• La grève générale exprime, d'une manière infiniment claire, que le temps des révolutions de politiciens est fini. Elle ne sait rien des droits de l'homme, de la justice absolue, des constitutions politiques, des parlements ; elle nie le gouvernement de la bourgeoisie capitaliste. Les partisans de la grève générale entendent faire disparaître tout ce qui avait préoccupé les anciens libéraux : l'éloquence des tribuns, le maniement de l'opinion publique, les combinaisons de partis politiques. Ce serait le monde renversé, mais le socialisme n'a-t-il pas affirmé qu'il entendait créer une société toute nouvelle ?
    On ne sait plus grand-chose de ce que furent les origines du syndicalisme français, et notamment du débat qui vit s'affronter les porte-parole du tout jeune mouvement syndical et ceux du socialisme politique, alors faible et divisé. Comme on a oublié la différence radicale entre le socialisme par en haut et le socialisme par en bas, fondé sur la grève générale.
    Ce recueil permettra de mieux connaître la nature et les mobiles d'un mouvement qui tenta de donner à la classe ouvrière le sentiment de la formidable puissance dont elle dispose. Ce même sentiment qui, dès 1879, avait inspiré à un ouvrier cette pensée : « Les patrons s'inclineront devant nous car nous sommes les producteurs, et quand les bras ne se mettent pas au travail, le capital tombe. »

  • La Martinique. Ce bout d'île empêtré dans sa singularité française accède à l'indépendance à la suite du mouvement de la Pwofitasyon : grève générale contre la vie chère et l'exploitation outrancière aux Antilles. L'indépendance des âmes est une fresque historique, dystopique, riche en saveurs, humours et humeurs créoles. Écriture somptueuse. Personnages fracassants. Sensualités débridées. Rien n'est épargné dans cette fable politique qui met face à face Jean-Baptiste de Négri, béké déchu de ses privilèges, et Moïse M'Adouba, leader noir devenu dictateur à vie.

  • La mémoire de 68 a largement valorisé le mouvement étudiant. Pourtant, 68 constitue également le plus puissant mouvement de grèves ouvrières que la France a connu, et qui ouvre ensuite une phase décennale de contestation dans les usines. C'est cette séquence d'insubordination ouvrière que Xavier Vigna retrace dans une étude historique pionnière qui s'appuie sur des archives inédites.
    Avec une préface de Serge Wolikow.

  • À la fin de la Première Guerre mondiale, le Canada menace de basculer dans une révolution sociale. Rassemblements et mobilisations des milieux ouvriers se succèdent durant l'hiver 1918-1919 et culminent avec la grève générale de Winnipeg en mai-juin 1919. Le mouvement est finalement écrasé par l'armée sur l'ordre de Robert Borden, premier ministre de l'époque.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les conférences sur la Région parisienne d'Alain Griotteray, Député Républicain Indépendant du Val-de-Marne, ses ouvrages sur le Parti Communiste et sur l'État contre Paris sont trop connus pour qu'on s'étonne que Valéry Giscard d'Estaing lui ait demandé de tirer la leçon des événements de Mai 1968 lors d'un séminaire de Républicains Indépendants réuni à Fontainebleau. Le livre, tiré de cette conférence, témoigne de ses qualités d'homme politique et d'homme d'action. L'analyse qu'il donne de la crise de Mai n'est ni celle d'un chroniqueur, ni celle d'un sociologue puisqu'elle débouche sur des propositions d'avenir. On retrouve dans la façon dont il dénonce la sclérose des administrations et des mentalités, le style qu'il donna à ses fonctions lorsque, Rapporteur général du Budget de la Ville de Paris, il appliqua au secteur public les principes d'efficacité qui ont fait son succès dans la gestion des entreprises.

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