• En progrès...

    Gema Boursault

    - Combien de fois faut-il faire une erreur avant qu'elle ne devienne une faute ?
    Elle ne pouvait s'empêcher de se poser la question. Le temps avait paru tellement long, une vie entière depuis l'intervention.
    On devine, entre les zones d'ombre et les étapes du récit, son itinéraire. Un mélange plutôt heureux, où des horizons lointains, trop souvent opposés, se retrouvent. Elle n'en est plus à sa première vie.
    Est-ce en plein, plutôt qu'en creux, que se dessine son existence, et si la mission était ailleurs ?
    Est-ce un nouveau départ, encore, pour elle, les siens, les milliers d'entre elles ?
    Précarisée... après avoir gravi tous les Everest, non !

    Lorsque la confiance de l'agent vacille, comment envisager son métier au service du Public ?
    Malgré le vide, l'absence viscérale, c'est avec abnégation et pudeur que la jeune femme tisse, tente de recycler les lambeaux de son Être.

    De son nombril enfoui sous la terre de ses ancêtres, à un parcours d'un hémisphère à l'autre, à travers les carcans que les hommes s'imposent, l'autrice nous livre un réquisitoire subtil et lucide, en forme d'ode aux liens.
    Ce nécessaire premier roman, inspiré de faits réels, nous questionne sur l'humanité de nos institutions, tout autant que sur la pertinence de nos propres convictions. Sommes-nous toujours capables de progresser ?

  • Histoire de migrants... Un garçon, presque jeune homme, quitte sa famille, le Maroc son pays, pour découvrir à coup sûr 'le Monde' ou ce qu'il en espère. Nous sommes dans la fin des années soixante-dix. De ses aventures en France, naîtront d'autres aventures, assez éloignées, c'est vrai, de celles qu'il avait prévu... Qu'importe... Un jour, moi, je ne sais plus trop quand, j'ai trouvé par terre une clé toute seule. Toute petite, elle était dorée et ciselée comme celle d'un coffre-fort de jardin secret. Je me suis alors demandé à quoi pourrait bien me servir cette clé, ne sachant pas ce qu'elle était censée ouvrir... Et puis, je me suis demandé sérieusement si, à mon avis, il valait mieux trouver une clé sans savoir ce qu'elle ouvre... ou un coffre-fort sans la clé pour l'ouvrir. On peut défendre facilement les deux positions. Sauf que moi, devant le coffre-fort interdit, j'aurais surtout ressenti la frustration alors que devant cette mystérieuse clé... j'y ai vu du rêve, de l'avenir, de l'espérance... Alors, je l'ai couchée dans le creux de ma main, je l'ai regardé longuement et j'ai refermé mes doigts dessus. Il n y a rien de plus beau que l'espérance... Mais qu'importe... Cette histoire est une histoire de migrations, de rencontres, de mélanges... Et toi ? Comment ton père et ta mère se sont rencontrés ?

  • On ne joue pas avec le souvenir, dit-on souvent. Et pourtant ! Dans ce roman à trois voix, l'auteur explore les méandres d'une rupture artistique et amoureuse qui a survécu au temps. Entre les partitions pour violoncelle et les manuscrits d'un jeune poète, entre l'homme, les femmes et l'enfant, les années coulent et les lieux d'appartenance se redessinent, s'imbriquent les uns dans les autres. Souvent maladroite, la nostalgie s'insinue, des vies se défont et se refont. Sous une lune d'automne, les personnages oscillent entre des fragments du passé et du présent, tentant de situer leurs souvenirs, leurs craintes et leurs espoirs.

  • Ce sont des textes libres, pouvant n'avoir aucun lien les uns avec les autres, ayant seulement pour souhait dans leurs tâtonnements et leurs balbutiements de se rejoindre dans une communauté de sens, décrivant les mouvements erratiques de nos existences peuplées de leurs espoirs et... de leurs contraires !

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