• C'est l'an 1 d'Indignez-vous ! Près de quatre millions du petit livre beige répandus sur la planète. Dans l'élan des éditions étrangères, Stéphane Hessel a précisé ses positions sur Israël, la Palestine, rendu un hommage exceptionnel à l'inventeur des Nations unies, le président américain Franklin Roosevelt ; il est revenu sur la non-violence. Cette édition anniversaire intègre ces ajouts, mais aussi des corrections de lecteurs, des photos inédites, sans oublier la fabuleuse histoire de ce soulèvement des consciences.

  • Ce réquisitoire balaie d'un revers de main la démocratie telle qu'elle a cours. Et, ose-t-on ajouter, telle qu'elle a encore cours. Son argumentation repose sur des réflexions philosophiques qui traitent de l'organisation idéale de la collectivité en démocratie, notamment le Contrat social de Rousseau. La raison seule est garante de la justice, et non les passions, nécessairement marquées par l'individualité. Or, les partis, puisqu'ils divisent, sont animés par les passions en même temps qu'ils en fabriquent. Pour Weil, un parti comporte potentiellement, dans sa lutte pour le pouvoir, un caractère totalitaire. Ils défendent leurs intérêts propres au détriment du bien public. Il faut se garder comme de la lèpre de ce mal qui ronge les milieux politiques mais aussi la pensée tout entière. Contre les passions collectives, elle brandit l'arme de la raison individuelle.
    Rédigé en 1943, ce texte propose un système fondé sur l'affinité et la collaboration de tous, un hymne à la liberté individuelle capable de s'exprimer dans le cadre d'une collectivité.

  • Désordre

    Leslie Kaplan

    Le mois de mai, tout le monde s'y attendait, fut explosif.

  • George Orwell est connu pour avoir écrit 1984 ou La Ferme des animaux, il l'est moins pour la réflexion qu'il a menée sur la condition des gens ordinaires. Bruce Bégout rend ici hommage à l'humanisme d'Orwell. Il y a, dans sa pensée, la combinaison d'une lucidité pessimiste et d'une joie de vivre. En parcourant son oeuvre, il tente de définir la notion de "décence ordinaire", ce "sens moral inné" qui incite les gens simples à bien agir. Il dénonce, entre autres, l'indécence extraordinaire des intellectuels qui s'affilient au pouvoir et les dérives d'un socialisme coupé du quotidien. Révélant l'importance qu'occupe la question du monde de la vie quotidienne chez Orwell, Bruce Bégout nous propose une lecture nouvelle de son oeuvre et met en valeur la finesse de son jugement politique.

  • Pour l'auteur, jeune avocat, « la révolution est faite dans les esprits » depuis le samedi 17 novembre 2018 quand des individus isolés, figés jusqu'ici dans un « coma politique » ont émergé comme force politique. L'ouvrage revient sur ce réveil d'autant plus inaugural, assure l'avocat, qu'une fois gagné le combat des idées, tout peut suivre : la remise en cause des dispositifs fiscaux accordés aux 1 %, voire aux 0, 1% qui détiennent 99 % des richesses du pays ; de l'évasion fiscale (80 à 100 milliards par an) ; des intérêts de la dette publique (40 milliards par an) au profit du système financier. Et surtout le retour du peuple dans la démocratie. Il sera bien sûr aussi question de la violence, des divisions et des courants internes au mouvement qui ont pu l'affaiblir.

    François Boulo, 32 ans, est un avocat de Rouen spécialisé dans le droit du travail et de la famille. Porte-parole devant les médias des gilets jaunes de Normandie, il a récemment été plébiscité pour devenir le porte-parole national du mouvement, ce qu'il a refusé, par respect pour l'horizontalité et la diversité du mouvement. Quatre-vingt mille personnes suivent son actualité sur sa page Facebook.

  • Eternel optimiste, Stéphane Hessel croit la nature «riche en ruses multiples» et invite les jeunes générations à s'indigner et à résister contre les choses scandaleuses qui les entourent. Un entretien vif, profond et passionnant.

  • À l'heure où la pauvreté se banalise, Stéphane Hessel nous invite à bâtir une authentique « société mondiale » reposant sur des institutions évoluées, légitimes et compétentes à l'échelle de la planète. Quelles sont les conditions de sa réalisation ? Avan

  • Une élection nationale est loccasion daborder un ensemble de sujets : dette, chômage, niveau de vie, sécurité Mais il en est un qui devrait dominer tous les autres : au-delà du comment vivre ensemble, celui du pourquoi vivre ensemble.

    Aujourdhui, notre crise sociale se double dune crise identitaire. Séparée, inégale, la France ne semble plus « une et indivisible ».

    Dun côté, des milliers de jeunes nés en France ne se reconnaissent plus comme Français ; de lautre, le Front national capte à son seul profit lidentité nationale.

    Face aux injustices, il faut savoir sindigner. Mais également tracer une voie nouvelle. Comment repenser notre nation au XXIe siècle ? Quelles sont les clefs de notre sursaut collectif ? Comment progresser « avec » plutôt que « contre » les autres ? Comment résoudre nos difficultés par lénergie du dialogue ?

    François Durpaire, dans un livre vif, documenté et nécessaire, montre que seule lacceptation de la pluralité identitaire permet de construire une identité française à la fois forte et ouverte sur le monde. Il nous invite à faire, ensemble, la révolution la plus urgente : celle du Lien.

  • Après Vocation Prof publié en 2000 où il dit son bonheur d´être prof, Frank Andriat décrit dans ce nouvel opus, en dix commandements cinglants et pleins d´humour, la situation d´un métier dont notre société a de plus en plus besoin et qui, paradoxalement, attire de moins en moins de jeunes.


    Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi l´école ne remplit-elle plus sa mission essentielle, celle d´amener le plus grand nombre à savoir lire, écrire et calculer ? Pourquoi, malgré les cris d´alarme qu´ils poussent depuis plus de vingt ans, les enseignants ne sont-ils pas écoutés ? Qui sont ces pédagogues et ces didacticiens qui, à l´abri de leurs bureaux, rêvent d´une école idéale et imposent leur vision des choses sans que les moyens nécessaires à la réussite de leurs projets soient donnés par les politiques ?

    Les profs au feu et l´école au milieu est le livre d´un enseignant qui est sur le terrain depuis trente-trois ans, d´un homme qui aime son métier et qui clame sa colère de voir des générations entières sacrifiées.

  • Après une brève aventure en terre poétique en 2008, la plume de Sandra Balance s'est tue durant douze ans avant de revenir, tout en force et en finesse. Célébrant les élans du coeur, elle met en lumière avec espièglerie souvent, avec douceur parfois ses joies comme ses indignations, ses coups de gueule et ses appréhensions... Mais c'est bel et bien l'amour et ses péripéties infinies qui l'emporte toujours sous ses mots enfiévrés.
    L'éclectisme et la curiosité animent Sandra Balance qui livre en mots sertis d'émotion ses états d'âme et ses coups de coeur.

  • "C'est un carnet à couverture noire que j'ai toujours sur moi et dans lequel j'écris chaque jour mes doutes, mes étonnements et mes colères. J'y ébauche aussi des articles, des chapitres de roman, des contes, des recettes de cuisine, des déclarations d'intention. Lorsque j'arrive à la fin des pages que j'ai noircies et que je les relis, telle une brève cérémonie des adieux avant d'étrenner un nouveau carnet, je découvre que je n'ai pas perdu ma capacité d'étonnement. Les textes qui suivent sont extraits de trois carnets de moleskine que j'ai remplis entre janvier 2002 et janvier 2004, et depuis lors, comme l'écrivait Van Gogh à son frère Théo. 'Les moulins ne sont plus là mais le vent est toujours le même.' " Les histoires que nous raconte ici Sepúlveda sont parcourues par le fil rouge de l'indignation devant les crimes impunis, la violence et l'intolérance. En contrepoint, il nous fait aussi partager le plaisir du souvenir des amis bien-aimés (Coloane, Vásquez Montalbán...) ou de courts récits drôles ou émouvants: un épisode de l'enfance, un frère, un match de boxe, un chien perdu...

  • Croire ou savoir ?

    Gerard Santarini

    Un monde meilleur ? Tout le monde en rêve, plus ou moins... Mais il semble que le chemin soit encore long et pénible ! Ne serait-ce pas, entre autres, parce que les difficultés de la route sont souvent mal identifiées et les parades pour surmonter les obstacles méconnues ? Le monde souffre encore de tant d'obscurcissements, de tant d'emprisonnements intérieurs et extérieurs. La connaissance n'a pourtant jamais été aussi répandue et sa puissance aussi grande et disponible. Mais son pouvoir de libération reste encore largement ignoré, voire dénigré. La science est aujourd'hui très forte mais la conscience est encore très faible !
    Cet essai se veut une contribution à la réflexion sur les multiples résistances à l'avancement vers plus de liberté, de fraternité et de bonheur et sur les moyens de les vaincre. Il n'apporte, bien sûr, aucune réponse définitive, mais il livre quelques pistes.
    Réquisitoire contre les effets pervers des religions, nationalismes, patriotismes et autres communautarismes plus ou moins latents ou plus ou moins avoués, il est aussi un plaidoyer pour la connaissance universelle ainsi que pour le doute et la recherche qui permettent d'y accéder. Hymne à la vérité, il exhorte à l'ascèse de la compréhension, à la pratique de l'émerveillement, à l'éveil des consciences.
    L'auteur y livre son propre témoignage et propose un chemin vers une spiritualité ouverte, adaptée à notre époque et compatible avec les merveilleuses découvertes de la science.

  • « 18 ans tout juste. L'orée de l'existence. La fin n'est pas pour aujourd'hui. Quelle malchance d'être née en ce siècle de marasme et de torpeur, de chômage et de dépression : quelle chance de pouvoir rappeler à mes aînés cette vérité pitoyable : «  toutes ces années  noires qui sont devant moi, je vous les dois! » Parmi eux, Stéphane Hessel. » Tels sont les premiers mots de Najat Al-Khali. Illustre inconnue, d'origine algérienne, fille d'ouvrier, élevée dans l'une de nos banlieues françaises, la rage au ventre. Mais aussi, future élève de classes préparatoires aux Grandes Ecoles! A l'injonction plurielle moralisatrice de l'ancien ambassadeur, Najat Al-Khali préfère la sommation. Puissante et singulière : indigne-toi! Car elle ne s'adresse pas aux nantis de ce monde, mais aux laissés-pour-compte, aux sans-emplois, aux sans patrie... Pour elle, l'indignation n'est qu'un nouvel avatar du sophisme philosophique, légitimant a contrario le maintien de l'ordre établi, qui semble dénoncé.  Devant ce mécanisme implacable, il faut abandonner l'évangélisme des donneurs de leçons, pacifistes du dimanche, et passer à l'acte : faire payer ceux qui peuvent et non ceux qui sont à la rue. Alors, du haut de ses 18 ans, Najat Al-Khali nous donne envie de lui emboîter le pas. Même si le chemin qu'elle propose peut conduire à l'interdit et au bannissement. Bref, à une révolte radicale, mais efficace.

  • L'ironie, c'est que Karl Marx fut et restera à jamais un bourgeois. Son père est un avocat de renom. Sa mère, la grande-tante des fondateurs de la trop célèbre société Philips, symbole aujourd'hui du capitalisme industriel triomphant. Donc le Manifeste du Parti communiste demeure le produit de ce jeune bourgeois révolté, allergique à son milieu, et décidé à en finir une bonne fois pour toutes avec sa propre classe sociale. Classique dans les milieux aisés. Mais ce qui rend cette oeuvre intéressante, c'est plus de comprendre ce qu'en a fait la postérité. En effet, jamais autant d'hommes ne se réclameront de la pensée d'un seul homme, se mobiliseront et tueront en son nom. Avec la bonne conscience d'accomplir leur devoir. Sans le remords causé par le ver dont parle le poète. Le Manifeste? Une sorte d'exercice de style dont la portée sera l'une des plus fortes de l'histoire de l'humanité. C'est pour cette raison là qu'il faut le lire et le relire. Pour percer le mystère d'un extraordinaire succès politique et économique. Un succès de librairie qu'aucun éditeur parisien n'aurait certainement osé prendre dans sa genèse.

  • « Le Québec, mesdames et messieurs, a besoin de lecteurs, des gens qui ferment leur télé, leur radio, leur ordinateur, leur tablette, leur lecteur MP3, leur téléphone, leur montre intelligente (eh oui...), des gens qui décident courageusement de s'extraire de la cacophonie du monde contemporain, d'affronter la solitude, et de s'astreindre à la réflexion en ouvrant un livre. On dit souvent sans trop y penser que lire, c'est se réfugier hors du monde. Je pense exactement le contraire. Lire est un acte de liberté. Dans le silence, dans la solitude, nous allons librement à la rencontre d'une autre pensée, d'un autre regard sur le monde. »

  • Le projet CR!ONS (recueil de poésie et chansons, musique, spectacle) s'inspire de la question suivante : Comment transformer l'indignation collective en force constructive ?

  • Sortir l'Europe de l'impasse Ne sentez-vous pas dans l'air une atmosphère pré-révolutionnaire ? Résignées, indignées, les jeunes générations, celles que l'on dit "Y", ne croient guère en l'action politique ordinaire. Mais que faire, dans une civilisation qui a perdu ses objectifs mobilisateurs ?

    Dans cet essai politique, Rafik Smati trace les contours d'un projet révolutionnaire qui pourrait être porté par la jeunesse : une révolution Y. Au coeur de ce projet, une Europe redessinée à partir d'un dédoublement : une Europe du Sud, menée par la France, tournée vers la Méditerranée, et une Europe du Nord, menée par l'Allemagne. En perspective, deux empires puissants, solidaires et pacifiques, qui serviront de socle à de nouvelles conquêtes humaines, scientifiques, économiques et sociales...

    Un ouvrage iconoclaste et audacieux, qui renouvelle le regard et ouvre les possibles.

  • Sur un sujet peu étudié, et si contemporain, à savoir la haine et les différentes passions qu'elle engendre et qui l'engendrent (indignation, colère, mépris, envie), une étude originale et pluridisciplinaire mobilisant approches philosophiques, politiques et historiques sur des événements passés et contemporains. Une analyse des haines du passé, de leurs effets individuels et collectifs pour mieux comprendre les haines actuelles, tel est l'enjeu de cet ouvrage. SOMMAIRE Préface -- IntroductionChap I -- De la haine1 -- Définition 2 -- Tempérance affective et connaissance adéquate 3 -- La haine ne peut jamais être bonneChap II -- Exacerbation et généralisation de la haine1 -- Imagination et vie affective 2 -- Illusion du libre arbitre et vie affective 3 -- Quelques mécanismes d'extension des affectsChap III -- De quelques passions réputées mineures1 -- Brève histoire philosophique et politique de la colère : de l'"Ethique" à l'"Iliade" et retour 2 -- Critique de la raillerie, éloge du rire, éthique, religion et politique 3 -- Le méprisChap IV -- " L'indignation est une haine..." 1 -- Mauvaise ou bonne indignation ? 2 -- Indignation, tyrannie et terreurChap V -- "L'envie est la haine..."1 -- Des envies à l'Envie 2 -- De l'Envie 3 -- "Le sentiment démocratique de l'envie" A. de TocquevilleIndex

  • "Ce soir, la nationale est exceptionnellement dégagée, les voitures et leurs occupants semblent terrés à l´horizon. Affalée sur mon volant, je parcours les courbes rugueuses de l´itinéraire gris qui s´érige devant moi. Mon auto s´engloutit dans la voie sinueuse qui m´aspire. Je tremble de froid, mon âme en émoi filtre la froidure de l´air qui vient s´abattre sur mon front nu, en désarroi. Je suis en route pour rentrer chez moi et je me souviens qu´aujourd´hui Mme Ronsard, la nouvelle directrice, a encore tenu des propos agressifs à l´égard de Mme Nanti. Puis, elle s´en est prise à nous, le personnel de l´école. Et comme d´habitude, sa pugnacité ne me donnait pas envie de travailler. Pourtant, je devrais m´habituer à sa rengaine effrénée qui nous pompe l´air, nous inspire l´iniquité. Dire qu´une dirigeante doit arborer l´exemple ! Parbleu ! N´apprend-on pas aux enfants à se respecter mutuellement ? Quel triste spectacle ! Quel odieux comportement ! La vipère est vénéneuse et son venin torture l´âme faible et fragile."

  • Depuis plus d'un demi-siècle, le peuple guinéen est assommé par les pratiques politiques inacceptables qui font le confort du parti au pouvoir au prix de sacrifices humains. Comment un peuple comme le nôtre, qui fut le socle de la fierté de toute l´Afrique de l´ouest, accepte l'inadmissible ? Les résignés de notre pays ne devraient-ils pas méditer sur ce qui se passe dans l´ensemble des pays qui entourent la Guinée en terme de luttes pour le respect des droits humains ? Le combat de notre organisation, c´est l´instauration d´une vie politique sereine avec celui de la fraternité pour tous les résignés d´aujourd´hui. Mettre fin à la résignation de notre pays, c´est le sens de la lutte que la Ligue Guinéenne des Droits de l'Homme et du Citoyen, Fédération de France, mène depuis plus de cinquante ans.

  • Scandales financiers, crises économiques, pantalonnades politiques... Est-ce ce monde dont nous voulons ? Le constat d'Emmanuel Decroix est sans appel : le système est injuste et n'a que trop duré, il faut dès maintenant y mettre un terme. L'auteur appelle à une révolution empreinte de bon sens, de solidarité et surtout de rassemblement.

  • Ce recueil kaléidoscopique est cousu de rêveries poétiques adroitement réalistes. Indignés et nostalgiques, ces aphorismes plurivoques sont tous porteurs d'une même lueur : la foi. Enivrant, son lyrisme va au-delà de la poésie, en ce qu'il rejoint l'universelle histoire humaine.


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