• Rien ne va plus pour Lucy : alors que sa thèse sur Sappho est au point mort, elle vit une grande rupture amoureuse et touche le fond de la dépression. Pour l'aider à remonter la pente, sa soeur lui propose de garder sa maison de Los Angeles le temps d'un été, à deux conditions : s'occuper de Dominic (son chien diabétique) et prendre soin d'elle.
    Voici Lucy enrôlée dans un groupe de parole de femmes au bord de la crise de nerfs aussi drolatique que cruel, mais qui est loin de résoudre ses problèmes. Tout change un soir où Lucy rencontre en bord de mer un homme merveilleux - à bien des égards.
    Tour à tour hilarant, cru et émouvant, Sous le signe des Poissons fait voler en éclats les injonctions au bonheur et à la résilience. Avec une franchise qui n'aurait pas déplu au Philip Roth de Portnoy et son complexe, Melissa Broder nous offre un roman d'amour inoubliable, celui d'une femme combattant l'appel du vide.

  • Pourquoi la sexualité est l'autre charge mentale des femmes.
    "Désir, plaisir, contraception, MST... c'est la charge sexuelle"
    Ainsi titrait Clémentine Gallot dans Slate en mars 2019, deux ans après que la dessinatrice Emma eut mis des mots sur ce travail invisible que réalise les femmes au quotidien : la charge mentale.
    La charge sexuelle, affirment Clémentine Gallot et Caroline Michel dans cet essai engagé et puissant, c'est la manière dont ce concept se décline dans l'intimité, sous forme d'un travail parfois pénible, invisibilisé et non rémunéré. C'est, plus concrètement, le fait de s'apprêter pour plaire, de s'inquiéter du désir d'autrui, de son plaisir ou encore de se renseigner pour une vie sexuelle digne de ce nom, de prendre en charge la contraception.
    De façon plus abstraite, c'est aussi la pression pour les femmes de se conformer à des normes sexuelles: être hétéro, d'abord, mais aussi avoir de l'expérience, mais pas trop de partenaires, pour maintenir sa respectabilité...
    Le but de ce livre est, en plus d'un état des lieux, de proposer des clés et des pistes aux personnes concernées et à celles que cela intéresse, car une sexualité joyeuse, décloisonnée et inclusive reste encore à inventer. A chacun.e de s'en saisir !

  • Autonome, se débrouiller seul, se prendre en main, un mot qui sonne comme une indépendance, une fierté aussi. Autonome, pour se protéger des événements extérieurs, de ses propres contraintes, du poids des indécisions, de la torture de liens invisibles. Autonome pour consolider son territoire intérieur, construire une assise au plus près de ses forces, de ses désirs, pour élargir ses étendues de liberté, de maîtrise personnelle. Être soi, en quelque sorte. Il y a dans la recherche de l'autonomie la quête d'exigence, d'élégance envers soi-même, le chemin pour plus de disponibilité aux autres.Fort de son expérience humaine, professionnelle, scientifique et intérieure, Jean-Louis Étienne vous invite à découvrir vos ressources ignorées. Jeune ou moins jeune, homme ou femme, actif ou non, votre force est en vous, dans votre capacité à devenir autonome.

  • Du déclenchement de la grève étudiante aux élections générales de septembre, en passant par l'adoption de la loi spéciale et les manifestations de casseroles, que s'est-il passé durant le Printemps québécois ? Que nous reste-t-il de cette grève étudiante et du mouvement social qui ont tant polarisé les débats publics? Quels événements, quels mots, quelles images ont marqué notre mémoire collective?

    "Le Printemps québécois, une anthologie" propose un retour sur ce moment particulièrement dense et animé de l'histoire contemporaine du Québec. Le livre présente une chronologie exhaustive des événements (jour par jour, de février 2012 jusqu'au Sommet sur l'enseignement supérieur, en février 2013) et documente l'ensemble des productions culturelles auxquelles ils ont donné lieu. Textes littéraires de la revue "Fermaille", manifeste des Profs contre la hausse, affiches de l'École de la Montagne Rouge, interventions d'Anarchopanda : plus de 200 protagonistes du Printemps ont collaboré à ce livre en forme de carré rouge qui ne prétend pas à la neutralité, mais vise à constituer une archive de la grève étudiante.

    Il s'agit d'un travail documentaire unique qui illustre toute la richesse, la créativité et la diversité du Printemps québécois. Comme l'écrivent les trois auteur.e.s de l'ouvrage, « c'est pour maintenir vive la mémoire d'un printemps où l'art, l'acte et la pensée ont repris leurs droits que nous avons fait le pari de laisser la parole à ceux qui, étudiant.e.s engagé.e.s, professeur.e.s indigné.e.s, citoyen.ne.s solidaires, s'en sont saisie. Cette histoire que l'Histoire risque d'oublier, nous la racontons par la voix de celles et ceux qui l'ont faite ».

  • Post-partum. paroles de mères : pour en finir avec les tabous Nouv.

    « Post-Partum ». J'aime ce terme un peu barbare parce que justement, il est barbare. Il assume une crudité, un pragmatisme. Être mère, ce n'est pas forcément bleu layette et rose glamour. Ça ne fait pas areuh areuh tous les jours...
    Tout en faisant areuh areuh quand même, parce que là est la magie et la complexité de l'affaire. On s'émerveille d'avoir ce bout d'ange niché au creux des bras, on adore l'idée de le chérir et de le voir grandir. Faut-il pour autant en nier les aléas ?"

    Réjane Éreau est journaliste depuis 18 ans. Elle explore les thèmes du vivre-ensemble, de l'identité et de la connaissance de soi. Son engagement sur les questions de diversité a été récompensé par l'ONU en 2009.

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