• Paru en 1954
    Cécile a dix-sept ans et passe ses vacances d'été avec son père dans une villa louée au bord de la Méditerranée. Mais l'arrivée d'Anne vient troubler ce délicieux désordre.

  • Nuit d'épine

    Christiane Taubira

    • Plon
    • 26 Septembre 2019

    La nuit, chacun la voit, la vit, la sent, l'apprivoise à sa manière. De celle de Guyane, trouée d'un faible lampadaire sous la lueur duquel, enfant, à la faveur de la moiteur et du silence, elle allait lire en cachette, à celle qui lui permettait de régler ses comptes avec les péchés capitaux que les religieuses lui faisaient réciter dans la journée, la nuit a souvent été, pour Christiane Taubira, une complice, une alliée, une sorte de soeur intime, un moment particulier. C'est la nuit des chansons qu'on adore et dévore, la nuit du sommeil qui refuse qu'on annonce la mort d'une mère, la nuit des études passionnées et des yeuxen feu à force de scruter les auteurs sacrés, la nuit qui ouvre sur les petits matins des métros bougons et racistes. C'est aussi la nuit des militantismes, de la Guyane qui se révolte, des combats furieux à l'Assemblée autour du mariage pour tous - un cathéter au bras et le courage en bandouillère. C'est enfin la nuit d'un tragique vendredi 13, bientôt suivie de celle où l'on décide d'un adieu. Ces nuits des espoirs, des questions, des inquiétudes parfois, des colères aussi sont un roman du vrai. Un récit littéraire où l'auteur montre que la vie est souvent plus forte, inventive, poétique, envoûtante, dure, terrible que bien des fictions.

  • Brèves de solitude

    Sylvie Germain

    "Les fulgurances de l'écrivaine et son acuité font le charme de cette valse mélancolique. "--L'Obs
    Des passants se croisent dans un square, s'observent, se jaugent furtivement. Quelques jours plus tard, forcés à la réclusion, ils se trouvent confrontés à eux-mêmes, à leur vie intérieure et à la part d'inconnu, de vide ou de chaos qu'elle recèle. 
    Un soir de pleine lune qui transforme le ciel au-dessus de la ville confinée en un miroir étrange, l'ordinaire des êtres se renverse en extraordinaire et chacun sent sa vie vaciller.
    C'est en remarquable observatrice de ses contemporains que Sylvie Germain nous convie à cette valse mélancolique, éphémère constellation de vivants, où le tragique se mêle à la tendresse et à la dérision, le vertige de l'esseulement à la force de l'amitié.
     

  • Édition enrichie de Jean Starobinski comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    "Rien n'a plu davantage dans les lettres persanes, que d'y trouver, sans y penser, une espèce de roman. On en voit le commencement, le progrès, la fin : les divers personnages sont placés dans une chaîne qui les lie. À mesure qu'ils font un plus long séjour en Europe, les moeurs de cette partie du monde prennent, dans leur tête, un air moins merveilleux et moins bizarre : et ils sont plus ou moins frappés de ce bizarre et de ce merveilleux, suivant la différence de leurs caractères. Dans la forme de lettres, l'auteur s'est donné l'avantage de pouvoir joindre de la philosophie, de la politique et de la morale, à un roman ; et de lier le tout par une chaîne secrète et, en quelque façon, inconnue."
    Montesquieu.

  • Écrire

    Marguerite Duras

    "Il faut toujours une séparation d'avec les autres gens autour de la personne qui écrit les livres. C'est une solitude essentielle. C'est la solitude de l'auteur, celle de l'écrit. Pour débuter la chose, on se demande ce que c'était ce silence autour de soi. Et pratiquemment à chaque pas que l'on fait dans une maison et à toutes les heures de la journée, dans toutes les lumières, qu'elles soient du dehors ou des lampes allumées dans le jour. Cette solitude réelle du corps devient celle, inviolable, de l'écrit."

  • « L'un venait de la Bastille, l'autre du Jardin des Plantes. Le plus grand, vêtu de toile, marchait le chapeau en arrière, le gilet déboutonné et sa cravate à la main. Le plus petit, dont le corps disparaissait dans une redingote marron, baissait la tête sous une casquette à visière pointue.
    Quand ils furent arrivés au milieu du boulevard, ils s'assirent, à la même minute, sur le même banc.
    Pour s'essuyer le front, ils retirèrent leurs coiffures, que chacun posa près soi ; et le petit homme aperçut, écrit dans le chapeau de son voisin : Bouvard ; pendant que celui-ci distinguait aisément dans la casquette du particulier en redingote le mot : Pécuchet. »

  • Le 5 juillet 1962, l'Algérie devient officiellement indépendante. Ce jour-là, à Oran, un massacre, expéditif, fulgurant même, a lieu. Pendant plusieurs heures, des Européens sont pourchassés à travers la ville par des soldats algériens et des civils en armes. Les forces de l'ordre françaises, fortes de 18 000 hommes, restent consignées dans leurs casernes, obéissant aux ordres du général Katz. Assassinats et enlèvements : près de 700 Européens sont victimes des tueurs. Les morts musulmans, victimes d'une épuration aussi sauvage que hâtive, n'ont jamais été décomptés avec rigueur.

    S'appuyant sur une somme considérable de documents et de témoignages, Guillaume Zeller remet en perspective ce drame oublié qui permet de comprendre ce que fut la guerre d'Algérie dans sa complexité.

  • Dans les années 1790, pour le grand leader whig Charles James Fox, la Révolution française était "l'événement le plus important qui se soit jamais produit dans le monde". Depuis, avec le passage de l'actualité à l'Histoire, la Révolution a gardé son pouvoir de fascination. Le sujet n'est pas neutre : une importante école historique considère la Révolution comme un trouble malencontreux venu bouleverser de façon sanglante le mouvement général vers le libéralisme. Le présent livre s'inscrit dans une toute autre lignée, pour qui la Révolution a changé à jamais la façon de penser et de vivre du monde occidental.
    Il est construit comme un récit qui donne à entendre les deux voix de la Révolution : celle des assemblées, des personnages célèbres, et celle du peuple, des anonymes, des femmes, des paysans, que l'on perçoit tantôt comme un bruit de fond et tantôt comme un grondement assourdissant. Ces deux voix se mêlent aux moments d'incandescence révolutionnaire, en juillet 1789, en août 1792 où la royauté est abbatue, en mai-juin 1793 lors de la chute de la Gironde. Et quand ces voix se font discordantes, alors viennent les moments les plus sombres, jusqu'au drame du 9 thermidor.
    "Les héritiers des thermidoriens qui nous gouvernent sans discontinuer depuis lors cherchent à travestir l'histoire de la Révolution. Contre eux, gardons vivante la mémoire, gardons l'inspiration de ce moment où l'on put entendre que les malheureux sont les puissances de la terre, que l'essence de la république et de la démocratie est l'égalité, et que le but de la société est le bonheur commun".

  • « C'est pendant l'été d'un pays du nord. C'est la fin d'un jour, juste avant la nuit. Vous voyez ? Mais déjà quand elle s'annonce, que la lumière s'allonge, illuminante, avant de s'éteindre. » M. D.

    « Savannah Bay, variations » recueille des documents sonores inédits captés par Philippe Proust, retrouvés et présentés par Marie-Pierre Fernandes, spécialiste de Marguerite Duras qui a participé à sa création de « Savannah Bay », accueillie triomphalement en 1983 au théâtre du Rond-Point, et assisté l'autrice pour « Les Lectures » (1984) et « La Musica deuxième » (1985).
    Ces enregistrements exclusifs font entendre la lecture par Marguerite Duras d'une scène primitive de la pièce « Savannah Bay » suivie de deux répétitions sous sa direction avec Madeleine Renaud et Bulle Ogier. Elle lit ensuite « L'Exposition de la peinture », poignant hommage à son scénographe, le peintre argentin Roberto Platé diffusé lors de l'exposition de ses toiles au théâtre du Rond-Point, en 1987.

  • Tina Jolas, esprit libre et rêveur, fut la compagne de René Char pendant plus de trente ans. Happée par un amour exigeant et absolu, elle fut pour sa fille une figure de grâce et de disparition. Avec une douceur infinie, Paule du Bouchet retrace ici un parcours de vie: des lieux, des instants, des événements formant cartographie de cette haute figure. La puissance de son écriture rend sensibles à la fois son désespoir d'enfant, la splendeur de cette mère « emportée » dans un ailleurs et l'amour indéfectible qui les lie. Avec délicatesse, Isabelle Carré redonne une voix à cette lignée de femmes, par la lecture d'« Emportée » suivie de la fougueuse correspondance de Tina Jolas et de sa plus fidèle et tendre amie, Carmen Meyer. Faustine de Monès, fille de Paule du Bouchet, petite-fille de Tina Jolas, prolonge par sa voix lyrique cette oeuvre de filiation en hommage à sa grand-mère.

    « Ma mère possédait en propre une aptitude au secret, singulièrement raffinée, laquelle se rapprochait chez elle de l'acception la plus accomplie du mot, le sens du mystère. Dans le même temps, elle restait une grande et droite nature. Alchimie rare entre toutes, haut lieu de son intimité, c'était là sa part infiniment poétique. Celle qui l'a fait aimer des poètes. » P.d.B.

  • « Un jour, ils sont là. Un jour, sans aucun souci de l'heure. On ne sait pas d'où ils viennent, ni pourquoi ni comment ils sont entrés. Ils entrent toujours ainsi, à l'improviste et par effraction. Et cela sans faire de bruit, sans dégâts apparents. Ils ont une stupéfiante discrétion de passe-muraille. Ils : les personnages. On ignore tout d'eux, mais d'emblée on sent qu'ils vont durablement imposer leur présence. » S.G.

    D'où viennent les personnages des romans et quel chemin suivent-ils dans l'esprit de l'écrivaine ? C'est de cette question que naît une réflexion passionnante sur l'inspiration, née à la fois en soi et en dehors de soi, à la manière de ces personnages surgis de nulle part et pourtant si présents. Créatures immatérielles qui s'incarnent progressivement, jusqu'à sembler échapper au contrôle de leur autrice, ils sont à l'origine du processus d'écriture, participent au surgissement de leur monde. Et c'est sous leur mystérieuse emprise que la romancière se met au travail.

  • Au large des côtes normandes, fin 1793. Malgré l'évasion ratée du petit Louis XVII, Sébastien de Rocadour ne se décourage pas. À peine réchappé du siège de Granville, il accepte une nouvelle mission : emporter à Paris de précieuses lettres des Princes - les frères émigrés de Louis XVI - pour les remettre à un de leurs agents.Une contre-révolution se trame, mais il s'agit aussi d'arracher à sa prison la princesse Marie-Thérèse, soeur du petit Roi. Accompagné par Saphire, l'Esquirol rejoint la capitale après un voyage mouvementé. Il touche au but de sa mission quand un piège sournois se referme sur sa baladine. Sébastien saura-t-il renoncer à ce pour quoi il s'est battu jusque-là afin de sauver celle qu'il aime ?

  • « Jusqu'au bout, irai ! »Paris, 1793.
    Sébastien de Rocadour, dit « l'Esquirol » à cause de sa chevelure rousse et de son agilité, est monté dans la capitale avec l'idée de défendre le Roi. Hélas, pris dans le tourbillon de la Terreur, ce garçon de dix-sept ans doit bientôt adapter ses rêves à la sanglante réalité. Risquant sa vie à chaque pas, il rencontre l'amitié et la trahison, la haine et l'amour. Tiraillé entre sa vénération pour la Reine, qu'il cherche à faire évader de sa prison, et sa passion pour Saphire, la baladine, l'Esquirol va devoir choisir sa voie et, peu à peu, devenir un homme...

  • Après un terrible accident de voiture, un homme rentre chez lui. Ayant échappé de peu à la mort (sa femme, elle, a disparu dans l'accident), il lui faut maintenant tout réapprendre. Sa fille, jour après jour, l'accompagne, et tente de tenir la main de cet homme intraitable.
    Inquiète ou joueuse, sa voix décrit les quatre saisons de ce retour à la vie. Elle raconte son histoire, celle d'un Français, juif laïque et républicain, né à la fin des années 20, amoureux des paysages de son enfance qu'il ne concevait pas de défendre autrement que les armes à la main. La guerre, la politique, le travail, les femmes, il a tout vécu sans jamais s'expliquer. Et il n'a pas l'intention de commencer.
    Lumineux, cocasse, bouleversant, ce livre est tout entier du côté de la vie. L'écriture engage avec la mort une course de vitesse, et rien ne dit qu'elle n'en sortira pas gagnante. Chacune – et chacun – y reconnaîtra l'essence même de ces liens si précieux qui se tissent entre les pères et les filles.

  • Dans la seconde moitié du XXe siècle en France, un moment philosophique s'est développé qui, par son ampleur et sa nouveauté, se laisse comparer tant au moment grec classique qu'à celui de l'idéalisme allemand. Entre L'Être et le néant de Sartre (1943) et le dernier livre de Deleuze, Qu'est-ce que la philosophie(1991), on voit se succéder existentialisme, structuralisme, déconstruction, postmodernisme, réalisme spéculatif...
    Alain Badiou montre qu'en dépit des apparences cette période possède une sorte d'unité : la bataille autour de la notion de sujet (malgré la diversité des positions), la discussion de l'héritage allemand de Hegel à Heidegger, l'engagement politique, l'intimité avec la littérature, autant de points de convergence pour des penseurs si divers et parfois opposés.
    Ce livre réunit des textes sur Jean-Paul Sartre, Gilles Deleuze, Georges Canguilhem, Paul Ricoeur, Louis Althusser, Jean-François Lyotard, Françoise Proust, Jean-Luc Nancy, Barbara Cassin, Christian Jambert et Guy Lardreau, Jacques Rancière - textes qui ont en commun la vivacité et la clarté propres à Alain Badiou.

  • Vacarme

    Elisabeth Gausseron

    « Antoine fixait avec désespoir la petite flamme de la chandelle sur sa table de nuit. Elle menaçait de s'éteindre, comme Vacarme. Demain, tout serait fini. Son ami allait mourir. Quel gâchis ! Quelle cruauté ! Des images atroces de ce qui attendait le cheval tournaient dans sa tête et faisaient monter en lui un sentiment de révolte. L'idée de perdre Vacarme lui était insupportable. Autant mourir avec lui. Ou alors... partir avec lui ! Un projet fou venait de naître dans son esprit. »Une amitié entre un jeune garçon et un étalon insoumis. Une aventure trépidante à travers la France du début du XIXe siècle. Un chemin vers l'Amour et la Liberté.

  • Un pays comme la France est fait d'un assemblage de milieux divers. Ceux-ci se sont fondus au sein d'un espace économique qui a longtemps fonctionné comme un tout à l'intérieur de ses frontières et s'intègre aujourd'hui dans des cadres élargis.
    Mais la France est aussi une nation, ce qui veut dire qu'elle est une création sociale que les Français réinterprètent et réinstituent périodiquement. À un moment où toutes les formations territoriales sont soumises à des forces qui tendent à les dissoudre ou à modifier leur consistance et leurs assises, cet ouvrage se donne pour objectif de comprendre quand, comment et pourquoi notre pays s'est constitué, et comme il a été pensé et remodelé par les générations successives.

  • 11 novembre 1918. L'armée française est sans nul doute la plus puissante et la plus moderne du monde. La réputation qu'elle s'est acquise n'a rien d'usurpé (elle ne la perdra d'ailleurs qu'en 1940) : forte de 800 000 hommes au début de l'année et de plus de 2,5 millions le 2 août 1914, elle a continué tout au long du conflit à connaître des bouleversements considérables tant en termes politiques que technologiques, de recrutement comme de matériels.
    Qu'il s'agisse de son organisation ou du style de commandement, de ses équipements et de leur doctrine d'emploi, de la formation du personnel ou de la technicité croissante de ses matériels, de l'importance du soutien logistique, des relations entre soldats et offi ciers ou des généraux entre eux, les évolutions dans l'armée s'accélèrent dès l'automne 1914 et trouvent leur aboutissement dans la victoire.
    Conjuguant l'histoire militaire, sociale, culturelle et des techniques, cette vaste fresque dressée par deux historiens spécialisés montre comme on ne l'avait jamais fait comment a été édifié la première armée du monde.

  • La couleur des idées
    La France est un pays étrange, dont certaines bizarreries étonnent toujours l'Europe et le monde. Il est sans doute peu de nations où l'on célèbre autant la raison, les idées générales, l'universel, l'ouverture au monde, tout ce qui est grand, neuf, généreux. Et pourtant la France n'a rien à envier à personne en ce qui concerne la défense des particularismes, des statuts, des terroirs, des situations acquises. On y brocarde volontiers les puissants - mais l'on y attend toujours le grand homme... Quelle cohérence dans tout cela ? S'agit-il d'héritages singuliers propres à chaque domaine de la vie sociale, ou de quelque chose de plus vaste, d'une conception de la vie en société - d'une culture - qui marquent tous les aspects de l'existence ? Philippe d'Iribarne a réuni, dans cet essai global, sa grande connaissance des spécificités et des différences françaises par rapport aux Américains, aux Allemands, aux Anglais, à d'autres Européens... La comparaison met en lumière avec précision ce que la France, éprise de " grandeur ", a de vraiment singulier, la conception de l'homme et de la société qui est coeur de sa culture et ce qui en découle pour la vie économique et sociale, l'appréhension du marché du travail et du chômage, le sens de la hiérarchie, l'enseignement, l'accueil et l'insertion des immigrés. Même si des réformes sont nécessaires, ce " modèle social français ", très lointainement et très profondément enraciné, n'est pas sans atout, et il serait déraisonnable de le jeter sans plus aux orties de la mondialisation.

  • Depuis 1989, date du bicentenaire de la Révolution française, les études sur ce moment fondamental de l'histoire de la France se sont poursuivies et de nouveaux chantiers de recherche ont été ouverts. Les grandes thématiques nées de 1789 fascinent toujours autant, au point d'être sans cesse interrogées et réinterprétées. Dans sa préface, Michel Vovelle écrit avec humour : « Soboul est mort, Furet est mort et moi-même je ne me sens pas très bien. » Pour autant, l'auteur n'en démontre pas moins l'incontestable dynamisme de l'historiographie de la Révolution, comme les contributions ici réunies en témoignent. Pour faire le point de cette vitalité, une trentaine d'historiens réunis par Michel Biard, professeur à l'Université de Rouen, s'emploient à établir chacun dans son domaine l'état des connaissances. La Révolution française a-t-elle été provoquée par les idées des philosophes ? A-t-elle été une catastrophe économique, un désert artistique et scientifique ? Que fut dans cette révolution la place des paysans, des femmes ? En quoi notre actuelle démocratie est-elle encore largement redevable de cette période, via les élections, la sociabilité politique, la presse, le langage, etc. ? Loin des idées reçues, cet ouvrage apporte ici de nouveaux éléments de réponse à ces questions toujours actuelles, fondés sur les études les plus récentes. Autant de synthèses claires et concises qui permettront au lecteur de (re)découvrir la Révolution française. Par décision des auteurs, les droits de cet ouvrage seront versés au profit de la Société des études robespierristes, société savante qui se consacre depuis sa fondation en 1907 à l'histoire à la fois scientifique et républicaine de la Révolution française par ses colloques, études et publications (notamment la revue Annales historiques de la Révolution française).


  • Le décryptage annuel des enjeux économiques et sociaux

    Sociétal consacre le dossier spécial de son édition 2015 à l'avenir de notre Etat-providence. Face à des déficits publics abyssaux et à une dette sociale qui ne cesse de se creuser, notre

  • La Révolution française est un événement central de l'Histoire, et la décennie 1789-1799 a provoqué un grand basculement mondial. Loin d'en imposer une vision unique, elle ne cesse de susciter une multitude de débats, recherches, travaux savants et controverses passionnées. Comment comprendre, aujourd'hui, cette radicale mutation des fondements de la société et de l'État, cette mise en pratique des idées des Lumières (avec ce qu'elles pouvaient avoir d'utopique), cette apparition d'hommes et de femmes nouveaux, cette réorganisation de fond en comble du quotidien (et même du calendrier), cette transformation profonde du régime de la propriété, ces accès terribles de violence, ces guerres - civile et étrangères - contre une grande partie de l'Europe, cette générosité de la déclaration des droits de l'homme et de l'abolition de l'esclavage ? Conciliant un récit minutieux des événements avec le portrait des protagonistes, se focalisant sur les combats politiques, les phénomènes sociaux et la formation d'une nouvelle caste dirigeante, cette brillante synthèse, concise et parfaitement informée des études les plus récentes, nourrie d'anecdotes significatives, rédigée d'une plume ardente, ouvre des perspectives passionnantes et souvent mal connues du large public.

  • Le glacis

    Monique Rivet

    Laure a vingt-cinq ans lorsqu'au milieu des années 50 elle est nommée, en pleine guerre d'Algérie, professeur de lettres dans un lycée d'une petite ville de l'Oranais.
    Cette guerre, qu'elle ne comprend pas, la désoriente, puis lui fait horreur. Elle ne comprend pas davantage la société qu'elle découvre, une société cloisonnée où les conformismes se côtoient en toute hostilité et qu'elle choque par la liberté de ses réactions ; d'emblée elle s'y fait des ennemis, au point de se mettre en danger.
    « Le temps où j'ai habité la ville était le temps de la violence. Le temps de ce que le langage officiel déguisait d'un intitulé pudique : les "événements", quand l'homme de la rue disait : la guerre. La guerre d'Algérie. Ce pays, je ne lui appartenais pas, je m'y trouvais par hasard. J'y étais de guingois avec tout, choses et gens, frappée d'une frilosité à fleur de peau, incapable d'adhérer à aucun des mouvements qui s'y affrontaient.
    Cette guerre, je ne la reconnaissais pas, elle n'était pas la mienne. Je la repoussais de toutes mes forces. Si j'avais eu à la faire... - s'il avait fallu que je la fasse, aurais-je pu la faire aux côtés des miens ? »
    Monique Rivet avait l'âge de Laure quand elle a écrit ce texte, vibrant, sobre et vital, témoin de son regard de femme très jeune sur une guerre que personne ne voulait reconnaître.
    Ce roman n'a jamais été publié auparavant.


  • Le décryptage annuel des enjeux économiques et sociaux

    2017 est une année qui conditionnera les 5 années à venir. Ces 5 années seront déterminantes. Il devient urgent de se consacrer à une politique de redressement de la France qui rompe avec

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