Littérature traduite

  • La médaille

    Danielle Steel

    Le courage d'une vie.
    Seconde Guerre mondiale, dans un village de la région lyonnaise, Gaëlle de Barbet assiste horrifiée à l'arrestation de sa meilleure amie par la police française. Rebecca Feldmann et sa famille sont internés dans un camp avant d'être déportés. Pendant ce temps, le commandant des troupes allemandes locales établit ses quartiers dans la demeure des Barbet. Gaëlle voit son père tué par l'occupant et sa mère sombrer peu à peu dans la folie.
    Parce qu'elle ne supporte pas de n'avoir rien pu faire pour sauver ses proches de leur funeste destin, Gaëlle s'engage corps et âme dans la Résistance. Dans le plus grand secret,
    elle sauvera de nombreux enfants juifs des griffes des nazis. À la fin de la guerre, accusée à tort d'avoir collaboré, elle part tenter sa chance à Paris.
    Des années plus tard, sa petite-fille livre son propre combat pour que Gaëlle soit reconnue comme l'héroïne de guerre qu'elle fut dans sa jeunesse.

  • Dans le nord-est de la Hongrie, douze ans aprs la rpression de l'insurrection de 1956, une famille multiplie les efforts pour subsister quotidiennement. Le jeune fils observe et rend compte des ractions de ceux qui l'entourent : sa mre - fille d'un koulak -, son pre - fils du seul Juif rescap du village -, sa grande soeur et son petit frre, sa tante, ses grands-parents et les gens du village. Son rcit permet de reconstituer l'histoire de cette famille et, en filigrane, celle de la Hongrie depuis le dbut du xxe sicle : les traumatismes provoqus par les affrontements de la Grande Guerre, le retour des rescaps du goulag ou les mesures communistes d'expropriation des terres... crit avec une prcision ethnographique rare, La Misricorde des coeurs tmoigne d'un long cheminement, d'une lutte incessante pour chapper au destin et devenir libre. L'effrayante situation de notre pays. J'ai le sentiment, j'ai l'intuition de vivre dans une socit malade qui rend ses membres malades , m'a crit dans une de ses lettres Szilrd Borbly. Il a t le pote le plus prometteur et le plus perdu de la posie hongroise qui aurait pu prtendre un grand et brillant avenir. Imre Kertsz Personne n'avait jamais crit d'une manire si belle et en mme temps si impitoyable sur la misre dans les villages reculs des terres hongroises. [...] Ses phrases sont d'une prcision chirurgicale et le rythme soutenu qu'il tient tout du long ne fait que renforcer la puissance de ce qu'il dcrit. Nicole Henneberg, Frankfurter Allgemeine Zeitung

  • Elle dit que « le tournesol est la fleur du Rom », qu'elle est une Tsigane qui aime « la pluie, le vent et l'éclair, quand les nuages masquent le ciel ». Elle dit qu'Auschwitz est son manteau et qu'elle ne connaît pas la peur car sa peur s'est arrêtée dans les camps.
    Elle dit que les notes de ses chansons en romani « sont toutes encore en désordre », mais que cela ne l'empêche pas de dire « Oui à la vie ». Elle, c'est Ceija Stojka, la première femme rom rescapée des camps de la mort à témoigner par l'art et par la poésie. Les poèmes de cette autodidacte ont été arrachés aux carnets où se mêlaient dessins, souvenirs de l'horreur, notes journalières et listes de mots allemands dont elle voulait apprendre l'orthographe. Publiés pour la première fois en France, ils révèlent une artiste majeure de notre temps.
    Merci, Ceija, d'avoir tellement donné.

    Ceija Stojka est née en Autriche en 1933 dans une famille rom d'Europe centrale. À l'âge de dix ans, elle est déportée avec sa famille et survit aux camps d'Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen. Quarante ans plus tard, elle éprouve la nécessité de rompre le silence. Débute alors pour cette autodidacte un extraordinaire travail de mémoire, tant dans le domaine de l'écriture que dans celui de la peinture, qui fait d'elle la première femme rom rescapée des camps de la mort à témoigner.

  • Le récit de l'enfance d'une petite Juive née à Vienne, déportée à onze ans, miraculeusement échappée d'Auschwitz, et qui s'exila à seize ans aux États-Unis. Dans « Perdu en chemin », devenue adulte, Ruth Klüger se confronte au quotidien complexe des années 50. Elle sera de ces femmes qui se battront sans répit pour obtenir ce qui leur paraît le minimum : la dignité, le respect, le droit à l'étude, la simple reconnaissance de soi.
    Prosaïques à dessein, certaines pages fascinent par l'exactitude impitoyable des sentiments qu'elles expriment ; compte rendu et accusation s'interpénètrent. Le lecteur est submergé par l'intransigeance et la sincérité de cette femme à l'intelligence généreuse et souveraine.

  • « Un jour, j'avais dix-sept ans, j'ai disparu de moi. » Pendant près de soixante ans, Pierre Argan a vécu absent à lui-même, sur l'île de Luz où il a été interné. Mais ce matin de septembre, le vieil homme se réveille. Il remonte alors le cours de sa vie, se souvient peu à peu de son enfance, de son premier amour Margot... et de cette journée d'automne, en 1942, où tout a basculé.
    « L'amour est cette ombre parfumée qui ne vous quitte jamais... » Un roman poétique et envoûtant, qui nous parle de mémoire, de création, d'exil et d'amour.

    Les avenirs est le premier roman d'Hafid Aggoune. Il a reçu le prix de l'Armitière 2004 et le prix Fénéon 2005, et fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition.


    Ce livre est à lire absolument - Edmonde Charles-Roux, présidente de l'Académie Goncourt

    « Les avenirs » est un sacré livre : avec ce qu'il faut de style et d'intensité dans l'écriture et une histoire si bien sentie qu'on la jurerait vécue par l'auteur lui-même, s'il n'était né trente ans après l'Occupation... - Anne Crignon, Le Nouvel Observateur

  • Le roman acadien contemporain est « multipiste », ouvert à toutes les influences, à toutes les formes d'expression issues de la société acadienne. Antonine Maillet a remporté le prix Goncourt grâce à une oeuvre radicalement différente de toutes celles qu'elle avait publiées auparavant. Un chapitre consacré aux coulisses du prestigieux prix vaut le détour. Claude Le Bouthillier, après avoir écrit des romans de science-fiction, publie un roman sur la Déportation. Jacques Savoie traite de sujets contemporains et présente un roman qui s'érige contre l'absence d'amour et la famille divisée. Gérald Leblanc publie un roman éclaté qui retrace la Révolution tranquille acadienne et ouvre des voies narratives nouvelles. France Daigle donne ses lettres de noblesse au chiac et transforme Moncton en centre littéraire. Jean Babineau pousse l'expérience encore plus loin et écrit un roman entièrement en chiac. Fredric Gary Comeau et Daniel Leblanc-Poirier découpent le roman en une série de tableaux, en une oeuvre cubiste à recomposer par le lecteur.

    Certains écrivains poursuivent dans la veine du discours néonationaliste, d'autres s'engagent dans des voies plus personnelles afin de définir ce que cela veut dire, venir de l'Acadie. La quête de nouveauté et le combat individuel pour se faire entendre se confondent avec le combat pour le pays dans un vibrant plaidoyer pour une reconnaissance du caractère unique et irremplaçable de l'Acadie.

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