• Le jeune Wendell n'est qu'un simple employé de ranch sur les terres qui appartenaient
    autrefois à sa famille. L'arrivée soudaine du petit Rowdy, fils de sa cousine incarcérée,
    illumine son modeste quotidien tourmenté par la disparition déjà lointaine de son père,
    devenu une légende pour les milices séparatistes du Montana. Un lien puissant se noue
    entre Wendell et le garçon de sept ans mutique et traumatisé. Wendell est prêt à tout
    pour épargner à Rowdy la violence qui se transmet de génération en génération, et qui
    ne tarde pas à embraser une fois de plus le coeur des Bull Mountains.

  • Franklin Starlight a tout juste seize ans lorsqu'Eldon, son père ravagé par l'alcool, le convoque à son chevet et lui demande de l'emmener au coeur de la montagne, là où, traditionnellement, on enterre les guerriers. Au cours de leur voyage, le fils affronte un jeune grizzly, ramène poisson ou gibier et construit des abris contre la pluie, tandis qu'Eldon lui raconte comment il a rencontré l'amour de sa vie, pourquoi il a sombré dans l'alcool et d'où vient leur patronyme qui évoque les temps indiens immémoriaux. Pendant ce périple, père et fils répondent, chacun à sa manière, à leur besoin d'apaisement identitaire. Ce roman au style brut et aux dialogues taiseux est un allé simple pour les terres sauvages du centre du Canada. Richard Wagamese appartient à la nation ojibwé. Il est le premier lauréat indigène d'un prix de journalisme national canadien et est régulièrement récompensé pour ses travaux. Il vit actuellement à Kamloops, en Colombie britannique. Les Étoiles s'éteignent le matin est son premier roman traduit en français.

  • Retour à Killybegs

    Sorj Chalandon

    • Grasset
    • 17 Août 2011

    Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L'IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes que je n'ai même jamais rencontrés. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j'en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi, et j'enrage. N'écoutez rien de ce qu'ils prétendront. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m'avoir connu. Personne n'a jamais été dans mon ventre, personne. Si je parle aujourd'hui, c'est parce que je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu'après moi, j'espère le silence.Killybegs, le 24 décembre 2006 Tyrone Meehan

  • Pourquoi l'inspecteur Erlendur use-t-il sa mauvaise humeur à rechercher l'assassin d'un vieil homme dans l'ordinateur duquel on découvre des photos pornographiques immondes et, coincée sous un tiroir, la photo de la tombe d'une enfant de quatre ans ? Pourquoi mettre toute son énergie à trouver qui a tué celui qui s'avère être un violeur? Pourquoi faire exhumer avec quarante ans de retard le cadavre de cette enfant ? A quoi sert cette collection de bocaux contenant des organes baptisée pudiquement la Cité des Jarres? Pourquoi nos enfants nous font-ils toujours souffrir ? Pourquoi partout dans le monde la vie de flic est toujours une vie de chien mal nourri ? Ce livre écrit avec une grande économie de moyens transmet le douloureux sens de l'inéluctable qui sous-tend les vieilles sagas qu'au Moyen Age les Islandais se racontaient pendant les longues nuits d'hiver. Il reprend leur humour sardonique, l'acceptation froide des faits et de leurs conséquences lointaines. La Cité des Jarres a obtenu le prestigieux prix Clé de Verre du roman noir scandinave. Il figure en tête des listes des best-sellers en Allemagne et en Angleterre.

  • Dans une banlieue de Reykjavik, au cours d'une fête d'anniversaire, un bébé mâchouille un objet qui se révèle être un os humain. Le commissaire Erlendur et son équipe arrivent et découvrent sur un chantier un squelette enterré là, soixante ans auparavant. Cette même nuit, Eva, la fille d'Erlendur, appelle son père au secours sans avoir le temps de lui dire où elle est. Il la retrouve à grand-peine dans le coma et enceinte. Erlendur va tous les jours à l'hôpital rendre visite à sa fille inconsciente et, sur les conseils du médecin, lui parle, il lui raconte son enfance de petit paysan et la raison de son horreur des disparitions. L'enquête nous est livrée en pointillé dans un magnifique récit, violent et émouvant. Une femme victime d'un mari cruel qui la bat, menace ses enfants et la pousse à bout. Un Indridason grand cru! Ce roman a reçu le Prix Clé de Verre 2003 du roman noir scandinave et le Prix CWA Gold Dagger 2005 (Grande-Bretagne).

  • Le coeur du père de Dom cesse de battre dans les bras d'une femme qui s'éclipse après avoir ouvert aux secours. Orphelin à quinze ans, Dom tente de recoller les morceaux et se lance sur la piste de cette mystérieuse amoureuse.
    Mais un nouveau coup de tonnerre éclate lorsqu'il reçoit les condoléances d'un inconnu qui aurait rencontré ses parents en Argentine, juste avant la naissance de leur fille. Seulement voilà, Dom est fils unique ! Cette révélation fracassante en entraîne d'autres qui le conduisent à quitter son île de Groix pour aller doubler le cap Horn, au pays des glaciers bleus, à la recherche de la vérité.
    Porté par une écriture lumineuse et pleine de surprises,
    Tout ce que tu vas vivre est un condensé d'optimisme où l'espoir triomphe face aux aléas de la vie. Un roman d'une savoureuse tendresse.

  • Le Père Noël a été assassiné juste avant le goûter d´enfants organisé par l´hôtel de luxe envahi de touristes, alors s´il vous plaît, commissaire, pas de vagues. C´est mal connaître le commissaire Erlendur. Déprimé par les interminables fêtes de fin d´année, il s´installe à l´hôtel et mène son enquête à sa manière rude et chaotique. Les visites de sa fille, toujours tentée par la drogue, ses mauvaises fréquentations, permettent au commissaire de progresser dans sa connaissance de la prostitution de luxe, et surtout il y a cette jolie laborantine tellement troublante qu´Erlendur lui raconte ses secrets. Le Père Noël était portier et occupait une petite chambre dans les sous-sols depuis vingt ans, la veille on lui avait signifié son renvoi. Mais il n´avait pas toujours été un vieil homme, il avait été Gulli, un jeune chanteur prodige, une voix exceptionnelle, un ange. Le 45 tours enregistré par le jeune garçon, cette voix venue d´un autre monde, ouvre la porte à des émotions et des souvenirs, à des spéculations de collectionneurs, à la découverte des relations difficiles et cruelles entre les pères et les fils. Un roman dense et fort qui émeut profondément. Ce roman a obtenu le Prix Trophée 813 (2007) et le Grand Prix de Littérature Policière Roman étranger (2007).

  • Sur une place de Marrakech, un conteur relate l'histoire d'Ahmed, un homme au destin aussi troublant que fabuleux. Élevé dans le mensonge pour sauver l'honneur de son père, Ahmed n'a de masculin que le nom. Un sexe et une condition imposés qu'il finit par revendiquer : à vingt ans, il pousse le zèle jusqu'à s'unir à une fille délaissée, bientôt complice de sa vertigineuse descente aux enfers... Écrivain d'origine marocaine mondialement connu, Tahar Ben Jelloun est né à Fez en 1944. Il a écrit des romans, des essais et des recueils de poésie. Il a obtenu le prix Goncourt pour La Nuit sacrée en 1987 et le prix international IMPAC en 2004 pour Cette aveuglante absence de lumière, également en Points. « Une aventure qui semble sortie tout droit des Mille et Une Nuits. » J. M. G Le Clézio

  • Souhaitons-nous vraiment refaire notre vie ?
    Ludwik et Grazyna ont à nouveau trente ans.
    Après une rencontre dévorante, plus rien ne peut les séparer. Ou presque.
    Car les jeunes amoureux ont également l'expérience d'une vie commune longue d'un demi-siècle.
    Jusqu'à hier, ils vivaient en 2013 et approchaient les quatre-vingts ans. Or, pour des raisons obscures, le lendemain du 50e anniversaire de leur rencontre, le couple se réveille en 1963, jeune et beau, avec en prime les souvenirs de leur passé.
    Cependant la Pologne dans laquelle ils se trouvent n'est plus celle qu'ils ont connue. La Seconde Guerre mondiale est certes passée par là, mais leur patrie a désormais entamé une union de force... avec la France !
    Bien décidés à ne pas tomber dans la routine et commettre les mêmes erreurs, Ludwik et Grazyna s'ouvrent à des aventures nouvelles.
    Mais leur amour résistera-t-il à cette seconde vie ?

  • Nommé curé d'un petit bourg rural, le jeune et séduisant Roland Charvaz n'a manifestement pas la vocation. Le beau sexe le préoccupe davantage que la salvation des âmes. Pour sa part, Mathilde, la jolie épouse du docteur de Salignac, mère d'un petit garçon, n'a jamais connu la passion amoureuse avant l'arrivée de l'ecclésiastique. Dès leur première rencontre, c'est le coup de foudre et les deux amants se lancent dans une liaison torride, à l'insu de tous, évidemment. Leur destin bascule lorsque la nouvelle domestique du curé découvre cette relation coupable. Scandalisée, elle menace de révéler la vérité au mari trompé et à l'évêché. Mais elle meurt subitement. Une rumeur troublante concernant son décès amène les autorités à ouvrir une enquête. Les deux amants se croient à l'abri de tout soupçon. Ils ne savent pas que la servante a laissé derrière elle des indices qui les accablent...

  • À quinze ans dans le Maroc des années 1950, Maya est mariée à un homme qui la violera chaque soir. D'abord inaudible, son murmure Pourvu qu'il soit de bonne humeur deviendra son mantra.
    Comment être libre quand l'idée même de liberté ne peut s'envisager ? Résister dans une guerre où les bruits des armes sont ceux de l'intimité, de clés tournant dans une serrure ou de pas approchant doucement ?
    Quand, malgré le silence familial, la mémoire du viol conjugal se transmet d'une génération de femme à l'autre, c'est la peur qui s'insinue dans les couloirs du temps.

  • Tu seras un homme : la virilité comme promesse Nouv.

    Notre monde est sans repère car il est sans père ! C'est au grand absent de la scène contemporaine que s'attache ici le philosophe de l'existence Martin Steffens, car la critique du patriarcat ne saurait aboutir à la disparition de la transmission. Un livre de libre morale sur nos moeurs faussement libérées. Éblouissant. À l'heure où le patriarcat, en tant que système social d'oppression, commence à se déliter, nous nous trouvons devant une alternative. Ou bien l'on croit qu'on élèvera d'autant plus les femmes qu'on rabaissera les hommes. Ou bien nous ferons, pour les garçons arrivant en ce monde, le voeu qu'ils sont, en tant que tels, une bonne nouvelle.
    Car chacun porte en soi la promesse de ce que l'autre a de meilleur. Ce n'est pas en détestant les hommes que nous respecterons les femmes. Plus libres d'aller au monde, les femmes seront aussi plus exposées. Elles ont donc besoin d'hommes en qui mettre leur confiance, d'hommes consistants.
    Annoncer aux jeunes hommes que leur virilité les oblige à ce qu'ils ont de meilleur, c'est cela aussi lutter contre le patriarcat.
    Un livre critique, généreux, lumineux qui appelle, contre la confusion, à une vraie libération.

  • «Maintenant l'autobus s'ébranle, la vitre tremble et je frissonne de froid. Je vois encore ton lourd manteau, ton sac, mais pas tes yeux. Je ne sais plus si tu regardes vers moi. Il ne te fut pas permis de reconnaître ton fils vieilli, tu n'as vu qu'un homme qui te regardait à travers une vitre.» Dans ce récit d'une enfance napolitaine, la mémoire n'est pas une consolation mais un drame : une lumière blanche et compacte semble baigner la ville, soudain dénudée, loin de sa fièvre baroque. L'image des êtres perdus - la mère, à qui s'adresse chacune de ces pages, le père, un ami mort... - se juxtapose au deuil et à l'oubli, qu'elle ne compense pas. Voilà pourquoi Pas ici, pas maintenant n'est pas une évocation nostalgique, mais un livre abrupt et fier, que rythment de subtils dérèglements comme autant d'initiations : le bégaiement du narrateur, les lapsus, un pas qui achoppe, des jouets qu'on brise. Et toujours, entre le monde et l'enfant, une vitre, les gestes tendres et lointains d'une mère.

  • Jeune et beau gabarier, Hugo, élevé par un père aimant mais taciturne, a toujours cru que sa mère était morte en le mettant au monde. Mais la réalité est tout autre. Lorsqu'il découvre la vérité, le jeune homme voit sa vie prendre un chemin qu'il était loin d'avoir soupçonné. Il va de mauvaises surprises en amères déceptions, se sent trahi à la fois par la personne la plus importante de sa vie et les ombres malveillantes du destin. Et son coeur tourneboulé l'empêche de voir que l'amour et le bonheur sont si près de lui qu'il n'a qu'à tendre la main pour les cueillir.

    Mais celle qui l'aime - et que lui ne voit pas - a la patience et la foi. Elle le sait: un jour, elle et lui, ces deux enfants du Pas du Loup, seront ensemble à jamais, comme les deux âmes soeurs qu'ils sont et ont toujours été.

  • Après L'Arbre à pain et Frangipanier, Tiare vient clôturer la fresque animée de la famille Tehana et de sa vie de quartier aux abords de Papeete. Tiare, c'est aussi le prénom de la petite-fille de Materena et Pito qui s'invite de manière inattendue sous leur toit. Un événement impromptu, qui amène dans son sillage de manière tout aussi imprévisible, la rédemption de Pito. De mari macho et père absent, il se révèle un papy aux petits soins et revisite sa place auprès des siens. C'est à travers le regard de cet homme « tout neuf » que ce troisième tome achève de décrire une nouvelle tranche de vie de cette famille tahitienne et, avec elle, dessine une certaine Polynésie, croquée avec affection, verve et légèreté. Succès international, la trilogie est maintenant publiée dans près d'une vingtaine de pays. Dans le Pacifique, ce classique de la littérature populaire est étudié dans les classes et les amphithéâtres.

    C'est en anglais et depuis l'Australie, où elle est installée depuis plusieurs décennies, que Célestine Hitiura Vaite a composé les trois tomes de la plus célèbre des sagas polynésiennes. Polynésienne au grand coeur et à la plume délicate empreinte d'humanité et d'humour, Célestine Hitiura Vaite n'a pas son pareil pour dévoiler les ressorts et les émotions des relations humaines, rendant le quotidien de ses protagonistes passionnant, émouvant et drôle.

  • La paternité, une épopée ! Père de cinq enfants, la vie de famille d'Alexandre Lacroix prend au fil des chapitres l'allure d'une épopée, semée d'épreuves et de vertiges.
    " La paternité est la grande affaire de ma vie adulte. Elle a occupé une large partie de mon temps. Mon premier enfant est né quand j'avais vingt-cinq ans ; mon cinquième quand j'en avais quarante-deux. Quatre garcons, une fille. De deux mères différentes.
    J'ai attendu que le cycle des naissances s'achève pour raconter cette expérience. J'en ressentais le désir depuis longtemps. Les romanciers, les intellectuels, s'ils évoquent souvent leurs pères, restent très discrets sur leur propre paternité. En un sens, je les comprends. Écrire sur ses enfants, c'est prendre le risque de la partialité. Et puis, comment alimenter le romanesque avec des petits pots ?
    À mesure que j'avancais dans l'écriture, j'ai pourtant eu la sensation de relater une épopée. Dans les romans de chevalerie, il y a des duels, des moments lumineux et violents où l'on joue sa peau comme lors d'un accouchement. Il y a des épreuves aussi et s'occuper de ses enfants, c'est en affronter sans cesse. Il faut écarter les dangers autour d'eux, en tracant une route.
    Si la filiation est une expérience épique, c'est encore qu'elle nous confronte à notre propre mort. Nos enfants sont ce que nous laissons sur Terre après nous. Dans la logique des choses, ils se trouveront réunis autour de notre cercueil. Mais cela n'a rien de triste. À mesure que nous vieillissons, nous transférons sur eux notre amour de la vie. " A. L.

  • Dans ce texte, écrit en 1910, Sigmund Freud (1856-1939) s'attache à étudier le processus de la création artistique chez Léonard de Vinci. Il part d'un des premiers souvenirs d'enfance rapporté par le peintre. Pour Freud, il s'agit plutôt d'un fantasme, qu'il appellera « le fantasme au vautour », que Léonard « s'est construit plus tard et qu'il a alors rejeté dans son enfance » et qui se rapproche de certains « fantasmes de femmes ou d'homosexuels passifs ». Derrière, se cache « la réminiscence d'avoir tété le sein maternel, scène d'une grande et humaine beauté qu'avec beaucoup d'artistes Léonard entreprit de représenter dans ses tableaux de la Vierge et l'enfant ». Composé « du double souvenir d'avoir été allaité et baisé par la mère », ce fantasme fait « ressortir l'intensité du rapport érotique entre mère et enfant ». Le singulier sourire énigmatique de la Joconde ou de sainte Anne s'éclaire alors d'être la trace de ce que « sa mémoire conserva comme la plus puissante impression de son enfance ».

  • Au début des années 70 la lutte pour l'égalité des droits est loin d'être terminée pour les Noirs américains. Pour certains c'est même le combat de chaque instant. Le révérend Phillip Martin, leader du mouvement dans une petite ville de Louisiane, est de ceux-là; il a bâti autour de ce combat une vie solide et respectable. Jusqu'au jour où un mystérieux jeune homme vient rôder sans but apparent autour de sa maison...
    Gaines, avec son immense talent, nous entraîne dans une histoire où tension et suspense vont crescendo. Ernest J. Gaines, né en 1933, a été surnommé «le Faulkner noir» aux États-Unis où le National Book Critic Award lui a été décerné en 1994 pour Dites-leur que je suis un homme.

  • En 2012-2013, la France connaît un vif débat autour du projet de loi dit du « mariage pour tous ». En 1999, la polémique avait déjà fait rage lors de ladoption du pacte civil de solidarité. Si elle nest donc pas nouvelle, son intensité surprend beaucoup dobservateurs. Les militants des causes homosexuelles bien sûr, mais aussi des chercheurs en sciences sociales, français et étrangers, qui avaient sous-estimé les résistances à la diversification des modes de vie amoureux et familiaux en France.

    Que sest-il passé ? Lhomoparentalité marque-t-elle une révolution anthropologique majeure ou bien est-elle le prolongement dune histoire ? Et quen disent les enfants concernés ? Avec le recul nécessaire, cest à ces questions brûlantes que répondent deux anthropologues spécialistes du genre.

    Jérôme Courduriès est anthropologue. Après avoir travaillé sur la conjugalité homosexuelle masculine, il sest intéressé à ce que lhomosexualité produit sur lexpérience de la parenté.

    Flávio Luiz Tarnovski est anthropologue, professeur à lUniversité fédérale de Mato Grosso, à Cuiabá, Brésil. Ses recherches portent sur les liens entre le genre, la sexualité et la parenté. Il a mené plusieurs enquêtes sur les familles homoparentales au Brésil et en France.

  • À travers ces mémoires familiaux - qui retracent les mythes, les légendes et les secrets de sept générations de femmes incroyables -, Juliet Nicolson, la petite-fille de Vita Sackville-West, enquête sur le sens de la famille, la mémoire, le passé. Dans les quartiers pauvres de Malaga au XIXe siècle, l'Angleterre frappée par la Seconde Guerre mondiale ou le New York des années 1980, ces femmes deviennent, pour l'auteur, des personnages à part entière et partie intégrante de ce qu'elle est et d'où elle vient. En abordant la perte, le secret, la jalousie, tous les désirs et devoirs qui peuvent opposer une mère et sa fille, en explorant le sentiment d'appartenance et ce qu'il peut créer de solitude, ce récit nous permet de pénétrer un milieu - celui de l'aristocratie anglaise éclairée - aussi admiré que critiqué. « Ce livre est une parfaite illustration du fait - trop souvent oublié - que les personnages de l'histoire sont réels, avec une réelle ambition, une réelle passion, une réelle rage. Ces femmes ont pris la vie à bras-le-corps et l'ont secouée. C'est une lecture magnifique, et un rappel puissant de la signification de notre lignée matrilinéaire. » Julian Fellowes « Une histoire hypnotique de filiation mères-filles dans laquelle le personnel est mélangé à l'historique pour un effet remarquable : parfois très émouvant, parfois empreint d'humour noir, il met en scène un éventail de personnages, qu'il s'agisse des danseurs espagnols, des figures célèbres de Bloomsbury ou de l'aristocratie anglaise. Vous ne serez pas capable d'interrompre votre lecture. » Lady Antonia Fraser

  • Mains de glace

    Patrice Guirao

    La police de Boston est sur les nerfs. Le corps nu du Dr Robert Bennett est retrouvé affreusement mutilé dans l'unité de médecine du campus. Ses deux mains ont disparu et son corps est gravé au cutter d'un « Notre père... ». Acte d'un déséquilibré, d'un sataniste ou atroce parricide ? À ce meurtre sordide, s'ajoutent des suicides inquiétants. Et que penser des menaces de mort envoyées au sénateur Milton et de ce corbeau qui annonce aux uns et aux autres que leurs enfants ne sont pas les leurs ? Merry, le capitaine de police est à cran, il compte sur ses meilleurs inspecteurs, Dan Mc Kee et Jade Disalvo. Deux limiers qui ont fait de leur devoir une priorité. Sans doute pour mieux éviter d'affronter leur vie et les démons qui les y attendent. La secte des Enfants des Planètes, elle, est toute prête à récupérer les âmes perdues.

    Patrice Guirao nous plonge dans un Boston glacial et angoissant, où le doute, les remords, la vengeance, l'avidité et la haine gangrènent les esprits, et martyrisent... certaines mains !

    Patrice Guirao est installé à Tahiti depuis 1968. Il est l'auteur de la Saga Al Dorsey - Crois-le !, Lyao-ly, Si tu nous regardes, Tu vois, parus aux éditions Au vent des îles et en poche aux éditions Pocket -, portée à l'écran par France Télévisions en 2017.

    Parallèlement à son travail sur le roman « Noir Azur » dont les intrigues se situent en Polynésie, il s'inscrit dans la grande famille des auteurs de thrillers avec des ouvrages comme À la lueur du sang et aujourd'hui #Mains de Glace.

  • Vie nouvelle

    Michaël Trahan

    Il est dans ce livre question d'entrer dans une image. Cette image est une vie, un théâtre coupé en deux. Au milieu, il y a une forêt et il y a la nuit. Il y a aussi une rivière et une salle de cinéma. Quelqu'un entre dans la chambre et s'installe devant le miroir pour lire un roman d'amour. Personne d'autre ne vient. Au matin, on ne sait plus très bien comment sortir. On le regrette. On doit dire la vérité. Peut-être est-il temps d'apprendre à vivre. L'idée est belle, et la beauté compte, mais on s'attache facilement à ce qui nous encercle. On cherche une histoire bleue comme le ciel et on écrit un poème interminable. Il faut aller jusqu'au bout. Le rideau est lourd, on n'y arrivera jamais. La douleur est lente. À la fin, un enfant apparaît. C'est mon fils. Il dort dans la clairière.

    Vie nouvelle est un livre d'éducation sentimentale. Je l'ai écrit comme on choisit une vie.

  • Difficulté à s'épanouir, échecs répétés, accrocs de santé... Et si les épreuves traversées dans nos vies n'étaient en fait que la répétition de celles de nos ancêtres ? La psychogénéalogie n'aborde pas l'individu isolément, mais à travers les liens qu'il a tissés avec sa famille : liens visibles ou intergénérationnels, liens invisibles ou transgénérationnels. Synthétique, clair et vivant, cet ouvrage aborde les auteurs majeurs, les concepts-clés et les principaux courants de cette approche thérapeutique. Il propose aussi des cas concrets et des pistes pratiques.

    Cette nouvelle édition est enrichie d'un cahier d'exercices.

    Un angle didactique - Des exemples concrets - Des exercices pratiques

  • L'inquiétude est le nom que nous donnons à ce siècle neuf, au mouvement de toute chose dans ce siècle.
    Paysages ! Villes ! Enfants ! Voyez comme plus rien ne demeure. Tout bouge et flue. Paysages ! Villes ! Enfants ! L'inquiétude est entrée dans le corps du père qui attend son fils, comme elle s'est glissée, un jour, dans le corps des choses. C'était hier. C'est aujourd'hui. Ce sera plus encore demain. L'inquiétude de l'espèce, des espèces, et de la Terre que l'on croyait si posée, qui ne cesse de se manifester à nous, sous un jour de colère, au point qu'on la croirait froissée ou en révolte.

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