nous berce de sa prose sans égale nous entraînant dans un monde sauvage dont il sait parfaitement révéler la lumineuse splendeur.

  • Avec ces dix récits, ancrés dans la région du lac de Constance, Peter Stamm renoue avec le genre de la nouvelle, dans lequel il excelle. Variations autour du couple et de la solitude, ces textes conçus comme des instantanés photographiques cadrent un moment de vie sans jamais imposer de jugement ou de résolution définitive : ils capturent quelques pensées et événements flottants au sein d'existences en perpétuel état de tension et d'incertitude.

    « Il y a du Strindberg chez Peter Stamm, sensible à l'hypocrisie orageuse des êtres, grand plongeur en eaux dormantes, expert en névroses étouffantes. » Marine Landrot, Télérama

    « Les romans et les nouvelles de Peter Stamm possèdent une qualité discrète, presque invisible. Celle de diffuser sourdement, comme un gaz inodore, le malaise quant aux données ordinaires et communes de la vie. » Patrick Kéchichian, La Croix

    « Peter Stamm creuse la vérité des relations souterraines. Il évoque l'ambition, le confort, le sexe, la culpabilité, l'obsession comme le lien indéfectible entre un homme et une femme. » Marie-Laure Delorme, Le Journal du Dimanche

  • Mahmoud ou la montée des eaux Nouv.

    Syrie. Un vieil homme rame à bord d'une barque, seul au milieu d'une immense étendue d'eau. En dessous de lui, sa maison d'enfance, engloutie par le lac el-Assad, né de la construction du barrage de Tabqa, en 1973. Fermant les yeux sur la guerre qui gronde, muni d'un masque et d'un tuba, il plonge - et c'est sa vie entière qu'il revoit, ses enfants au temps où ils n'étaient pas encore partis se battre, Sarah, sa femme folle amoureuse de poésie, la prison, son premier amour, sa soif de liberté.

  • Méduse

    Martine Desjardins

    • Alto
    • 13 Octobre 2020

    Dès l'enfance, elle apprend à baisser la tête. On l'a sommée d'épargner aux autres la vue de ses Difformités, qu'elle cache derrière ses cheveux. On la surnomme Méduse depuis si longtemps qu'elle en a oublié son véritable prénom. Chassée du foyer familial pour avoir accidentellement révélé ses Accablances, elle est confinée à l'Atheneum, où l'on préserve la belle société de la vue des jeunes filles disgracieuses.

    Dans le ventre de ce lieu lugubre où les Bienfaiteurs s'adonnent à des jeux sournois, Méduse découvre peu à peu les étonnantes mais dangereuses facultés de ses Révoltances. Le jour où elle en émerge enfin, elle apprend que ce qui l'a exclue du monde lui permettra aussi de le dominer, que l'ignominie n'est pas là où elle le croyait. Après avoir affronté la cruauté et ses propres pulsions, c'est désormais son propre regard, qui révulse les femmes et terrasse les hommes, que Méduse devra braver.

    Martine Desjardins signe ici un récit incendiaire sur la honte du corps, l'oppression et le pouvoir de la féminité. Un renversement des rapports de force qui jette une lumière à la fois crue et raffinée sur la monstruosité.

  • Ce recueil de brefs contes a pour décor le coeur de la Russie, arrosé par l'Oka : un paysage de lacs et forêts, une Russie magnifique et éternelle. « Lire ces humbles poèmes en prose de Paoustovski, c'est se débarbouiller par un petit matin de fraîcheur, c'est entrer dans la grande amitié des animaux, des arbres et des herbes. C'est pénétrer une autre Russie que celle des plans quinquennaux et des chantiers titanesques. Une médecine du coeur contre les poisons staliniens ». Georges Nivat

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