Sciences humaines & sociales

  • Historiquement le mot "riche" est le nom commun d'une dualité : dans la conscience populaire circulent des considérations opposées - admiration et jalousie, vénération et détestation - à l'égard de cette minorité de notre société que peu connaissent vraiment de l'intérieur.
    Etant initié à ce microcosme, le franco-russe Anton Malafeev délivre ici un portrait psychosociologique des riches et des nouveaux riches à l'aide d'aventures vécues, narrées sous forme d'un roman. La mentalité russe y lève un peu le voile sur ses secrets. On y apprend pas mal de choses et réfléchit beaucoup : 5 nouvelles classes sociales au lieu de 3 habituelles (riches, pauvres et classe moyenne) ; la satire de la société "occidentalisée" y est habilement entrecoupée d'analyses simples mais percutantes, de chiffres et d'explications historiques.
    Originalité : chacun sans exception s'y reconnaîtra et sera presque contraint de s'interroger sur bien des choses. Car à travers le constat que "l'humanité a mis en place un système inadapté à sa propre nature", l'essai débouche (à contre-courant du pessimisme généralisé) sur une solution - plafond universel de fortunes - vouée à inverser le principal trou noir de notre organisation sociale.

  • La vision du monde occidentale n'est pas la seule norme. Dans d'autres cultures, et notamment en Asie, il existe différentes manières d'être au monde. Et il est grand temps de les découvrir, de les penser.

    La vision du monde, c'est le pouvoir de notre imaginaire. C'est elle qui régit nos représentations mentales et a fortiori notre façon d'être. En Occident, l'individualisme est au coeur de la modernité et des fondements de la civilisation. Toutefois, deux formes d'individualisme s'affrontent : l'individualisme atomiste (ou égocentré) et l'individualisme relationnel. Le premier est la forme dominante depuis des siècles, elle est nourrie par l'expansion du capitalisme et du néolibéralisme ; le deuxième tient au processus d'individuation qui rend, par la diversité de ses relations, chaque personne unique et indispensable. "L'être est relation".

    Les sciences biologiques et humaines découvrent que le processus relationnel d'individuation est au coeur du monde vivant. Il est mieux à même de répondre à nos défis écologiques et sociaux actuels. Il est nécessaire, voire vital, de modifier notre façon d'être au monde par le biais de nos imaginaires et en accordant une priorité à la création culturelle.

    Un ouvrage pédagogue et pertinent sur la puissance de nos représentations mentales, qui amènera sans nul doute à réfléchir, peut-être à repenser, notre individualisme.

  • À l'heure où l'humanité traverse une crise brutale qui interroge en profondeur sa politique,son individualisme, ses inégalités sociales, sa fraternité, sa liberté, son art, il fallait bien une première pierre pour le monde d'après. Le monde d'après ? Spirituel et laïque, porté par l'élan d'un nouveau récit collectif et par des croyances humanistes ravivées. Une Europe unie et fer de lance de nouveaux modes de vie durables et sensés. Cet ouvrage est une synthèse, un plaidoyer et un appel, pour commencer à rebâtir. Sa tonalité philosophique et politique ne doivent pas effrayer : il a été écrit pour tous ceux qui se préoccupent du destin du monde.

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