• C'est la fin des gardes-frontières et des contrôles de passeports, un immense espoir pour un pays minuscule: le 21 décembre 2007, à minuit, la Lituanie intègre enfin l'espace Schengen. Comme beaucoup de leurs compatriotes, trois couples se lancent dans la grande aventure européenne. Ingrida et Klaudijus tentent leur chance à Londres. Barbora et Andrius à Paris. Et si Renata et Vitas restent dans leur petite ferme, eux aussi espèrent voir souffler jusqu'à l'Est le vent du changement. Mais l'Europe peut-elle tenir ses promesses de liberté et d'union? Estampillés étrangers, bousculés par des habitudes et des langues nouvelles, ces jeunes Lituaniens verront l'eldorado s'éloigner de jour en jour. Mais pour Kukutis, un vieux sage qui traverse l'Europe à pied, «Peu importe la ville où l'on veut atterrir, c'est le voyage lui-même qui est la vie». Dans ce roman tour à tour drôle, tendre et mélancolique, Kourkov donne un visage à tous les désenchantés du rêve européen.

  • 1981. Omar et Elda fuient le Mexique pour les États-Unis. Mais il n'y a pas que la traversée de la frontière qui s'avère dangereuse... et ils ne sortiront pas indemnes de ce périple clandestin.
    2012. Isabel épouse Martin, le jour de la Fête des morts. Lui apparaît alors le fantôme d'un homme qu'elle n'a jamais rencontré. Il lui dit être le père de son mari. Il souhaite qu'elle l'aide à renouer le contact avec sa femme et ses enfants, qui l'ont tellement rejeté qu'il n'arrive pas à les atteindre.
    Chaque année ensuite, Omar apparaît ce jour-là à Isabel, et se livre à elle. Dans le monde des vivants, la jeune femme tâche de dénouer les noeuds, de recoller les morceaux, afin que chaque membre de cette famille meurtrie puisse trouver un certain apaisement... y compris ceux qui sont morts.

    Natalia Sylvester est née à Lima, au Pérou, avant de venir aux États-Unis à l'âge de 4 ans. Elle a grandi en Floride et dans la vallée du Rio Grande, au Texas, où elle vit toujours. Elle travaille comme rédactrice indépendante, et a notamment été publiée dans le New York Times, Bustle, Catapult... C'était le jour des morts a obtenu deux prix littéraires (International Latino Book Award et Jesse H. Jones Award for Best Work of Fiction). Il a été nommé "meilleur livre" par le magazine Real Simple.

  • Rachel Caine travaille dans une réserve indienne de l'Idaho. Elle est sans nul doute le meilleur expert britannique de la biologie et du comportement des loups. À la demande d'un riche propriétaire terrien militant de la cause environnementale, elle accepte de rentrer en Ecosse pour l'aider à réintroduire le loup gris dans son domaine. Pour Rachel, ce retour en Combrie n'est pas uniquement synonyme de changement professionnel. Enceinte depuis peu, elle doit également se réconcilier avec sa famille désunie et faire face au défi que représente la réintroduction d'un animal disparu de l'île depuis plus de cinq siècles. Sur fond de débat sur l'indépendance de l'Ecosse, Sarah Hall interroge la nature fondamentale de l'homme et de l'animal, se penche sur les concepts d'écologie et de progrès, sur les préoccupations les plus obsédantes de l'humanité. « Quelle réussite ! C'est tellement vif, vivant, dynamique. Je pouvais voir les loups et les personnages défiler dans le paysage comme un film dans ma tête. Il m'a été difficile de me défaire de ce livre dès lors que je m'en emparais. Une construction magnifique. » Val McDermid

  • « Le Brexit m'excite
    c'est incroyable
    c'est la première fois
    qu'une nation se jette par la fenêtre
    en plein orgasme »

  • Né esclave dans une plantation du Texas en 1864, William Henry Ellis devint millionnaire à Manhattan dans les années 1890, puis décéda dans le dénuement à Mexico en 1923. Autour de la figure interlope de cet homme, Karl Jacoby mène une enquête palpitante parmi les failles de l'histoire des États-Unis du Gilded Age, l'Âge doré de Mark Twain.
    À travers le récit de la vie d'Ellis - rocambolesque parfois -, il éclaire d'un jour différent l'histoire américaine, en l'arrimant notamment à l'histoire du Mexique, et en adoptant la perspective de la question raciale comme ligne de fissure où se réfractent les contradictions de cette société en plein essor. Poursuivant Ellis du Texas à New York, à Mexico ou en Éthiopie, il produit un ouvrage lumineux, comme une nouvelle histoire des États-Unis.

    Karl Jacoby, né en 1965, est enseignant à l'université de Columbia à New York. Son précédent ouvrage traduit en France, Des ombres à l'aubes (Anacharsis, 2013), a reçu le Prix des Rendez-vous de l'histoire de Blois de 2014.

  • " Ça fait débat ! ", la nouvelle collection de livres "pour les Nuls' dirigée par Olivier Duhamel, qui décryptent les sujets d'actualité brûlants.
    Y-a-t-il de plus en plus de migrants ? La population européenne va-t-elle être remplacée ? Le modèle d'intégration français marche-t-il ? L'immigration crée-t-elle du chômage ? L'immigration coûte-t-elle chère ? Quelle est la stratégie européenne à long terme en matière d'accueil des migrants?
    Autant de questions délicates qui ponctuent le débat sur l'immigration depuis quelques années, et auxquelles la spécialiste des questions migratoires Catherine Withol de Wenden apporte des éléments de réponse.
    Fidèle à l'esprit des Nuls, cette nouvelle collection propose d'aider les lecteurs et lectrices à comprendre les enjeux des grands débats d'aujourd'hui et à se faire une opinion.
    Sur chaque sujet, un expert contextualise le débat puis expose les points de vue contradictoires d'une manière simple et pédagogique de façon impartiale.

  • Ce livre pose une question simple qui peut se dire de plusieurs façons : qu'est-ce que vivre ensemble ? et comment s'y prendre ? Quelles sont, aujourd'hui, les utopies (amoureuses, amicales, collectives) à notre disposition pour refonder un espoir commun ?Ce livre pourrait sembler fourre-tout : il contient trois poèmes, une pièce de théâtre, trois récits. Mais son projet est plutôt de dire qu'il n'y a pas besoin, ni de raison, de tailler des territoires trop précis et étanches, des spécialités impénétrables. La porosité est l'idéal ici défendu : la frontière souple ou flexible, la limite qui n'en est pas une.

  • « Il est encore temps de fuir si vous préférez la mer. » Dans ce livre-hymne à la mon¬tagne, à sa montagne, Frison-Roche nous invite à le suivre dans sa randonnée autour du mont Blanc et nous introduit à la familiarité des gens de ses sept vallées.
    Dédié

  • Aujourd'hui, plus que jamais, il est insensé de parler d'immigration tout en faisant abstraction des catalyseurs des déplacements de population : le colonialisme, l'impérialisme et le néolibéralisme. C'est là le point de départ que revendique Démanteler les frontières. Alliant théorie politique (Fanon, Foucault, Negri et d'autres) et expérience de terrain, l'auteure aborde la question des droits migratoires dans le cadre d'une analyse critique du capitalisme mondialisé, de l'exploitation et du racisme qui sont à l'origine des frontières et de l'État-nation. Au coeur de cette analyse se trouve le concept d'« impérialisme de frontières », qui désigne le processus de création et de maintien structurel des violences et des conditions de précarité liées aux migrations, et déboulonne le mythe de la bienveillance occidentale à l'égard des migrants. À la fois manifeste, témoignage et manuel de survie, ce livre donne aussi la parole à plusieurs militants et personnes migrantes.

  • En Europe orientale, la barbarie nazie a atteint son paroxysme. Outre les millions de victimes des combats, plus de 18 millions de civils polonais et soviétiques, dont plus de 4 millions de Juifs, ont péri. Chez Hitler, l'obsession de l'« espace vital » est inséparable du délire antisémite. à l'étroit dans ses frontières de 1919, le peuple allemand doit selon lui prendre le contrôle de toutes les contrées peu ou prou germaniques, les libérer, ainsi que le Reich, de leurs Juifs, asservir ou massacrer les Slaves qui s'y trouvent, enfin y implanter des paysans dont le sang n'est pas douteux. à côté des victimes ordinaires des combats, il y eut la mort de millions de prisonniers russes, des massacres de masse par balles, les camps d'extermination des Juifs, l'incendie de milliers de villes et de villages. Christian Baechler, l'un des meilleurs spécialistes de l'Allemagne, en donne ici une synthèse magistrale, la première en langue française.

  • En 1919, Carl Spitteler devenait le premier Suisse à recevoir le Prix Nobel de littérature. Cent ans après, huit écrivains alémaniques, romands et tessinois entrent en dialogue avec Notre point de vue suisse, son discours prononcé en 1914 pour la paix et la neutralité alors que la guerre commence. Ils engagent une réflexion personnelle entre essai et fiction, humour et regard critique : quel rapport la Suisse et ses habitants entretiennent-ils avec leurs voisins européens ? Avec la question des migrants ? Les frontières sont-elles toujours aussi définies qu'il y a un siècle ? Quelles valeurs rattache-t-on aujourd'hui à cette fameuse neutralité helvétique et à la cohésion nationale prônées par Spitteler ? Neuf textes et autant de points de vue sur des questions toujours actuelles.

    Carl Spitteler (1845-1924), prix Nobel de littérature en 1919, fait figure d'intellectuel exigeant, observateur critique de ses contemporains. En écho, huit écrivains proposent leur « point de vue suisse » : Adolf Muschg, l'auteur engagé, européaniste de la première heure, Pascale Kramer, Suissesse établie en France depuis trente ans, ou Fabio Pusterla, avec sa sensibilité de poète, mais aussi Daniel de Roulet, Dorothee Elmiger, Catherine Lovey, Tommaso Soldini et Monique Schwitter.

  • Altérations des frontières, frontières des altérations offre de superbes analyses des écritures francophones du Canada qui établissent un dialogue entre les aspects géographiques, identitaires et psychologiques des frontières. Le volume met en lumière les lignes de démarcation comme des espaces paradoxaux où les hétérologies du devenir bousculent leurs limites. Les auteurs étudient la plurivalence et la malléabilité des formes frontalières qui ouvrent sur des possibilités nouvelles ou qui confinent la mobilité dans les limites, en apparence imperméables, du même. Qu'elles se penchent sur l'oeuvre de migrants transfrontaliers comme Marguerite Andersen ou qu'elles traversent, dans des perspectives comparatistes, les frontières intérieures et extérieures de la francophonie canadienne, ces explorations d'écritures provenant de l'Ontario, du Québec, du Manitoba et de l'Acadie montrent les frontières comme des défis dynamiques et paradoxaux qui attirent l'attention sur les lignes de faille de notre époque.
    Winfried Siemerling
    Professeur au Département d'English Language and Literature à l'Université de Waterloo et auteur de Discoveries of the Other (1994), de Récits nord-américains d'émergence (2010) et de The Black Atlantic Reconsidered (2015).

    Ce volume comporte les contributions suivantes :
    Frédérique Arroyas, University of Guelph
    Emir Delic, Université Sainte-Anne
    Julie Delorme, Université d'Ottawa
    Isabelle Kirouac Massicotte, Université de Moncton
    Claudia Labrosse, Collège militaire royal du Canada
    Dominique Laporte, Université du Manitoba
    Mathieu Simard, Université d'Ottawa
    Patrick St-Amand, Queen's University
    Julie Tennier, Lakehead University
    Jimmy Thibeault, Université Sainte-Anne

  • Une jeune Française en vacances dans le sud de la Colombie-Britannique traverse par erreur la frontière entre le Canada et les États-Unis. Elle est aussitôt arrêtée par des policiers et conduite dans une prison américaine. Elle en sortira après seize jours de détention au cours desquels sa rencontre avec Juanita, une Mexicaine de son âge, marquera à jamais sa perception des immigrants clandestins.

  • Depuis une trentaine d'années, on a tendance à amplifier, parfois grossièrement, la portée de la mondialisation et à en déformer la réalité. Selon plusieurs, l'accélération de la mondialisation conduit à l'avènement d'un monde « sans frontières », exacerbant la concurrence entre les nations.

    Ces critiques face à la mondialisation sont-elles justifiées ? C'est en examinant les données sur la performance économique et sociale des pays sociaux-démocrates et libéraux, en décortiquant la situation de l'emploi et en expliquant les inégalités qui y sévissent que nous pouvons cerner la portée de la mondialisation dans nos vies. Les conclusions sont claires : l'État-providence est bien vivant et la social-démocratie est toujours le modèle économique et social le plus performant.

  • Sondes

    J.R. Leveille

    Peu d'auteurs dans la francophonie canadienne tiennent un discours sur leur propre pratique artistique ainsi que celle des autres.
    J.R. Léveillé l'a entrepris en 1990 avec la publication d'une Anthologie de la poésie franco-manitobaine et l'a poursuivi, au cours des ans, dans divers essais ou conférences, ainsi que par des articles de magazines, livres et revues, regroupés, en 2005, dans Parade ou les autres et Logiques improvisées.

    Sondes rassemble la majeure partie des textes produits de 2005 à 2014 et offre une vitrine sur la modernité culturelle franco-manitobaine. On y trouve des réflexions de l'auteur sur sa propre pratique d'écrivain, une certaine théorisation de l'écriture, un aperçu des conditions sociales, politiques et culturelles qui ont conduit à la modernité, des entrevues et des portraits d'auteurs qui ont fondé le théâtre et la littérature et d'artistes qui en assurent l'évolution.
    Cette version de Sondes est enrichie par des liens qui mènent aux sites internet de la plupart des artistes énoncés dans l'ouvrage.

  • Des jeunes se lancent sur la route, fuyant le monde dessiné pour eux. Ils se perdent dans les bois, inondent les rues et les partys. Ils courent leur révolte, crient leur camaraderie. Fuites mineures est un chant sauvage qui éclate frontières et horizons. Une aventure où priment le corps, l'oral et l'instinct. Avec ce récit fougueux, une voix s'affirme. Un Mahigan à son meilleur.

  • L'enjeu de cet ouvrage est de comparer les multiples expressions de l'espace continental des Amériques et de l'espace insulaire des Caraïbes qui lui fait face en analysant les modalités de renouvellement des mythes, des narrativités et des perspectives menant à la reconfiguration de cet espace. Les analyses sont structurées autour de quatre axes nourris par des réflexions portant sur les conflits et les croisements culturels, économiques, sociaux et politiques : 1) déplacements et traversées de frontières, 2) dynamiques urbaines et représentations, 3) confins, territoires et non-lieux et 4) espaces mémoriaux.
    Avec des articles signés par Bernard Andrès, Adina Balint, Zilá Bernd, Jean-François Côté, Maria Zilda Ferreira Cury, Alberto Da Silva, Françoise Dubosquet Lairys, Eurídice Figueiredo, Thierry Goater, Ilana Heineberg, Patrick Imbert, José Luís S. F. Jobim, Soraya Lani, Rita Olivieri-Godet, Licia Soares De Souza, Bertrand Westphal.

  • Comment se jouent les transformations de la gouvernance ? Comment se redessinent les frontières ? De quelle manière les dispositifs se renouvellent-ils ? Cet ouvrage, dont la plupart des articles ont été remaniés depuis leur parution dans Télescope, constitue un outil indispensable à toute personne désireuse de connaître les réponses à ces questions.

  • En 1959, le physicien Richard Feynman envisage la possibilité qu'on puisse utiliser des objets, dont la taille se mesure en milliardièmes de mètres. Quelques décennies plus tard, c'est chose faite, avec l'essor des nanotechnologies puis de la biologie de synthèse.
    Louis Laurent aborde le sujet par un voyage imaginaire vers l'infiniment petit, qui illustre à quel point le nanomonde peut être déroutant. À la suite de ce récit, le lecteur féru de sciences, trouvera un exposé sur la manière dont les lois de la physique se manifestent à cette échelle.
    Puis on entre dans le concret, avec la microélectronique, les nanosystèmes naturels, les efforts des chimistes pour fabriquer le moteur ultime, les matériaux intelligents, la micro-robotique et les derniers développements de la biologie de synthèse. L'auteur nous convie alors à une réflexion prospective sur la frontière de la complexité, qui sépare l'artificiel du naturel.
    L'approche adoptée dans ce livre est originale. Tout d'abord, cet ouvrage ne se réclame d'aucune discipline scientifique, physique, chimie et biologie étant traitées ensemble. D'autre part, les développements scientifiques sont très vivants, enrichis de mises en perspective historiques, d'anecdotes, mais aussi de références à la science-fiction. Le dernier chapitre, plutôt inhabituel dans ce type d'ouvrage constitue une mini anthologie de science-fiction.

  • Je garderais, de toutes ces années d'entraves et d'isolement, une soif insatiable de déplacement et de vitesse, de villes et de voyages, un besoin inextinguible de mobilité, de courant, une pulsion de fuite en avant. Jusqu'au jour où je n'ai plus eu le choix, pour continuer d'avancer, que de retourner amont et d'entreprendre ces coulées, par lesquelles j'allais avoir à remuer des fonds d'inavouable, à déplacer des masses de temps inertes, qui encore me retenaient et me tiraient arrière. Que dans plus grand et plus fort, plus fluide, tout cela soit emporté et noyé - et ne demeurent finalement empreints, pour chaque territoire retraversé que la couleur et le mouvement vifs d'une rivière.

    Coulées: la Patapédia, l'Outaouais et le Bas-Saint-Laurent. Trois récits, trois lieux, trois traversées. Dans l'enchevêtrement des rangs, des villages et des villes, se font et se défont les rêves jusqu'à l'éclatement du territoire. Écriture de la voix. Écriture de la route. Une prose portée par l'amitié et la force des paysages.

  • Comment comprendre l'État d'Israël? Faut-il se plonger dans la Bible? Dans l'histoire de l'Empire russe? Dans celle de l'antisémitisme européen? Comment la sécurité est-elle devenue un enjeu fondamental dans un État fondé au sortir du génocide nazi précisément afin d'offrir un refuge aux juifs? Israël n'en est pas à un paradoxe près. Sa puissance manifeste contraste avec sa légitimité toujours contestée, y compris par d'ardents défenseurs de la tradition juive.

    Au-delà des clichés, l'historien Yakov Rabkin nous invite à revisiter les origines et la nature de l'État sioniste. Mettant en relief des aspects de l'histoire juive souvent occultés et oubliés, l'auteur montre comment le sionisme qu'incarne Israël marque une rupture profonde dans la tradition judaïque.

    L'auteur dresse le portrait d'un État sans frontières dont les pères fondateurs et les dirigeants se sont toujours gardés de définir le territoire national et dont les forces armées agissent dans toute la région sans se sentir contraintes par le droit international. Un État dont la naissance a provoqué l'exil de centaines de milliers de Palestiniens et qui prétend appartenir aux juifs du monde entier, même à ceux qui n'y habitent pas et ne manifestent aucune envie de s'y installer.

    Véritable leçon de critique historique, ce livre est une lecture essentielle pour qui s'intéresse aux relations internationales, au conflit israélo-palestinien, aux rapports entre politique et religion ainsi qu'aux enjeux identitaires.

    * * «Celui qui voit dans le sionisme une continuation du judaïsme ferait bien de lire ce livre. Mais celui qui croit que l'État d'Israël est un État juif est obligé de le lire.» - Shlomo Sand, historien, Université de Tel Aviv

  • Les Orgues de glace évoquent les romantiques allemands et, curieusement, le récit de Kressman Taylor Inconnu à cette adresse. Le narrateur suit son ami Andrew qui avance dans la blancheur, à la recherche des os humains qui se découvrent au moment de la fonte des neiges : le pasteur du village promet un sac de bonbons pour chaque ossement retrouvé. Les deux garçons sont accompagnés par une gamine aussi étrange que son prénom, Zsuzsa, tout en angles, dégingandée, parlant une langue hachée, mélange de français, allemand et de ce qui semble être du yiddish. Le mystère s'épaissit quand la fillette commence à recevoir des cartes postales réprésentant des paysages d'Argentine, mais ne portant aucune correspondance. Zsuzsa est le coeur du livre, son énigme, en même temps que ses inaccessibles frontières. Des années plus tard, Andrew, devenu richissime, traque les orgues anciennes de par le monde et invite son ami à assister à un concert sur l'orgue du village suisse où ils ont passé leur adolescence, et qu'il a fait restaurer. À l'issue du concert, le narrateur rencontre Émile qui lui narre l'histoire extraordinaire d'une résurrection, celle de Zsuzsa, à laquelle il a grandement participé, puis leur histoire d'amour, enfin celle de la mort de Zsuzsa.

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