• Dès 1925, Zweig pressent l'un des grands bouleversements sociaux de notre siècle : l'uniformisation du monde. Si le concept de mondialisation reste alors toujours à inventer, il examine avec perplexité des sociétés qui gomment progressivement toutes leur aspérités. Avant même l'invention des smartphones, il nous décrit l'avènement de l'instantanéité. Ce culte de l'éphémère joue finalement un rôle central dans l'uniformisation ici dénoncée.

    Dans ce texte saisissant d'actualité, Zweig pose un regard sensible sur une époque foncièrement hostile envers les originaux. Un essai à lire comme le témoignage lucide d'un homme définitivement en rupture avec l'esprit de son temps. Dernier recours pour les individualités récalcitrantes : fuir en elles-mêmes, pour oublier l'oppression du collectif.

    Stefan Zweig (1881-1942), de nationalité autrichienne, est l'un des auteurs de langue allemande majeurs du XXe siècle. Romancier, essayiste et dramaturge, il est l'auteur de plusieurs classiques, comme Amok ou La Confusion des sentiments. S'il rencontre le succès de son vivant, son existence bascule à l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Exilé au Brésil et désespéré par la guerre, il se suicide en 1942.

  • En 1922, le poète portugais Fernando Pessoa publiait Le Banquier anarchiste, mettant en scène un personnage surprenant: banquier et anarchiste. La question que tentait de résoudre le banquier reste ouverte: la véritable liberté ne s'obtient-elle qu'au prix de l'individualisme, qui permettrait seul d'échapper à l'argent et l'esprit grégaire?

    Un siècle plus tard, deux lecteurs de Pessoa, Adeline et Édouard, font la rencontre fortuite à Paris d'un vieillard qui prétend être le fameux banquier du dialogue entamé avec Pessoa. Tout en cherchant à percer le mystère de sa longévité, ils le prennent au mot et renouent le fil de la discussion en passant un pacte: pendant sept jours, ils ont le droit de lui poser toutes les questions et de lui opposer tous les arguments qui leur viennent à l'esprit.

    Adeline Baldacchino, née en 1982, est écrivain. Elle a publié des recueils de poésie, dont Théorie de l'émerveil, un roman Celui qui disait non (Fayard) et deux essais, La Ferme des énarques (Michalon) et Notre insatiable désir de magie (Fayard).

    Édouard Jourdain, né en 1981, est docteur en science politique et en philosophie, il est l'auteur de Proudhon, un socialisme libertaire (Michalon), Proudhon contemporain (CNRS Éditions), L'anarchisme (La Découverte).

  • Dans le climat de l'Ère des réformes, l'utopie technologique imaginée par John A. Etzler n'est pas vraiment extravagante : tant d'autres, au milieu du XIXe siècle, ont imaginé des projets saugrenus pour refaire le monde. Fort réticent à l'égard de ces communautés chimériques, Emerson suggère au jeune Thoreau de rédiger une critique de l'ouvrage d'Etzler. Dans la fantaisie irréalisable qu'il commente, Thoreau apprécie la suggestion d'une relation apaisée avec la nature mais n'accepte pas une société idéale dont le but serait le confort matériel et la recherche du plaisir. Surtout, l'utopie d'Etzler manque l'essentiel : elle ne fait pas confiance à l'homme. Or, s'il doit y avoir progrès, il sera individuel.

    Américain dissident, Henry D. Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Cent-cinquante ans après sa mort, Alexis de Tocqueville reste un mystère. Trop libéral pour la droite, trop aristocrate pour la gauche, il est un démocrate de raison et non de coeur.

    Son génie est d'avoir pensé la démocratie dans toutes ses dimensions, notamment sa face sombre - la tyrannie de la majorité et sa passion pour l'égalité - qui peut la faire basculer dans le despotisme. Voilà pourquoi il est d'une actualité saisissante au moment où les nations libres traversent une crise sans précédent depuis les années 1930. Nul mieux que lui n'a montré que la démocratie peut s'effondrer de l'intérieur, sous l'effet de l'individualisme, des émotions collectives et de la fascination pour la violence. Nul mieux que lui n'a souligné qu'elle dispose de formidables ressources pour relever les défi s nés des transformations du capitalisme, des régimes ou des idéologies qui entendent la détruire. Car Tocqueville est aussi un combattant de la liberté, qui a lutté pour l'abolition de l'esclavage, la réforme du système pénitentiaire et l'enracinement de la République. Un combattant de la liberté qui nous rappelle qu'elle dépend de l'engagement de chacun à la défendre.

  • Et si tout n'était qu'une question de liens ? C'est l'hypothèse de laquelle sont partis Damien Deville et Pierre Spielewoy pour élaborer le cheminement théorique et politique de l'écologie relationnelle. Fils de la fin du XXe siècle, les auteurs font partie de cette génération qui a vécu à la fois la diversité du monde et sa destruction précipitée. S'ils formulent une puissante critique de l'uniformisation des territoires et des paysages actuellement à l'oeuvre, c'est pour mieux dynamiter les barrières qui nous empêchent de penser pour et par la diversité, et nous inciter à redécouvrir la complexité du vivant, des individus et des cultures, ferment d'une société empreinte de justice et riche de rencontres. En renouvelant notre façon d'habiter la Terre et en définissant avec justesse la place de l'humanité dans la grande fresque du vivant, l'écologie relationnelle devient une ode à la pluralité et à la solidarité. Elle est le point de départ d'un projet politique qui porte avec fierté des métissages territoriaux par-delà les individus et par-delà l'Occident.
    Ouvrir la voie d'un monde enrichi et fier de ses diversités.

  • En rappelant les fondements de la liberté religieuse et sa dimension sociale et communautaire, ce texte fondamental veut promouvoir une authentique culture du bien commun et du dialogue dans les sociétés démocratiques et pluri-religieuses. Un document nécessaire à l'heure des fondamentalismes.
    La Commission théologique internationale a pour tâche d'étudier les questions doctrinales importantes, surtout celles qui revêtent un aspect nouveau, et d'apporter une assistance au magistère de l'Église.
    Dans cette perspective, ce nouveau document propose d'utiles éléments de discernement pour réfléchir sur l'évolution qu'a connue la problématique de la liberté religieuse. En effet, depuis la déclaration conciliaire Dignitatis humanae, plusieurs nouveaux défis ont surgi : recrudescence du fondamentalisme, tentations communautaristes, inflation des droits individuels déconnectés de la vérité de la nature humaine, dérives de l'État éthiquement neutre vers des formes douces de totalitarisme... En rappelant les fondements du droit naturel à la liberté religieuse et sa dimension sociale et communautaire, le texte insiste sur la valeur de la liberté religieuse pour promouvoir une authentique culture du bien commun et du dialogue dans les sociétés démocratiques et pluri-religieuses.
    Dans la préface à l'édition française, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des évêques de France, souligne combien le thème de la liberté religieuse interpelle à la fois chacune des religions et les sociétés politiques. Un guide de lecture, propre à l'édition française, donne quelques clés pour entrer de façon fructueuse dans le document.

  • Le fonctionnement du monde repose sur notre consentement, le plus souvent implicite et inconscient. Pourtant, ne serait-il pas temps de ROMPRE? De briser ce consentement et d'agir dès maintenant pour construire cet « autre monde possible » ?

    Voilà ce à quoi nous invite Dominique Boisvert. Après avoir ciblé quelles sont les sources du pouvoir, il démontre comment s'articule notre adhésion (in)volontaire au discours dominant, avec lequel il est impératif de rompre. Argent, vitesse, propriété, guerre, individualisme, compétition, (sur)consommation, travail, technologie... autant de thèmes et d'institutions sur lesquels se penche l'auteur pour explorer de nouveaux rapports au monde.

    Avec optimisme et détermination, il donne ainsi corps au cri que tentent de faire entendre les « indignés ». Parce que la rupture est aussi la possibilité d'une ouverture.

    Dominique Boisvert est membre fondateur du Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV). Avocat de formation, il a travaillé en milieu communautaire dans les domaines de la solidarité internationale, de la défense des droits humains, de la paix et de la nonviolence. Il est l'auteur de « L'ABC de la simplicité volontaire » (Écosociété, 2005).

  • Droit à l'alimentation, droit au logement, droit à l'eau. Dans les dernières décennies, la défense de droits collectifs semble s'être imposée dans le cadre des luttes sociales. Or, nous dit Brewster Kneen, le paradigme des droits est devenu si dominant dans le débat social et politique occidental qu'il s'apparente à une tyrannie. L'hégémonie du discours des droits est telle qu'il menace jusqu'à la capacité de nos sociétés à concevoir des interventions publiques efficaces en faveur de la justice sociale et du bien commun. La reconnaissance de droits sociaux dispense généralement les décideurs d'intervenir pour remédier à l'injustice et prend davantage une valeur incantatoire. La cause de cette impuissance réside en partie dans le mariage de la philosophie des droits avec l'individualisme et le libéralisme économique. Ériger un objectif en un droit, c'est le réduire à une revendication individuelle. Passant en revue toute une série de droits, l'auteur démontre que cela a pour effet de miner la solidarité sociale dans la poursuite de cet objectif. Remettant en question le prétendu universalisme des droits de la personne, Kneen cite plusieurs exemples de sociétés « non occidentales » où la notion même de droit individuel est absente, au profit d'un langage de la responsabilité à l'égard d'autrui. S'y élaborent des solutions collectives locales qui ont des chances d'apporter des remèdes concrets aux maux sociaux, ce qu'une société d'individus retranchés derrière leurs droits individuels et de propriété se révèle de plus en plus impuissante à accomplir. TdM : 1. La genèse des droits 2. L'individualisme des droits 3. L'avènement des droits comme discours dominant 4. L'imposture universaliste 5. Droits : le naturel et le divin 6. Les droits et l'Etat 7. Le droit de propriété : droits humains et droits des sociétés 8. Les droits relatifs à la propriété et le droit de propriété 9. Le droit à l'alimentation et l'assiette vide 10. Les droits des agriculteurs et les droits des sélectionneurs 11. Les droits fonciers 12. Les droits et les ressources : de la création à la commercialisation 13. Le droit à l'eau 14. Les droits de la nature : plantes, animaux, poissons 15. Chacun pour soi : les droits de l'intellect 16. Le droit de mourir comme on veut 17. Le droit d'ingérence 18. Où est-ce que ça va finir ?

  • Cet essai interprète ce qu'il est convenu d'appeler « la crise » sous un angle psychologique et moral. Dans son sens courant, la démoralisation renvoie à une perte de conviction et d'énergie. On peut également la comprendre comme une perte morale. L'idée centrale de l'ouvrage est qu'il existe un lien entre l'affaiblissement et la disparition de « la morale » (la prolifération des éthiques de substitution en est le symptôme le plus net) et la démoralisation comme perte de certitude et d'espoir.
    Historiquement lié à la démocratie et aux droits de l'homme, l'individualisme aboutit à des situations sociales d'une grande cruauté. Les valeurs morales traditionnelles sont des freins et des verrous pour la technoscience mondialisée, dont on peut montrer la foncière immoralité.

    Christian Godin est maître de conférences de philosophie à l'Université de Clermont-Ferrand et rédacteur en chef de la revue Cités. Outre un magistral travail encyclopédique sur le concept de totalité (Champ Vallon), il a publié une quarantaine d'ouvrages de philosophie, comme Au bazar du vivant. Dialogue avec J. Testart (Seuil) ; La Haine de la nature (Champ Vallon) ou un Dictionnaire de philosophie (Fayard).

  • Loin des représentations ordinaires qui font de l'individu une catégorie qui va de soi, les sciences sociales s'efforcent de mettre en évidence un processus relativement continu d'individualisation. L'individu est d'abord une construction façonnée par les institutions les plus diverses (État, Église, école, etc.).
    Cette gense de l'individu est explorée travers l'histoire sociale et économique, l'histoire religieuse, l'histoire politique, l'histoire littéraire et artistique, et travers les figures les plus diverses de l'individualisation : artiste, électeur, entrepreneur, croyant, élve.
    Synthse sur la sociologie de l'individualisation, cet ouvrage permet de réfléchir la façon dont la question de l'individu se pose. Qu'est-ce qu'tre soi aujourd'hui alors que nos sociétés ne cessent de formuler des injonctions l'authenticité individuelle, et que les identités collectives s'effacent ?
    Chacun de produire désormais son identité singulire. Mais cette individualisation émancipatrice quand les individus échappent aux identités prescrites, peut générer de nouvelles formes d'inégalités dans l'accs aux ressources identitaires. Selon leur position sociale, les individus sont en effet inégalement en mesure de réussir le travail toujours inabouti de construction de soi.

  • Depuis plusieurs années maintenant, la notion de réseau connaît la faveur du grand publie et des médias: on veut voir des réseaux partout, on veut mettre des réseaux partout. Au-delà de la mode, des utopies, des rêves, il y a à cela plusieurs raisons valables. De l'atome aux galaxies, en passant par le territoire, l'entreprise ou la culture, la réticulation s'est emparée des lieux et des êtres, tissant sans cesse de nouvelles extensions (Internet, téléphonie cellulaire...). Hier encore, les mots et les choses se distribuaient dans des tableaux, des arbres. Le damier des champs reflétait le catalogue des substances. Un ordre immuable semblait partout régner, dans la nature comme dans la société, au sol ou dans les nomenclatures. On voyageait peu. Le roi, sa cour restaient à Versailles, le peuple en ses provinces, le philosophe dans son poêle. Le développement industriel et celui des communications ont changé la face de la Terre. À la maille agricole, à l'organisation centralisée des villes et des villages s'est progressivement substitué un ensemble organique de liaisons denses, à la fois matérielles (routières, ferrées, fluviales...) et immatérielles (lumineuses, hertziennes... ) qui nous rendent proche l'"amour du lointain". À l'homme enfin devenu ce qu'il est, c'est-à-dire un "réseau pensant", il restait à "penser les réseaux". Ce livre - et les travaux des chercheurs d'horizons différents qui le constituent - entendent servir un tel projet.

  • Comment imaginer une transformation sans règles logiques tout comme un match de foot sans règles du jeu ou l'univers sans gravité ou principe d'équivalence (qui invalident toujours la théorie des cordes) ? Il en va de même pour toute chose. Puisque tout est transformation (rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme), les lois de la physique, de la chimie et de la biologie correspondent de la même manière aux règles induites par ce principe omniscient de transformation de la matière et de l'énergie : la TME. Mais comment fonctionne cette TME et qu'est ce qui l'a engendré ? Les physiciens, les chimistes, les mathématiciens et les biologistes se focalisent avec des oeillères tels des spécialistes de disciplines sportives sur ces forces induites par la TME, mais qu'est ce qui se cache derrière ce premier Principe majeur ? Or, c'est justement grâce à cette première clé que l'on peut découvrir le sens exact de l'Univers, son origine et son fonctionnement. Autrement dit, seul le décloisonnement des disciplines autorise la lecture et la compréhension du monde tel qu'il est : c'est la naissance de la géo-métaphysique ou l'ultra-physique. Trois Principes clés, trois moteurs inéluctables hors normes et une course poursuite après l'éternité générale. Une humanité actuellement en pleine introspection et partie intégrante de ces trois bolides ubiquitaires. Réussira-t-elle ce tour de force qui lui est imposé ? Accomplira-t-elle la mission qui lui est confiée et touchera-t-elle enfin la récompense ultime à travers les chemins interstellaires ? Tel un fil d'Ariane, la réponse à ce scénario improbable se trouve présent à la fois à travers ces pages et en nous même. Elran Valceka, professeur d'histoire-géographie et précurseur de la géo-métaphysique, nous livre ici sa vision originale de l'existence de l'Univers et les réponses tant convoitées à l'aune de l'humanité. Cet ouvrage, destiné à un public averti, saura également répondre aux lecteurs les plus novices désireux de trouver une réponse enfin logique et pertinente sur ce qui autorise l'existence et le fonctionnement de l'Univers.

  • Historiquement le mot "riche" est le nom commun d'une dualité : dans la conscience populaire circulent des considérations opposées - admiration et jalousie, vénération et détestation - à l'égard de cette minorité de notre société que peu connaissent vraiment de l'intérieur.
    Etant initié à ce microcosme, le franco-russe Anton Malafeev délivre ici un portrait psychosociologique des riches et des nouveaux riches à l'aide d'aventures vécues, narrées sous forme d'un roman. La mentalité russe y lève un peu le voile sur ses secrets. On y apprend pas mal de choses et réfléchit beaucoup : 5 nouvelles classes sociales au lieu de 3 habituelles (riches, pauvres et classe moyenne) ; la satire de la société "occidentalisée" y est habilement entrecoupée d'analyses simples mais percutantes, de chiffres et d'explications historiques.
    Originalité : chacun sans exception s'y reconnaîtra et sera presque contraint de s'interroger sur bien des choses. Car à travers le constat que "l'humanité a mis en place un système inadapté à sa propre nature", l'essai débouche (à contre-courant du pessimisme généralisé) sur une solution - plafond universel de fortunes - vouée à inverser le principal trou noir de notre organisation sociale.

  • Ces dernières années, on est frappé par les
    profonds changements qui touchent la société, et ce, dans plusieurs dimensions de nos vies : les valeurs, différentes selon les générations (âgés, baby-boomers, X, Y, Z), les transformations de la famille, la difficile conciliation famille-travail, la quête de la réussite à tout prix et le culte de la performance dans tous les domaines. Tous ces changements se produisent alors que la révolution numérique et technologique
    transforme notre vie.
    L'auteur a ciblé les 11 défis que représente chacun de ces changements. Il a également souligné les conséquences négatives et positives, tout en proposant des pistes de solution pour vivre sainement dans le monde d'aujourd'hui. Chaque thème (défi) fait l'objet d'un chapitre.
    Le lecteur, découvrira que chaque chapitre se veut un catalyseur qui incitera à réfléchir aux défis que nous impose la vie moderne, dans un monde en constant changement. L'auteur nous invite à choisir les moyens pertinents pour y arriver.

  • À l'heure où l'humanité traverse une crise brutale qui interroge en profondeur sa politique,son individualisme, ses inégalités sociales, sa fraternité, sa liberté, son art, il fallait bien une première pierre pour le monde d'après. Le monde d'après ? Spirituel et laïque, porté par l'élan d'un nouveau récit collectif et par des croyances humanistes ravivées. Une Europe unie et fer de lance de nouveaux modes de vie durables et sensés. Cet ouvrage est une synthèse, un plaidoyer et un appel, pour commencer à rebâtir. Sa tonalité philosophique et politique ne doivent pas effrayer : il a été écrit pour tous ceux qui se préoccupent du destin du monde.

  • Analyse sociopolitique, ces essais étudient l'identité et son rapport à la modernité à partir de deux perspectives : la première, de longue durée, évalue le processus de modernisation qui s'est imposé en Occident depuis le début des « Temps modernes » (XVIe et XVIIe siècles) ; la deuxième, perspective plus contemporaine, analyse l'hypermodernité qui traverse nos sociétés au cours des années récentes. Plus concrètement, les essais tentent de comprendre les transformations identitaires de nos sociétés à lapproche XXIe siècle, à la lumière des conséquences du processus de modernisation sur lidentité.

  • Si Internet est aujourd'hui omniprésent et un outil quasi indispensable dans nos relations sociales et économiques, son usage parfois abusif peut causer des problèmes de cyberdépendance. Vous trouvez que votre enfant passe trop de temps devant les écrans ? Qu'en penser ? Que faire ? En décrivant les enjeux psychosociaux entourant la problématique complexe des cyberaddictions, cet ouvrage trace un portrait sociologique critique de l'économie du savoir, des métadonnées et des « prophètes » de la Silicon Valley. Plus concrètement, il met en lumière les conditions propices à la cyberdépendance avec le téléphone intelligent, Facebook et les jeux vidéos. Axé sur les préoccupations parentales, cet essai s'adresse tant aux parents qu'aux inter­venants qui oeuvrent, de près ou de loin, auprès des jeunes pour les sensibiliser aux problèmes potentiels de la cyberdépendance et les outiller à l'aide de pratiques innovantes et préventives. Il veut aider les parents à accompagner leurs enfants de manière sécuritaire pour qu'ils vivent une expérience positive de l'usage d'Internet, sans leur imposer des restrictions à tout prix, sans tomber dans l'abus.

  • Peut-on changer notre vision du monde ? Nouv.

    La vision du monde occidentale n'est pas la seule norme. Dans d'autres cultures, et notamment en Asie, il existe différentes manières d'être au monde. Et il est grand temps de les découvrir, de les penser.

    La vision du monde, c'est le pouvoir de notre imaginaire. C'est elle qui régit nos représentations mentales et a fortiori notre façon d'être. En Occident, l'individualisme est au coeur de la modernité et des fondements de la civilisation. Toutefois, deux formes d'individualisme s'affrontent : l'individualisme atomiste (ou égocentré) et l'individualisme relationnel. Le premier est la forme dominante depuis des siècles, elle est nourrie par l'expansion du capitalisme et du néolibéralisme ; le deuxième tient au processus d'individuation qui rend, par la diversité de ses relations, chaque personne unique et indispensable. "L'être est relation".

    Les sciences biologiques et humaines découvrent que le processus relationnel d'individuation est au coeur du monde vivant. Il est mieux à même de répondre à nos défis écologiques et sociaux actuels. Il est nécessaire, voire vital, de modifier notre façon d'être au monde par le biais de nos imaginaires et en accordant une priorité à la création culturelle.

    Un ouvrage pédagogue et pertinent sur la puissance de nos représentations mentales, qui amènera sans nul doute à réfléchir, peut-être à repenser, notre individualisme.

  • «Le filet» s'inspire d'un fait réel: l'émeute qui ébranle la petite ville portuaire de Shippagan (N.-B.) en 2003, alors que la grogne populaire s'élève contre la mainmise des crabiers sur la plus lucrative des pêches.

    Le drame intergénérationnel au coeur de cette pièce fait écho au chaos social qui sévit dans la Péninsule acadienne. Riche propriétaire d'un crabier, Anthime Chiasson exige que son petit-fils assume sa succession. Son fils Léo, à présent capitaine du bateau, ne veut pas céder sa place. Coincé entre l'entêtement de son grand-père et la cupidité de son oncle, le jeune Étienne voit son idéalisme mis à mal.

  • La fin de vie et litinérance sont les terrains denquête de lauteure qui tente de mieux cerner les recompositions de lintervention sociale par rapport à lindividualisation et à la singularisation de la société. Elle présente ainsi deux dispositifs daccompagnement, lun sadressant à des hommes sans-abri et lautre à des personnes aux prises avec le VIH.

  • L´oeuvre de Daniel Poliquin s´impose actuellement comme l´une des plus remarquées au Québec et au Canada. Signe du haut profil de l´auteur, la liste impressionnante des prix littéraires remportés, la traduction systématique de ses romans vers l´anglais et, en 2006, la consécration de son oeuvre dans le cadre d´un colloque universitaire.

    «Lire Poliquin» réunit les articles des treize chercheurs réputés qui ont participé à ce colloque, dont François Paré, Robert Yergeau, Lucie Hotte, Jean Morency et François Ouellet, le directeur de cet ouvrage. Entre autres, ils ont scruté le fonctionnement narratif des textes, abordé la construction identitaire des personnages et examiné l´attention accordée à l´oeuvre au Québec. L´ouvrage contient également l´allocution prononcée par Daniel Poliquin lui-même lors de la rencontre et un état des recherches sur l'oeuvre de Poliquin.

  • En période d'incertitude et de complexité l'autonomie apporte aux individus et aux organisations des réponses adéquates : elle génère une forte capacité à collaborer et innover, fait émerger de nouveaux talents et permet de fonder un nouveau management réconciliant performance et bien-être.

    Forts de dix années de pratique en organisation, les auteurs mettent en lumière les mécanismes de l'autonomie et proposent un modèle pour sortir de la dépendance, devenir soi-même autonome et accompagner concrètement l'autonomie au quotidien, tant au niveau individuel que collectif.

    Ce nouvel éclairage s'appuie sur de solides références théoriques : des sociologues comme Edgar Morin et Michel Crozier, des penseurs comme Paul Watzlawick, des spécialistes du management tels que Will Schutz, de la connaissance comme Jean-Yves Prax, et du coaching comme Vincent Lenhardt.

    Illustré par de nombreux exemples et cas pratiques, ce livre propose un modèle universel puisque transposable à des domaines aussi variés que le management, le coaching, le développement personnel, la politique, et s'adresse à tous les professionnels de l'accompagnement : managers, consultants, coachs, formateurs et thérapeutes.

    Il leur apportera :


    Une définition précise de l'autonomie et des capacités qu'elle permet de développer ;

    Un modèle puissant pour développer l'autonomie dans ses relations (modèle de l'autonomie relationnelle) et dans ses actions (modèle de l'autonomie stratégique) ;

    Des méthodes concrètes pour accompagner l'autonomie au quotidien, étape par étape.


    Avec une préface de Vincent Lenhardt.

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