• Et si derrière la légende du pire assassin mexicain... Se cachait le meilleur expert en aspirateurs de tous les temps ?Falcon City, Arizona. Jacques Ramirez travaille à la Robotop, une entreprise d'électroménager et l'un des fleurons industriels du coin. Employé modèle, il bosse vite, bien, et sait surtout se faire discret. Pour cause : il est muet. Sa vie bascule le jour où deux membres d'un dangereux cartel pensent reconnaître en lui l'homme qui a trahi leur organisation par le passé : Ramirez, le pire assassin que le Mexique ait jamais connu. Aussi étonnant que cela puisse paraître, sous le chapeau du nettoyeur légendaire se cacherait désormais... un expert en aspirateurs hors-pair. Et maintenant que les hommes du cartel l'ont démasqué, ils feront tout, absolument tout... pour flinguer ce fumier !Pour marquer son entrée au catalogue Glénat, Nicolas Petrimaux livre un hommage réjouissant aux thriller d'action des années 1980. Un récit brutal et sans temps mort servi par une ligne à la puissance cinématographique, convoquant autant le Friedkin de Live And Die in LA que Tarantino ou Rodriguez.

  • " Je n'aime pas beaucoup les lettres, ni en recevoir ni en envoyer. Sauf de toi et à toi - et quelques autres. C'est ce qu'on doit appeler l'amitié"
    Tout en prenant un malin plaisir à se déclarer réticent à ce genre d'exercice, Jean d'Ormesson déploie dans l'art épistolaire autant de brio et de virtuosité que de talents de stratège et de séducteur. Il laisse libre cours, dans cette version la moins " autorisée " de son autobiographie, à son franc-parler, sa malice, son goût de l'ironie et de la facétie.
    C'est tout l'arrière-plan de son parcours dans le siècle que l'on voit se dessiner au fil de ces échanges multiples, sous l'effet révélateur des relations qui ont le plus compté dans son existence. Le meilleur de sa correspondance, en dehors de ses grandes amitiés littéraires, gravite autour de quelques figures clés. De Raymond Aron ou Roger Caillois à Claude Lévi-Strauss, tous ont agi sur Jean d'Ormesson comme autant de maîtres et d'inspirateurs dans sa réflexion intellectuelle et philosophique et l'évolution de son oeuvre.
    " Les amitiés qui commencent par les livres sont peut-être les plus fortes ", écrivait-il à José Cabanis. Cet ensemble de " messages portés par les nuages ", selon la formule de Jean-Marie Rouart, en offre une vivante et savoureuse illustration. C'est le même amour fou de la littérature qui explique l'amitié paradoxale de Jean d'Ormesson avec des auteurs aussi distincts de lui que Michel Déon ou François Nourissier. À travers eux on découvre ici son autoportrait le plus inattendu.
    Jean-Luc Barré

  • L'homme des bois

    Pierric Bailly

    "L'Homme des bois n'est pas seulement le récit de la mort brutale et mystérieuse de mon père. C'est aussi une évocation de la vie dans les campagnes françaises à notre époque, ce qui change, ce qui se transforme. C'est l'histoire d'une émancipation, d'un destin modeste, intègre et singulier. C'est enfin le portrait, en creux, d'une génération, celle de mes parents, travailleurs sociaux, militants politiques et associatifs en milieu rural."
    Pierric Bailly.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Antonin Artaud. C'est à l'occasion d'une exposition Van Gogh au Musée de l'Orangerie en janvier 1947, peu avant sa mort, qu'Antonin Artaud écrit ce texte. Il n'y a pas loin, il le sait et il veut qu'on en soit persuadé, de Vincent Van Gogh à Artaud le Mômo. Le ton est âpre, l'ironie mordante, le style jaculatoire. Ainsi, écrit-il, "on peut parler de la bonne santé mentale de Van Gogh qui, dans toute sa vie, ne s'est fait cuire qu'une main et n'a pas fait plus, pour le reste, que se trancher une fois l'oreille gauche, dans un monde où on mange chaque jour du vagin cuit à la sauce verte ou du sexe de nouveau-né flagellé et mis en rage, tel que cueilli à sa sortie du sexe maternel". Pour l'auteur du Théâtre de la Cruauté, Van Gogh "ne s'est pas suicidé dans un coup de folie, dans la transe de n'y pas parvenir, mais au contraire il venait d'y parvenir et de découvrir ce qu'il était et qui il était, lorsque la conscience générale de la société, pour le punir de s'être arraché à elle, le suicida. Et cela se passa avec Van Gogh comme cela se passe toujours d'habitude, à l'occasion d'une partouse, d'une messe, d'une absoute, ou de tel autre rite de consécration, de possession, de succubation ou d'incubation."

  • En 1855, l'abolitionniste John Brown quitte sa ferme pour le Kansas afin d'organiser la lutte contre l'esclavage. Thoreau rencontre le capitaine, qui n'hésite pas à tué des colons esclavagistes, en 1857 et en 1859 lorsqu'il vient chercher de l'argent pour ses opérations. Il est finalement arrêté et condamné à être pendu. À travers une tribune d'une quarantaine de pages adressée à ses concitoyens, la presse, les politiques (Plaidoyer en faveur du capitaine John Brown), un texte poétique rédigé pour le jour de son exécution (Le Martyre de John Brown) et un hommage (Les Derniers Jours de John Brown) Thoreau s'engage, à l'opposé de ses postures philosophiques initiales, dans la surprenante réhabilitation d'un fanatique, avant de retourner finalement vers sa préoccupation première : la nature.

    Américain dissident, Henry David Thoreau (1817-1862) est un réfractaire qui se plaît à résister, à suivre son chemin absolu en dépit de tout. Par ses écrits, il met la force tonifiante de sa résistance au service de tous ceux qui veulent garder l'esprit en éveil et maintenir une position critique peut-être plus nécessaire que jamais à notre époque de contrôle soft de l'opinion par les divers moyens d'information ou les « produits culturels ».

  • Dans cette conférence donnée en 1927, Italo Svevo se fait tant analyste affuté que portraitiste passionné. De son amitié avec James Joyce, rencontré à Trieste en 1906, l'Italien confie la genèse : ignoré par la critique et en manque de lecteurs, il abandonne l'écriture et entre dans la fabrique de vernis de son beau-père. Pour arpenter l'Europe en tant que commercial, il se voit obligé de suivre des cours d'anglais à l'École Berlitz de la ville, où James Joyce, de vingt ans son cadet, enseigne. De là naît une amitié, une "affinité élective" qui se traduit par l'échange d'ouvrages, de conseils et des encouragements mutuels. Joyce s'avérera d'ailleurs être la clé de voûte du rayonnement européen de l'oeuvre de Svevo.Cette conférence constitue une voie d'accès originale à l'univers fascinant de l'auteur de Finnegans Wake. L'approche biographique est complétée par une interprétation brillante de Ulysse. Au fil d'une analyse méticuleuse et critique de l'ouvrage, Svevo entend mettre au jour des clefs de lecture. L'une d'elle serait à trouver du côté de Stephen Dedalus, personnage aux multiples facettes, qui incarne à ses yeux l'alter ego de l'écrivain irlandais. Celui qui aurait inspiré Léopold Bloom, le héros principal du chef d'oeuvre, nous livre ici une poétique inspirée et inspirante de la vie et de l'oeuvre de Joyce.

  • Un enterrement comme je veux ! le premier guide pratique des obsèques civiles Nouv.

    Aujourd'hui, près d'un tiers des obsèques donne lieu à une cérémonie civile. Cette décision laisse souvent les familles face à un vide symbolique qui peut être déroutant. Comment faire de ce moment crucial un temps unique ? Où l'organiser ? Quels rituels inventer ?

     

    Le rituel des obsèques marque le début de notre chemin de deuil. Accordons-lui du temps et de l'attention, et surtout autorisons-nous à organiser une cérémonie qui nous ressemble. Choix du lieu et du maître de cérémonie, faire-part, discours, musique, objets symboliques, gestes rituels... Cet ouvrage propose des pistes de réflexion et des solutions concrètes pour être guidé lors de l'organisation de l'enterrement d'un proche ou pour pouvoir anticiper le sien. Il passe en revue toutes les étapes importantes d'une cérémonie et donne de nombreux conseils aux familles pour personnaliser les funérailles de l'être aimé.

     

    Aussi concret que complet, ce guide est également jalonné de témoignages : plusieurs familles se confient sur l'hommage particulier qu'elles ont rendu à leur défunt... Des histoires inspirantes que chacun pourra s'approprier pour offrir à son proche le plus beau des au revoir.

     

     

  • Retrouvez les plus belles citations de Guy Bedos !"Je vais bien. Et si tout le monde allait aussi bien que moi, j'irais beaucoup mieux.'
    "La célébrité n'est pas facile à assumer, je ne vois rien de pire, si peut-être, l'anonymat.'
    "Le bonheur, ça tient à un coup de volant mal négocié.'
    Ce petit livre rend hommage à Guy Bedos à travers 150 des plus belles citations de Guy Bedos.

  • Jérôme Lindon

    Jean Echenoz

    Ça s'arrête un matin gris, dans une rue de Trouville, le jeudi 12 avril 2001. Je suis en train de faire des courses quand mon téléphone sonne dans ma poche. C'est Irène qui m'annonce que Jérôme Lindon est mort lundi, et enterré ce jeudi matin même. Les heures qui suivent, je n'ai pas envie d'en parler.

  • « Car nous sommes dans un temps où les vents soulevés charrient de la poussière des confins du désert, car nous sommes dans des villes où nos pas hésitants arpentent nos faillites, détaillent nos abandons, où nos regards brouillés par le sable d'Afrique semé par les grands vents ne discernent plus rien du chemin à tracer, des directions à prendre, car nous sommes en passe de devenir fantômes, frères de déréliction de ceux à qui hier nous tendions des aumônes, fantômes vivants pourtant, tributaires de nos tripes, de nos muscles, de nos désirs éteints, nos regrets murmurés, suspendus aux rumeurs nous n'avons plus de lieux où poser nos fardeaux. » Mathieu Riboulet. « Compagnies de Mathieu Riboulet » accompagne la publication posthume du dernier livre de celui-ci, Les Portes de Thèbes, Éclats de l'année deux mille quinze, d'un ensemble de textes d'écrivains particulièrement sensibles à son oeuvre.

  • Ils sont neuf officiers de la Légion étrangère à avoir pris la plume pour raconter la dernière décennie de combat de cette unité de légende. Pour la première fois, le lecteur accompagne les hommes au képi blanc en Afghanistan, en Guyane, en République centrafricaine, au Mali. « Monsieur légionnaire » était partout où la France a décidé de se battre. De l'entraînement aux combats les plus âpres, c'est le quotidien de ces hommes venus du monde entier pour servir une autre patrie que la leur qui est retracé ici, au plus près du terrain. Durant ces dix dernières années, certains d'entre eux ont eu rendez-vous avec la mort. Ils venaient du Népal, de Serbie, d'Afrique du Sud, de Slovaquie souvent avec une certaine idée de la France mais surtout attirés par le mythe de cette troupe unique au monde, sa devise - honneur et fidélité - et aussi le « baroud » que célèbre leur chant « La lune est claire ». C'est à eux que leurs camarades légionnaires ont voulu rendre hommage en écrivant ce livre.

  • La race des orphelins

    Lalo Oscar

    • Belfond
    • 20 Août 2020

    Rentrée littéraire 2020 " J'ai longtemps rêvé que l'histoire de ma naissance exhibe ses entrailles. Quelle que soit l'odeur qui en surgisse. La pire des puanteurs, c'est le silence. "
    Je m'appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal. Je m'appelle Hildegard Müller. En fait, je crois que je ne m'appelle pas. J'ai soixante-seize ans. Je sais à peine lire et écrire. Je devais être la gloire de l'humanité. J'en suis la lie. Qui est Hildegard Müller ? Le jour où il la rencontre, l'homme engagé pour écrire son journal comprend que sa vie est irracontable, mais vraie.
    J'ai besoin, avant de mourir, de dire à mes enfants d'où ils viennent, même s'ils viennent de nulle part. Oscar Lalo poursuit son hommage à la mémoire gênante, ignorée, insultée parfois, toujours inaccessible. Il nous plonge ici dans la solitude et la clandestinité d'un des secrets les mieux gardés de la Seconde Guerre mondiale.

  • Rick Bass a quitté sa vallée sauvage du Montana afin de rendre visite à ses mentors, disséminés à travers les États-Unis et l'Europe, pour leur cuisiner un repas raffiné, en guise de remerciement, car ces héros lui ont appris non seulement à écrire, mais aussi à vivre. C'est parfois un dernier hommage puisque le pèlerin ne reverra pas certains d'entre eux, ainsi Denis Johnson, John Berger ou Peter Matthiessen, disparus peu après.
    Sur la route et en cuisine est un exercice d'admiration, une succession de portraits intimistes et d'épisodes drôles, truculents, voire hilarants : une dinde explose chez Thomas McGuane, des chiens de prairie pestiférés hantent un camping par une nuit d'orage, Rick Bass remarque des traces de sang à l'aéroport de Londres, Joyce Carol Oates s'offusque d'être photographiée, certains dîners se transforment en d'inénarrables fiascos.

  • « J'éprouvais une légère douleur à l'estomac, une espèce de nostalgie très ténue : la faim, pensa-t-il, je dois avoir faim. Ou alors je vieillis. Ou bien je suis malade, comme les chevaux d'attelage qui ne sont plus bons à rien. Les oiseaux, expliquait son père, appuyé à la margelle du puits de la ferme, meurent très lentement, sans raison, sans s'en rendre compte, et un beau jour ils se réveillent le ventre en l'air, le bec ouvert, flottant dans le vent. » Dans ce chef-d'oeuvre de la mémoire, mêlant - souvent dans une même phrase - les passés, les présents, les avenirs de ceux et celles qui l'entourent, Rui S. nous mène, vers une mort souvent annoncée. Illusion, poésie, satire : António Lobo Antunes, qui veut faire d'Explication des oiseaux son hommage - et combien magnifique - à Fellini, s'impose, après Le cul de Judas, Fado Alexandrino, Le retour des caravelles, comme un très grand écrivain européen.

  • En 2020 sera commémoré le 10e anniversaire de la mort de Jean Ferrat. L'occasion de démontrer combien les textes qu'il a écrits et/ou interprétés (notamment d'Aragon) sont singulièrement modernes. La foi et les convictions de Jean Ferrat, les combats d'idées qu'il a menés, résonnent avec force dans l'actualité. Capitalisme, libéralisme, socialisme, démocratie, dictature, mais aussi entreprise, travail, syndicalisme, mais aussi environnement, Europe, mondialisation, mais aussi paix, solidarité, fraternité, humanité, amour... (et bien d'autres sujets) : ce livre confronte le lecteur à « une » formidable lecture du monde, car la poésie et les engagements personnels de Jean Ferrat inspirent la manière dont nous devons regarder le monde, celle aussi dont nous pouvons le rêver et le construire.

    Denis Lafay est journaliste, il a rencontré Jean Ferrat il y a une quinzaine d'années.
    Laurent Berger est le secrétaire général de la CFDT.
    Cédric Villani est mathématicien et député.
    Étienne Klein est physicien et philosophe.
    Tous les quatre sont passionnés par l'oeuvre de Jean Ferrat.

  • On sait l'influence grandissante qu'exerce en France l'oeuvre de Thoreau, dont les éditions Le mot et le reste se sont fait une spécialité. Or, l'auteur qui a peut-être contribué le plus à cette influence souterraine depuis son installation en France à la fin des années soixante, est Kenneth White, lui-même auteur de nombreux ouvrages. Dans ce livre, il a rassemblé, retravaillé, en leur donnant un ordonnancement inédit, une dizaine de ses essais sur Thoreau les plus explorateurs. Le résultat est un volume compact, constituant non seulement l'étude la plus pénétrante qui soit sur l'auteur américain, mais qui, à travers Thoreau, ouvre un espace de vie et de pensée dont le monde contemporain a, de plus en plus manifestement, besoin.

    /> Kenneth White, né en Écosse, vit en France depuis 1967. Il est l'auteur d'une oeuvre féconde écrite pour une part en anglais pour une autre en français et a obtenu le prix Médicis étranger en 1983 pour La Route bleue. Il est à l'origine du concept de nomadisme intellectuel et fonde l'Institut international de géopoétique en 1989. Au mot et le reste il est déjà l'auteur de sept récits et de trois essais.

  • "Depuis mon adolescence, un portrait de Simone Veil est accroché au-dessus de mon bureau. Sur cette photographie, elle porte un chemisier blanc et ses longs cheveux noirs sont détachés. Son regard fixe l'objectif avec une détermination qui impressionne. Elle est belle comme une star de cinéma. C'était mon héroïne à moi."
    Dans ce texte lapidaire, Leïla Slimani rend hommage au parcours de Simone Veil, à ses combats, à son engagement. Illustré par Pascal Lemaître, ce texte est fort, bouleversant. L'ensemble constitue un très bel objet à offrir et à s'offrir, pour ne pas oublier.

    Leïla Slimani, née à Rabat en 1981, a publié deux romans aux éditions Gallimard, Dans le jardin de l'ogre et Chanson douce (prix Goncourt 2016). Elle a également publié, dans la collection Le 1 en livre aux éditions de l'Aube, l'ouvrage Le diable est dans les détails.

  • "Philip Roth était-il à lui seul un Complot contre l'Amérique ? Oui, assurément, si on accepte que la littérature soit ce cocktail explosif de mots qui vous saute à la figure et fait trembler tout un pays et ses élites bien-pensantes en même temps que les lignes de la page. La bêtise à front bas, les hypocrisies sociales, le politiquement correct, le rêve américain qu'il retournait comme un gant pour en révéler chaque déchirure : l'oeuvre romanesque de Philip Roth peut être lue comme une entreprise politique, à condition, comme nous le dit François Busnel, de relier l'intime et le politique. (...) Élucider le réel avec les armes de la fiction, ce fut son combat en trente et un rounds. Chacun de ses livres fut une lutte contre lui-même et contre les démons de l'Amérique." Éric Fottorino

    Dirigé par Éric Fottorino, cet ouvrage rassemble les contributions de Pierre Assouline, François Busnel, Philippe Labro, Karine Tuil, Josyane Savigneau et Zadie Smith.

  • Sophie et Godefroy sont un couple heureux. Profondément amoureux l'un de l'autre, parents de quatre enfants, chrétiens pratiquants et engagés, rien ne semblait devoir troubler leur existence.
    L'annonce du cancer de Sophie les foudroie. Commence alors, avec cette maladie, et avec l'entrée dans leur vie d'un prêtre ami, un extraordinaire cheminement de foi: non pas l'un à côté de l'autre, mais l'un avec l'autre, et l'un par l'autre. Ce témoignage, rédigé par Sophie, Godefroy et le père Paul Habsburg au moment même où Sophie vivait ses dernières semaines, n'est pas un récit sur la souffrance et la mort -même si rien des tourments traversés n'y est occulté. C'est un livre lumineux sur l'amour d'un homme et d'une femme, sur la présence quotidienne du Christ à leurs côtés, sur la beauté du mariage, sur la profondeur de la spiritualité conjugale.Un livre bouleversant que tous les couples et les prêtres devraient lire.

  • François Châtelet est mort en décembre 1985. Deux ans après, le Collège de philosophie lui rendait hommage au cours de deux journées où philosophes, journalistes, comédiens et musiciens sont venus évoquer ou analyser la vie et l'oeuvre du penseur. Gilles Deleuze fut le dernier à parler et c'est le texte qu'il a prononcé qui est ici publié.

    Ce livre est paru en 1988.

  • La possibilité d'un poème qui, anéantissant la pose poétique, donnerait consistance à une phrase dont la diction (l'énonciation, la dictée) serait véridiction... et le rapport surtendu de cette phrase à ce qui s'entend dans la musique ou dans l'interruption (rythme ou silence)... et la possibilité qu'à travers tout cela ce soit la vie qui remonte et se souvienne d'elle-même comme si elle s'en allait... Telle fut l'extraordinaire condensation d'expérience à laquelle Philippe Lacoue-Labarthe lia sa vie. Tel est l'espace de réflexion des trois essais composant ce livre qui lui rend hommage. Collection « Détroits » fondée par Jean-Christophe Bailly, Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe

  • Qu'est-ce qu'un sanctuaire ? Le narrateur de ce journal intime cherche à répondre à cette question au fil des jours. Séparé de sa compagne, il séjourne avec son jeune fils à Skyros, l'île la plus méridionale de l'archipel des Sporades, au nord de la mer Égée. Trois légendes s'entrecroisent à Skyros. C'est là que Thésée, en exil, fut assassiné et que les Athéniens vinrent récupérer ses ossements pour pouvoir instituer le culte de ce héros fondateur à Athènes. C'est à Skyros qu'Achille se cache, déguisé en jeune fille, afin d'échapper à la guerre de Troie, jusqu'à ce qu'Ulysse le démasque pour l'emmener combattre à ses côtés. Et c'est là qu'un mythe moderne a vu le jour il y a un siècle : le 23 avril 1915, le poète Rupert Brooke, icône de l'Englishness et kouros de l'éternelle beauté poétique, y a succombé à une infection alors qu'il partait se battre contre les Ottomans à Gallipoli. Pendant son séjour à Skyros, avant de regagner Athènes, le narrateur rencontre quelques insulaires et s'interroge sur l'influence de l'hellénisme, source archaïque et intarissable de l'imaginaire occidental, et sur le contexte où cette civilisation est devenue un modèle d'inspiration intemporel. Articulé autour d'une « part manquante », ce livre est aussi un hommage à la Grèce, antique et contemporaine.

  • Des vies « sans défaite ni combat », dans tout ce que lordinaire peut offrir de merveilleux pour celui qui sait observer, ressentir et dire le moindre souffle, la plus infime palpitation. Nicolas Kurtovitch compose ici lun de ses recueils les plus personnels où souvenirs, contes et réflexions poétiques sentremêlent. Tisserand, il noue un à un les fils des mémoires et des instants vécus ou imaginaires pour nous dire limportance dêtre au monde en pleine conscience, de transmettre, de célébrer le pouvoir de la littérature et de lhumanité

  • Neiges éternelles

    Anselme Baud

    • Nevicata
    • 1 Décembre 2014

    Extrait
    PRÉFACE
    Il est des noms qui marquent pour toujours notre imaginaire. Les héros de notre enfance, par exemple, tels certains sportifs légendaires.
    Pour moi qui suis né dans les montagnes, les grands champions de ski ont évidemment occupé une place particulière dans mes rêves. Les plus jeunes, comme Jean-Claude Killy, Guy Périllat ou Jules Melquiond – un remarquable champion local et un cousin, qui allait devenir mon mentor –, mais aussi les glorieux anciens, comme Émile Allais ou Henri Oreiller. Mais il en est un qui m’a toujours fasciné, c’est James Couttet, le plus jeune Français à remporter des championnats du monde de ski, en 1938, à l’âge de seize ans ! Le Chamoniard a marqué des générations de futurs champions par sa classe, sa virtuosité, sa grande maîtrise. Une très longue carrière, couronnée de multiples victoires, en a fait un modèle et un visionnaire, sur les pistes comme dans la vie.
    D’autres noms évoquent des exploits hors du commun. Il en est ainsi d’Anselme Baud, dont je me souviens, alors que j’étais enfant, à quel point j’ai eu le souffle coupé en découvrant les photos d’un skieur descendant pour la première fois des faces d’une raideur hallucinante.
    Anselme, je l’ai rencontré la première fois à Kitzbühel, en 1995. Ce jour-là, je venais de remporter les deux descentes mythiques de la Streif, un des grands souvenirs de ma carrière de skieur. Quel ne fut pas mon plaisir de voir arriver, au sein de la foule immense de cette grande fête du ski, un petit groupe de supporters français… un peu particuliers : des guides-professeurs de l’ENSA, qui avaient fait le voyage pour encourager l’équipe de France ! Parmi eux, Anselme, avec qui j’ai dignement fêté l’événement au cours d’une soirée mémorable !
    Notre passion partagée du ski et de la montagne a rapidement tissé entre nous les liens d’une réelle amitié. Ce qui m’a toujours particulièrement touché chez Anselme, c’est ce bonheur profond qu’il éprouve à chaque fois qu’il est en montagne. Un bonheur simple et sincère qu’il a toujours su partager avec ses nombreux amis, clients et stagiaires des cours de guide. Voilà un homme heureux en montagne, tout simplement.
    Et c’est bien ce que j’ai ressenti en lisant ces pages, où transparaît à travers les étapes de la vie de ce vrai montagnard, le bonheur sincère d’être « là-haut ». Une enfance heureuse, sous l’autorité d’un père admiré, les étés dans les alpages, l’automne dans les forêts et l’hiver sur les skis ! Une jeunesse où se précise de plus en plus clairement la vocation de guide. Et une vie professionnelle longue et riche d’expériences sur les montagnes du monde entier.
    Très conscient de la chance d’être né dans cet environnement, Anselme a toujours manifesté un profond respect pour la montagne et une grande modestie à son égard. Une qualité indispensable dans ce monde parfois hostile, mais tellement magique. Cette modestie l’a souvent aidé à prendre les bonnes décisions dans son métier de guide et à surmonter de terribles épreuves… Tant de ses amis et collègues ont disparu en montagne au cours des années. Aucun drame cependant ne pèse autant que la disparition en 2004 d’Édouard, son fils aîné, fauché par un sérac lors d’une descente à ski.
    Lire ce livre d’Anselme Baud, c’est parcourir un siècle d’histoire de nos montagnes, de l’alpinisme et du ski, conté à travers la mémoire de son beau-père James Couttet, de son père Jacques, de son cher Édouard, et bien sûr de ses propres souvenirs. La plume est juste, le ton sensible et les enseignements précieux.
    Ces pages touchent chez moi une corde sensible, à quelques jours de me lancer dans d’autres aventures, sur les mers cette fois, aidé par Eric Loizeau, notre ami commun, un grand marin devenu alpiniste.
    Je n’ai qu’une envie en posant ce livre d’Anselme Baud : remonter « là-haut », simplement pour le bonheur d’y être !
    Luc Alphand
    Serre-Chevalier, septembre 2011

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