Flammarion

  • BEL-AMI

    Guy De Maupassant

    Alors que Georges Duroy erre dans la capitale sans un sou en poche, il rencontre un ancien camarade de régiment qui lui propose de devenir journaliste à La Vie française...
    Ainsi commence l'ascension sociale fulgurante du jeune homme qui assouvira ses ambitions à travers l'argent, le faste et les femmes.
    Cynisme d'une presse en plein essor, corruption politique, stratégie amoureuse, vanité mondaine : cette plongée impitoyable dans la société parisienne de la fin du XIXe siècle fait de Bel-Ami (1885) le roman le plus balzacien de Maupassant.

    Dossier :
    1. L'enfer de la vie de bureau ou les «courbatures de l'esprit»
    2. Lettres d'Afrique
    3. Éloge de l'adultère
    4. Les dangers du vraisemblable
    5. La bourse, la presse, le pouvoir.

  • Mai 1940. Fuyant l'invasion allemande, les habitants d'un petit village du nord de la France partent sur les routes comme des millions d'autres Français. C'est la débâcle mais le maire qui les conduit se veut rassurant. Il est épaulé de Mado, sa femme, qui soutient le moral des villageois lorsque le courage vient à manquer. Dans leur exode, ils emmènent avec eux un petit réfugié allemand. Son père, un opposant au régime nazi en fuite, le recherche et croise dans son infortune un soldat écossais. Les deux hommes vont fraterniser au cours d'une traversée mémorable d'un pays tombé à l'abandon... En mai, fais ce qu' il te plaît est le récit romancé de l'exode de 40. Les auteurs signent ici une fresque colorée d'un drame resté vivace dans les mémoires.

  • Le plus souvent, tout avait bien commencé... On était parti rempli d'optimisme, parce que c'était les vacances, parce qu'on allait voir la famille ou les amis, parce qu'on avait des affaires en vue et des projets plein la tête. On avait pris avec insouciance la diligence, l'auto, le métro, l'autobus, le bateau ou l'avion. Comment se serait-on douté qu'on était en route vers la mort ? Quand la mort frappe dans les transports, c'est là qu'elle est la plus brutale et la plus inattendue. La main d'un meurtrier, un accident, une tempête, un attentat, un détournement, une attaque de bandits et tout s'arrête. La voiture s'écrase, le bateau coule, l'avion explose, le cauchemar succède à la quiétude. On trouvera ici 42 récits, tous plus angoissants les uns que les autres, comme l'invraisemblable histoire du pirate de l'air qui pleurait, l'horrible fin des 48 clandestins chinois asphyxiés dans un camion de légumes, le tueur fou du métro de New York, le meurtre raciste du Bordeaux-Vintimille qui a inspiré le film Train d'enfer ou encore le naufrage du Wilhelm Gustloff, la plus grande tragédie maritime de l'histoire, qui fit plus de 9 000 morts.

    Ouvrir ce livre n'est pas toujours facile. C'est s'embarquer pour la plus terrible des aventures. C'est assister à ce qui fut, pour tous ces malheureux et malheureuses, le dernier voyage.

  • Dans la poésie, faut il choisir la voie obscure ou la voie lumineuse? Le livre du Visage des nuits pose cette question de la forme poétique et de sa capacité d'ouvrir dans la prose, comme le préconise Dantes à propos de l'éloquence dans la langue vulgaire.
    On trouvera dans cet ouvrage des proses et des poésie alternées capables de se fondre les unes dans les autres, avec des formes courtes: fuscelli, épigrammes, aphorismes, énigmogrammes. Mais aussi des comptines, des sonnets dissimulés, des chansons et des milongas.
    Les proses sont consacrées à Chateaubriand (Les Martyrs), à Edward Young (Les nuits), à la correspondance du marquis de Sade avec sa femme Renée Pélagie de Montreuil, à la navigation et la visite des îles volcaniques, au nord de la Sicile.
    Les poèmes du Visage des nuits, enfin, sont une reconnaissance du drame et de la douleur. Les causes ne sont pas nommées. Le dernier poème, La terre est dure, écrit autrefois pour la tragédie moderne du Chili, désigne à la fois notre angoisse et notre possible espérance.
    Couverture: Catherine Marchadour

  • Une peine capitale

    Christian Astolfi

    « Exécuteur en chef des arrêts criminels de la République. » C'est le métier de son père. Durant son enfance, le jeune garçon attend chaque nouvelle exécution partagé entre la culpabilité complice du drame et le soulagement de rester seul avec la jeune Daria. Quand son père lui demande de venir l'assister pour sa dernière exécution, quatre ans avant l'abolition de la peine de mort, il comprend qu'il n'en fera pas son successeur.
    Avec une précision implacable, Christian Astolfi mêle le roman réaliste et la magie du conte. Il crée une atmosphère saisissante marquée par la présence d'un père qui s'est immiscée dans les moindres recoins de l'enfance.

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