Sciences humaines & sociales

  • Depuis 500 ans, la renommée de Catherine de Médicis est livrée aux jugements les plus opposés. Dénoncée par les uns, exaltée par les autres, son nom est entaché de la violence des massacres de la Saint-Barthélemy. Sa réputation masque pourtant une personnalité complexe. Femme de réflexion et d'action, d'une indomptable énergie, soucieuse de préserver la grandeur de la monarchie, elle s'est engagée dans une politique intraitable en intervenant sans relâche auprès de ses fils, au nom desquels elle a régné pendant près de trente ans.
    Catherine de Médicis était certainement une diplomate de génie. En digne petite-fille de Laurent le Magnifique elle se manifesta aussi très tôt mécène, la bâtisseuse, collectionneuse d'objets d'art rares et précieux, s'entourant des plus grands artistes romains ou toscans.

  • Entre 1616 et 1641, Clément de La Roque Bouillac, seigneur de Saint-Géry, baron de Loupiac, en pleine guerres de religion et alors que le pouvoir royal cherche à se raffermir, est chargé d'approcher les chefs huguenots pour le compte du roi de France. Ce seigneur provincial, peu au fait des intrigues parisiennes, se révèle un fin diplomate à qui l'on confie des missions secrètes de plus en plus importantes. Il est ainsi, en 1624, l'envoyé de Louis XIII à Turin, auprès du duc de Savoie, pour trouver un accord à propos de la Valteline, une vallée des Grisons occupée par les Espagnols. Même si les arcanes de la vie politique échappent en partie à cet homme de bonne volonté - il sera brièvement emprisonné - sans s'enivrer de son relatif pouvoir, il sait rester fidèle à ses racines languedociennes.

empty