Littérature générale

  • L'histoire d'une jalousie, l'histoire d'une vie...
    Eszter est une comédienne célèbre.

    Pourtant, les frustrations de son enfance – entre des parents ruinés mais de très vieille aristocratie – renaissent et s'exacerbent quand elle découvre qu'Angela, l'ancienne gamine trop parfaite de son village natal, est l'épouse de l'homme qu'elle aime, et qui l'aime.

    Le Faon dit la jalousie, plus, la haine, vécue comme un maléfice, à l'égard d'un être qui symbolise tout ce que la petite fille que fut Eszter n'a pas connu, n'a pas été.

    Son monologue est celui d'une femme qui se donne, se confesse et expie.

    " Construit comme une tragédie antique,
    Le Faon explore les Enfers d'une Médée hongroise dont le monologue tient autant de l'exorcisme que de l'expiation. "
    L'Express

  • Marta et Arthur

    Katja Schonherr

    Lorsque Marta découvre un matin Arthur mort à ses côtés, une à une les petites interdictions qu'il lui imposait se vident de leur sens. C'est aussi le terme de quarante ans d'une relation faite de frustrations et de cruautés ordinaires. Tandis qu'on assiste à l'errance de Marta dans l'appartement, on plonge dans son passé et on découvre comment, jeune écolière, elle a plongé ses yeux dans le regard couleur menthe givrée de celui qui est devenu l'homme de sa vie.L'engrenage d'une relation nourrie d'incompréhension, Katja Schnherr le raconte dans une écriture extrêmement sensible et avec un sens de l'intrigue tel qu'on dévore le roman pour savoir ce qui a bien pu se passer pour en arriver là, ce qui a pu pousser ces deux êtres l'un vers l'autre. Palpitant et glaçant.

    Katja Schnherr est née en 1982 et a grandi à Dresde. Après des études en journalisme à Leipzig, elle reprend, près de dix ans plus tard, des études en écriture littéraire à la Haute école des arts de Berne. Installée à Zurich, elle vit aujourd'hui de l'écriture journalistique et littéraire. Marta et Arthur est son premier roman.

  • Au pays du Commandeur, nul ne peut ignorer qui est le maître: son image est partout, les lieux publics portent son nom, des livres sont écrits à sa gloire. Au pays du Commandeur, tout le monde lui est redevable, chacun chante ses louanges, dans sa cuisine ou en public, mais sur les toits-terrasses des maisons il se raconte de drôles d'histoires. Au pays du Commandeur, on se méfie de l'aveugle au coin de la rue, de sa secrétaire, de son voisin, de son conjoint. Tiraillé par des sentiments contradictoires, un écrivain venu d'un État voisin de l'Irassybie observe. Quelqu'un soufflera-t-il un jour sur les braises de la révolte?

  • La Fête des amoureux

    Paul Marram

    L'amour au travail entre deux êtres que tout oppose... Un amour qui reste silencieux, enfoui, qui ne s'exprime jamais pour ne pas ruiner les couples, ne pas perturber la vie professionnelle. Il est tellement réprimé qu'on pourrait croire qu'il n'existe pas. Pourtant, il agit comme un tsunami émotionnel. Comment passer le mur de l'intimité quand chacun joue un rôle ? Pour répondre à cette question, La Fête des amoureux explore le journal intime d'une jeune femme à la croisée de plusieurs destins. Elle est aimée autant qu'elle l'aime, cependant la réciprocité n'est jamais au rendez-vous.

  • Réédition en un volume de trois oeuvres de Patrice Desbiens : «Poèmes anglais», «Le pays de personne» et «La fissure de la fiction».

    Ces trois titres marquants retracent l'évolution du poète au tournant décisif des années 80 et 90.

    «Poème anglais», paru en 1988, marque la fin de la période où Desbiens vivait et écrivait à Sudbury. Ce recueil marque un point de rupture dans sa relation aigre-douce avec le milieu où s'étaient définitivement révélées sa vocation et sa problématique de poète. Il y intériorise on ne peut plus profondément la condition du francophone minoritaire et la solitude de poète dans une société banalement marchande qui n'a que faire de lui.

    «Le pays de personne», paru en 1995, a été écrit à Québec, où Desbiens a vécu de 1988 à 1991 et aussi au début des années 70. Parue à l'origine dans Un pépin de pomme sur un poêle à bois (où elle côtoyait ce dernier recueil ainsi que Grosse guitare rouge), cette oeuvre est celle où son malaise personnel rejoint le malaise collectif québécois tout aussi étroitement que le malaise franco-ontarien. L'amour, l'espoir, la poésie n'y ont pas plus facilement droit de cité.

    «La fissure de la fiction», parue en 1997, peut être considérée comme la première grande oeuvre de sa période montréalaise. Sa voix devient plus narrative pour relater une aliénation toujours aussi terriblement familière, incarnée dans le réalisme hallucinatoire d'une quotidienneté cauchemardesque. Le poète aspire au roman, mais se heurte contre l'inéluctabilité de la poésie qui le voue à la solitude, sans pays, sans amour, sans amarre.

    L'ouvrage est précédé d'une préface de Jean Marc Larivière, cinéaste et ami de l'auteur, qui fournit une synthèse fort adroite de l'ensemble de son parcours et de ses publications. Riche en balises interprétatives, cette préface est une excellente introduction à l'oeuvre de Desbiens. En postface, on trouvera des extraits de la critique et une biobibliographie détaillée.

  • Arianne et François sont mariés depuis cinq ans, quand un accident d'automobile rend ce dernier tétraplégique. Toute une épreuve pour cet homme à l'avenir brillant, fils d'un financier qui a bâti une immense fortune à force de bras et de travail. Assommée par les événements, Arianne perd le bébé qu'elle portait et tout espoir d'enfanter à nouveau. Mais avec courage, elle refoule sa détresse pour se consacrer aux soins de son mari, au point de s'oublier totalement. Or, il s'avère vite que la tâche est lourde, trop même...

    Au bout d'un an, Arianne se rend à l'évidence qu'elle ne peut plus y arriver seule et engage Ursule, une infirmière qu'elle a connue dans son enfance. Avec son aide, elle parvient à mener une existence normale et surtout, à reprendre goût à la vie. C'est là que survient l'impensable. Alors qu'elle gère un hôtel appartenant au trust qu'a fondé son beau-père, elle s'adjoint l'aide de William Rancourt, un comptable froid, réservé et taciturne.

    Or, au cours de leur étroite collaboration, elle se surprend peu à peu à l'apprécier, et même à ressentir des sentiments troubles en sa présence. William s'est introduit dans son coeur à son insu: mais est-ce de l'amour ou une simple attirance sexuelle? Tiraillée par mille sentiments contradictoires, la jeune femme devra se dépêtrer dans ce maelstrm émotif, alors que l'état de son mari se détériore inexorablement.

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