• Cynique, Billy Wilder ? On a coutume de le dire. Et grossier, voire vulgaire. Son cinéma est lourd, certes, mais d'une lourdeur littérale. Auteur de quelques-unes des comédies parmi les plus drôles de l'histoire, émule de Lubitsch, il est, par excellence, le cinéaste de la gravité.

    La force du terrestre et la pesanteur sont au coeur de ses films. Les mouvements et les discours, le rire et la politique, tout est affaire de poids dans Certains l'aiment chaud, dans Sunset Boulevard comme dans Un, deux, trois.

    Wilder est moins un satiriste, en vérité, qu'un historien. Tantôt il analyse les origines et les évolutions de la société américaine, tantôt il décrit une Allemagne marquée par le nazisme. Aller de la gravité matérielle à la gravité historique est dès lors la trajectoire de ce livre, qui propose une vision inédite d'une oeuvre fondamentale.

  • Qu'est-ce, au fond, que ce « Grand Cataclysme ? » Un jeu ? Sans aucun doute, et même un jeu qui se joue du jeu. Une histoire ? Évidemment, un récit plein d'humour, un drame ironique, une épopée familiale et grotesque dont l'apparente simplicité cache, mal, une interrogation fondamentale que l'on pourrait définir ainsi, dans toute sa crudité philosophique : réalité et vérité sont-ils synonymes ? Silence consterné... Allons, « le Grand Cataclysme » est avant tout du théâtre, une machine à jouer, un texte gigogne fait pour rire et pour rêver ! Jean-Luc Ollivier de Pierrepont

  • Ils ont entre 18 et 25 ans. Ils vont au lycée, à la fac, ils sont en stage, font des petits boulots ou recherchent un emploi... Ils s'appellent Hélène et Laurent, Mathilde et Christophe, Charlotte et Martin... Au lycée, dans la rue, à la maison ou au cinéma, ils sont tout le temps ensemble. Vivre à deux aujourd'hui, qu'est-ce que cela signifie pour les grands adolescents, les jeunes adultes et leurs parents ? - Quitter la maison, l'autorité, le confort, la sécurité financière ? - Vivre l'amour, la tendresse, la liberté, la sexualité ? - Pourquoi les parents sont-ils si inquiets, si peu sûrs d'eux alors que, très tôt, ils ont confié à leurs enfants des responsabilités importantes ? - Aider ses enfants veut-il dire, pour autant, tout accepter au risque de mettre en danger l'équilibre de son propre couple ? En s'efforçant, de respecter le point de vue de chacun, Marie-Françoise Padioleau aborde et analyse toutes les embûches que ce nouveau phénomène de société soulève, alors que les valeurs morales ne sont plus des références, que les interdits tombent. Sans oublier de répondre aux questions pratiques et matérielles. Ce livre offre une double lecture. Il élabore un dialogue dans lequel parents et enfants trouvent, chacun, leur part de bonheur. Dans la vérité et le respect de l'autre.

  • Il est fréquemment arrivé après la Shoah que des couples se forment sur un terrain de douleur commune. Fanny et David, enfants juifs pris dans la tourmente exterminatrice nazie, partagent plus que le traumatisme des persécutions et la disparition de leurs proches, ils ont en commun le même univers - le Paris du XIe arrondissement -, la même culture séfarade et la même langue : le judéo-espagnol de leurs ancêtres turcs et saloniciens. Tous deux ont vu leurs pères être victimes de la rafle dite « du XIe arrondissement » (20 août 1941), à la suite de laquelle la cité de la Muette inachevée devint le camp d'internement de Drancy : ils seront déportés treize mois plus tard et exterminés.
    /> Soixante-dix-sept lettres échangées par leurs parents lors de la détention à Drancy sont à l'origine de cette entreprise de mémoire qui a conduit Fanny et David à s'engager dans la recherche de leurs racines séfarades et à travailler sur leurs souvenirs. Grâce à ce livre, fruit de dix ans d'efforts, Fanny (décédée en 2001) et David ont creusé avec leurs mots une sépulture digne pour leurs chers disparus, ces disparus auxquels les nazis refusaient l'existence au-delà même de la mort, jusque dans les mémoires.

  • « Aucun homme n'atteint ça, sa vie. À aucun moment. Dans les pires moments, on pense à des bêtises, comme tout à l'heure. On veut saisir sa vie, et on fait un inventaire. Je venais de quitter une maison dans laquelle il y avait toutes mes affaires, une tasse sale dans l'évier, des tessons de cristal dans un placard, et où Éliane dormait encore. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Refusé. Tel est le destin d'un homme ne convoitant que des hommes qui aiment les femmes. Cette chasse a priori vouée à l'échec, Rémi la pratique chaque jour. Des proies, il en attrape. Il en consomme à l'infini. Leur nombre est impuissant à assouvir sa faim. À Paris ou à Istanbul, inlassablement, Rémi attend « l'homme à venir ». Mais là ou ailleurs, cet homme ne fait que passer. Rémi saura-t-il l'arrêter ? Alors sa chasse prend valeur de quête. Henri, son père, le bâtisseur, détruit à petit feu par Virginie, la mère épicière ; Nicole, sa soeur morte dont il se sait le spectre, les paysans de la Creuse, les Turcs, les Kurdes, deviennent autant de corps sublimés par les mots pour, au-delà du sexe, rendre un sens à la vie.

  • Un recueil de poèmes est une source de rêves Et l'on peut y puiser sans aucune réserve Pour une détente certaine, sûrement méritée, Assis dans le confort pour la mieux apprécier. Vous vous reconnaîtrez dans un des personnages. Et vous prendrez peut-être, pourquoi pas, son image.

  • Cent poèmes comme les cent pas de l'attente, comme un hymne à la Femme, comme une lettre ouverte à une histoire passion particulière mais dans laquelle chacun pourra se reconnaître, qui aura un jour aimé de toute son âme. Cent mouvements d'humeur qui visitent tour à tour l'amertume, la déception, la solitude, la renaissance, la colère, l'autodérision et l'espoir toujours d'une fuite en avant comme juste retour des choses possibles.

  • Les cris entendus dans la jungle de l'enfance ne meurent jamais. Ils se perpétuent dans le calme des nuits où se damnent les errants d'une histoire ancienne. Les soupirs longs comme des sourates de ferveur s'attachent aux images d'un autre âge. Je reprends alors la marche des rêves dans le jardin où poussent des pensées nouvelles dans l'aube fleurie d'un printemps. Le petit garçon qui trottine dans l'allée ensevelie, babouches aux pieds, n'est plus moi. Il a perdu son corps sans grâce, trop lourd dans le sarrau bleuté bricolé par les mains d'une aïeule maladroite.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'avant-sommeil prend sa source dans ces états de conscience, intermédiaires entre la réflexion et le songe, où l'esprit délie ses contraintes juste avant la libération nocturne. Alors, l'étrange devient naturel, l'illogisme licite et l'irrationnel familier. Cette expérience, pratiquée quotidiennement, donne naissance à une expression condensée en aphorismes, apologues allusifs, courts récits, notations abruptes ou narquoises, dans une prose qui fuit l'abstrait, le vague et l'obscurité.

  • Le jeu amoureux évolue. À vive allure. Les jeunes couples d'aujourd'hui en sont l'illustration. Les situations inédites se multiplient. De nouvelles normes naissent, contradictoires et prégnantes. Dans le décousu, la variété et le spontanéisme de situations amoureuses apparaissent, cependant, certaines lignes de force comme le besoin de fête, l'absence de projet, une certaine allergie au travail, le goût du groupe, l'amour du partage. Et aussi - est-ce bien un paradoxe ? - le besoin d'exister, de se différencier, de ne pas se confondre, la crainte d'être récupéré... La vie à deux prend forme dans la complexité d'une vie sociale et d'un environnement étrange ; et passent les premières amours, les unions juvéniles, le jeu de miroir. Commence alors une certaine dialectique pour conserver son identité en s'inscrivant dans le désir de l'autre. Aventures amoureuses, dimensions nouvelles de la vie de couple, résistances et difficultés de trouver et poursuivre un chemin malgré les modes et les idéologies, tout dans ce livre met en relief l'ardente demande d'amour, présente au centre de toute relation humaine ; tout nous dit que, le plus souvent, l'espoir se substitue à l'absurde. Ce livre est un livre de jeunes, leur livre, leur voix. Il s'adresse à tous les adultes qui disent encore nous n'y comprenons plus rien, voire ils en reviendront. À tous, il propose de construire, ensemble, un pont entre les évolutions étonnantes d'une vie à deux, et celles d'une évolution collective. Cet ouvrage, réalisé par une équipe qui sait écouter, entendre, questionner, témoigne que c'est chose possible ; pour nous, en ces pages, c'est même, en partie, réalisé.

  • Quel film, quelle pièce cela ferait ! Hervé Lauwick a traité ici, à notre connaissance, un sujet absolument original. Car nous avons vu, sinon lu, 123456789 récits ayant pour acteurs un homme et une femme. Et environ 505719 histoires ou deux femmes luttaient pour conquérir un homme, sans compter les 917505 ou deux hommes se battaient pour une femme, la banalité même, comme on voit. Mais, ici, nous avons affaire à un homme de bonne foi qui voudrait faire le bonheur de plusieurs femmes. En un mot comme en cent, il s'efforce d'être bigame. Hervé Lauwick est le seul, avec son humour habituel, à avoir eu le courage d'aborder ce problème. Et il y a réussi, d'une manière étourdissante. Car il semble que la bigamie se gagne, comme la rougeole, que le bonheur préoccupe les femmes et que celui des bigames attire les rivales comme la confiture attire les guêpes ; cinq femmes au moins mènent autour du héros débordé cette histoire folle dont la gaieté ne se dément pas un instant.

  • Sous ce titre ambigu, voici une histoire d'amour. Sous des airs de se fuir, de se jouer l'un de l'autre, les héros de cette histoire souffrent d'un vieux mal : ils sont seuls et ne se rejoindront pas. A la première page du récit Laurence et Roland se quittent ; à la troisième ils se retrouvent et ne résistent pas à la tentation de risquer une nouvelle fois leur chance. L'ennemi les guette : le temps, la fierté, l'ennui, le souci obstiné de faire bonne figure. Des rues de Paris aux routes italiennes, ce voyage est une course amère au bonheur. A la lecture de ce roman, un des premiers de l'auteur, on découvre déjà l'immense talent de l'écrivain, membre de l'Académie Goncourt, critique littéraire, essayiste.

  • « Cette fois j'en suis sûr. Ma femme me trompe. J'ai les preuves. Tout concorde. Maintenant, je comprends tout. De deux choses l'une. Soit je vais lui parler, je lui dis que je suis au courant, que je sais tout, que j'aimerais savoir ce qu'elle a l'intention de faire, si elle a pensé aux enfants, elle risque de le prendre mal, ça va finir en esclandre et je vais la perdre. Ça je ne veux pas. Soit je fais comme si de rien n'était, je laisse couler. Et là je serais malheureux. Je ne veux pas souffrir. J'hésite. Je suis indécis. Finalement, peut-être que je me fais des idées. »

  • Toutes les occasions sont bonnes pour préparer un repas en duo !
    Dîner de Saint-Valentin, brunch câlin du dimanche matin, déjeuner entre copines, tête à tête quotidien lorsque les enfants ont quitté le nid ? Les occasions sont multiples de préparer un repas en duo. Vous manquez d'idées ? Voici des recettes gourmandes toutes simples à déguster en duo. Pour le menu idéal lancez-vous dans la salade de gésiers aux oeufs de caille puis des blancs de poulet curry-coco et pour finir en beauté un crumble fraise et rhubarbe. Et pour cette nouvelle édition, Héloïse Martel vous concocte 20 recettes inédites au goût du jour !

  • Quelque part, dans une ferme de montagne, un enfant, peu à peu, découvre que ses peurs peuvent être maîtrisées, ainsi que ses cauchemars. Il a l'impression de vivre dans un labyrinthe : la nature qui l'entoure. Il va tenter de l'explorer jour après jour. L'arbre, c'est le point de départ au pied duquel il dessine le plan du monde. Et petit à petit, le plan va s'agrandir, à mesure que l'enfant s'enfonce plus loin dans la montagne, la forêt, les ravins. Un chien, Ojo, l'accompagne. Il sera le témoin des "ombres", ces terreurs secrètes dont l'enfant lui parle.

  • Quelle est la différence entre AH et AAAAAAAHH ? : 15 centimètres. Que dire à son épouse en lui apportant le café au lit ? : tiens, t'as plus qu'à le moudre. Que met Madonna derrière ses oreilles pour attirer les hommes ? : ses genoux !

  • Frédéric, trente ans, connaît bien Marjolaine puisqu'il est de longue date ami de ses parents. Ensemble ils ont lu des histoires, joué à cache-cache, ri aux éclats... Mais Marjolaine a aujourd'hui douze ans, bientôt treize, et se sent devenir une femme. Elle veut donner aux gestes de Frédéric et à l'attachement qu'il a pour elle un nom enivrant : amour.

  • Nous sommes tous en plein arrêt sur l'image. Comment espérer à ce rythme voir se dérouler le film de notre avenir. Nous avons déjà interdit l'alcool, le tabac, la vitesse, irons-nous un jour jusqu'à interdire l'amour ? Étrange et suicidaire manie de l'homme, que de toujours vouloir changer la nature du monde. Dieu l'a créé en couple et programmé pour l'entente, et lui l'humain s'acharne au déchirement et à la mise à l'écart. Comment, dès lors, ne pas se passionner pour le combat de Françoise Dudas et pour son ouvrage ? Françoise consacre sa vie à l'union. Grâce à elle, partout en France, des milliers de couples, puis des mariages, sont nés et durent, naîtront et dureront encore. Existe-t-il un plus beau métier que celui de marchande de bonheur ? Ces pages nous concernent tous, quel que soit notre état civil ou sentimental. Entre chaque ligne se profile la plus importante des valeurs bafouées d'aujourd'hui : l'espoir. Un médicament indispensable pour notre société qui sombre, chaque jour un peu plus, dans la morosité et la passivité. Ce livre devrait être remboursé par la Sécurité Sociale, l'espoir est la santé d'un peuple. Et son avenir. Jacques Séguéla

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Treize femmes se retrouvent dans une salle d'attente sans savoir ce qui les y a conduites. Amandine, la narratrice est l'une d'elles. Chacune est différente et doit raconter son secret, son fantasme, ses pulsions les plus secrètes, les plus impertinentes. À l'issue de chaque récit, la conteuse disparaît. Que devient-elle ? Dans ce roman de métaphysique sexuelle, Marie Boman nous entraîne sur les chemins torrides de sa plume en perpétuel recommencement érotique. Sous la forme de contes, le lecteur est transporté dans un monde fantasmatique où les assauts du plaisir sont permanents.

  • Avec sa plume acide, ses petites phrases assassines, ses réactions à chaud sur l'actualité et ses portraits vachards ou tendres, Laurent Ruquier nous est devenu indispensable. Ce livre n'est pas uniquement un recueil des reparties qui surgissent spontanément au cours d'une émission. Il rassemble pour l'essentiel des aphorismes tantôt naïfs, tantôt cyniques, écrits bien souvent avant la prise d'antenne, textes et chroniques sur l'air du temps. Si vous n'avez pas le loisir de l'écouter tous les matins sur Europe 1 ni de le retrouver sur les écrans de Canal +, son dernier livre vous sera d'un précieux secours. - J'ai fait un cauchemar atroce : j'étais enfermé dans la même pièce que Maurice Papon, Jacques Crozemarie et l'abbé Cottard... Et moi, j'étais juif, scout et je fumais trois paquets de cigarettes par jour. - Si Chirac était le premier sur le lieu des inondations, c'est parce qu'il confond vitesse et précipitations. Lionel Jospin y est allé plus tard pour faire quelques déclarations de sinistre. - Jospin, c'est Fort-de-France et Chirac, c'est plutôt Pointe-à-Pitre. - L'arrivée de la pilule du lendemain dans les infirmeries scolaires va donner ce genre de dialogue entre les jeunes : « Dis donc, on fait l'amour ? - Impossible, j'ai pas école demain. » - Quand les pétroliers se plient en deux, les Bretons se tiennent les côtes.

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