• La laïcité est au centre du débat public. On l'invoque sans cesse mais sait-on vraiment ce que c'est ? A-t-on par exemple le droit d'exprimer ses convictions, y compris quand elles sont religieuses, dans l'espace public, dans la rue, sur les places... ou sur les plages ? Dans la République, la religion est-elle une affaire privée ? Dans les services publics, à qui s'impose l'obligation de neutralité ? Aux fonctionnaires ? Aux usagers ? À l'école, doit-on servir de la nourriture halal à ceux qui la demandent ? À l'université, le port du foulard par une étudiante est-il une entorse à la laïcité ? Dans l'entreprise, un salarié a-t-il le droit de demander un congé pour une fête religieuse ? En répondant à ces questions du quotidien, Jean-Louis Bianco précise ce qu'est la laïcité et ce qu'elle n'est pas. Il démasque les fondements du discours décliniste, critique la police de la pensée et celle du vêtement qui font de l'islam leur cible. Il appelle également à prendre à bras-le-corps la question sociale, à résister aux peurs et aux pressions communautaristes. Plus on connaîtra les règles de la laïcité, plus chacun pourra les mettre en pratique en sachant quand dire non et quand dire oui. À ces conditions, la laïcité restera ce principe extraordinaire qui permet aux citoyens de construire un avenir commun avec leurs ressemblances et leurs différences.

  • Le problème du salut personnel et collectif, crucial pour tous les chrétiens, entraîne l'émergence d'individus et de groupes sociaux réputés particulièrement aptes à faire leur propre salut et à oeuvrer pour celui des autres. Partant de cette donnée fondamentale, le présent ouvrage examine la tension entre les ambitions spirituelles et les contraintes individuelles, communautaires et institutionnelles des moines, des chanoines réguliers et des frères mendiants, dans le cadre du Moyen Âge hispanique. Trois modalités d'accès au salut sont mises en évidence : la conversion, c'est-à-dire le choix d'entrer en religion et la continuelle transformation individuelle qu'il suppose ; la médiation, fondée sur la prière et sur la liturgie ; le soin des âmes enfin, lié à l'engagement pastoral.

  • « Les Turcs ont été, tour à tour, des barbares et créateurs d'un grand empire », « L'islamisme menace la laïcité turque », « La Turquie n'a pas sa place dans l'Union européenne », « La République refuse d'assumer l'extermination des Arméniens ottomans », « La Turquie n'est pas une vraie démocratie » ... Candidate à rejoindre l'Union européenne, la Turquie n'en finit pas de diviser et de faire l'actualité. L'auteur fait le point sur ce pays riche en controverses et en idées reçues, loin du « turc barbare » que l'on se figure parfois.

  • Pendant de nombreuses années, la sociologie des religions s'est désintéressée de l'étude des institutions religieuses, se focalisant sur les nouvelles formes de croyance. Pourtant ces institutions ont connu et connaissent de profondes modifications, en particulier dans l'Église catholique au sein de laquelle se déroule un processus de redistribution des tâches entre les prêtres, dont le nombre se réduit et la moyenne d'âge augmente et des laïcs missionnés. Les modalités du "travail religieux" ont profondément évolué. Encore méconnues du public, y compris des catholiques eux-mêmes, ces différentes évolutions constituent une véritable "révolution silencieuse".

  • On ouvre ce roman comme une porte derrière laquelle on sait que l'on va découvrir quelque chose de bien sinon de bienfaisant car déjà une musique nous parvient aux oreilles. Un ton d'autrefois vient se mesurer à celui d'aujourd'hui sans aucune honte ni discordance. Puis on fait la connaissance de Fred, héros de ce roman, élève de l'École normale laïque d'instituteurs de Lons-le-Saulnier, sous la Troisième République. Avec lui, nous franchissons le seuil d'écoles dans lesquelles l'aspect éducatif revêtait un aspect religieux et militaire et où « labeur et vertu sont prônée » aux dépens de valeurs et d'enseignements réels. Fred, esprit talentueux et libre va se battre de toute sa jeunesse contre les pouvoirs oppressants de ceux qui les détiennent et dirigent. Il ne peut se contenter d'être une petite lampe dans la rue du village, il veut aussi écrire et « peupler des déserts », les siens en l'occurrence. Il subit des tempêtes dévastatrices apportées par le souffle d'un romantisme incorrigible et ravageur, qui, dépourvu de toute mièvrerie, lui fait vivre de vrais tourments, amoureux et professionnels. Il nous provoque le même plaisir que celui ressenti par Jean-Paul Colin à renouer ce fil familial et (re)connaître ce grand-oncle, excellent écrivain, Victor-Eugène Magdelaine qui, comme nul autre, escalade le temps avec l'agilité d'un chat, les toits. Et ne jamais oublier qu'« un nouveau livre est toujours une nouvelle lumière ! »

    Ils étaient là, de trente-cinq à quarante, dans une salle étroite et longue, aux murs peints en vert et qui, malgré la lumière qu'elle recevait en abondance, avait un aspect sévère et triste. Ils étaient là, de trente-cinq à quarante jeunes gens, qui aspiraient à l'École normale.


    Courbés sur de vieux pupitres en chêne que le temps et l'usage avaient mordorés, on ne voyait que leurs dos et le dessus de leurs têtes : têtes aux chevelures de nuances variées ; dos puissants ou malingres. Et dans le silence on entendait le crissement des plumes, le frottement des semelles ferrées sur le parquet, des toux nerveuses, des soupirs de contentement ou de désespoir. Ils commentaient la parole de Vauvenargues : « Les grandes pensées viennent du coeur ». Ils écrivaient, biffaient, ajoutaient, et les phrases se suivaient, boiteuses, incohérentes, insignifiantes, énigmatiques ; mais ce débordement de phrases, cette multitude de mots allaient, couraient vers l'horizon brumeux et lointain où était écrit : « Les grandes pensées viennent du coeur ».


    Assis au bureau, M. Rachel, professeur surveillant, lisait. Tandis que sa main gauche tournait les feuilles, sa dextre tortillait une barbe noire correctement taillée. Fred avait remarqué qu'il portait une bague où rutilait un diamant, et son admiration déjà fort excitée n'eut plus de bornes lorsque, M. Rachel circulant dans la salle, il constata qu'il laissait après lui des effluves discrets d'héliotrope.

  • Un texte historique de l'Église catholique Par ce décret d'application de la constitution Lumen Gentium sur l'Église, le Concile Vatican II en précise et développe divers points relatifs aux laïcs dans l'Église. Il invite notamment à la mise en place, à tous les niveaux (depuis la paroisse jusqu'au Saint-Siège), de conseils des laïcs où ceux-ci puissent exercer leur part de responsabilité dans l'Église. Il décrit les diverses formes d'apostolat des laïcs et appelle les laïcs catholiques à prendre leur responsabilité dans la société.

    Retrouvez aussi les 16 textes du Concile Vatican II rassemblés dans un seul livre numérique : Vatican II - Textes officiels.

  • Le fonctionnement de l'Église à travers ses institutions, son action, ses finances Comment sont choisis les évêques ? Où va l'argent de la quête ? Besoin d'adresses pour trouver une association catholique qui s'occupe des personnes âgées, des sans-abris, des malades ?
    Tiré de l'encyclopédie de référence Théo, ce livre donne toutes les informations pour comprendre et connaître l'Église catholique d'aujourd'hui.

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  • Le Directoire pour la catéchèse est un document donné par le Vatican à l'Église universelle. Il a été élaboré par le Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle évangélisation créé par le pape Benoît XVI en 2010.Destiné aux évêques ainsi qu'à tous les acteurs de la catéchèse, du catéchuménat et de l'évangélisation, ce texte est une référence qui donne les principes fondamentaux théologiques et pastoraux de l'action catéchétique.Ce nouveau Directoire se situe dans la continuité des textes de l'Église en matière de catéchèse et est enrichi du Magistère du pape Benoît XVI et du pape François dont la dynamique missionnaire de La Joie de l'Évangile traverse les chapitres.

  • Entre Aix-en-Provence et Genève, de Paris à Utrecht, cet ouvrage renouvelle les approches traditionnelles de l'histoire religieuse en l'ouvrant davantage à l'histoire sociale dans le contexte urbain. Il propose une histoire sociale du religieux. Les fidèles ne sont pas pensés comme des individus dans leur rapport solitaire à Dieu et au clergé mais comme des êtres appartenant à une pluralité de corps. Leur identité religieuse est une de leurs identités corporatives qui sont plurielles (familiales, professionnelles, civiques...). S'appuyant sur la notion d'incorporation, ce livre conçoit la religion comme une dimension de l'expérience des hommes et des femmes qui appartiennent à plusieurs communautés. Comment « faire corps », en quelles occasions et sous quelles formes ? Comment concilier l'appartenance à des corps a priori incompatibles, comment admettre dans un corps la différence confessionnelle ? Comment, aussi, se « désincorporer » en quittant un corps au profit d'un autre, ou par le biais d'une individualisation des conduites ? En mettant en parallèle les mondes protestant et catholique, ce livre interroge donc la religion vécue des citadins de l'Europe de l'Ouest.

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