• Paquet surprise

    Catherine Gaillard-Sarron

    Réveillon catastrophique, accouchement rédempteur, liste assassine, fantasmes, vache meurtrière, insupportables ronflements, agroglyphes et bucolique demande en mariage, règlements de comptes, despote amnésique, miracle de Noël... Autant de situations plus surprenantes les unes que les autres, mais...

    "Il ne faut jamais dévoiler par avance les secrets promis par le paquet surprise.
    À chacune, à chacun de s'y plonger gaiement au gré des variations orchestrées par l'auteure.
    Le génie de son style, ses intuitions vives, cette capacité unique qui est la sienne de savoir communiquer à ses personnages autant d'étrangeté que d'épaisseur reconnaissable vous confirmeront que l'art de donner vie à toutes ces histoires n'est jamais que le fruit d'une vertu reine : l'imagination créatrice ! " François Gachoud

  • Lorsque la faiblesse des uns croise la folie des autres, lorsque la vengeance donne lieu à une imagination morbide, que reste-t-il de la tendresse des hommes ?
    Sans donner de réponse, l'auteure explore le côté sombre des individus. Dans un même temps, et c'est peut-être ce qui fait la force de ce recueil, on est ému par des personnages qui sont heureux dans l'instant; celui du désir, de la chair, du présent à vivre ici et maintenant, sans se préoccuper de ce qui pourrait se passer après...
    Une écriture piquante et provocante... serait-ce une marque de fabrique?

    « Au fil des nouvelles, le lecteur est promené dans des relations interpersonnelles et de couple qui dysfonctionnent et cahotent, jusqu'à la folie, Monsieur Herbert, et certaines pages de Des taureaux des femmes ont un petit goût amer ou dérangeant. Cela dit, l'auteure indique de façon claire que tout cela n'est pas à prendre trop au sérieux - l'onomastique des personnages, en particulier, le signale, riche en jeux de mots subtils ou directs. Ainsi le lecteur fera-t-il la connaissance de Kim Lalesh (on imagine ce qui lui plaît...), de Madame Currit-Vaire (qui ne manque pas de piquant) et, bien sûr, du Père Fides, insidieux d'entre les insidieux.
    Ainsi, tout en soulevant des sujets graves liés aux relations interpersonnelles, l'auteure offre toujours un espace ludique au lecteur, et évite ainsi, fort justement, de plomber l'ambiance. »
    Daniel Fattore

  • L'arbre : « Pour lui, l'arbre était vivant. Il respirait... et quelque chose battait au coeur de ses fibres ; quelque chose qui lui donnait ou lui apportait une énergie qu'il ne savait pas comment nommer, mais que l'on sentait alentour. L'arbre lui faisait peur ; c'était son ennemi... son rival... ».
    Un fauteuil pour trois : « Avec une impatience de plus en plus fébrile, je passai au programme numéro cinq. Cette fois complètement nu sur le fauteuil, j'eus vraiment le sentiment d'être entre les bras veloutés et chauds d'une femme plantureuse ».

    En fine observatrice de ses contemporains, Catherine Gaillard-Sarron s'inspire d'événements du quotidien et les transforme en récits extra-ordinaires grâce à une imagination peu commune.
    Une odeur insistante, un fauteuil, un chêne aux branches noueuses, un banc abrité par des ruines : ces simples éléments deviennent les matériaux qui teindront en haleine le lecteur pour le faire rêver (et cauchemarder...). Il prendra alors conscience de la part de fantastique qui peuple nos vies si ordinaires.

    « On n'oubliera plus, ses personnages, ses ambiances qui étaient peut-être déjà en nous, ils nous hanteront jusqu'à la fin de nos jours... et peut-être au-delà. » Pierre Yves Lador

  • Novembre 2001. Agnès Denver traverse la route et se fait faucher par une voiture qui disparaît dans la nuit. Accident de la circulation avec délit de fuite ou acte prémédité ? Sur la base d'un unique témoignage, le commissaire Henry Baud, grand amateur de puzzles, mène l'enquête.
    Une affaire sordide qui nous entraîne sur la piste d'un monstre ordinaire, effrayant de banalité, et nous renvoie à nos propres fêlures et à notre solitude. Des personnages criants de vérité pour une intrigue réaliste au dénouement inattendu.
    « En fait, se dit Henry, songeur, si Anny Belmont ne s'était pas précisément trouvée à cet endroit, hier soir, il n'y aurait tout simplement pas d'affaire. Certes, tout aurait été mis en oeuvre pour retrouver le chauffard en fuite, mais sans son précieux témoignage, on aurait probablement conclu à un tragique accident de la circulation. »

  • Sentir, saisir la vie qui passe. Traduire l'indicible, jeter le voile des mots sur l'insaisissable pour le faire apparaître ! Dire en septante poèmes le Temps, la Beauté et l'Amour qui passent et nous dépassent... « Sentir sur soi le poids de l'étoffe des ans comme un manteau trop lourd à la fin de l'hiver. La sentir s'incruster lentement dans la chair. Y creuser des sillons comme on laboure un champ... Sentir en soi la vie sous l'étoffe des ans palpiter et vibrer en dépit des années. Se donner tout entier à cette vénusté et sous cape se rire des outrages du temps... » « IntempOralité », une belle brassée de poèmes sur les thèmes de toujours
    « Parler en séquences rythmées, brèves et intenses, du temps qui passe, de l'âge, des choses de la vie, de l'amour, n'est-ce pas l'une des vocations de la poésie ? L'écrivaine et poétesse Catherine Gaillard-Sarron s'est lancée dans ces sujets avec "IntempOralité", son tout dernier recueil de poésies. La musique de ces poèmes est belle et sereine comme un soleil couchant.
    Ce sont des arbres, et l'on voudrait être comme eux (« Je voudrais être un arbre... »), des lieux connus comme Faugères (France) ou Chamblon (Suisse) où souffle le joran. Il y a aussi les pierres, les odeurs de sous-bois, les fraises des bois même (« Dame Fraise »). Autant de choses fragiles auxquelles la poésie de l'auteure donne un supplément d'âme, par son simple et beau regard humain.          Extrait billet Daniel Fattore 16.2.18

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