• Crimes historiques (Pétain, Barbie, Papon), erreurs judiciaires (Outreau, Dils, Seznec), combats de société (affaire du sang contaminé, drame des bébés congelés), énigmes criminelles (affaire Grégory, procès Agnelet, dossier Ranucci), scandales financiers ou politiques (Kerviel, Villepin, emplois fictifs, Bettencourt) ou dossiers de terrorisme (Colonna, Charlie Hebdo, Carlos, Islamistes radicaux), les grands procès façonnent l'histoire de notre pays. Ils sont un fantastique miroir de notre société.
    Lors des audiences, la procédure est orale, les débats ne sont presque jamais enregistrés et les mots s'envolent. L'auteur, chroniqueur judiciaire durant 20 ans, a pu, grâce à ses notes d'audiences et à ses recherches, reconstituer les plaidoyers vibrants des plus grands ténors du barreau.
    Ils s'appellent Badinter, Dupont-Moretti, Halimi, Leclerc, Lombard, Szpiner, Malka, Lemaire, Mignard, Soulez Larivière, Saint-Pierre, Bourdon, Kiejman... Leurs noms claquent dans les prétoires. « Plaider, c'est partir au combat » disent ces orfèvres des joutes oratoires. Avec la seule force de leurs mots qu'ils défendent une cause ou un individu , ils tentent souvent l'impossible : renverser le cours du destin !

  • Ode à l'alpinisme, Montagne pour un homme nu est le récit franc et passionné d'un sportif que rien ne destinait à devenir le premier Français à gravir l'Everest. Au fil de cette autobiographie, Pierre Mazeaud communique sa passion de la montagne, lui qui, en dépit de ses nombreux exploits, resta toujours un « alpiniste du dimanche ». Juriste et père de famille la semaine, il ne manque aucune occasion de rejoindre ses amis alpinistes - Bonatti, Bérardini, Paragot, Desmaison, Cassin, Terray - pour des premières toujours plus saisissantes. Du Saussois aux Dolomites, du Hoggar à l'Himalaya, Pierre Mazeaud relate ses plus beaux exploits mais aussi son plus grand drame, la tragédie du pilier du Frêney, dans le massif du Mont-Blanc, dont il réchappera miraculeusement en compagnie de son ami Walter Bonatti. Écrit au lendemain de sa première tentative d'ascension de l'Everest, ce texte intime nous éclaire sur le parcours d'un homme qui ignore encore qu'il deviendra un héros.

  • Découvrez les métiers d'hier et d'aujourd'hui au point de croix ! Pour célébrer le métier d'un être cher ou mettre en valeur le vôtre, pour offrir ou pour rêver, prenez plaisir à représenter vos professions préférées. Aviateur, boulanger, médecin, instituteur, vannier, pêcheur, parfumeur, chapelier ou encore couturier... Découvrez des modèles parfois poétiques, parfois réalistes mais toujours adorables, mettant en lumière les métiers connus ou oubliés. À petits points, apportez ainsi une touche d'originalité à une valisette ou un joli sac fourre-tout ! Chaque double-page propose une série de motifs permettant de broder des tableaux ou de petits accessoires. En début d'ouvrage, conseils techniques et astuces sont réunis pour tout savoir sur la broderie au point de croix.

  • S'inscrivant dans le cadre d'un renouvellement historiographique important, pour la coutume comme pour l'arrestographie, cet ouvrage porte un intérêt particulier à divers auteurs et oeuvres essentiels à notre connaissance de l'histoire du droit français. Réunissant les actes d'un colloque tenu à l'Université de Toulouse 1 Capitole les 9 et 10 juin 2016, il s'attache ainsi à étudier les liens existants entre précédent judiciaire et coutume, du Moyen Âge jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Il interroge, pour différents espaces, coutumiers et sources du droit d'Ancien Régime ainsi que la nécessaire distinction entre des us et coutumes liés à des pratiques sociales et un droit coutumier produit par la science du droit et notamment par la jurisprudence.

  • L'oeuvre singulière de Guillaume Benoît (1455-1516), canoniste formé à l'université de Toulouse, témoigne de l'enseignement qu'il dispensa à l'université de Cahors sous le règne de Charles VIII avant d'être nommé conseiller aux parlements de Bordeaux (1499) et de Toulouse (1503). Pendant seize ans, il enseigna la décrétale Raynutius, dont le commentaire, terminé vers 1492-1493, est l'oeuvre de sa vie, publiée pour la première fois en 1523 et rééditée jusqu'en 1611. Tour de force sans égal : Guillaume Benoît a réussi à comprendre, dans un gros in-folio de plus de 450 feuillets destiné au seul commentaire des onze premières lignes d'une décrétale qui traite des successions testamentaires et des substitutions, un triple et vaste exposé de droit canon, de droit romain et de « droit du royaume ». C'est dire combien l'intérêt de la Repetitio réside surtout dans les digressions dont elle est émaillée : elles portent tout à la fois sur la succession au royaume de France, la nature du pouvoir royal et les relations du roi et de l'Église. Ainsi, par l'ampleur de son information, l'oeuvre donne une occasion unique de dresser un état des lieux du mouvement des idées politiques à Toulouse à la veille de la Réforme. La royauté française y est exaltée et théorisée en fonction d'une pensée qu'on ne peut qualifier que d'absolutiste. Face à elle pourtant, la communauté existe, mais le dialogue politique s'engage seulement entre le roi et le pays de Languedoc. La province a ses privilèges, reconnus par une véritable union mystique. Le roi est absolu mais il est lié par les contrats qu'il a conclus : cette articulation se fait autour d'un parti pris qui est celui du discours parlementaire. S'agissant des relations du roi et de l'Église, Benoît, prenant acte de l'intervention croissante du pouvoir royal dans les affaires ecclésiastiques, donne une interprétation nouvelle de la Pragmatique Sanction de Bourges (1438) qui en pervertit profondément le contenu. Cette attitude se comprend dans la perspective du Concordat de Bologne (1516) dont Benoît, à sa manière, discourt déjà. En somme, la lecture de la Repetitio révèle la pensée d'un maître de l'Université, et donc un peu de ce qui se disait du roi ou du pape, de la loi ou de la coutume là où étaient formés les futurs cadres de l'Église, de l'État ou des provinces ; la pensée aussi d'un représentant de l'élite dirigeante du temps, fidèle reflet, à bien des égards, de la communis opinio des milieux parlementaires sur la question du pouvoir.

  • Etudie la perspective particulière du droit, l'horizon général du droit, la science du droit (l'intelligibilité du droit, la rationalité juridique, la contingence juridique, les raisons du Droit).

  • Un Romain digne de ce nom est bon général, bon orateur et bon jurisconsulte. Ainsi, à côté de la guerre et de l'éloquence, le droit s'affirme comme une donnée fondamentale de la civilisation romaine. Il peut sans doute constituer un savoir technique, mais ses échos se retrouvent bien souvent dans la littérature. Ces allusions, ces parodies et ces réflexions qui se réfèrent à un langage et à des usages précis échappent parfois à ceux qui n'en sont pas vraiment familiers. Aussi cet ouvrage a-t-il d'abord pour but de proposer une introduction aux données juridiques romaines. En premier lieu, l'accent est mis sur ce système qui s'appuie sur des éléments bien différents du nôtre, puis les principales questions du droit sont exposées brièvement : famille, propriété, testament et procédure, tout en suggérant les rencontres qui s'accomplissent avec les oeuvres littéraires. Car ceux qui font le droit sont également des hommes proches de la société et des courants intellectuels de leur temps. À un moment où notre connaissance de leurs personnalités et de leurs méthodes se renouvelle, il nous a paru nécessaire d'insister sur cette communauté culturelle trop souvent oubliée. Il n'est pas moins nécessaire de s'attacher à la réflexion sur le droit qui s'est élaborée au cours des siècles dans le monde romain. Son influence sur la pensée européenne n'est pas à négliger et, aujourd'hui, alors que la philosophie du droit suscite un intérêt renouvelé, l'apport de la Rome antique mérite d'être reconnu.

  • « Je jure comme avocat, d'exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité », tous les avocats prêtent ce serment, pourtant, la profession recouvre des activités très diverses et elle est en perpétuelle évolution. Au-delà des affaires pénales, souvent les plus médiatisées, l'avocat intervient en matière civile et commerciale, il conseille, arbitre, prépare des négociations...
    Les dix avocats réunis ici présentent chacun un profil hors du commun. Femmes et hommes de conviction, ils parlent - certains pour la première fois - de leur parcours et s'expriment sur les principaux projets de réforme de la justice, notamment la très polémique suppression du juge d'instruction. Le droit prend de plus en plus d'importance dans nos sociétés et les avocats jouent un rôle déterminant dans ce paysage, c'est pourquoi il est essentiel d'entendre leur voix, de découvrir leur analyse.

    Avocats : Rémi Barousse, Jean-Michel Darrois, Eric Dupond-Moretti, Gisèle Halimi, Cédric Labrousse, Henri Leclerc, Corinne Lepage, Olivier Metzner, Gilles-Jean Portejoie, Daniel Soulez-Larivière

    Préface de Christian Charrière-Bournazel

  • Merlin de Douai. Ce nom évoque d'abord la fameuse loi des suspects (sept. 1793), l'un des textes organisant la Terreur ; il rappelle le parcours ambigu d'un patriote des Etats généraux devenu conventionnel régicide, thermidorien, ministre du Directoire, président du Directoire exécutif puis comte d'Empire ; il suggère enfin l'image du « prince des jurisconsultes », auteur admiré du Répertoire de jurisprudence et procureur général impérial à la Cour de cassation. De l'Ancien Régime à la Monarchie de Juillet, à la frontière du droit et de la politique, Merlin mena en effet une riche et étonnante carrière qui lui fit longtemps jouer un important rôle public. C'est l'itinéraire de ce juriste du temps des Révolutions, ses projets et son action politique ainsi que sa pensée juridique et sociale qu'Hervé Leuwers a tenté de reconstituer ici. L'auteur s'est également interrogé sur le parcours de toute une génération politique, dominée par des juristes comme Merlin, Cambacérès, Treilhard, Lanjuinais et Boissy d'Anglas, dont l'engagement révolutionnaire s'éteignit dans l'adhésion à l'Empire. Par l'étude d'un homme dont les discours et l'action ont contribué à l'émergence du citoyen, à l'unification proclamée de la nation, à la réforme du droit et de la justice, à la laïcisation de l'Etat et de la société ou encore à la redéfinition des rapports entre les peuples, l'auteur a voulu approcher la lente et difficile élaboration d'une pensée et d'une pratique politiques d'avenir, dominées par les principes d'ordre et de liberté, ainsi que contribuer à l'étude de la montée d'une nouvelle catégorie d'hommes publics, les juristes, et plus particulièrement les avocats.

  • Faute de documents, l'histoire sociale et économique de l'Islam médiéval est obscure. Il arrive néanmoins que cette pénombre soit percée de raies de lumière. C'est le cas pour l'Occident musulman grâce à une pléiade d'éminents juristes dont les nombreuses consultations fourmillent de précieuses "realia" introuvables ailleurs. Ainsi en est-il du Kitb al-Miyr al-murib wa-l-mi al-murib an fatw ahl Ifrqiya wa-l-Andalus wa-I-Marib faisant l'objet de cette première analyse thématique. Cet énorme corpus de consultations juridiques rendues par les juristes de l'Occident musulman médiéval compilé par al-Wansarisi (834 H/1430-1431-914 H/1508), contribue à faire connaître mieux le monde musulman. De cet ensemble de 12 volumes de l'édition lithographiée à Fès (fin XIXe siècle), dont une réédition récente a été effectuée, j'ai retenu 2144 fatw-s offrant quelque intérêt historique. Elles ont été analysées aussi succinctement que possible et classées sous le nom des muft-s qui les ont rendues. Elles sont donc presque toutes datables à un demi siècle près. Pour ce qui est du lieu, une certaine circonspection est de rigueur, sauf indication explicite, car les jurisconsultes se sont souvent déplacés au cours de leur existence et les plus célèbres sont interrogés de près ou de loin.Normalement chaque fatw comporte deux parties distinctes et nettement séparées : une question débutant par l'expression "a été interrogé" (su'ila) et une réponse commençant par "a répondu" (aba). Les plus intéressantes sur le plan historique, sont les fatw-s désignant le nom du mufti soit intégralement ou du moins avec une précision suffisante pour éliminer toute ambiguïté, soit succinctement, d'une kunya ou d'une ethnique attribuable à un juriste connu, surtout s'il s'agit d'un personnage que le rapporteur de la fatw a l'habitude de désigner de la sorte. Bien sûr, il est nécessaire de connaître les biographies des muft-s, notamment leur patrie, leurs voyages, la date de leur naissance et surtout de leur mort. Pour la chronologie, l'obituaire des muft-s fournit une précision suffisante ; d'autant plus qu'étant surtout consultés à l'âge mûr, on peut presque toujours négliger leur degré de longévité.

  • Lancée depuis quelques années, l'ambitieuse enquête sur l'évolution qui a lentement transformé l'Europe méditerranéenne des estimes en Europe des cadastres, est arrivée à son terme avec la publication de trois ouvrages sur le Moyen Âge, l'époque moderne et la période contemporaine. Dans ce premier volume, vingt-neuf des meilleurs spécialistes français et étrangers s'interrogent sur le vaste mouvement qui, de la fin du XIIe siècle à l'aube de la Renaissance, a conduit villes, princes et états du pourtour méditerranéen à recenser de manière systématique les hommes, leurs terres, leurs maisons et leurs avoirs. Ils en recherchent les origines profondément ancrées dans les permanences d'une romanité tenace, scrutent les savoirs de ceux qui ont présidé à la rédaction de ces livres d'estimes, compoix et « cadastres » d'une infinie variété dont ils suivent la longue genèse, analysent les typologies complexes et tentent de comprendre la subtile construction. Recenser, situer, délimiter et estimer en vue de saisir la relation de l'homme à la richesse et à l'espace, voilà bien la mission assignée à ces extimatores qui devaient devenir les hommes du cadastre, comme leurs livres d'estimes sont devenus le cadastre. Ce document dont la mission n'est autre que d'inscrire le droit dans la mémoire de la terre et d'en peser la valeur, avant de la dessiner dans ses moindres contours.

  • Vingt ans d'abus physiques et moraux, racontés avec émotions dans ses trois premiers livres entre 1985 et 1996, ont laissé Élisa T. démolie dans sa vie sociale, amoureuse et affective; jusqu'à ce qu'elle se décide enfin à porter plainte contre ses agresseurs en 2005. Pour que justice de fasse!

    Ainsi, grâce à l'appui d'un frère et d'une soeur qui ont, eux, décidé d'avouer l'inavouable, elle rencontrera de nombreux professionnels qui l'épauleront durant un long et douloureux processus judiciaire qui durera près de cinq ans. Au terme de tout ceci, en 2009, sa mère et son conjoint seront accusés, jugés coupables et sentenciés, bouclant ainsi la boucle commencée dès la naissance d'Élisa. La justice déclarait ainsi haut et fort que des parents n'ont pas tous les droits et que nul n'est intouchable.

    Et comme la vie suit invariablement son cours, pendant ces années tumultueuses, les enfants, parents, confrères et consoeurs de travail, amies et amoureux d'Élisa croiseront son chemin, parfois brièvement, d'autre fois pour une plus longue période, mais tous de façon indélébile. Car l'existence est ainsi faite...

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