• Jouir

    Sarah Barmak

    • Lizzie
    • 12 Novembre 2020

    "Un manuel sur la sexualité féminine et une jouissance décorrélée de la fécondation. Drôle, percutant, l'ouvrage a aussi une visée politique. Car l'égalité sexuelle participe du combat pour l'égalité tout court. Aux orgasmes, citoyennes !", Aurélie Marcireau, Le Nouveau magazine littéraireLibérée, la sexualité des femmes d'aujourd'hui ? On serait tenté de croire que oui. Pourtant, plus de 50 % d'entre elles se disent insatisfaites, que ce soit à cause d'un manque de désir ou de difficultés à atteindre l'orgasme. Si tant de femmes ordinaires sont concernées, peut-être qu'elles n'ont rien d'anormal et que ce n'est pas à la pharmacie qu'il faut aller chercher la solution. Le remède dont elles ont besoin est plus certainement culturel, et passe par une réorientation de notre approche androcentrée du sexe et du plaisir.
    Tour à tour reportage, essai et recueil de réflexions à la première personne, cet ouvrage enquête sur les dernières découvertes scientifiques ayant trait à l'orgasme féminin. On y apprend ainsi qu'une chercheuse en psychologie clinique a recours à la méditation de pleine conscience pour traiter les troubles à caractère sexuel. On y découvre aussi diverses façons dont les femmes choisissent de redéfinir leur sexualité. Cette aventure aux confins de la jouissance nous emmène jusqu'au festival Burning Man, où l'orgasme féminin est donné à voir sur scène, ou encore dans le cabinet feutré d'une thérapeute qui propose de soigner les traumatismes liés au viol à l'aide de massages sensuels.

  • Rêver d'un crime fait-il du dormeur un suspect? C'est ce que n'ose imaginer Louise, depuis deux mois réveillée en sursaut au beau milieu de la nuit par Carlos. Son compagnon parle dans son sommeil, en espagnol et avec véhémence. Il semble revivre encore et toujours la même scène, dont il affirme ne pas se souvenir au matin. Sans cet inquiétant désagrément, Louise serait certaine d'avoir enfin rencontré l'homme idéal: Carlos a quitté l'Andalousie pour exercer le métier de sage-femme à Paris. Que cache sa somniloquie? Pour en avoir le coeur net, Louise dissimule près de son oreiller un enregistreur. Les premiers résultats de la judicieuse analyse des cauchemars, obtenus par son amie Jeanne à partir de la traduction qu'elle effectue, la placent face à une évidence troublante: la nuit, c'est un scénario meurtrier qui est rejoué, à Marbella. Un parfait lieu de vacances. Faut-il y aller?

  • Au soir de sa vie, un homme riche et comblé se demande s'il n'est pas passé à côté de l'essentiel.
    Park Minwoo, directeur d'une grande agence d'architecture, a la satisfaction d'avoir réussi sa vie et contribué efficacement à la modernisation et à l'urbanisation de son pays. Né dans une famille pauvre vivant dans un quartier misérable de Séoul, il s'est, grâce à ses talents, arraché à son milieu. L'homme célèbre et sûr de lui qu'il est devenu reçoit un jour un message d'une amie d'enfance qui l'a aimé. Les souvenirs du passé ressurgissent, l'invitant à replonger dans un monde qu'il avait oublié, peut-être renié, et à redécouvrir ce que la vie des gens dont il s'était détourné avait de dur mais aussi de chaleureux. C'est l'occasion pour lui de s'interroger sur son métier, sur la corruption qui règne dans le milieu de la construction immobilière, sur sa responsabilité dans l'enlaidissement du paysage urbain, sur la violence faite aux expropriés.

  • Un guide militant pour faire entrer le " zéro " dans notre mode de vie.
    Antigaspi, zéro déchet, fin de la pollution au plastique et utilisation des monnaies locales sont des thèmes de la démarche " zéro ", qui accueille toutes les actions visant à mettre un terme à la consommation sans limite, à favoriser la justice sociale et à oeuvrer pour la transition écologique. Justine Davasse, militante écolo trentenaire, agit au quotidien pour un futur enfin désirable : depuis 2015, elle recueille et partage sous la bannière des Mouvements Zéro, idées et solutions d'ici et d'ailleurs pour construire un monde meilleur.
    Santé et bien-être o Alimentation durable o Économie o Énergie o Électronique responsable o Voyager durable o Zéro déchet o Politique o Plastique
    Pour chacun de ces thèmes, ce guide pose un état des lieux et présente les actions et solutions :
    o Les enjeux liés à chaque problématique et les possibles leviers d'action politiques, riche d'exemples et d'expériences en tout genre.
    o Les idées reçues sur le thème et des arguments pour répondre à ces idées fausses qui discréditent les pratiques écologiques : " Se mettre au zéro déchet coûte cher ", " Le supermarché est un gain de temps ", " Les protéines ne se trouvent que dans la viande "...
    o Les incontournables pour agir à son échelle : des actions faciles à mettre en place pour agir individuellement et autour de soi, comme prendre un panier bio chez un producteur local, upcycler, privilégier un moteur de recherche écoresponsable, changer de banque...
    o Des challenges pour les plus téméraires, qui passent par la prise de conscience de son pouvoir d'action et l'envie de pousser son engagement à plus grande échelle : se présenter à des élections avec une liste citoyenne, monter sa conférence gesticulée ou entreprendre des actions de dépollution posent les jalons d'une transformation sociétale.
    o Ce qui est fait en France et ailleurs dans le monde en matière d'engagements politiques, de travail associatif ou de projets, pour avoir une vision globale des mutations et pouvoir s'en inspirer.
    Un guide militant pour faire entrer le "zéro" dans notre mode de vie.

  • Hier, la monnaie et le crédit facilitaient l'échange. Aujourd'hui, ils divisent et écrasent. Le coupable désigné est vite trouvé : ce serait la finance internationale. Ce qui nous évite de nous interroger sur le tréfonds de nos mentalités. Un essai corrosif pour, enfin, régler nos comptes avec l'argent.
    La monnaie ? Inventée, croyait-on, pour faciliter l'échange des biens et des services, elle est devenue signe de division et facteur d'inégalité.
    Le crédit ? Instauré pour faire circuler la monnaie et libérer l'initiative, il a fini par écraser États et particuliers sous le poids de la dette.
    Le coupable tout trouvé, c'est " la finance " : marchés dérégulés, actionnaires sans coeur, fonds d'investissement indifférents au sort de la planète. Mais à quoi bon dénoncer la cupidité des uns et la rapacité des autres, si on n'en dévoile pas les ressorts ? La source de notre asservissement est peut-être cachée dans le tréfonds de nos mentalités. Et si le vilain petit financier, c'était chacune et chacun d'entre nous ?
    Face à un krach boursier ou une pandémie, l'État est capable de s'endetter massivement. Ce qui repose la question de fond : qui, en définitive, doit quoi à qui ?
    Enjambant les débats ésotériques, cette Petite métaphysique du fric interroge ce qu'est la monnaie dans nos têtes, ce qu'elle devient entre nos mains, et défie notre tendance à désigner les coupables sans nous remettre en cause.

  • Les propagandes visant à faire passer le cours pris par la globalisation économique pour un fait de nature, s´imposant sans discussion possible à l´humanité entière, semblent avoir recouvert jusqu´au souvenir des leçons sociales qui avaient été tirées de l´expérience des deux guerres mondiales. La foi dans l´infaillibilité des marchés a remplacé la volonté de faire régner un peu de justice dans la production et la répartition des richesses à l´échelle du monde, condamnant à la paupérisation, la migration, l´exclusion ou la violence la foule immense des perdants du nouvel ordre économique mondial. La faillite actuelle de ce système incite à remettre à jour l´oeuvre normative de la fin de la guerre, que la dogmatique ultralibérale s´est employée à faire disparaître. Ce livre invite à renouer avec l´esprit de la Déclaration de Philadelphie de 1944, pour dissiper le mirage du Marché total et tracer les voies nouvelles de la Justice sociale.

  • Et si nous désobéissions, si nous cessions d'être de sages consommateurs? Paul Ariès nous invite à suivre les réflexions des objecteurs de croissance, de l'alimentation à la désobéissance civile, en passant par la publicité, le rationnement et la gratuité. Quand 20% des humains s'approprient 86% des ressources disponibles sur Terre, parler de décroissance devient une nécessité. Égratignant à la fois spéculateurs environnementaux et vendeurs de développement durable, il appelle à la «croissance» de l'imaginaire et des liens sociaux, pour s'offrir collectivement une vie plus libre, plus signifiante et, finalement, plus humaine. Il revient sur 10 ans de combats de la décroissance qu'il aime décrire comme un «chemin de crête», dont pourraient découler le pire et le meilleur.

  • Pour l'auteur, jeune avocat, « la révolution est faite dans les esprits » depuis le samedi 17 novembre 2018 quand des individus isolés, figés jusqu'ici dans un « coma politique » ont émergé comme force politique. L'ouvrage revient sur ce réveil d'autant plus inaugural, assure l'avocat, qu'une fois gagné le combat des idées, tout peut suivre : la remise en cause des dispositifs fiscaux accordés aux 1 %, voire aux 0, 1% qui détiennent 99 % des richesses du pays ; de l'évasion fiscale (80 à 100 milliards par an) ; des intérêts de la dette publique (40 milliards par an) au profit du système financier. Et surtout le retour du peuple dans la démocratie. Il sera bien sûr aussi question de la violence, des divisions et des courants internes au mouvement qui ont pu l'affaiblir.

    François Boulo, 32 ans, est un avocat de Rouen spécialisé dans le droit du travail et de la famille. Porte-parole devant les médias des gilets jaunes de Normandie, il a récemment été plébiscité pour devenir le porte-parole national du mouvement, ce qu'il a refusé, par respect pour l'horizontalité et la diversité du mouvement. Quatre-vingt mille personnes suivent son actualité sur sa page Facebook.

  • Avec les premiers coups de canon daoût 1914 se termine le XIXe siècle. Ses dernières décennies avaient été le théâtre dune première « mondialisation », marquée par une liberté à peu près complète de circulation des hommes, des marchandises et des capitaux.
    Au tournant du XXIe siècle, en 2001, ladhésion de la Chine à lOrganisation mondiale du commerce symbolise un temps nouveau de mondialisation, plus limité et peut-être tout aussi fragile.
    Entre ces deux temps forts, le monde a connu des guerres et des crises, la tentation du repli sur soi et lillusion communiste, mais aussi des avancées majeures permettant de répondre au choc démographique de la deuxième partie du siècle.
    Dune mondialisation à lautre, lhistoire économique de ce long XXe siècle est surtout celle de la recherche, jamais achevée, de léquilibre entre croissance et justice sociale.

  • "Une vision commune voudrait que l´éducation scolaire contribue à créer des sociétés meilleures. Mais comment l´école aurait-elle la capacité quasi miraculeuse de transformer la société ? Plutôt que de croire ou non à ses vertus, les sociologues François Dubet, Marie Duru-Bellat et Antoine Vérétout ont cherché à comprendre, en comparant les sociétés et les systèmes éducatifs d´une trentaine de pays, par quels mécanismes et sous quelles conditions l´école affecte positivement la société. Ni le déterminisme fataliste de la simple reproduction sociale, ni le volontarisme héroïque d´une école capable de changer le monde ne résistent aux faits.
    Comment les sociétés utilisent-elles les qualifications scolaires ? Quelle est l´ emprise du diplôme sur l´emploi et sur la position sociale ? C´est de ce choix politique que dépend le rôle de l´école dans la société. Quand un pays considère que le diplôme doit déterminer strictement la position sociale, la lutte pour son obtention pèse lourdement sur le système scolaire, au détriment de sa dimension éducative et culturelle. Trop d´école tue l´école. À l´opposé, quand un pays croit moins à l´école, il développe d´autres systèmes d´accès à l´emploi, le jeu scolaire y est plus détendu, mais la société crée d´autres inégalités. C´est dans le jeu de ces deux mécanismes que se tiennent les différences entre les sociétés et c´est en agissant sur cette charnière que les politiques peuvent corriger les inégalités."

  • C'est désormais un fait incontestable, le désastre écologique nous guette. D'aucuns attribuent ces convulsions planétaires à notre ­insatiable appétit de progrès technique et affirment qu'il n'y aurait d'autre choix, pour nous sauver de nous-mêmes, que de faire marche arrière. Pour d'autres, il faut faire marche avant et décupler l'efficacité des machines. Inlassablement, dans les discours, progrès technique et écologie s'opposent. Notre salut se trouve-t-il vraiment dans un renoncement à l'un ou à l'autre ? Ni contempteur ni adorateur de la technique, le philosophe Andrew Feenberg s'attelle depuis vingt ans à dégager une troisième voie. S'appuyant sur de nombreux exemples et discutant les thèses de quelques grandes figures de la philosophie contemporaine (Heidegger, Marcuse, Nishida, Habermas et Latour), il précise les contours d'une véritable théorie critique de la technique, qui en ­révèle les possibles usages démocratiques. Clair et stimulant, «Pour une théorie critique de la technique» s'adresse non seulement aux philosophes, mais à tout citoyen désireux de mieux comprendre nos évolutions sociotechniques.

  • Le mérite a la cote. Avec lui, l'idée que chacun est responsable de ce qui lui arrive, de ses succès comme de ses échecs, et l'espérance qu'en récompensant talents et efforts, on produira une société juste et efficace.La mise en exergue constante du mérite, sans tenir compte des inégalités (sociales, de genre, d'origine, etc.), est pourtant tout sauf anodine. Elle engendre de nombreux effets pervers : à l'école, où l'idéal de la formation de tous s'efface devant la sélection des plus « méritants » ; dans le monde du travail, quand se caler sur la réussite scolaire et le diplôme amène à négliger bien d'autres talents et à créer une concurrence délétère.Sans ôter tout mérite au mérite, ce livre invite à débattre de la place à lui accorder. Une société purement méritocratique, obsédée par l'égalité des chances, ne serait-elle pas source d'injustice, voire invivable ?

  • Cette première synthèse intégrale de la pensée politique d'Émile Chartier (1868-1951, plus connu sous le pseudonyme d'Alain) se propose, à nouveaux frais et de manière soigneusement contextualisée, de redonner à Alain la place majeure et singulière qui lui revient dans l'histoire récente des idées : celle d'un penseur citoyen, d'un libéral de gauche compagnon de route du radicalisme, dont l'anti-étatisme, l'individualisme démocratique et le rationalisme laïque entrent en résonance profonde avec les préoccupations contemporaines.
    Jérôme Perrier entend ainsi rendre justice à cet insatiable chroniqueur, dont l'oeuvre a pâti d'avoir été disséminée en plusieurs milliers de « Propos » dans la presse de son époque. Contre le cliché de « philosophe pour classes terminales » qu'on a parfois cru devoir lui accoler en raison de son style sans jargon, il campe un Alain à la fois clair et profond, soucieux d'être compréhensible par tous, qui s'inscrit aussi dans la tradition des moralistes français allant de Montaigne à Camus.
    Jérôme Perrier, agrégé et docteur en histoire, a enseigné à Sciences Po Paris et à l'université de Versailles-Saint-Quentin- en-Yvelines.

  • L'été qui commence est rempli de promesses pour Lou Lafleur. Follement amoureuse de Justin, son premier vrai copain, Lou a déniché un boulot dans une crèmerie. Mais l'allégresse de Lou se transforme en détresse quand Justin lui annonce qu'il part pour plusieurs semaines. Il s'est inscrit à un camp musical à des centaines de kilomètres de chez elle. Pour ajouter à son malheur, après le départ de Justin, un violent incendie détruit la crèmerie. Son boulot d'été parti en fumée, la jeune fille réussit à convaincre ses parents de la laisser faire un voyage à vélo avec son amie Olive et la soeur aînée de celle-ci. Escortée par son frère qui ne se doute de rien, Lou se lance dans cette nouvelle aventure avec la ferme intention de rejoindre son amoureux.

  • Parus en 1978, onze ans après les Essais de philosophie, de science politique et d'économie, ces Nouveaux Essais rassemblent des articles et conférences de la période 1966-1976 et préfigurent les thèses que Hayek expose de manière quasi simultanée dans les trois volumes de son opus majeur, Law, Legislation and Liberty (1973-1979). Si le plus célèbre de ces textes est sans doute celui du discours prononcé en décembre 1974 à Stockholm pour la réception du Prix Nobel de sciences économiques marquant la prédilection du premier des théoriciens « néo-libéraux » pour la philosophie cognitive, les autres attestent à nouveau de la variété de ses intérêts intellectuels. Ils concernent aussi bien les problèmes de la démocratie et de la définition rigoureuse du libéralisme que ceux du chômage, de l'inflation et de la justice sociale. Sans oublier l'histoire des idées, où l'on découvre en particulier l'importance que l'auteur accordait à Keynes - l'homme autant que les idées, soumises à une réfutation en règle.

  • Combien de fois avons-nous entendu dire que les jeunes d'aujourd'hui étaient individualistes, apolitiques et désintéressés des grandes questions de société ? Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'importante contestation étudiante du printemps 2012 est venue battre en brèche cette idée reçue.

    Les jeunes du Québec n'ont jamais cessé de s'intéresser à la chose politique, ni de mener des réflexions d'ordre plus philosophique. C'est d'ailleurs le pari qu'avaient fait la Fondation Charles-Gagnon et les Éditions Écosociété en organisant en 2010 le concours d'essais Bernard-Mergler.

    Sont ici réunis cinq des meilleurs textes ayant été soumis au concours : regard sur la mort à l'aune de l'anthropologie économique, engagement des jeunes, lieux de sociabilité des classes populaires, responsabilité sociale des entreprises ou perte de sens, voilà autant de problématiques témoignant de la richesse de la réflexion qui anime la jeunesse québécoise.

    Et si, comme l'affirme Gabriel Nadeau-Dubois dans la postface, cette jeunesse a été mise « au monde comme génération politique » avec la grève étudiante, ces textes sont la démonstration que le réveil du « printemps érable » promet d'avoir le souffle long...

  • Ma mère, ma fille, ma sur nous plonge au cur du drame personnel dune adolescente dorigine kabyle vivant en France, déchirée entre les valeurs traditionnelles berbères et celles de son pays daccueil. Ce récit autobiographique nous éclaire sur une réalité mal connue et rarement exprimée par ces femmes mères, filles et surs , victimes innocentes des traditions arabo-musulmanes.

  • Riche de son histoire, la pratique d'organisation communautaire dans le réseau de la santé et des services sociaux public québécois existe depuis maintenant près de 50 ans. En intervenant en amont des problèmes de santé, les organisatrices et les organisateurs communautaires (OC) apportent une contribution singulière aux établissements de santé et de services sociaux. Enracinés dans un ou des territoires d'appartenance, les OC sont à même de développer une lecture fine des communautés, ce qui permet d'intervenir de façon plus adaptée en réponse aux besoins constatés. Travaillant dans une perspective de réduction des inégalités sociales, ils participent à la transformation des conditions de vie, en soutenant l'action sur les déterminants sociaux de la santé.

    Cette version actualisée du cadre de référence présente les pratiques d'organisation communautaire dans le réseau de la santé et des services sociaux. Destiné avant tout aux personnes qui exercent la profession, mais aussi à celles qui s'y préparent, cet ouvrage se veut un levier pour le développement professionnel et la valorisation de la pratique. Ainsi, les lecteurs sont invités à s'en faire ambassadeurs et à s'approprier son contenu à partir d'expériences concrètes, afin qu'il devienne un outil de référence pour la consolidation de la pratique d'organisation communautaire. Plus largement, il se veut un outil pour engager un dialogue avec les réseaux concernés de près ou de loin par cette pratique. Il est, à sa façon, un manifeste qui vise à promouvoir une pratique de changement social au sein du réseau public et à faire progresser les idéaux qui l'animent.

    Le REGROUPPEMENT QUÉBÉCOIS DES INTERVENANTES ET INTERVENANTS EN ACTION COMMUNAUTAIRE EN CISSS ET CIUSSS (RQIIAC) réunit les organisatrices et les organisateurs communautaires qui exercent dans les établissements de santé et de services sociaux au Québec. Incorporé depuis 1988, le RQIIAC est à la fois un lieu de réflexion collective et une communauté de pratique pour les OC qui interviennent dans l'ensemble des régions du Québec. Le RQIIAC contribue à la reconnaissance et à la valorisation de la pratique d'organisation communautaire, en plus d'agir comme acteur de changement social. Les contributions du RQIIAC au fil des trente dernières années en font un regroupement engagé et reconnu.

  • Premier ouvrage en français à intégrer la question des minorités linguistiques au débat sur le fédéralisme asymétrique au Canada, «Le fédéralisme asymétrique et les minorités linguistiques et nationales» étudie les fondements mêmes du fédéralisme asymétrique dans le pays.

    Le fédéralisme asymétrique est une forme d'aménagement des politiques plus respectueuses des besoins de chaque communauté au sein de l'ensemble fédéral. « [S]a fonction principale [...] n´est pas de mettre fin au conflit entre les groupes, mais bien de leur permettre de poursuivre leur autodétermination tout en participant à des valeurs communes. » (Introduction, Linda Cardinal) Il favorise ainsi la diversité en accordant aux minorités plus de pouvoirs ou en leur reconnaissant une distinction de traitement ou de statut.

    /> L´ouvrage, auquel collabore une vingtaine de spécialistes, se démarque par sa nature multidisciplinaire et comparée, ainsi que ses interrogations qui puisent dans les dimensions constitutionnelles, historiques, économiques, politiques et morales du Canada.

    Cet ouvrage s´interroge non seulement sur l´asymétrie depuis les débuts de l´État canadien, mais aussi sur le fédéralisme asymétrique issu des rapports entre le Québec et les minorités francophones au Canada.

    Des textes examinent de quelle façon le concept d´asymétrie peut être un moyen au service de la nation québécoise et des minorités linguistiques; ils cherchent à concilier égalité et diversité par ce moyen. Des personnalités politiques bien en vue collaborent à cet ouvrage, notamment le sénateur Hugh Segal et le ministre Benoît Pelletier.

  • Malgré le virage vers un enseignement supérieur de masse amorcé par la plupart des pays industrialisés depuis les années 1970, le monde de l'enseignement supérieur demeure un lieu de reproduction des inégalités sociales. En effet, derrière la massification et la démocratisa­tion quantitative se cachent des inégalités selon les diverses appartenances sociales - telles que le genre et l'origine socioéconomique ou ethno­culturelle. Dès lors que le principe d'égalité des chances d'accès à l'ensei­gnement supérieur est formellement appliqué, ces disparités sont souvent attribuées aux différences de performance et de choix de parcours scolaire au secondaire des étudiants. Bien qu'elle soit fondée, cette théorie s'avère toutefois limitée, car elle tend à conclure à la neutralité des systèmes éducatifs et de l'action publique.

    /> En explorant des contextes socioéconomiques variés, les auteurs du présent ouvrage cherchent à interroger les politiques publiques et éducatives et à mettre en évidence le rôle qu'elles jouent dans la propagation des inégalités dans l'enseignement supérieur. Ils montrent que l'influence des appartenances sociales prend toujours appui, directement ou indirectement, sur les ségrégations qu'entretiennent ces politiques dans l'organisation des systèmes scolaires et des pratiques institutionnelles des établissements. Cet ouvrage saura intéresser les gestionnaires du milieu scolaire ainsi que les spécialistes de la gestion publique.

  • Quelque part en 2015, chacun de notre côté, puis petit à petit, ensemble, nous, les signataires de cet ouvrage, avons commencé à sentir le besoin de convoquer quelque chose comme une tempête publique - pour défiger l'air du temps un peu. Nous souhaitions entendre tous ceux qui avaient envie de chercher avec nous comment se sortir de cette ankylose. Comment danser sur nos embâcles. Cela a donné la tournée «Faut qu'on se parle», lancée à l'automne 2016 et dont le succès a dépassé toutes nos attentes. Pas moins de 166 assemblées de cuisine, et 18 consultations publiques, qui ont réuni des milliers de Québécois. Qu'est-ce que vous nous avez donc tant raconté, pendant ces jours gris d'automne où nous avons sillonné les routes du Québec pour aller à votre rencontre dans vos cuisines, dans vos salons, dans ces salles communautaires que vous avez ouvertes tout grand pour nous? Vous nous avez confié de grandes, mais surtout de petites choses. Et le miracle tient à la prodigieuse simplicité de ce qui vous tient à coeur : continuer d'être, ensemble, ici. Juste ça. Mais tout ça. Voilà ce que raconte ce livre. En somme, vous nous avez dit ceci : ne renonçons ni à ce que nous avons été ni à ce que nous sommes, et surtout ne renonçons pas à nous battre pour ce que nous pouvons encore devenir. Ne renonçons à rien.

  • Mina et Sati ont quitté l'Inde avec leurs familles respectives venues s'établir à Montréal. Comme toutes les filles de leur âge, les deux adolescentes souhaitent prendre leur place dans la société. Mais cette intégration est particulièrement difficile pour Mina dont la famille est très attachée aux traditions. Un piège sournois se referme peu à peu autour d'elle alors qu'elle tombe amoureuse d'un jeune Québécois.

  • Voici un livre qui présente des pratiques et des visions alternatives de la transition, dans le Québec d'aujourd'hui. La majorité des chapitres du volume tirent leur origine du 7e Forum mondial théologie et libération (FMTL), tenu dans le cadre du Forum social mondial (FSM) de Montréal, en août 2016, dont le slogan était : Un autre monde est nécessaire, ensemble il devient possible. Il affirmait que cet autre monde est nécessaire, urgent et en gestation.
    Dans ce collectif, des intervenants de tous horizons proposent des réflexions passionnantes sur des enjeux bien d'aujourd'hui : lutte contre les changements climatiques, droits des femmes et des minorités sexuelles, égalité et justice raciales, lutte contre la pauvreté, droit du travail, droits des Autochtones, des personnes immigrantes, des minorités religieuses, culture démocratique, paix sociale, paix mondiale, etc.

  • « Ceux pour qui le poème capte ou signale une essence voilée de mystère ne peuvent que recevoir comme un cinglant affront à la Muse le réalisme irrévérencieux de Leblanc. Ainsi, cet enfant terrible des lettres manitobaines, voire des lettres francophones en situation minoritaire, qu'est Charles Leblanc, fait preuve d'une redoutable exigence de lucidité et insiste sur l'importance de ne jamais trahir son rêve : justice sociale ou amour. » - René LaFleur

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