Littérature générale

  • Après Napoléon, néant : on ne voit venir ni empire, ni religion, ni barbares. La civilisation est montée à son plus haut point, mais civilisation matérielle, inféconde, qui ne peut plus rien produire, car on ne saurait donner la vie que par la morale. On n'arrive à la création des peuples que par les routes du ciel, les chemins de fer nous conduisent seulement avec plus de rapidité à l'abîme. Aucun bonapartiste n'a jamais osé écrire cela.
    Le bonapartisme est un culte rétrospectif de la personnalité. Il n'a d'horizon ni métaphysique, ni poétique. Or Chateaubriand, poète de Napoléon, est aussi son ennemi métaphysique. Il le restera toujours, même quand il écrit ces phrases trompeusement nostalgiques, dans la Vita Napoleonis en six livres qui a surgi au beau milieu de ses Mémoires entre 1835 et 1840. Seul un poète métaphysicien a été à la hauteur de celui qu'il qualifie, prenant rétrospectivement son parti contre les trahisons de Talleyrand, d' "un des plus grands hommes de l'histoire" .

  • " On est ici, amusé par l'imagination et la subtilité d'un auteur qui construit une intrigue d'une rare étrangeté, en partant d'une tangible réalité. Raffiné, insolite, malicieux. Pour changer un peu. " Les Échos

    Pourquoi Napoléon a-t-il fait de l'abeille l'emblème de l'Empire ? La question obsède Pasolini, l'apiculteur elbois, convaincu que l'esprit de la ruche a inspiré au grand Corse ses plus belles batailles. Lorsqu'en mai 1814, le souverain déchu arrive sur l'île, l'émotion est à son comble. Alors que le rendez-vous est pris entre les deux hommes, on découvre qu'une Société Bonapartiste, déterminée à libérer l'Italie, voit en Napoléon son homme providentiel. Dans cette atmosphère étouffante, où Pasolini devient fou à force d'attendre la rencontre de sa vie, l'empereur d'Elbe ne rêve que d'un retour triomphal sur le devant de la scène européenne...

    On est le témoin à la fois des conflits intérieurs de Napoléon, des obsessions de Pasolini et du plaisir joyeux et pervers du narrateur.
    L'Apiculteur de Bonaparte est un récit à plusieurs voix qui s'inscrit dans les marges de l'Histoire, et qui émerveille par son intelligence et sa langue froide et sensuelle au pouvoir hypnotique.

    Ce roman a reçu le prestigieux Prix Juan March Cencillo.

  • À sept ans, il découvre l'histoire en lisant des magazines dans le grenier de ses grands-parents. Son personnage préféré  ? Napoléon, bien sûr  !
    À dix-sept ans, il tombe sur une lettre chez un vieil antiquaire, qui va changer sa vie  : cette lettre est de la main de l'Empereur.
    À dix-huit ans, il est initié au monde des ventes aux enchères aux États-Unis et en France. Il devient alors collectionneur.
    Ses amis  ? Ils s'appellent Charles Trenet, Versace et Sophie Davant.
    Aujourd'hui, il est partout  : dans les salles de Drouot, sur Affaire conclue et en une de la presse people.
    Il est Pierre-Jean Chalençon, dit «  l'Empereur  ».
    Vous croyez le connaître  ? Il va encore vous surprendre...
    /> À propos de l'auteur :
    Pierre-Jean Chalençon, surnommé « l'Empereur » à Drouot, est un collectionneur français d'objets liés à Napoléon Bonaparte, et administrateur du Cercle France Napoléon. Présentateur vedette de l'émission Affaire conclue, il a racheté le palais Vivienne pour lui donner un nouveau souffle.

  • A onze ans, Paul est témoin du meurtre de son père, poignardé par une mystérieuse Allemande. Roman faussement patriotique, récit d'une haine et d'un secret, L'Eclat d'obus entremêle la grande histoire et le drame intime.

  • Incontournable et chevaleresque, retrouvez ce grand classique de la littérature médiévale ! C'est à Roncevaux dans les Pyrénées que Roland, neveu préféré du grand Charlemagne, se retrouve pris dans un piège tendu par l'un de ses oncles. Face à la l'armée Sarrasine, les Français, sous les ordres de Roland feront preuve d'un courage immense !Texte original, intégral, augmenté de notes pour mieux savourer ce morceau de bravoure.

  • Si les cendres de l'incendie de Rome ont noirci ma toge, si mes orgies ont marqué les foules, personne ne me connait réellement. Personne ne sait vraiment ce que moi, Néron, empereur de Rome, j'ai pensé, fait et dit. Personne n'a compris que je ne suis pas et que je n'ai jamais été le fanfaron fantoche que l'on présente, l'histrion fou que les délateurs et comploteurs ont poussé aux pires extrémités. Fasciné par les arts, obsédé par les femmes, moi, le petit-fils de Marc-Antoine, j'ai osé les actes les plus excessifs par goût de la provocation. Car surprendre, choquer, brusquer, étonner relève de l'art. Celui des souverains qui impriment leur marque à leur époque.

    Qui a révolutionné les moeurs de l'austère Rome, émancipé les matrones soumises, vanté les vertus des délices cachés, sinon moi ? Qui a subi la tyrannie de sa mère, Agrippine, celle qui empoisonna ses maris et ennemis à l'aide de potions concoctées par la terrible Locuste pour lui offrir le trône, sinon moi ? Qui est parvenu à s'émanciper de cette reine incestueuse lors d'un ultime crime libérateur, sinon moi, empereur matricide torturé par la peur ? Qui, jouisseur invétéré, osant braver les dieux, a préféré les charmes d'une ancienne esclave chrétienne, prénommée Actée, à la fadeur au teint de complot de son épouse Octavie, sinon moi ? Qui aurait voulu être acteur ou cocher et joua jusqu'à la démesure son rôle de souverain voué à Apollon, Dionysos et Mithra, sinon moi, Néron ?

    Poussé jusqu'aux portes de la mort - à trente ans - par des traîtres que j'avais aidé tout au long de mon règne d'or et de sang, de luxe et de plaisir, par des nobles qui ne supportaient pas que je préfère la plèbe, je n'ai eu qu'un mot pour saluer mon dernier voyage : "Quel artiste le monde va perdre ! ".

    Un artiste dont ce roman-mémoire passionné livre un visage nouveau. Au-delà des larmes et du temps, un visage qui mérite d'être regardé autrement.

    Illustration Axel Buret, studio de création Flammarion.

  • Elles ont régné, il y a des siècles sinon des millénaires, avec une telle audace et une telle liberté que l'Histoire a gardé leurs noms à jamais.
    Si Néfertiti et Messaline portèrent le diadème grâce à leur mariage avec le pharaon d'Égypte et l'empereur de Rome, la Reine de Saba et Cléopâtre gouvernèrent en leur propre nom.
    Aussi différentes qu'elles aient pu être, reines d'Égypte et d'Éthiopie, ou impératrice de Rome, elles eurent en commun la gloire et la beauté, la couronne et l'immortalité.
    À travers leurs fabuleuses destinées, Jacqueline Dauxois entraîne son lecteur dans les grands moments sombres et resplendissants de l'Antiquité et nous immerge dans des mondes disparus dont les splendeurs n'ont pas fini de nous fasciner.

  • Ils sont quatre : Horacio l'apprenti chevalier, Josaphat le compagnon tailleur de pierre, Anton le fils humilié et la belle, l'entreprenante Yamina, leur égérie, leur amour. Yamina, l'héritière du plus raffiné bordel de Palerme, qui raconte leur histoire. Quatre adolescents que tout sépare : l'origine, le milieu, la croyance. Quatre adolescents qui s'admirent, se jalousent, se défient, et qu'unit pourtant jusqu'à la mort la passion qu'ils vouent à un enfant à peine plus jeune qu'eux. Mais quel enfant ! Le petit voyou loqueteux qui traîne, affamé, dans les rues de Palerme, n'est autre que l'héritier du Saint-Empire romain germanique et du royaume normand de Sicile : ce Frédéric de Hohenstaufen que ses contemporains appelleront Stupor Mundi, Stupeur du monde. Au fil des années, il va échapper aux loups qui le guettent, reconquérir son empire, partir en croisade bien qu'excommunié par le pape, reprendre Jérusalem sans verser de sang, s'adonner sans mesure à sa passion pour les sciences et les femmes, s'interroger sur les dieux et le destin des hommes. Dans ce roman haletant, exhalant les parfums enivrants et chantant les couleurs éclatantes de la Sicile, Michel Subiela nous raconte la vie d'un esprit libre, premier des souverains modernes, dernier des césars.

    Création Studio Flammarion Illustration originale d'après : © Christie's Images / The Bridgeman Art Library ; © Electa / Leemage

  • En 210 av. J.-C., le premier empereur de Chine meurt. Ayant tardivement préparé sa succession, un complot dépossède son fils ainé, le prince Fou Sou, de son trône.

    2 000 ans plus tard, des fouilles archéologiques exhument des tablettes de bambou datant de la période Han (202 av. J.-C. à 220 ap. J.-C.). Celles-ci décrivent avec exactitude et précision des événements historiques futurs. Les dernières désignent «celui qui aime les chevaux» comme la réincarnation du prince. Cet homme du XXIe siècle doit, selon ces tablettes, monter sur le trône de la Chine moderne pour lui éviter le chaos.

    Le plus haut niveau de la république populaire de Chine prend très au sérieux le contenu de ces tablettes. Le colonel Wu Whang, des services secrets, devra identifier «celui qui aime les chevaux». Il aura la charge d'assurer la protection de cet homme que rien ne prédestinait à être au coeur du futur politique de la Chine. Accompagné du professeur Wei Qin Lin, découvreur des tablettes, il va assurer la protection du prince «réincarné».

    Plus d`un siècle après avoir destitué le dernier empereur, l'empire du Milieu se prépare-t-il à un retour en arrière ? Ce n'est pas, pour certains membres du gouvernement chinois, une option acceptable. D'autant plus que le putatif prince est un étranger vivant en France. Comment cet homme appréhendera-t-il cette incroyable situation. Acceptera-t-il cette lourde charge et survivra-t-il aux noirs projets d'un groupe d'opposants, dirigé par un sous-secrétaire d'État ?

  • Fin 1817. L'Empereur est à Sainte-Hélène depuis deux ans.
    Réfugié aux États-Unis, un de ses anciens compagnons, le général Charles Lallemand, entraîne une centaine de vétérans dans un projet fou : jeter en Amérique les bases d'un nouvel Empire, d'où l'on pourra, un jour, s'élancer pour libérer Napoléon.
    Mus par leur rêve, ces fidèles parmi les fidèles s'en vont fonder une colonie au Texas. Le chemin est semé de périls. Cernés par des Indiens cannibales et des pirates trafiquants d'esclaves, livrés à la mégalomanie d'un chef manipulateur, menacés de toutes parts, ils voient peu à peu se refermer sur eux les portes de leur cité idéale.
    Récit d'un épilogue oublié mais authentique de l'épopée napoléonienne, incroyable trésor exhumé des archives, ce livre se lit comme un roman. Il fait revivre les doutes, les souffrances et les espoirs de ces illuminés superbes et pathétiques qui, parvenus à ce point où l'héroïsme confine à la folie, l'utopie à la secte et la foi à l'absurde, ont cru pouvoir changer le cours de l'Histoire.

empty