• Pas de questions, détends-toi. C'est le nouveau mot d'ordre des humains, obsédés par
    leur confort individuel et leur tranquillité d'esprit, déchargés de tout travail par les robots.
    Livres, films et sentiments sont interdits depuis des générations. Hommes et femmes se
    laissent ainsi vivre en ingurgitant les tranquillisants fournis par le gouvernement. Jusqu'au
    jour où Paul, jeune homme solitaire, apprend à lire grâce à un vieil enregistrement. Désorienté,
    il contacte le plus sophistiqué des robots jamais conçus : Spofforth, qui dirige le
    monde depuis l'université de New York. Le robot se servira-t-il de cette découverte pour
    aider l'humanité ou la perdre définitivement ?

  • Le dernier message

    Nicolas Beuglet

    • Xo
    • 17 Septembre 2020

    Serez-vous capable d'affronter la vérité ?

    1 autre édition :

  • Dans ce débat inédit, le sociologue et l'agroécologue confrontent leurs réflexions, implacables et lumineuses, sur l'état du monde, l'état de l'humanité, l'état des... humains. Le moment civilisationnel est critique, jamais auparavant il n'avait été à ce point possible de penser, d'espérer autrement cette humanité, et chaque citoyen du monde a pu saisir qu'une telle opportunité pourrait bien ne plus jamais se représenter. Que faire pour aider les consciences, sensibles à cet immense chantier, à passer à l'acte ? Que faire pour éveiller les « autres » consciences, encore rétives ou suspicieuses ? Que faire pour réenchanter l'avenir de l'humanité, cette humanité dont la pandémie a confirmé chez les uns, révélé chez beaucoup, l'extraordinaire vulnérabilité ?

    Edgar Morin, né en 1921, est sociologue.

    Pierre Rabhi, né en 1938, est agroécologue.

    Ils répondent dans cet ouvrage au journaliste Denis Lafay.

  • "Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de narines - à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d'un odorat - mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux. [...] En groupe autour de la bouche, seize tentacules minces, presque des lanières, étaient disposés en deux faisceaux de huit chacun. Depuis lors, avec assez de justesse, le professeur Stowes, le distingué anatomiste, a nommé ces deux faisceaux des mains."

    3 Autres éditions :

  • Dès 1925, Zweig pressent l'un des grands bouleversements sociaux de notre siècle : l'uniformisation du monde. Si le concept de mondialisation reste alors toujours à inventer, il examine avec perplexité des sociétés qui gomment progressivement toutes leur aspérités. Avant même l'invention des smartphones, il nous décrit l'avènement de l'instantanéité. Ce culte de l'éphémère joue finalement un rôle central dans l'uniformisation ici dénoncée.

    Dans ce texte saisissant d'actualité, Zweig pose un regard sensible sur une époque foncièrement hostile envers les originaux. Un essai à lire comme le témoignage lucide d'un homme définitivement en rupture avec l'esprit de son temps. Dernier recours pour les individualités récalcitrantes : fuir en elles-mêmes, pour oublier l'oppression du collectif.

    Stefan Zweig (1881-1942), de nationalité autrichienne, est l'un des auteurs de langue allemande majeurs du XXe siècle. Romancier, essayiste et dramaturge, il est l'auteur de plusieurs classiques, comme Amok ou La Confusion des sentiments. S'il rencontre le succès de son vivant, son existence bascule à l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Exilé au Brésil et désespéré par la guerre, il se suicide en 1942.

  • La mise en oeuvre d'un revenu universel d'existence et la promotion de l'écologie sociale sont les deux réponses les plus adéquates pour surmonter les crises que nous traversons et assurer la relève de notre société. L'alternative au statu quo ou au repli nationaliste sous le seul prétexte de reconstituer une souveraineté industrielle disparue, est l'écologie sociale. Il faudra engager une transition écologique et énergétique radicale au niveau européen et permettre le changement d'échelle de l'économie sociale et solidaire. Mais le passage à une autre société plus tempérante, plus respectueuse des personnes et de l'ensemble du vivant suppose que nous changions aussi notre regard sur le travail. Reconnaissons que notre société s'est lourdement trompée en préférant systématiquement les biens aux liens, la valeur économique à la valeur sociale.
    Dans plusieurs pays occidentaux, la proposition d'un revenu universel d'existence ou d'un revenu de base est réapparue avec la crise du Covid. La réponse sociale française est insuffisante et reste arrimée aux cendres d'un monde qui se consume sous nos yeux. L'accès au chômage partiel est conditionnel et de surcroît réservé aux salariés. Il est loin de couvrir les besoins de tous, notamment des indépendants, dont la propagation de l'épidémie et les décisions de confinement du gouvernement ont brutalement réduit les revenus à néant. Un revenu universel et inconditionnel réparerait cette injustice. Qui peut affirmer que d'autres crises sanitaires mondiales liées aux conséquences écologiques du néolibéralisme n'auront pas lieu à court terme ?
    S'il faut bien sûr prévenir ces crises en reconstituant une réponse sanitaire efficace, il faut nous prémunir de leurs conséquences économiques et sociales tragiques. Le revenu universel et inconditionnel est l'antidote social à la répétition de ces crises sanitaires.
    Il est enfin un outil incomparable d'émancipation. On peut aujourd'hui avoir un emploi et un salaire sans vivre décemment, sans être véritablement libre ni maître de son destin. En libérant chacun d'une dépendance exclusive au revenu qu'il tire de l'emploi, le revenu universel donne une capacité de négociation et de choix à chaque individu. En ce sens, il permet l'exercice d'une citoyenneté intégrale, y compris dans l'ordre économique.
    L'émancipation sociale passe par cette pratique individuelle de la liberté. Nous ne fabriquerons pas de société plus coopérative, moins égoïste et moins cupide sans donner davantage d'autonomie et de liberté à chaque citoyen.

  • Montedidio

    Erri De Luca

    «Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied : "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»

  • « Voici sans doute mon dernier livre. Il varie sur les deux origines du mot religion, l'une probable, l'autre usuelle : relire et relier. Il ne cesse, en effet, de relire les textes sacrés tout en cheminant le long des mille et une voies qui tissent le réseau global de nos vies, de nos actes, de nos pensées, de nos cultures. En cela, il conclut quelques décennies d'efforts consacrés à lier toutes opérations de synthèse.

    À l'âge analytique - celui des divisions, décompositions, destructions, y compris celle de notre planète - succède celui de la synthèse et de la reconstruction. Nos problèmes contemporains ne peuvent trouver que des solutions globales.

    Comment ne point finir par le religieux, dont on dit qu'il relie, selon un axe vertical, le ciel à la terre, et, horizontalement, les hommes entre eux ? »

    Michel Serres

  • Le propre du sujet Nouv.

    Par temps de confusion, Jean François Billeter se pose l'une des questions les plus fondamentales de la philosophie moderne : la nature du sujet humain. C'est dans la considération et la compréhension de ce que nous sommes, que nous serons en mesure d'appréhender ce monde toujours plus illisible. Ce retour sur soi fut vécu par chacun de manière imposée, lors du confinement. Mais loin d'un appel au repli sur soi, l'auteur invite au contraire le lecteur à dialoguer avec lui pour éprouver sa nature de sujet.

    Il en vient ainsi à ce constat fondamental : c'est précisément le je qui constitue le dénominateur commun entre chaque individu. Dans cet essai court, dense et singulier, il allie avec brio rigueur intellectuelle et méticulosité philosophique à son goût pour les mots clairs et simples.

    Après avoir été professeur d'études chinoises à Genève, Jean François Billeter a quitté l'université pour se consacrer à ses propres travaux. Dans ses études sur certains textes remarquables de Tchouang-tseu et sur l'art chinois de l'écriture, il allie la plus grande rigueur sinologique au souci constant de se faire comprendre des lecteurs non sinologues, à la fois par la clarté de l'expression et par la richesse des références à l'héritage occidental, ou simplement à l'expérience commune.

  • Des rapaces parcourent le ciel, des chiens gambadent et des couguars se tapissent parmi les arbres. Les plaines sont balayées par les vents, les forêts sont lugubres ou enchanteresses et quand il ne neige pas, c'est qu'il va neiger. Dans La Rivière en hiver, Rick Bass se consacre aux fluctuations météorologiques, à la terre et à ceux qui l'habitent, solitaires et touchants. Que les hommes affrontent la nature ou la négligent, cette dernière les fascine au point de leur couper le souffle. Et si ses personnages s'adonnent à des activités quotidiennes - pister un élan, veiller sur un énorme poisson-chat ou trouver le parfait sapin de Noël - celles-ci se transforment, sous la plume de Rick Bass, en une expédition aux allures mythologiques parfois périlleuse, toujours mémorable.
    Rick Bass, considéré comme l'un des écrivains majeurs de l'Ouest américain, démontre avec La Rivière en hiver qu'il excelle dans la forme courte. Les huit nouvelles de ce recueil ont la densité et la force des meilleurs romans.

  • Dans la rue déserte d'une ville ravagée par la guerre, Marie s'effondre, touchée par une balle alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre Steph. Leurs retrouvailles devaient sceller leur réconciliation et l'aveu d'un amour partagé. Luttant contre la mort, la jeune femme ne désire plus qu'une chose : transmettre un message à Steph pour lui dire qu'elle venait et qu'elle l'aime. D'une écriture sèche et brûlante, Andrée Chedid raconte l'agonie de Marie et scande l'absurdité de la guerre, qui meurtrit les corps et sépare les amants.
    L'ÉDITION : découvrir, comprendre, explorer parcours de lecture groupements de textes quatre poèmes d'amour et de guerre la littérature engagée : écrire contre la guerre culture artistique cahier photos : histoire des arts Un livre, un film : Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet éducation aux nouveaux médias

    1 autre édition :

  • Bernie et sa femme ne se remettent pas de la mort soudaine de leur fils. La douleur, insubmersible, a eu raison de leur histoire. À quelques encablures de là, Sylvain et Élodie jouent de malchance lors des premiers remous du mouvement des gilets jaunes. Dans un accès de panique, cette dernière a mortellement renversé la mère du jeune garagiste, qui devra lui aussi composer avec le deuil. Plus bas dans la vallée, Édith fuit vers l'inconnu. Son compagnon a levé une fois de trop la main sur elle mais le hasard la mènera sur la route de Bernie, ermite devenu sauveur. Dans ce nouveau roman, André Bucher déploie une galerie de personnages, unis dans le chagrin, que le hasard des chemins des Alpes-de-Haute-Provence rassemblera, leur offrant un espoir de guérison, une chance de tordre la douleur.

    André Bucher est né en 1946. Après avoir exercé mille métiers (bûcheron, docker, berger), il s'installe à Montfroc, dans la Drôme, en 1975, où il vit toujours. Il est l'une des voix les plus singulières de la littérature française contemporaine. Tordre la douleur est son dixième roman.

  • L'écologie est une donnée fondamentale de la pensée humaniste d'Edgar Morin. Précurseur dans les années 1970 avec un texte intitulé L'an I de l'ère écologique, le philosophe n'a cessé depuis de réfléchir, ajuster, chercher à convaincre d'une nécessaire "écologisation" de la politique française. Pour Edgar Morin, l'écologie politique ne doit pas se cantonner à la défense des animaux, ou uniquement aux effets du réchauffement climatique mais faire un tout concernant l'avenir de l'individu, de la société et de l'espèce humaine : l'Homme a besoin de la Terre qui a besoin de l'Homme. Face au développement techno-scientifico-économique qui dégrade la biosphère et nous menace, il s'agit désormais de transformer nos vies et nos modes d'organisation. Telle devra être la nature de notre futur.

    Edgar Morin est un sociologue et philosophe français né en 1921. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages.

  • Trente ans après la tragique retraite de Russie du Corps expéditionnaire italien consécutive à l'échec de la prise de Stalingrad et vingt ans après la publication du Sergent dans la neige devenu un classique de la littérature italienne du XXe siècle, Mario Rigoni Stern réalise un désir qui le taraude : retourner sur les lieux où tant de ses camarades ont trouvé la mort, au combat, de froid ou de faim. C'est l'occasion d'évoquer ses souvenirs. Passé et présent alternent. Jadis, les souffrances vécues ont rapproché les deux camps. Aujourd'hui, l'auteur retrouve les qualités de l'âme russe découvertes dans les camps de prisonniers où, réfractaire à poursuivre le combat aux côtés des troupes allemandes après 1943, il a côtoyé les soldats de la grande Armée Rouge. Déjà, durant la retraite les contacts humains avec la population locale, élémentaires autant qu'essentiels, recèlent une belle leçon de vie. Il évoque aussi son cher plateau d'Asiago, notamment lorsqu'une vieille scierie est convertie en camps d'internement pour des Juifs dont l'auteur s'efforcera après la guerre d'identifier les victimes et les survivants afin de nous faire aussi connaître leurs noms, à nous, lecteurs. Comme dans tous ses livres, le grand écrivain italien nous fait partager avec une intensité rare les moments forts de sa vie qui, au-delà de son amour de la nature toujours présent dans ses écrits, forment une sorte d'odyssée courageuse entre toutes.

    1 autre édition :

  • Il n'est pas question ici des grandes vertus héroïques qui demandent de l'abnégation et qui participent du sublime. Les « vertus communes » concernent notre vie quotidienne, et leur vocabulaire est minime : ne pas peser sur la terre, s'en tenir à la discrétion de ne pas apparaître, à cette retenue pleine d'empressement qui est le centre de la vie sociale. Carlo Ossola nous invite à parcourir un chemin de sagesse en faisant halte auprès de douze petites vertus : l'affabilité, la discrétion, la bonhomie, la franchise, la loyauté, la gratitude, la prévenance, l'urbanité, la mesure, la placidité, la constance, la générosité, qu'il est bon d'exercer chaque jour, au travail, dans la vie familiale, et avec nous-mêmes. Pour guider chacun à faire de sa vie ordinaire une vie heureuse.

  • Un traducteur volant une cuillère parce que le texte original en contient une douzaine, un voyageur traversant la Bulgarie en longue conversation avec le contrôleur alors qu'il ignore tout de cette langue, un milliardaire d'occasion contant à son meilleur ami ses chagrins intimes : voici les personnages extravagants de ces nouvelles traduites du hongrois.
    L'humour est maître et un personnage récurrent, tour à tour héros ou témoin des multiples péripéties, est en le chef d'orchestre.

    « Un recueil de nouvelles où le goulasch du quotidien est pimenté d'un humour prince-sans-rire et d'un goût du fantastique. » -L'Express

  • "La terre, être silencieux dont nous sommes l'une des expressions vivantes, recèle les valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus: la cadence juste, la saveur des cycles et de la patience, l'espoir qui se renouvelle toujours car les puissances de vie sont infinies." Avec ce texte, magnifiquement illustré par Pascal Lemaître, Pierre Rabhi nous fait partager son amour pour la Terre, pour la nature, et nous appelle à en prendre soin.

    Pierre Rabhi, écologiste convaincu, expert international, est également philosophe et écrivain.
    Pascal Lemaître est illustrateur, tant dans l'édition que pour la presse.

  • 14 juillet 1099. Alors que les croisés sont aux portes de la ville, les habitants de Jérusalem se pressent autour d'un homme mystérieux connu sous le nom du Copte pour entendre ses derniers enseignements. La foule, composée de chrétiens, de juifs et de musulmans qui vivaient jusqu'alors en parfaite harmonie, s'apprête à livrer combat et la défaite semble immi-nente. Mais loin de toute stratégie guerrière, c'est une véritable leçon de vie qui leur est dispensée.
    Le Manuscrit retrouvé est une invita-tion à repenser notre humanité qui pose une question d'une brûlante actualité : quelles valeurs subsistent lorsque tout a été détruit ?

  • IMAGINER L'AVENIR N'EST PLUS UN PASSE-TEMPS ANODIN. C'EST DEVENU UN JEU RISQUÉ.

    « L'Accablement Climatique est devenu un agent mortifère au service de la Décontextualisation Nomade. Il n'y a pas une parcelle de terrain planétaire qui ne porte pas, soit les stigmates géologiques des cataclysmes en cours d'amplification, soit les stigmates psychologiques des populations sinistrées peinant à cohabiter avec le souvenir de leur vie passée. »

    Deux siècles après, nés pour réconcilier le biologique et l'éthique, les Nomades Décontextualisés ont transformé le monde en un lieu où les singularités et les affects n'existent plus. Claire Kraft va le découvrir à ses dépens.

    Quelque part entre Gibson et Koltès, une magnifique dystopie philosophique et politique ancrée dans l'actualité.

  • Quand les hommes se sont-ils mis à porter des bijoux ou jouer de la musique ? Quand les vaches ont-elles été domestiquées et pourquoi donnons-nous leur lait à nos enfants ? Où sont nées les premières villes et à quoi devons-nous leur triomphe ? Qui a développé les mathématiques - ou a inventé la monnaie ? L'Histoire de l'humanité est une histoire d'invention et d'innovation : nous avons continuellement créé, utilisé ou admiré de nouveaux objets. Avec ce livre révolutionnaire, Neil MacGregor dresse un portrait inattendu de l'évolution humaine. Il démontre le pouvoir qu'ont les choses de nous connecter avec une incomparable immédiateté à des hommes très éloignés dans l'espace et dans le temps, et de permettre à toute l'humanité d'avoir une voix dans notre histoire commune. Une colonne de pierre nous raconte comment un grand empereur indien invitait son peuple à la tolérance, une pièce de huit espagnole nous montre la naissance de la monnaie unique, un service à thé du début de l'ère victorienne nous fait voir le poids d'un empire... Du hachoir des gorges d'Olduvai en Afrique - l'un des objets les plus anciens produits par la main de l'homme - à la lampe à énergie solaire ou la carte de crédit, Une Histoire du Monde en 100 Objets nous fait voir l'histoire comme un kaléidoscope - changeante, interconnectée, constamment surprenante.
    Neil MacGregor est considéré comme l'un des plus célèbres historiens de l'art au monde. Il a dirigé la National Gallery à Londres (1987-2002) puis le British Museum jusqu'en 2015. En 2010, il crée, choisissant des objets conservés dans les vastes collections du British Museum, une série radiophonique avec la BBC pour raconter l'aventure de l'humanité à travers les histoires de cent objets fabriqués, utilisés, vénérés ou mis au rebut par l'homme. Cette série radiophonique de la BBC a battu des records de diffusion, de même que ce livre qui en est issu.
    Based on the BBC Radio 4 / British Museum series

  • N'étant pas progressiste, je ne suis pas décliniste non plus. Le monde est encore trop beau pour moi. Un ver de terre n'a pas fini de me fasciner. Et je sais qu'aucune technologie ne me permettra de comprendre ma femme, ni de l'aimer mieux. Ma résistance au progressisme procède de mon accueil du monde tel qu'il est donné, jusque dans son drame.
    Je n'ai pas encore appris à bâtir une maison, cultiver un potager, penser comme saint Augustin, chanter comme Dante - pourquoi me jetterais-je sur un casque de réalité augmentée ? Je ne suis pas encore assez humain, pourquoi chercherais-je à devenir cyborg ? Ce serait, sous couvert d'être à la pointe, abandonner mon poste.
    Voici quatre-vingt-dix textes drôlatiques et profonds dans lesquels Fabrice Hadjadj s'interroge sur le devenir de notre humanité sous l'emprise croissante de la technologie et de la consommation. Se refusant à tout discours moralisateur, il transmet, par sa langue jubilatoire, une irrésistible joie de vivre, tout en dégageant les bases qui permettent de refonder notre rapport à l'économie et au politique.

  • Pour se nourrir à 10 milliards, se vêtir, se chauffer, se déplacer, capter le carbone, le travail de la terre redevient l'avenir de l'homme. La révolution industrielle avait cru effacer la paysannerie. La mécanisation, la chimie, la transformation, allaient nourrir l'humanité. Et puis tout a changé avec la révolution écologique et numérique. Les objets et leurs fabrications ne sont plus le tout de l'humain. Il faut retrouver du sens, du local, du faire pousser, du territoire, des lieux. L'agriculture entre dans la ville, le bio et la biomasse, le soleil et le vent sont nos nouveaux futurs. Mais pour entrer dans ce monde nouveau, il faut à la fois du conservatisme - celui de l'infiniment petit de millions de cultures et de savoirs locaux -, et du progrès des sciences et des techniques.

    Jean Viard est sociologue, directeur de recherche associé au CNRS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Nouveau portrait de la France (2012) et L'implosion démocratique (2019). Il est officier de l'ordre du Mérite agricole.

  • « Nul homme n'est une île, complète en elle-même ; chaque homme est un morceau du continent, une part de l'océan [...] La mort de chaque homme me diminue, car je suis impliqué dans l'humanité. N'envoie donc jamais demander pour qui la cloche sonne : elle sonne pour toi. »
    John DONNE
    Vivre pour les autres est le seul moyen qui puisse nous aider à donner un sens à notre vie. Telle est la conviction de Nuccio Ordine, l'essayiste italien le plus lu dans le monde.
    Avec pour frères d'arme les géants de la littérature, Ordine nous invite à lire nos bibliothèques idéales et y voir des bibliothèques de combat et de résistance au monde comme il va.

  • L'une des principales passions humaines. L'un des grands moteurs de nos actions. Et qui pourtant n'avait jamais fait l'objet d'une étude complète. Le livre d'Helmut Schoeck, en nous proposant la première analyse exhaustive de l'envie à travers les temps et selon tous ses modes, a comblé une lacune considérable. Des sociétés traditionnelles aux sociétés modernes, des mythes à l'économie, voici une extraordinaire « coupe » de l'histoire de l'humanité vue à travers ce sentiment essentiel et les comportements qu'il engendre. Le crime peut-il être inspiré par l'envie ? Quels sont les rapports entre l'envie et l'esprit de compétition ? C'est à des questions éternelles aussi bien qu'aux plus contemporaines que répond ce livre. Loué par Karl Popper comme un livre essentiel, cet ouvrage qui puise dans l'histoire, la littérature, la théologie, le droit et la psychologie se lit - presque - comme un roman et permet à chacun de mieux se connaitre. Un texte véritablement fondamental.

    1 autre édition :

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