• APEIROGON

    Colum Mccann

    • Belfond
    • 27 Août 2020

    Rentrée littéraire 2020

    Apeirogon, n.m. : figure géométrique au nombre infini de côtés.
    Rami Elhanan est israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n'a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
    Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
    Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l'envie de sauver des vies.
    Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.
    Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l'histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une oeuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d'un conflit infini. Porté par la grâce d'une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.

    1 autre édition :

  • Il existe à New York une rue au nom évocateur : Division Avenue. Elle se situe dans une partie spécifique de Brooklyn, le quartier juif orthodoxe.
    C'est là que vit Surie Eckstein, qui peut s'enorgueillir d'avoir vécu une vie bien remplie : mère de dix enfants, elle passe des jours tranquilles avec sa famille. Alors qu'elle pensait être ménopausée, Surie découvre qu'elle est enceinte. C'est un choc. Une grossesse à son âge, et c'est l'ordre du monde qui semble être bouleversé. Surie décide de taire la nouvelle, quitte à mentir à sa famille et à sa communauté. Ce faisant, Surie doit affronter le souvenir de son fils Lipa, lequel avait - lui aussi - gardé le silence sur une part de sa vie. Un secret peut avoir de multiples répercussions : il permettra peut-être à Surie de se réconcilier avec certains pans de son passé.
    Avec Division Avenue, Goldie Goldbloom trace le portrait empathique, tendre et saisissant d'une femme à un moment charnière de son existence. Et nous livre un roman teinté d'humour où l'émancipation se fait discrète mais pas moins puissante.

  • L'armée des ombres

    Joseph Kessel

    • Lizzie
    • 14 Janvier 2021

    Le grand roman de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE
    Londres, 1943, Joseph Kessel écrit
    L'Armée des ombres, le roman-symbole de la Résistance que l'auteur présente ainsi : " La France n'a plus de pain, de vin, de feu. Mais surtout elle n'a plus de lois. La désobéissance civique, la rébellion individuelle ou organisée sont devenues devoirs envers la patrie. (...)
    Jamais la France n'a fait guerre plus haute et plus belle que celle des caves où s'impriment ses journaux libres, des terrains nocturnes et des criques secrètes où elle reçoit ses amis libres et d'où partent ses enfants libres, des cellules de torture où malgré les tenailles, les épingles rougies au feu et les os broyés, des Français meurent en hommes libres.
    Tout ce qu'on va lire ici a été vécu par des gens de France. "

  • Issue de grandes dynasties viennoises et anglaises au cosmopolitisme vertigineux, Antonia est mariée à un nanti de Palerme. Soumise et contrainte à l'oisiveté, mais lucide, elle rend compte dans son journal de ses journées-lignes et du profond malaise qu'elle éprouve. Suite au décès de sa grand-mère, Antonia reçoit quantité de boîtes contenants lettres, carnets et photographies. En dépouillant ces archives, elle reconstruit le puzzle du passé familial et de son identité intime, puisant dans cette quête, deux ans durant, la force nécessaire pour échapper à sa condition.

    Roman d'une émancipation féminine dans les années 1960, Antonia est rythmé de photographies tirées des archives familiales de Gabriella Zalapì. Comme chez Sebald, elles amplifient la puissante capacité d'évocation du texte.

    /> Gabriella Zalapì est artiste plasticienne, d'origines anglaise, italienne et suisse. Née à Milan, elle a également vécu à Genève et New York. Aujourd'hui elle habite et travaille à Paris. Antonia est son premier roman.

  • " Le journal de la Anne Frank polonaise enfin publié " Le FigaroPologne, 1939. Renia Spiegel a 15 ans et commence à tenir un journal. Elle couche sur le papier ses préoccupations d'adolescente : l'école, ses meilleures amies, ses rêves d'avenir. Apprentie poète, elle parsème son journal de ses oeuvres.
    Au fil des pages et des mois qui passent, les sujets se font plus graves. Pour Renia, qui est juive, et sa famille, les conditions de vie se détériorent. Jusqu'à ce que peu à peu, l'angoisse s'immisce entre les tranches de vie quotidienne. Autour de l'adolescente, l'étau se resserre et le danger se rapproche. L'horreur finira par la rattraper en juillet 1942 lorsque, cachée par la famille de son petit ami, elle sera dénoncée par un voisin. Renia meurt à l'âge de 18 ans, tuée par la Gestapo, laissant derrière elle un témoignage poignant.
    Traduit pour la première fois en français, Le Journal de Renia est un document aussi nécessaire que bouleversant. Conservé par le petit ami de Renia puis transmis à sa mère qui n'aura pas le courage de le lire, il sera longtemps laissé de côté. Près de quatre-vingts ans plus tard, il est enfin publié.
    Sélectionné pour le Prix Clarens du Journal Intime.

  • Quotidiennement, des agitateurs prennent d'assaut les tribunes pour attiser colères identitaires et passions xénophobes. Leur brutalité verbale, qui vise principalement les «migrants» et les «musulmans», rappelle la violence de ceux qui, dans la première moitié du siècle précédent, vilipendaient les «métèques» et les «juifs». De la même façon que les droites d'antan vitupéraient contre le «judéo-bolchevisme», leurs épigones fustigent l'«islamo-gauchisme», qu'ils associent à l'antisémitisme.

    Or ces mêmes accusateurs font parfois preuve d'une étonnante complaisance lorsqu'ils se trouvent confrontés, dans leurs alentours culturels et idéologiques, à des considérations pour le moins équivoques sur les juifs ou sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Soudain ils deviennent magnanimes et peuvent même trouver à leurs auteurs des circonstances atténuantes. Et ainsi se perpétue l'abject.

  • 1943. Pour Annemarie Johansen, la vie à Copenhague est un mélange compliqué de vie familiale, d'école, de rationnement alimentaire et d'occupation allemande. Le courage semble une vertu lointaine. Au moment où les Nazis commencent à organiser les déportations des Juifs du Danemark, les Johansen recueillent la meilleure amie d'Annemarie, Ellen Rosen, désormais présentée comme faisant partie de la famille. Ellen et Annemarie doivent réfléchir très vite lorsque les soldats perquisitionnent et demandent en pleine nuit pourquoi Ellen n'est pas blonde comme ses soeurs. À travers les yeux d'Annemarie nous voyons comment la résistance danoise réussit à faire traverser le bras de mer les séparant de la Suède à la quasi-totalité de la communauté juive, qui compte alors près de sept mille personnes.

  • La médaille

    Danielle Steel

    Le courage d'une vie.
    Seconde Guerre mondiale, dans un village de la région lyonnaise, Gaëlle de Barbet assiste horrifiée à l'arrestation de sa meilleure amie par la police française. Rebecca Feldmann et sa famille sont internés dans un camp avant d'être déportés. Pendant ce temps, le commandant des troupes allemandes locales établit ses quartiers dans la demeure des Barbet. Gaëlle voit son père tué par l'occupant et sa mère sombrer peu à peu dans la folie.
    Parce qu'elle ne supporte pas de n'avoir rien pu faire pour sauver ses proches de leur funeste destin, Gaëlle s'engage corps et âme dans la Résistance. Dans le plus grand secret,
    elle sauvera de nombreux enfants juifs des griffes des nazis. À la fin de la guerre, accusée à tort d'avoir collaboré, elle part tenter sa chance à Paris.
    Des années plus tard, sa petite-fille livre son propre combat pour que Gaëlle soit reconnue comme l'héroïne de guerre qu'elle fut dans sa jeunesse.

    1 autre édition :

  • À Budapest, des années après la disparition de la jeune Henriette, les membres de trois familles vivent sous l'emprise ténue de sa présence. Et, d'outre-tombe, la jeune fille nous introduit dans la vie naufragée de ceux qui furent ses amis : Bálint, Irén, Blanka, M. et Mme Elekes...
    Que s'est-il passé pendant la guerre, rue Katalin ?

  • Marié dès l'âge de dix-huit ans à une femme que sa communauté lui a choisie, Shulem Deen a longtemps mené une vie austère encadrée par les règles strictes des skver. Considérés comme trop extrêmes même par les plus fanatiques - les satmar, les belz, les loubavitch -, les skver font revivre les coutumes et les pratiques des premiers Juifs hassidiques et se tiennent à l'écart du monde extérieur. Seulement, un jour, Shulem s'est mis à douter. Dans ce récit passionnant, il raconte le long et douloureux processus d'émancipation qui a poussé sa communauté ultra-orthodoxe à l'exclure pour hérésie. Un parcours poignant qui, loin de tout règlement de comptes, offre une analyse fine des raisons conduisant des hommes et des femmes à quitter leur monde.

  • Bernard Natan, émigré d'origine roumaine, a 34 ans quand il fonde sa première société de production cinématographique. Entrepreneur visionnaire, passionné par le 7ème art et certain de son essor malgré les crises économiques et politiques de l'entre-deux guerres, il investit sans relâche, modernise, transforme en précurseur. Production, diffusion, premiers films parlants, importation des dessins animés de Walt Disney en France, il est de toutes les avancées modernes du grand et du petit écrans, à l'instar des Goldwyn, Mayer et Warner américains. Il acquiert en 1929 le groupe Pathé qu'il tentera de sortir de la faillite. Ses difficultés économiques, les attaques constantes des médias et une cabale publique sur fond d'antisémitisme, le conduiront à son emprisonnement en 1939 puis à sa déportation en 1942, jusqu'à sa mort dans le camp d'Auschwitz. Personnage fascinant et pilier français du cinéma des années 1920 et 1930, Bernard Natan deviendra le monstre sacré oublié du cinéma, l'investisseur génial dont la mémoire fut sacrifiée aux heures noires de l'Histoire.

  • "Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Mais lorsque Vicente a su que sa mère allait mourir dans le ghetto de Varsovie, il a décidé de se taire.
    Ce roman raconte l'histoire de ce silence - qui est devenu le mien."

  • Sommes-nous tous violents ? une psychanalyste, un rabbin, un prêtre et un imam répondent Nouv.

    Moi, violent ?

    Nous sommes collectivement de plus en plus conscients de la violence du monde : on parle de discriminations raciales, de violences sexistes, de crimes incestueux... pour ne citer que quelques-unes des violences ordinaires. Mais toujours, le violent, c'est l'autre ! Et dans nos relations, c'est justement cette peur de l'autre qui est source de violence. Cet ouvrage explore les différents aspects de cette violence interpersonnelle : la séduction, l'emprise, la jalousie, la médisance, l'indifférence, l'idéalisation...

    Pour chacun de ces poisons relationnels, il met en regard la lecture psychanalytique et le point de vue des trois religions abrahamiques - le judaïsme, le christianisme et l'islam - car dans leur quête d'Absolu, les religions sont les premières concernées par ces formes de violence. Accessible, précis et vivant, ce livre essentiel vient éclairer ce qui constitue le coeur du fanatisme en s'appuyant sur des exemples de la littérature, d'une part et sur des extraits des textes fondateurs (la Bible et le Coran), d'autre part.

    Tarik Abou Nour est imam, professeur, théologien, président de l'IESIP (Institut d'enseignement supérieur islamique de Paris) et responsable du premier site français de droit musulman malikite.

    Philippe Haddad est diplômé du séminaire israélite de France. Rabbin de l'Union libérale israélite de France (ULIF), il enseigne, il écrit et il est l'un des principaux contributeurs d'Akadem.

    Nicole Jeammet est psychanalyste et maître de conférences honoraire en psychopathologie à l'université René Descartes-Paris V. Elle est déjà l'auteure de plusieurs ouvrages.

    Gilles-Hervé Masson, prêtre depuis 1990, devient dominicain en 1999 et développe le département de théologie des éditions du Cerf. Il est actuellement vicaire à la paroisse Saint-Eustache de Paris.

  • Moscou

    Schalom Asch

    Zakhari Mirkin, fils d'un industriel juif de Pétersbourg, a rompu avec son milieu d'origine. De retour en Russie, il est le témoin déchiré des deux révolutions de 1917. Le troisième et dernier volet d'une fresque en 3 volumes, chef-d'oeuvre du " Zola yiddish ", enfin disponible au format poche.
    Préface de Rachel Erthel
    Zakhari Mirkin, jeune bourgeois déjudaisé, a fui les salons de Pétersbourg pour le " royaume des gueux " : les villes juives de Pologne, où bouillonnent les idéaux du sionisme et de la révolte. Acquis aux idées nouvelles, il ne songe qu'à libérer, avec l'humanité tout entière, les masses juives de l'Empire.
    Aux premières heures de la révolution, il découvre la " Babel moderne " qu'est devenue Moscou. La demeure des Halperine, dont il devait épouser la fille, est réquisitionnée par les Gardes rouges, ne laissant aux maîtres des lieux que deux chambres où ils brulent leurs livres et leurs meubles pour se chauffer. Quant à son père, il a été dépossédé de ses biens. Mais que peut encore le révolutionnaire pour l'" ennemi du peuple ", dans l'abîme où sombre la Russie ?
    Schalom Asch " ne se contente pas de nous offrir un tableau des événements ; il pénètre profondément dans le domaine de l'âme et nous montre l'importance des conflits intérieurs au sein des bouleversements matériels les plus violents ", a dit de lui Stefan Zweig.

  • Anus mundi, l'anus du monde : un médecin SS avait ainsi qualifié le camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz. Un homme a vécu là durant cinq années et raconte ce qu'il a vu. Arrivé avec les 728 premiers déportés politiques polonais le 14 juin 1940, Wieslaw Kielar (1919-1980) sera à la fois le témoin et la victime des punitions arbitraires qui rythment la vie du camp. Il détaille la terrible hiérarchie installée par les nazis entre les prisonniers, le développement du camp, les nouveaux arrivants, la routine des exécutions qui vont s'accélérer durant la dernière année de sa détention. Tout est décrit aussi objectivement que possible. Son témoignage a la précision d'une mémoire qui a été marquée au fer rouge de l'horreur et qui ne peut oublier ni les potences, ni les coups, ni l'entassement des morts, ni les SS, ni « l'organisation », c'est-à-dire la vie quotidienne dans l'enfer. La vérité modeste qu'il transmet fait de son récit un document irremplaçable pour l'Histoire. Il nous est parvenu au moment où de nouvelles générations ignorantes des faits qu'il rapporte ont pu douter de leur réalité, tant ils sont incroyables. Le général Eisenhower l'avait prévu en termes crus : « Écrivez, photographiez, filmez » avait-il dit aux journalistes présents lors de la libération des camps de concentration : « Dans cinquante ans il se trouvera des bâtards pour dire que tout ceci n'a jamais existé ! » Qui aura suivi « la lente descente de Kielar dans les ténèbres concentrationnaires » ne pourra toutefois plus oublier.

  • Paris, avril 1943.Émile attend. Sa mère est infirmière à la Pitié-Salpêtrière. Si elle ne rentre pas de la nuit, il sait ce qu'il doit faire : partir avec Puce, son épagneul, et prendre le train jusqu'à Chartres où il retrouvera sa tante Jeanne. À 4 heures du matin, sa décision est prise : il quitte les lieux. Sur le quai de la gare, Mado répète son texte en secret : « Je m'appelle Madeleine Germain, je suis née le 12 mars 1931, je m'appelle... » Le train est à quai. La Gestapo patrouille. Les deux enfants sont en danger...Un roman d'amitié et d'aventure au coeur de la seconde guerre mondiale !

  • Elle n'est ni noire ni blanche. Solitude, la fille multresse d'une Africaine arrache son village par des trafiquants d'esclaves, est condamne servir les Blancs. Mais dans ses veines brle le feu de la rvolte. Aux cts de Mamouni et des troupes noires caches dans les forts de la Soufrire, elle lutte pour la libert. Un vibrant hommage une femme de lgende de l'histoire des Antilles. Andr Schwarz-Bart (1928-2006) entre en rsistance en 1943 aprs la dportation de sa famille. Il est l'auteur du Dernier des justes (prix Goncourt 1959) et d'Un plat de porc aux bananes vertes, cocrit avec son pouse Simone Schwarz-Bart, qui constitue le prlude de La Multresse Solitude.

    1 autre édition :

  • Varsovie

    Schalom Asch

    Zakhari Mirkin, fils d'un industriel juif de Pétersbourg, a rompu avec son milieu d'origine. Dans les quartiers populaires de Varsovie, il part à la rencontre de sa judéité - mais aussi de son identité sociale. Le deuxième volet d'une fresque en 3 volumes, chef-d'oeuvre du " Zola yiddish ", enfin disponible au format poche.
    Bouleversé par la révélation de sa judéité, Zakhari Mirkin, fils d'un riche homme d'affaires, a quitté Pétersbourg pour se perdre et se trouver dans les masses juives de l'Empire russe.
    Adieu le faste bourgeois : Zakhari loge parmi les prolétaires et les petits artisans de Varsovie, qui rêvent d'émancipation, d'assimilation ou de sionisme. Dans ce quartier surpeuplé aux coutumes impénétrables, on se bat pour manger et survivre, dans le dénuement et la solidarité. Mais on y est avide de savoir, et l'on commente les idées nouvelles comme naguère le Talmud. Et, les soirs de shabbat, on entonne en yiddish des chants révolutionnaires.
    C'est dans ce bouillonnement social et intellectuel que Zakhari pense avoir trouvé son lieu. Mais s'est-il trouvé lui- même ? N'est-il qu'un " goy parlant yiddish " ? À la veille de la révolution d'Octobre, les manifestations ouvrières du 1er Mai, sous les drapeaux rouges, vont lui montrer la voie de la métamorphose.

  • Ce livre porte sur les nombreux rassemblements organisés de 1944 à 1967 par des groupements juifs parisiens pour commémorer la Shoah et la Seconde Guerre mondiale. Dans un monde juif pluriel, très politisé et fortement clivé, ces cérémonies constituaient un rituel sociopolitique, un vecteur de mémoire et une ressource identitaire. Au vu de cette dense activité commémorative et des fonctions qui lui étaient assignées, il apparaît que la Shoah ne fut en aucun cas passée sous le boisseau au sein de la vie publique juive dont il convient aussi de réévaluer la vitalité dans la France de l'après-guerre, car ces commémorations participèrent pleinement à la reconstruction de la collectivité juive. C'est autour de ses morts que celle-ci revint à la vie au lendemain de la guerre et du génocide.

    Simon Perego est agrégé et docteur en histoire. Sa thèse de doctorat, soutenue en 2016 à Sciences Po Paris sous la direction de Claire Andrieu et dont est issu cet ouvrage, a été distinguée par le prix de thèse francophone en études juives 2017 et le Prix Henri Hertz 2018 de la Chancellerie des Universités de Paris. Ses travaux actuels portent sur les populations juives de langue yiddish après la Seconde Guerre mondiale et leurs pratiques testimoniales.

  • De l'annonce de sa naissance à son ascension dans le Ciel, Jésus n'a jamais eu une vie ordinaire. Une enfance comme fils de charpentier à Nazareth, une vie d'adulte sillonnant les routes de Palestine, des miracles, des paraboles, de profondes amitiés... une histoire hors du commun à lire comme un roman. Riche de très nombreux détails historiques et ancré dans le message de l'Évangile, ce roman permet au lecteur de marcher aux côtés de Jésus et de le découvrir de façon plus intime. Auteur à succès, Béatrice Égémar est une vraie passionnée d'histoire. Elle a remporté de nombreux prix pour des romans à destination de la jeunesse (notamment avec sa série Un parfum d'histoire). Elle signe ici un roman personnel où la précision historique et l'exigence littéraire sont au service de la foi.

  • Armand Abécassis propose une relecture originale des Evangiles, et de la vie et de l'enseignement de Jésus, un juif parmi les siens.

    Analysant les Evangiles à la lumière du contexte historique dans lequel ils furent écrits, Armand Abécassis, philosophe et exégète reconnu de la religion juive, rétablit ici nombre de vérités sur Jésus : comme ses disciples, il était juif et est resté juif de sa naissance à sa mort. Pour prier et enseigner, il n'a jamais mis les pieds ailleurs que dans une synagogue. Il parlait l'hébreu et l'araméen. Il portait les franges à son vêtement comme tous ses coreligionnaires. A l'exemple des prophètes qui l'ont précédé et des rabbins qui lui étaient contemporains, il a juste essayé d'affronter à sa manière la crise la plus grave de son peuple en Galilée d'abord, en Judée ensuite et à Jérusalem enfin.
    Une nouvelle lecture, originale mais de plus en plus admise, de la vie, de l'enseignement et du rôle du juif Jésus.
    Prix Spiritualité d'aujourd'hui 2020.

  • Dans la lignée de Un goût de canelle et d'espoir, un premier roman doux-amer qui entremêle les destins d'une vieille dame et d'une jeune fille. Délicieusement subtil et poétique.
    Elisabetta Shapiro, 80 ans, vit seule dans sa maison familiale au coeur de Vienne. De son enfance, elle a conservé des dizaines de pots de confiture d'abricot. Tous sont soigneusement étiquetés et indiquent l'année de leur fabrication. Véritable madeleine de Proust, la confiture fait immanquablement jaillir les souvenirs : les jours tranquilles rythmés par les chants de sa mère, Franz, le voisin dont elle était follement amoureuse, ses grandes soeurs qu'elle jalousait secrètement. Et puis la montée du nazisme dans les années 1930, l'arrestation de toute sa famille par les SS, la solitude et la perte des repères.
    Quand Pola, une jeune danseuse, emménage chez la vieille dame, ses habitudes sont chamboulées. D'autant plus que Pola lutte elle aussi contre ses propres démons.
    Malgré leurs différences, les deux femmes vont peu à peu se rapprocher et nouer des liens plus forts qu'elles ne l'auraient imaginé.

  • Dans ce témoignage étonnant d'humanité et de justesse, Jacques Salmona, d'origine judéo-espagnole, relate ses aventures sous l'Occupation à Paris. Il esquisse par des anecdotes savoureuses, parfois tragiques, son enfance, son entrée dans le mouvement scout des Éclaireurs israélites de France, bientôt transformé en groupe de résistance. Ses souvenirs sont tellement vivaces qu'ils paraissent avoir été écrits "à chaud", sous la menace des bombardements. Les Éclaireurs israélites ont joué un rôle de premier plan dans la prévention, auprès des Juifs parisiens, de la rafle du Vél' d'Hiv', avant de prendre en charge les enfants de déportés, de les cacher et de les placer dans des familles d'accueil. Héros ordinaire, Jacques a échappé de justesse à la Shoah. C'est absolument poignant.

    /> Fils d'immigrés juifs, Jacques Salmona (1923-2015) connaît une enfance difficile mais intègre les Arts et Métiers en 1942. Il participe pendant la guerre à la Sixième, section clandestine des éclaireurs israélites de France, au rôle aussi méconnu que capital. Entré en 1947 chez Degrémont, entreprise spécialisée dans le traitement des eaux usées, il y fera toute sa carrière et en deviendra P.D.G.. À 90 ans, il écrit avec son épouse Lydia ce récit bouleversant, destiné à ses petits-enfants.

  • Après le bois de hêtres

    Armand Bulwa

    • Archipel
    • 16 Janvier 2020

    L'un des derniers survivants de Buchenwald raconte. Armand Bulwa, né en Pologne en 1929, a été déporté pendant cinq ans au camp de Czestochowa, puis à Buchenwald. Seul rescapé de sa famille, il sera pris en charge par l'uvre de secours aux enfants. Aujourd'hui âgé de 91 ans, il témoigne ici pour la première fois.
    " En janvier 1945, au coeur d'un hiver très dur, les nazis prirent la décision d'évacuer le camp de Czestochowa. Nous avons du embarquer dans des wagons à bestiaux. Dehors, on hurlait des ordres. Nous échangions des regards affolés, chargés d'incompréhension, tandis que nous parvenait le bruit des bombardements soviétiques, source d'angoisse autant que d'espoir.
    Après quatre jours de ce voyage terrifiant, la moitié d'entre nous avait péri en route. Les portes se sont ouvertes sur un paysage de neige, une colline au coeur d'un bois de hêtres : Buchenwald. J'ai reçu le numéro 116.536. J'ai enfilé la chemise et le pantalon rayés. Mais je n'avais pas de ceinture pour le faire tenir... "
    A. B.
    *
    Aron Bulwa, fils d'un couple de tailleurs, a dix ans lorsque le quartier juif de Piotrkow, où il est né, est transformé en ghetto et cerné de barbelés. Contraint au travail forcé, puis déporté à Buchenwald, il y survivra trois mois, à jamais redevable au geste d'un garçon de son âge, Lolek Buzyn, qui lui offre une ceinture...
    Recueilli par l'uvre de secours aux enfants (OSE) en mai 1945, seul rescapé de sa famille, il découvre la France, dont il ignore tout. Il y gagne un prénom, Armand. Et une famille qui, comme lui, s'appelle Bulwa. Son témoignage est hanté par une énigme : pourquoi a-t-il survécu ?

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