Sciences humaines & sociales

  • Pour une histoire de la bureaucratie II permet d'aller plus loin dans l'exploration de cette histoire qui est encore toute neuve. Comment faire apparaître les histoires à naître ? Comment étudier l'avancement, la passion du pouvoir, les échecs, les conflits ? Comment faire l'histoire du vécu, du mouvant, de l'éphémère ? Que peut-on attendre de l'histoire des épouses de fonctionnaires ? Autant de questions auxquelles dans ces vingt-quatre leçons Guy Thuillier tente d'apporter des réponses, mais on est dans un domaine bien incertain. L'histoire de la bureaucratie est une histoire qu'il faut sans cesse compliquer, elle exige de la souplesse, une certaine expérience de l'administration, de l'esprit d'entreprise, du courage - mais l'historien y jouit d'une étonnante liberté de jeu.

  • L'historien ne travaille que sur des choses douteuses, incertaines, il ne peut en tirer que des conclusions « probables ». Qu'est-ce que le probabilisme en histoire? Quelle est l'importance du jeu du probable? Comment constater nos ignorances? Comment, avec l'âge, l'expérience renonce-t-on aux explications « certaines » et glisse-t-on à un certain probabilisme ? Autant de questions auxquelles dans ces vingt-quatre leçons Guy Thuillier tente d'apporter des réponses. Le probabilisme n'est pas un corps de doctrine, comme le souligne François Monnier dans sa préface, mais une expérience personnelle, chacun doit la mener pour son compte, et inventer ses méthodes pour mettre en doute ses idées, suspendre son jugement. L'historien est condamné à vivre dans le doute, l'incertitude, l'inquiétude ; rien n'est stable, tout est provisoire.

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