Gallimard (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Des saucisses volantes, je m'en souviens très bien. J'ai commencé à en voir le lendemain de mes onze ans. Il était exactement 7 h 25 du soir à ma montre à quartz. Saint-Mathurin-sur-Loire, années 80. C'est Christophe qui raconte cette impression terrible d'être incapable de changer le cours des choses. Ça a commencé quand, un 26 octobre, il a compris que sa mère était vraiment partie. Un frère et une soeur. Et leurs parents, un homme et une femme qui se bagarrent, qui se séparent. Il faut ne pas avoir peur, leur parler, les poursuivre à travers le pays, ou les protéger. Parfois, se révolter contre eux. Christophe et Corinne subissent et apprennent. Une histoire plus que banale, écrite avec sincérité, violence et douceur.

  • De la baraque aux cent mille portes, on se tire comme on peut. Parfois, un crochet et une corde, ça suffit. Et après ça, vive la liberté ! Sauf que la liberté, ce n'est pas toujours drôle, quand on est possesseur d'un secret qui vaut des kilos d'or. Et surtout lorsqu'il y a foule au guichet des renseignements et que la bande à Féfé-L'Innocent, qui n'est pas composée d'enfants de choeur, a décidé une fois pour toutes que la bonne soupe, c'était pour elle !

  • Tout brisa, tout cassa, tout flingua, tout baluchonna... Du moment où le grand Georges, dit Geo-la-Sulfateuse, et ses Corses ont décidé de nettoyer leur fief des équipiers à Raffaélo-le-Sicilien, c'est, entre Marseille et Nice, la corrida a muerte, au son des sifflets à faire valser les escargots et des mécaniques à secouer le paletot. Les croque-morts ont du cadavre sur la planche. Cependant à l'arrière-plan, de hautes personnalités politiques, des grossiums, tirent les ficelles. Et c'est sur leurs ordres que les deux bandes vont se disputer la possession d'une serviette bourrée de documents compromettants, concernant certains trafics avec l'Extrême-Orient. Un peu bousculée, la valise diplomatique. Mais il faut ce qu'il faut. Sous le soleil, le sang sèche vite et les morts vont plus vite encore. Le soleil, la mer, le ciel. au milieu de décors faits pour parler d'amour, ce sont les pistolatches et les grenades qui ont la parole. S'agit de planquer ses os. C'est Geo qui l'a dit : - Pas de strapontins pour les canards boiteux !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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