• Le 22 avril 1945, Yvonne Oddon est libérée du camp de Mauthausen. Le 28 juin 1945, elle témoigne au Muséum national d'Histoire naturel. Ce récit, écrit à chaud, saisit par sa rigueur factuelle. Yvonne Oddon décrit sans fard les conditions de vie inhumaines des prisons de la Wehrmacht et des camps de Ravensbrück et Mauthausen.

    Par-delà la souffrance, c'est aussi la vie quotidienne des prisonnières qu'elle tâche de retranscrire, tout particulièrement celle des femmes. En dépit des atrocités, la dignité des prisonnières demeure, des solidarités se nouent, graines de résistance semées au comble de l'horreur. Le désespoir est finalement absent de ce récit car la bibliothécaire est habitée par une autre préoccupation : l'urgence de témoigner.

    /> Née à Gap en 1902, Yvonne Oddon devient bibliothécaire au Musée d'ethnographie du Trocadéro en 1929. Elle participe en 1940 à la fondation du Réseau du musée de l'Homme, l'un des premiers organismes clandestins de résistance dont fut également membre Boris Vildé. Arrêtée en 1941, elle est incarcérée, avant d'être libérée du camp de Mauthausen en avril 1945. Elle effectue par la suite diverses missions, notamment pour l'Unesco, et participera à la création du Conseil International des musées.

  • Il y a cinquante ans, en mars 1969, alors sur le point de gagner une course en solitaire, le navigateur Bernard Moitessier choisissait de ne pas franchir la ligne d'arrivée et de fuir le consumérisme. Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne et empreint de doute salutaire, Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant les lucioles de Pasolini ou Les Racines du cielde Romain Gary et propose un choix radical : refuser de parvenir et restaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.

    Élue dans la Drôme, militante écosocialiste, chroniqueuse pour Reporterre, Corinne Morel Darleux suit depuis dix ans les questions climatiques et de défense des écosystèmes.

  • En 1922, le poète portugais Fernando Pessoa publiait Le Banquier anarchiste, mettant en scène un personnage surprenant: banquier et anarchiste. La question que tentait de résoudre le banquier reste ouverte: la véritable liberté ne s'obtient-elle qu'au prix de l'individualisme, qui permettrait seul d'échapper à l'argent et l'esprit grégaire?

    Un siècle plus tard, deux lecteurs de Pessoa, Adeline et Édouard, font la rencontre fortuite à Paris d'un vieillard qui prétend être le fameux banquier du dialogue entamé avec Pessoa. Tout en cherchant à percer le mystère de sa longévité, ils le prennent au mot et renouent le fil de la discussion en passant un pacte: pendant sept jours, ils ont le droit de lui poser toutes les questions et de lui opposer tous les arguments qui leur viennent à l'esprit.

    Adeline Baldacchino, née en 1982, est écrivain. Elle a publié des recueils de poésie, dont Théorie de l'émerveil, un roman Celui qui disait non (Fayard) et deux essais, La Ferme des énarques (Michalon) et Notre insatiable désir de magie (Fayard).

    Édouard Jourdain, né en 1981, est docteur en science politique et en philosophie, il est l'auteur de Proudhon, un socialisme libertaire (Michalon), Proudhon contemporain (CNRS Éditions), L'anarchisme (La Découverte).

  • Codine

    Panaït Istrati

    L'enfance et la jeunesse d'Adrien Zograffi se situent dans une misérable banlieue du port de Braila, sur les bords du Danube. Adrien devient le protégé de Codine, le bon géant. Puis il se fait vagabond et, pendant huit ans, a Mikhaïl pour inséparable compagnon. À Alexandrie, Le pêcheur d'éponges lui raconte sa vie. Autant d'histoires qui pourraient elles aussi s'appeler Mes départs. Avec ces quatre textes, qui composent La jeunesse d'Adrien Zograffi, Panaït Istrati, qui ressemble à son héros, nous offre un chant d'amour, de justice et de liberté.

  • Sous nos propres yeux notre société matérialiste, frappée de pestilence, s'est décomposée en quelques semaines. Ce que d'aucuns appellent d'un mot approprié le « darwino-capitalisme », ce pouvoir économique hostile aux faibles et impitoyable aux inutiles, a trouvé plus fort que lui.Cet essai n'est pas un livre de plus sur la pandémie mais sur ce que nous avons consenti à perdre. Et si la nouvelle peste affectait nos sensibilités et nos valeurs humanistes depuis longtemps ? Ce drame attente à notre vérité profonde, à notre dignité, et telle est bien la seule question qui vaille la peine d'être posée : sommes-nous restés humains ? À moins que dans le culte de la performance et son progressisme militant, le fanatisme propre aux utopies, nous ayons progressivement perdu notre humanité.

    Stéphane Toussaint est directeur de recherches au CNRS. Philosophe, spécialiste de la Renaissance italienne et historien de l'humanisme, il est l'auteur de La Liberté d'esprit (Les Belles Lettres, prix Idées Les Influences 2019).

  • Je n'ai pas peur de la mort. C'est vivre, qui me préoccupe. Margaret Drabble illustre ici magnifiquement son propos en nous offrant, dans un style non dénué d'humour et d'empathie, une réflexion sur le flot sombre, présage de la fin de l'existence. Les personnages de ce roman nous proposent, à travers leurs souvenirs et pensées, une fine analyse de notre époque, une savoureuse critique sociale, à l'occasion d'une méditation néanmoins grave sur cette unique certitude qu'est notre fin, sujet rarement traité avec autant de vitalité et de justesse. Érudit, magnifiquement écrit, drôle, tragique. Daily Mail Une lecture surprenante et pleine d'esprit, qui donne à réfléchir. Herald Margaret Drabble a toujours été une chroniqueuse observatrice de la vie humaine. The Literary Review Le brio de Margaret Drabble donne l'impression de vastes horizons que personne n'avait jamais vus de cette façon avant. The Times

  • Une invitation à dépasser un regard uniquement négatif sur la mort et à accueillir son ultime appel.

    L'aide médicale à mourir est désormais une pratique admise dans les législations canadienne et québécoise. Pour plusieurs, le geste demeure suspect aux plans éthique et religieux. D'où l'importance d'en approfondir les grands enjeux, en réfléchissant positivement sur la souffrance et la mort humaines : elles sont toujours une expérience tout à fait personnelle, singulière, unique. Elles nous invitent à examiner avec ouverture d'esprit le défi que pose la misère incontrôlable de personnes en attente de compassion.

    L'auteur souligne le lien étroit entre le mystère de la mort et le mystère de la liberté, qui nous renvoient à celui de Dieu lui-même. Comment s'articulent le devoir de vivre, la souffrance, le rôle de la conscience, le sens de la dignité, le temps de la mort, et la pensée biblique sur la mort ? Lorsque la souffrance devient absurde, la mort n'est-elle pas un don du Dieu libérateur, et l'aide médicale à mourir comme la manifestation d'une compassion fondamentale à l'égard des souffrants ?


    « Je trouve ce texte remarquable. Il est clair et précis tout en étant nuancé. Il s'agit d'une synthèse très complète qui prend vraiment en compte l'essentiel des grands enjeux. Au-delà de "l'aide médicale à bien mourir", l'auteur propose, autour de la souffrance et de la mort, une qualité de réflexion qui devrait rejoindre et animer bien des débats d'actualité. »
    - Gabriel Ringlet

    Jean Desclos est prêtre du diocèse de Sherbrooke, au Québec. Après son doctorat en théologie morale à Rome, à l'Alfonsiana, il a été professeur titulaire et doyen de la faculté de théologie de l'Université de Sherbrooke. Vice-recteur de la même université de 2001 à 2008, il a ensuite pris charge d'une paroisse de la ville de Sherbrooke (Saint-Charles-Garnier). Il est l'auteur de nombreuses publications, monographies et articles dans diverses revues.

  • La fraternité est l'un des thèmes majeurs du pontificat de François. Il en fait le thème de sa troisième encyclique après "Lumen Fidei" et "Laudato Si'".À toutes les soeurs et à tous les frères, à tous les hommes et femmes de bonne volonté qui peuplent la terre.L'édition officielle de la Conférence des évêques de France.

  • Le baby business cherche partout des ventres à louer. La propagande en faveur de la " GPA " ne saurait masquer la violence d'une telle pratique. Au nom de la dignité de la personne humaine, ce livre appelle à résister.

  • En France, le travail est en crise.

     

    Taux de chômage élevé, déconnexion entre le système éducatif et le monde professionnel, dysfonctionnements de l'Union européenne en matière de droit du travail, remise en question de la souveraineté juridique de la France par les multinationales du digital : les raisons de s'inquiéter sont nombreuses. En outre, la crise sanitaire et économique provoquée par la pandémie de coronavirus révèle une crise profonde du modèle de développement qui sous-tend notre manière de travailler.

     

    Entrepreneur à succès, créateur de Gojob, passé par l'Allemagne, le Brésil et les États-Unis avant de revenir en France, Pascal Lorne refuse de céder à l'apathie ou à une condamnation facile de la valeur du travail. Contre les prophètes du malheur qui prétendent émanciper les humains du travail, il propose sa formule pour refonder la société du travail.

     

    Dix idées, articulées en dix journées de réflexion pour repenser l'organisation du travail dans notre pays. Hacker, simplifier, réinventer : voici les maîtres-mots de la méthode de Pascal Lorne, inspirée tant par son expérience d'autres mondes professionnels que par son analyse des failles systémiques d'une France à bout de souffle. Pour éviter la catastrophe du monde d'après la pandémie, il faut agir tout de suite.

     

    Dix jours ne seront pas de trop, car il n'y a pas de dignité humaine sans travail.

  • Pina

    Titau Peu

    Livre « coup de poing » qui dit les misères contemporaines à Tahiti, où Pina brosse le portrait dune Polynésie déchirée où deux mondes parallèles se côtoient sans se voir. Tahiti, île des différences qui séparent.
    Prix Eugène Dabit 2017

  • « Il me vient une pensée qui me surprend.
    "Y a-t-il dans notre passé des époques où l'homme a été...
    - Libre ?
    - Oui, ou digne ?
    - Aucune, fait-il, catégorique. Nous n'avons aucun souvenir d'un temps où l'homme a été à l'abri." » Pour le narrateur, il s'agit d'un retour utile : mettre dans un livre les lieux et les paysages de son enfance. Une amie l'accueille, le guide, le présente aux uns et aux autres ; en particulier à Éric Bamezon, conseiller à la présidence de la République. Celui-ci le convie un soir à dîner. On s'attend à une rencontre avec un homme satisfait de sa vie et heureux de sa réussite ; on découvre, à mesure qu'avance la nuit, un être pris dans un piège aux motifs obscurs...
    Ténèbres à midi est un roman où percent une ironie et une lucidité rares ; c'est le récit épuré et sans concession d'une perception de soi et de ses origines. Au-delà d'une histoire située en Afrique, c'est une question ni caduque ni réservée aux autres que reprend ici l'auteur : comment se conduire en homme ou femme de conscience dans un temps de cruauté généralisée ?

  • 7 petits-fils, 7 missions, 7 destins, 7 romans À la mort de leur grand-père, DJ, Steve, Spencer, Bunny, Webb, Adam et Rennie reçoivent chacun en héritage une mission. L'occasion pour eux d'en savoir un peu plus sur leur grand-père mais aussi sur eux-mêmes.Adam n'a pas confiance en lui. Il est persuadé que son grand-père David le trouvait faible. Il compte sur sa mission pour prouver sa valeur au monde entier. Et à Vanessa surtout. Il s'envole donc pour le sud de la France et découvre les exploits réalisés par son grand-père lors de la seconde guerre mondiale. Adam devra faire preuve de courage et d'audace pour retrouver une oeuvre d'art cachée, suivre les traces de l'aviateur Saint-Exupéry et explorer des lieux difficiles d'accès. C'est le début d'une formidable aventure, dont il ne ressortira pas indemne...L'ouvrage original a été publié par Orca Book Publishers sous le titre Last Message.

  • « Dieu est pour nous un refuge et une force, Un secours qui ne manque jamais dans la détresse » (Ps 46, 2). Lorsque la maladie nous touche, ou affecte l'un de nos proches, comment confier sa souffrance et sa révolte au Seigneur, et aussi trouver auprès de Lui l'espérance ? Les prières de ce recueil offrent un soutien pour affronter l'épreuve de la maladie. Elles sont un chemin de paix et de confiance avec Celui qui a offert sa vie pour notre guérison.

  • « La sieste » et « Je m'habille », deux histoires du quotidien des tout-petits interprétées avec humour par la petite Apolline et son inséparable doudou. Chaque histoire est suivie de conseils et d'idées d'activités proposés par une éducatrice Montessori. Une lecture idéale dès 18 mois.

  • Le témoignage

    Pape François

    Méditations inédites de la Bible par le pape François.
    Des homélies inédites et exclusives du cardinal Bergoglio - pape François, et des commentaires de l'Ecriture écrits entre 1999 et 2012.

  • La seconde encyclique du pape Jean-Paul II.Dans cette encyclique sur la miséricorde divine, Jean-Paul II rappelle que, pour l'homme, image de Dieu, la justice ne suffit pas : l'amour est nécessaire.Retrouvez les 14 encycliques de Jean-Paul II rassemblées dans un seul livre numérique : Encycliques, pour 14,99 EUR.

  • La onzième encyclique du pape Jean-Paul II.
    Dans cette encyclique sur la vie humaine, Jean-Paul II rappelle avec force la valeur et l'inviolabilité de la vie humaine, à tous les stades de son développement.

  • Déclaration introduite par Mgr Pierre d'Ornellas« Au lendemain des États Généraux de la bioéthique, et à la veille des débats parlementaires qui verront la révision possible de la loi bioéthique, les évêques de France rappellent dans un texte fort et complet les enjeux mais aussi les questions posées par la procréation médicalement assistée. Pour permettre à chacun de se faire sereinement une opinion et de respecter la dignité de la procréation. »

  • La beauté en question est la beauté dite morale dont relève notre responsabilité de protéger. Aussi, nous proposons la dignité à titre de nouveau paradigme pour penser, orienter et imprégner les actions visant à préserver les écosystèmes mondiaux et assainir les relations humaines concernées, car la dignité est la cause la plus fondamentale de toute action d'aide et parce que le respect de « la dignité inhérente à tous les mem­bres de la famille humaine », telle qu'énoncée dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, appelle au respect de notre oikos (« habitat ») auquel renvoie le mot « écologie », bref de notre « maison commune ».

  • Pourquoi tolérons-nous la pauvreté malgré la richesse de nos sociétés? Comment expliquer ce manque de solidarité envers les personnes les plus vulnérables, en particulier celles à l'aide sociale? Olivier Ducharme s'attaque aux politiques d'assistance sociale fondées sur le modèle de la «contrepartie», adopté par la majorité des pays occidentaux et imposant des conditions à quiconque veut s'en prévaloir. Ainsi, au Québec, l'État verse à la personne demanderesse une prime financière si elle participe à un programme d'insertion à l'emploi; dans le cas contraire, on va jusqu'à lui imposer des pénalités financières. Dénonçant cette politique inique de la carotte et du bâton, Ducharme cherche du même souffle à réhabiliter l'image que nous nous faisons du «pauvre». Remettant en question certains dogmes, comme le travail et l'argent, il plaide pour une aide sociale éthique, centrée sur la solidarité humaine et détachée de l'emprise du marché du travail. Contre les mensonges du néolibéralisme, l'heure est venue de défendre un droit inconditionnel à l'assistance sociale.

  • ENFIN, un essai qui traite de la vie des personnes âgées, tant du point de vue physique que psychique, notamment de ces aînés qui vivent du Supplément de revenu garanti, soit 1 442 $ par mois !
    Né de l'indignation de l'auteure qui constate
    l'extrême pauvreté de nombre d'entre elles, ainsi que ses effets pervers méconnus, cet ouvrage se fait plaidoyer pour la justice sociale et appel à la solidarité.
    L'ouvrage se fonde sur des statistiques convaincantes et résume des entrevues avec des femmes plongées dans cette misère que la société repue et satisfaite préfère souvent oublier. Il offre des
    témoignages bien sentis, y compris celui de son auteure qui, âgée de 84 ans, sait de quoi elle parle. L'essayiste devient ainsi elle-même objet de réflexion sur le ieillissement. Chiffres à l'appui, elle démontre ce qu'est la pauvreté et son cortège de conséquences. Elle nous invite à une sérieuse prise de conscience tout en proposant des solutions concrètes qui n'ont d'autre but que de réclamer un partage social mieux réparti et plus juste. Ce brûlot - car c'en est un - n'épargne évidemment pas le système
    économique qui engendre, accentue et prolonge la pauvreté des personnes les plus vulnérables.

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