• Pour Michael, partir naviguer en famille une année entière dans les Caraïbes est la dernière chance de sauver son couple. Les années l'ont éloigné de son épouse Juliet, et le quotidien ne leur suffit plus. Le parfum d'aventure leur insuffle d'abord une bouffée d'énergie, et leurs deux jeunes enfants sont au paradis. Pourtant, Juliet éprouve un sentiment d'échec et s'interroge sur le sens de leur mariage. Une relation imparfaite, et pourtant étrangement nécessaire. Quoi de plus propice à l'introspection que l'immensité du large ? Mais l'océan est avant tout un milieu dangereux où l'imprévu peut frapper à tout moment. Ne s'improvise pas marin qui veut.
    Subtil récit à deux voix, Sous nos pieds l'océan dessine les lignes de force et les fractures d'un couple contrasté, tiraillé entre l'amour de soi et les envies de l'autre.

  • Grand sage comme un arbre Nouv.

    Apprenez à voir et à appréhender la vie comme le font si bien les arbres ! Adaptation, résiliences, les arbres ont des secrets à vous dévoiler...
    Les arbres sont incroyables. Ils ont une force à toute épreuve et savent réagir à n'importe quelles agressions. Ils sont une véritable source d'inspiration sur le rapport à la vie. Reconnectons-nous à la nature et apprenons à appréhender la vie grâce aux arbres.
    Et si nous apprécions pleinement notre âge à l'image du peuplier noir ? Et si nous trouvions notre bonheur à l'image de l'aulne ? Et si nous apprenions de notre passé à l'image du pin noir ?
    Apprenons des arbres et vivons notre vie pleinement et sereinement.

  • Pour étancher la soif, qui est une soif d'absolu, deux possibilités se présentent : la boisson et la drogue. Les uns boivent par peur de penser, d'autres par crainte de ne pas trouver plus sot que soi. Mais comment en sortir ? Le mystérieux "personnage de derrière les fagots" pourrait bien détenir la clef de l'issue : un « véritable mode d'emploi de la parole ». Des jeux de langage réjouissants se déversent à flots continus dans ce récit inclassable, entre la pataphysique de Jarry et la Divine Comédie de Dante. De page en page, le lecteur va de surprise en surprise, et l'auteur de dénonciation en dénonciation, celle des faux semblants et du bas matérialisme. Du cercle de la soif, le lecteur plonge dans les paradis artificiels, avant de retrouver « la lumière ordinaire du jour ».

    Entre 1922 et 1925, René Daumal (1908-1944) est élève au lycée de Reims, où il fait la connaissance de Roger Gilbert-Lecomte, Robert Meyrat et Roger Vaillant. Il se lance dans l'étude du sanskrit et multiplie les expériences sur l'état de la conscience dans les phases de sommeil. Avec ses camarades, il lance en 1928 une revue : Le Grand Jeu. Après la publication d'une recueil de poèmes Contre-ciel (1935) puis de La Grande Beuverie (1939), il se lance dans la traduction de textes hindous.

  • Starling

    Mélanie Taquet

    starling ['st:arhn] n (bird) étourneau (m)

    À trente et un ans, Emma vit comme un étourneau solitaire en quête d'une famille. Hypersensible et introspective, elle passe ses soirées à lire ou à se perdre sur Netflix, vagabonde dans Londres et écrit pour oublier les problèmes de sa vie.

    Quand la jeune femme accepte de suivre Chiara, sa meilleure amie et colocataire à une soirée au pub, elle est loin de se douter que Bilal, fantôme d'une relation interdite, va refaire une entrée fracassante dans sa vie et tout bouleverser sur son passage. Avec l'aide de Chiara et de son "carnet des petits bonheurs", Emma comprendra que la douleur s'apprivoise, et que grandir n'est pas une malédiction...

    Un roman tendre et percutant, une quête de soi qui nous embarque avec humour et émotion entre Londres, Prague et Paris.

  • Dans un paysage de mer et de falaises d'une beauté paisible, bien loin de Tôkyô, une femme en désaccord avec le monde entreprend la redécouverte d'elle-même et passe des jours heureux d'une grande douceur.
    En compagnie de son chat, elle fera durant douze mois l'apprentissage des vingt-quatre saisons d'une année japonaise. A la manière d'un jardinier observant scrupuleusement son almanach, elle se laisse purifier par le vent, prépare des confitures de fraises des bois, compose des haïkus dans l'attente des lucioles de l'été, sillonne la forêt, attentive aux présences invisibles, et regarde la neige danser.
    Dans ce hameau au bord du monde, l'entraide entre voisins prend toute sa valeur, les brassées de pousses de bambou déposées devant sa porte au moment de la récolte, et les visites chaleureuses à l'atelier du miel de son amie Kayoko.
    Vingt-quatre saisons, c'est le temps qu'il faut pour une renaissance, pour laisser se déployer un sensuel amour de la vie.

  • Le complexe de Cendrillon désigne la tendance à se sacrifi er ou à étouffer ses désirs pour obéir à ceux des autres. Comme l'héroïne du conte de Perrault, nous renonçons trop souvent à exister. Nous restons près de la cheminée, ensevelissant nos aspirations et nos besoins profonds. Il peut s'agir de mettre notre vie de côté pour soutenir un proche, tout prendre en charge au sein d'une famille, renoncer à nos rêves ou à nos convictions pour être accepté et aimé...

     

    Cendrillon n'est-elle pas plutôt l'emblème du désir qui s'affirme ? Son retrait près de l'âtre correspond à une introspection féconde, une épreuve que les hommes comme les femmes doivent traverser pour révéler la force qui les anime, ainsi que la sensibilité, la créativité, la générosité qui font d'eux des êtres uniques.

     

    En éclairant d'une lumière nouvelle ces phases bénéfi ques de repli existentiel, Saverio Tomasella nous invite à trouver l'audace de vivre, pour ne plus nous laisser dicter notre destin.

  • Ce livre est l'incandescente mise à l'épreuve de l'écriture face au réel et place définitivement Furukawa Hideo parmi les plus grands écrivains de sa génération. Après la catastrophe, il part à Fukushima, dans cette terre victime d'un « désastre annoncé », elle qui a fourni la chair à canon des guerres coloniales et le lumpen-prolétariat de la modernisation, avant que lui soient imposées les centrales nucléaires dont l'électricité fait briller Tôkyô.Parvenu à la limite de la zone interdite, dans la ville de Sôma, Furukawa Hideo se trouve face aux chevaux rescapés du tsunami, blessés, hallucinés.

  • Dans un New York envoûtant, des destinées se croisent et s'entremêlent. Un roman sensible et lumineux sur l'attachement et les empreintes laissées par le déracinement et les traumatismes.
    Marina, écrivaine et universitaire, habite à Harlem avec son mari Jacob et le fils de ce dernier, Ben, issu d'un premier mariage. Dans la rue, elle fait par hasard la connaissance de Constance, une jeune réfugiée rwandaise, et de son enfant, Gabriel. Marina ressent rapidement l'urgence et la nécessité d'aider ces deux êtres dévastés et à la dérive. Tandis que Constance reste distante et quasiment muette, un lien particulier se noue entre Marina et Gabriel.
    Malgré les mises en garde de son mari, l'amour de Marina pour cet enfant grandit et s'épanouit, jusqu'à la confronter à sa propre histoire, au souvenir de sa mère, fantomatique et si souvent absente.

  • Qu'est-ce qui distingue le journal qu'a tenu Virginia Woolf de tant d'autres journaux intimes ? On le lit comme un roman, car il est bien écrit. Comme un roman policier, car le suspense est là : année par année, on assiste sur le vif à la naissance de ses livres. À partir de quelques mots... Presque rien. Ensuite, on l'accompagne dans la plus belle des aventures artistiques. Jusqu'au dénouement, Oh, quel soulagement, se réveiller et se dire : « j'ai terminé ». Comme dans une série on a envie de vivre les prochains épisodes. Heureusement il y en a. La Chambre de Jacob, Mrs Dalloway, Vers le Phare, Orlando... De plus on n'est jamais lassé car Virginia Woolf en dit beaucoup - et on a l'impression que c'est à nous, lecteurs, qu'elle le dit - sur elle, ses hésitations, sa confiance dans les mots, les bonheurs qu'elle sait nous faire partager, son angoisse au moment de la publication, qui la rend littéralement malade. Et en parallèle, elle écrit des centaines de lettres où, là encore, elle dévoile inlassablement les secrets de son travail. C'est le journal d'un écrivain et, plus encore, le journal d'une vie. Qu'elle a poursuivi jusqu'au mot fin de cette vie.
    Virginia Woolf (1882-1941) fut l'une des pionnières de la littérature moderne avec ses romans (Croisière, Mrs. Dalloway, Les Vagues) et ses essais (Le Commun des lecteurs où elle fait une large place à la littérature russe du XIXe siècle et au travail d'écriture en général). Mais aussi une féministe, dans sa vie comme dans son oeuvre (Un Lieu à soi, Trois Guinées). Elle reste l'une des pierres angulaires de la littérature anglaise de son siècle.

  • «Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il? Et ce mot, vivre, comment le comprendre? Quelles significations lui attribuer? Et que doit-on faire de sa vie? Quel sens lui donner - ou en recevoir? Et s'il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est? Ou bien puis-je le transformer? Mais alors dans quel but, quelle intention? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite? Comment vaincre la peur de la vie? La peur de la mort?...
    Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener.
    Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière.»

  • Quand se raconter est un chemin jusqu'à soi.
    Ce livre est un carnet de bord à utiliser quand vous voulez et dans l'ordre que vous voulez pour vous mener au storytelling de vous.
    L'écriture est alors un véritable outil de croissance personnelle, de cohésion et de lien qui va vous permettre de vous reconnectez à vous-même. Vous allez retranscrire vos inspirations, vos envies, vos rétrospectives, et retracer votre histoire. Baladez-vous entre passé, présent et futur.
    Faites briller ce qui n'a pas son pareil : votre trésor intérieur.

  • Kimiko, jeune Californienne d'origine japonaise, prépare son admission dans une université d'arts réputée. Seulement, voilà : depuis plusieurs mois, elle est incapable de dessiner quoi que ce soit. Alors, quand ses grands-parents restés au Japon l'invite à leur rendre visite, elle saute sur l'occasion pour se libérer de l'atmosphère étouffante qui a envahi la maison. Arrivée sur place, elle a tôt fait de se perdre dans le dédale des rues de Kyoto.Et c'est au détour d'une boutique de mochis, cette délicieuse pâtisserie aux couleurs du printemps, que Kimi fait la rencontre d'un jeune étudiant pas comme les autres, Akira, qui va se donner pour mission de l'aider à trouver sa voie...Une ville haute en couleurs, des mochis, des cerisiers en fleur, quelques havres de méditation... et si c'était tout simplement ça, la recette du bonheur ?Titre original : I Love You So Mochi.

  • 'La recherche de soi est un long chemin.
    Au début, il n'est d'ailleurs pas de chemin. Seule règne une profonde ténèbre. Une ténèbre faite d'interrogations, de doutes, de fatigue, de haine de soi, de difficulté à vivre... Mais un travail d'élucidation et

  • « J'étais devenu un fantôme. Une sorte de mort-vivant. J'ai trouvé un ultime sursaut d'énergie pour avaler une poignée de tranquillisants avec un fond de vodka. Je me suis assis dans mon fauteuil club et j'ai regardé une série sur HBO. Je me suis réveillé en pleine nuit. Non. Le cauchemar était bien réel. Joséphine n'était plus amoureuse de moi. »

    Si l'amour est la plus forte, la plus dangereuse et la plus répandue des addictions, voici le roman de l'impossible désintoxication, le roman du chagrin d'amour.

  • Les penseurs, jusquici, nont fait que concevoir le temps ; il faut désormais le vivre : tel semble être le mot dordre de Bergson dans le chapitre 2 de lEssai sur les données immédiates de la conscience (1889), son premier ouvrage, où il entend « saisir la durée pure ».
    Notre manière ordinaire de représenter le temps est empreinte de concepts issus des mathématiques et de la physique : partant de ce constat, Bergson entame dans ce chapitre, qui est aussi une porte dentrée à lensemble de sa philosophie, une réflexion sur les nombres, les horloges, les mouvements et leurs vitesses, et souligne limpossibilité de penser adéquatement le temps par ces biais. À la représentation déformée que nous avons forgée du temps, il oppose le temps vécu de la conscience humaine, qui est le seul réel, et quil nous invite à ressaisir par lintrospection.


    Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

  • En 1832, parce qu'il s'ennuie à Civita- Vecchia où il occupe le poste de consul de France, Stendhal entreprend d'écrire l'histoire de son dernier séjour à Paris, onze ans plus tôt : la belle et indifférente Métilde venait alors de lui infliger un échec sentimental cuisant. Chronique d'une convalescence, les Souvenirs d'égotisme brossent ainsi le portrait d'un être dévasté, qui se laisse lentement reprendre par la vague de la vie.
    Rédigés à bride abattue, inachevés et publiés à titre posthume en 1892, ces souvenirs drôles et touchants constituent un document irremplaçable sur un grand homme en devenir, qui fréquente les salons, scandalise par son esprit caustique, multiplie les « fiascos par excès d'amour » et se demande s'il a bien un « esprit remarquable »... Galop d'essai pour la célèbre Vie de Henry Brulard, ils offrent le modèle d'une écriture autobiographique sans esbroufe, conjuguant avec brio introspection et improvisation.

    Texte intégral. Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

  • La Voix écrite retrace un cheminement entre médecine et écriture, accompagné par l'amitié d'un vieil homme. Une cartographie intime qui n'est pas sans rappeler les récits autobiographiques des auteurs spirituels. Interrogeant le rôle possible de la littérature dans les temps incertains, ce récit sonde ce qui y résiste et nous soutient, et suit les tâtonnements de cette subjectivité mouvante, sans frontière, que les mots savent si bien façonner et éroder en même temps.

  • « Depuis dix-neuf ans, je n'ai écrit que de biais à "ce sujet". Aujourd'hui j'y reviens de front, sur la route. La marche à pied ou n'importe quel véhicule auraient fait l'affaire. Mais si je suis à vélo, il doit bien y avoir une raison. » Qu'est-ce qui a poussé Bernard Chambaz à traverser les États-Unis de la côte Est à la côte Ouest ? L'été 2011, dix-neuf ans après la mort de son fils Martin, il repart à sa rencontre. Chaque coup de pédale sur cette terre de mirages et de merveilles l'entraîne et le relance. Sur la route défile l'Amérique, ses scènes de la vie banales et ses destins extraordinaires, les Roosevelt, les Lindbergh, ces soldats de retour d'Irak, ces motards en balade autour de la cité des Anges. Mais une question demeure à laquelle nul n'échappe : qu'y a-t-il au bout du chemin ?
    Bernard Chambaz signe ici son livre le plus ambitieux, entre révélation du quotidien et quête des grands mythes.

  • À l'issue d'une rupture amoureuse, le narrateur de Mon temps libre quitte Paris pour s'installer à Berlin,
    une ville qu'il connaît déjà pour y avoir passé un hiver fantomatique. Ainsi s'ouvrent les quatre saisons d'une vacance, d'un temps libéré des contraintes mondaines et qui aiguise la perception du monde. Le jeune homme fait l'expérience d'une étrangeté et d'une solitude radicales, qui sont aussi celles d'un entre-deux-langues. Berlin nous apparaît ainsi sous un jour inédit. Loin des clichés contemporains d'une ville créative et frénétique -?qui surgissent parfois en négatif et à distance?-, cette odyssée en mineur nous confronte à sa météorologie, sa flore et sa faune, à ses lieux périphériques, à ses rebuts et ses personnages secondaires. Mais au retour de ce voyage presque immobile, grâce auquel le narrateur interroge les preuves de son existence, quelque chose semble s'être déplacé.

  • Un regard serein apaisé Une plus large ouverture sur le monde.

    L'exigence éthique inévitable Une écriture ferme et limpide Des notes dont certaines sont proches du poème en prose Pour restituer des moments de vie des rencontres des souveni

  • 31 ans, célibataire, journaliste, très indépendante et un peu à la marge, Nikki Eaton n'a jamais prétendu ni voulu se vivre en fille modèle. Sa mère l'agacerait plutôt, avec sa vie trop lisse, son caractère trop confiant, et sa réprobation de la liaison qu'entretient Nikki avec un homme marié.

    Mais deux jours après la célébration d'une Fête des mères particulièrement conventionnelle et (pour Nikki) singulièrement irritante, Gwen Eaton est assassinée. Ce drame inattendu marque le début d'un virage à 180 degrés chez Nikki qui, au cours d'une tumultueuse première année de deuil va, en redécouvrant la femme qu'était en vérité sa mère et les secrets qu'elle portait, se retrouver elle-même.

    Un roman infiniment attachant, inspiré à l'auteur par la disparition de sa propre mère.

  • En découvrant les journaux intimes de sa grand-mère, Anne plonge au coeur d'un mystérieux sanatorium à l'époque nazie. Un roman bouleversant où la petite histoire rejoint la grande.À la mort de sa grand-mère, Anne Südhausen hérite d'un mystérieux médaillon en argent et découvre, cachés sous le lit, une dizaine de cahiers d'écolier à la couverture noire. Un journal intime que sa grand-mère Charlotte a rédigé en 1943, lors de son séjour au Bois des Ombres.
    En lisant ces carnets, Anne découvre un pan de la vie de sa grand-mère dont elle ignorait tout. Quel était ce Bois des Ombres, cette mystérieuse clinique autrichienne, dans laquelle sa grand-mère a vécu pendant la Seconde Guerre mondiale ? Quelles expériences psychiatriques, menées par les nazis, abritait-elle ? Qui était vraiment son énigmatique directeur ?
    Alors qu'elle n'a qu'une hâte, avancer chaque jour un peu plus dans la lecture de ce journal, Anne se rend compte que deux des carnets ont disparu...
    Un roman bouleversant où présent et passé s'enlacent, et où la petite histoire rejoint la grande.

  • Après la prière solennelle du vendredi, il arrive que quelqu'un demande à l'assemblée de prier pour l'âme d'un corps absent, un corps qui n'a pas été retrouvé. C'est une prière brève, un recours et un renoncement, comme une conspiration de l'oubli. C'est aussi le signe d'une étrange destinée que celle de Yamna, ancienne prostituée et mendiante, de Sindibad et de Boby, deux vagabonds vivant au cimetière Bab Ftouh à Fès. Chargés d'un enfant qui vient de naître dans ce cimetière, ils entreprennent la traversée du Maroc, du nord au sud, et vont, comme en pèlerinage, de ville en village, d'histoire en histoire, vers la tombe de Cheïkh Ma-al-Aynayn, héros de la résistance marocaine (1830-1910) qui est aussi le marabout de leur mémoire. Pour chacun, il n'y a pas d'issue ; il n'y a pas non plus d'impasse, mais l'itinéraire inlassable à l'intérieur du pays et d'eux-mêmes. L'auteur, lui aussi, cultivé à la fois la fragilité et la passion du souvenir, et le récit s'inscrit, à l'image de l'histoire, comme un livre égaré que Tahar Ben Jelloun restitue au fil des pages.

  • L'art de décevoir ses parents

    Michael Bordt

    • First
    • 13 Septembre 2018

    Ayez le courage de mener une vie authentique
    Vous êtes sans doute très attaché à vos parents et au regard qu'ils peuvent porter sur votre vie. Ou bien peut-être faites-vous tout ce qui est en votre pouvoir, consciemment ou non, pour ne jamais leur ressembler. Et si la clé pour vous libérer et mener une vie authentique était de décevoir ? Décevoir vos parents, mais aussi votre conjoint, vos enfants ou vos amis, et donc accepter également d'être déçu par vos proches. En quoi les déceptions de notre vie, en plus de mettre en lumière nos attentes et espoirs, aiguisent-elles notre perception de la réalité et permettent-elles une profonde introspection ? Comment gérer ses blessures intérieures et aller au-delà des déceptions vécues pour devenir un " être réconcilié " ? Michael Bordt, professeur de philosophie, se penche sur ces questions dans cet essai inspirant. Il y suggère un nouveau point de vue libérateur sur la notion de déception. En transformant nos schémas de pensées habituels, nous pouvons alors appréhender différemment la beauté et la vulnérabilité de notre propre vie.

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