• Alternant récits individuels, portraits de juges et d'avocats, histoire régionale et réflexion juridique, Michael Sfard revient sur cinquante ans de lutte contre l'occupation dans les Territoires occupés. Véritable immersion dans le système judiciaire, Le mur et la porte s'organise autour de huit thématiques fondamentales - déportations, colonies, torture, mur de séparation, avant-postes non autorisés, détention administrative, démolitions punitives, assassinats ciblés -pour chroniquer le combat mené par les avocats et les organisations humanitaires devant la Cour suprême d'Israël.

    De grands procès en rebondissements judiciaires, Sfard souligne aussi les limites et les paradoxes de son combat - et l'on apprend pourquoi l'ouverture d'une porte dans le mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie lui pose un délicat cas de conscience... Le mur et la porte nous implique magnifiquement dans le quotidien des défenseurs des droits des Palestiniens dans les Territoires occupés.

  • Palestine

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    «Plomb durci» (2008-2009), «Pilier de défense» (2012), «Bordure protectrice» (2014): les trois dernières offensives militaires d'envergure menées par Israël contre Gaza ont fait des milliers de morts du côté palestinien et donné lieu à de nouvelles expropriations de terres en Cisjordanie. Ces guerres de conquête israélienne ont ravivé, chez les militant.e.s de la justice sociale, le besoin d'exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien et l'importance de renouveler le vocabulaire politique lié à cette question. Dans cet ouvrage en partie rédigé dans le feu de l'action, à l'été 2014, Noam Chomsky et Ilan Pappé, deux ardents défenseurs de la cause palestinienne, mènent une longue conversation dirigée par Frank Barat, militant des droits de la personne. Pour eux, le problème palestinien est depuis le début un cas évident de colonialisme et de dépossession, même si on préfère le traiter comme une affaire complexe soi-disant difficile à comprendre et, plus encore, à résoudre. Leurs échanges portent à la fois sur le sionisme en tant que phénomène historique, la pertinence d'analyser la situation en Palestine comme un apartheid, l'efficacité de la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) et la viabilité de la solution à un ou à deux États... Tour d'horizon de la question palestinienne, ce livre a le mérite d'envisager la situation en Palestine comme un baromètre de la répression politique. Car l'injustice qui accable le peuple palestinien a des ramifications partout dans le monde. «De Ferguson à Barcelone, en passant par Mexico, nombreux sont les gouvernements qui calquent les méthodes employées par Israël pour opprimer les Palestiniens. Leur recours aux mêmes tactiques et, souvent, aux mêmes armes démontre que les Palestiniens servent maintenant de cobayes - et que la Palestine est devenue un grand laboratoire», écrit Frank Barat.

  • Droit à l'alimentation, droit au logement, droit à l'eau. Dans les dernières décennies, la défense de droits collectifs semble s'être imposée dans le cadre des luttes sociales. Or, nous dit Brewster Kneen, le paradigme des droits est devenu si dominant dans le débat social et politique occidental qu'il s'apparente à une tyrannie. L'hégémonie du discours des droits est telle qu'il menace jusqu'à la capacité de nos sociétés à concevoir des interventions publiques efficaces en faveur de la justice sociale et du bien commun. La reconnaissance de droits sociaux dispense généralement les décideurs d'intervenir pour remédier à l'injustice et prend davantage une valeur incantatoire. La cause de cette impuissance réside en partie dans le mariage de la philosophie des droits avec l'individualisme et le libéralisme économique. Ériger un objectif en un droit, c'est le réduire à une revendication individuelle. Passant en revue toute une série de droits, l'auteur démontre que cela a pour effet de miner la solidarité sociale dans la poursuite de cet objectif. Remettant en question le prétendu universalisme des droits de la personne, Kneen cite plusieurs exemples de sociétés « non occidentales » où la notion même de droit individuel est absente, au profit d'un langage de la responsabilité à l'égard d'autrui. S'y élaborent des solutions collectives locales qui ont des chances d'apporter des remèdes concrets aux maux sociaux, ce qu'une société d'individus retranchés derrière leurs droits individuels et de propriété se révèle de plus en plus impuissante à accomplir. TdM : 1. La genèse des droits 2. L'individualisme des droits 3. L'avènement des droits comme discours dominant 4. L'imposture universaliste 5. Droits : le naturel et le divin 6. Les droits et l'Etat 7. Le droit de propriété : droits humains et droits des sociétés 8. Les droits relatifs à la propriété et le droit de propriété 9. Le droit à l'alimentation et l'assiette vide 10. Les droits des agriculteurs et les droits des sélectionneurs 11. Les droits fonciers 12. Les droits et les ressources : de la création à la commercialisation 13. Le droit à l'eau 14. Les droits de la nature : plantes, animaux, poissons 15. Chacun pour soi : les droits de l'intellect 16. Le droit de mourir comme on veut 17. Le droit d'ingérence 18. Où est-ce que ça va finir ?

  • Cet ouvrage, élaboré collectivement et avec la participation des enfants et des jeunes, propose une vision d'acteurs de la société civile pédagogique, panoptique et exhaustive pour servir de référence, non seulement à l'ONU, mais plus largement aux institutions publiques, aux organisations, associations et professionnels de l'enfance et à l'ensemble des citoyens, dans la perspective d'une amélioration effective de la situation de tous les enfants en France au regard de leurs droits.

  • Des liens de sens existent, nous dit Lin Grimaud dans cet ouvrage, entre certains aspects de notre histoire personnelle et de notre engagement de soignant. Pour ces deux raisons complémentaires, un approfondissement de la connaissance de soi est donc indispensable au bon exercice de nos métiers. :

    1. Nous travaillons avec ce que nous sommes et pas seulement avec ce que nous avons appris formellement ; nos repères personnels interviennent dans nos attitudes et nos propositions techniques ;

    2. La confrontation avec des personnes en grand souffrance est déstabilisante, elle requiert du professionnel une compétence particulière à se mobiliser et à se réorganiser psychologiquement.

    Se référant à trois créateurs, Tosquelles, Lacan, Winnicott, qui ont balisé son parcours professionnel, Lin Grimaud témoigne ici de ce travail jamais achevé qui consiste à laisser parler et se répondre le proche et le lointain, l'expérience professionnelle et les traces de l'expérience infantile. Ce n'est qu'à ce prix que les professionnelle de la relation pourront efficacement s'engager dans un quotidien à visée thérapeutique.

    Ouvrir les lieux d'accueil et de soins à la vie sociale et à la singularité de la parole de chacun, apprendre à élaborer l'outil collectif, telle est la tâche des travailleurs sociaux qui se réalise à travers l'équipe et pas seulement à l'abri d'un statut d'éducateur, d'assistant social, de psychologue ou de psychiatre.

  • Cet ouvrage met en évidence les fondements des principaux systèmes législatifs européens concernant l'hospitalisation, le traitement, la vie hors de l'hôpital, le suivi des malades mentaux, l'organisation générale du soin psychiatrique, dans leurs rapports, souvent complexes, avec le traitement de la dangerosité et du maintien de l'ordre public. En livrant ici de nombreuses données inédites issues de la pratique jusque là peu connues même dans les milieux spécialisés, les auteurs entendent ainsi concourir au développement des droits de l'homme dans la construction politique de l'Europe.

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