• Les criminels ne sont pas toujours bien organisés et parfois cela donne lieu à des histoires quelque peu cocasses...Il existe des génies du crime. Des faussaires, délinquants, voleurs, escrocs, dealers, assassins, tellement organisés et inventifs qu'on ne peut se retenir de les traiter de " beaux voyous ".
    La plupart des biographies policières, gendarmiques ou magistrales, font leur part à ce petit moment de nostalgie ou d'émotion devant le souvenir d'une rencontre avec un ou une formidable criminel(le).
    Et il y a les autres. Au masculin, ou au féminin. Seul(e) ou en groupe.
    Tous les autres. Malchanceux, mal organisés. Emotifs. Désorganisés.
    Ou tout simplement idiots.
    Voici les histoires, collectées et vérifiées pour l'essentiel. Et d'autres introuvables, relevant d'autres catégories, qu'on n'a pas pu ne pas conserver.

  • La psychose, la drogue, la criminalité sont-elles les répercussions codées des expériences des premières années de la vie ?
    Alice Miller dénonce les méfaits de l'éducation traditionnelle, qui a pour but de briser la volonté de l'enfant pour en faire un être docile et obéissant. Elle montre comment les enfants battus battront à leur tour, les menacés menaceront, les humiliés humilieront. Car à l'origine de la pire violence, celle que l'on s'inflige à soi-même ou celle que l'on fait subir à autrui, on trouve presque toujours le meurtre de l'âme enfantine.
    Cette « pédagogie noire », selon l'expression de l'auteur, est illustrée par des textes des xviiie et xixe siècles, stupéfiants ou tragiques, reflétant les méthodes selon lesquelles ont été élevés nos parents et nos grands-parents, et par trois portraits d'enfances massacrées : celle de Christine F., droguée, prostituée, celle d'un jeune infanticide allemand et enfin celle d'Adolf Hitler, que l'on découvrira ici sous un jour tout à fait inattendu.

  • Les historiens mènent l'enquête et se penchent sur 18 affaires criminelles, du Moyen Âge à la Ve République - de Gilles de Rais à Jacques Roseau, la dernière victime de l'Algérie française.Le crime fascine, le crime passionne et le crime fait vendre. Or depuis l'engagement de Voltaire dans l'affaire Calas, et celle des " intellectuels " dans l'affaire Dreyfus, l'histoire et les historiens ont toute leur place pour enquêter sur cette " passion française ". D'autant que l'enquête, c'est-à-dire la recherche des traces et indices pour l'établissement des faits, de la vérité, constitue justement le quotidien de la recherche historique. L'historien a tout loisir de replacer l'affaire dans l'échelle des temps, de suivre, d'analyser la naissance et la propagation des mythes et rumeurs, en bref tout ce que le fait criminel donne à lire d'une époque, de ses angoisses, de sa sensibilité, de ses phobies. On le sait, aujourd'hui encore, le blasphème peut être mortel, mais on a oublié que le vol de linge était passible de la potence sous l'Ancien Régime : qui ne s'indignerait aujourd'hui de la condamnation à mort d'un voleur de mouchoir ? Le " crime " ne se limite pas au meurtre ou à l'assassinat. Sa qualification, sa condamnation, sa définition, sa réprobation varient en fonction des lieux et des époques, il entre en résonnance avec son temps dont il dit, mieux que tout, la nature profonde.
    Du procès de Gilles de Rais à l'assassinat de Jacques Roseau - la dernière victime de l'Algérie française -, en passant par le procès du régicide Damiens, l'affaire des " chauffeurs " d'Orgères, celle de Joseph Vacher, qualifié de " Jack l'éventreur français ", des soeurs Papin ou encore de la tuerie d'Auriol, c'est en somme à un voyage à travers sept siècles qu'invite cet ouvrage. Un retour sur des affaires grandes ou petites, célèbres ou inconnues, oubliées ou mythifiées - du Moyen Âge à la Ve République - que relate avec brio l'équipe réunie sous la direction de Jean-Marc Berlière.
    Sommaire :
    Les affaires criminelles : Gilles de Rais en procès ; Le Procès de Damiens : un procès unique en son genre ; L'affreuse aventure de Calas : crime ou suicide ? Antoine Louis mène l'enquête médico-légale ; La Beauce à feu et à sang ? Les " chauffeurs " d'Orgères, autopsie d'un mythe ; Les Sauvages du Palais Royal : une affaire de moeurs en 1790 ; L'affaire Dautun : crimes et rumeurs sous la Première Restauration (novembre 1814) ; Le braconnier assassin : l'affaire Montcharmont (1850-1851) ; Retour sur le crime d'Hautefaye. Dordogne, 16 août 1870 ; Joseph Vacher, " un Jack l'éventreur français " ? (1893-1898) ; Jules Durand : un crime judiciaire, une histoire havraise (1910) ; L'énigme des servantes aux mains sanglantes. L'affaire des soeurs Papin, Le Mans, 1933 ; L'attentat de l'Étoile : la Cagoule entre en scène (11 septembre 1937) ; Le tueur en série et les commissaires : l'affaire Weidmann (1937) ; L'assassinat de Marx Dormoy : questions sur un attentat politique (juillet 1941, Montélimar) ; Meurtre en Françafrique : l'assassinat d'Outel Bono (Paris, 26 août 1973) ; La tuerie d'Auriol : un crime politique au coeur de l'été 1981 ; Jacques Roseau, la dernière victime de l'Algérie française (Montpellier, 5 mars 1993).

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    En direct de la morgue

    Michel Sapanet

    • Plon
    • 23 Janvier 2020

    Un chef d'entreprise pendu avec une balle dans la tête, une femme en tenue affriolante étranglée dans ses toilettes, un mort sans visage près d'une voie ferrée, un marginal suriné soixante-seize fois avant d'être incendié... La table d'autopsie du docteur Sapanet, au CHU de Poitiers, ne désemplit pas. Chaque année, son équipe d'experts traite plus de 450 dossiers de morts
    suspectes ou criminelles à la demande de la justice.
    Avec humour et pédagogie, Michel Sapanet nous plonge dans le quotidien d'une équipe de médecine légale, des constatations sur les scènes de crime aux auditions devant les cours d'assises, en passant par les autopsies, les reconstitutions criminelles, ou encore
    l'examen de rescapés de violences.
    Corps suppliciés, cadavres putréfiés, restes humains... Autant de mystères sur lesquels l'auteur lève un coin de voile.

  • Robin des bois volant aux riches pour donner aux pauvres, telle est la figure légendaire du " bandit social " : hors-la-loi pour le souverain ; vengeur, justicier et héros aux yeux de la société paysanne. Des haïdoucs, bandits des Balkans, aux cangaçeiros du Brésil, en passant par Jesse James et Billy the Kid, Eric J. Hobsbawm retrace ici l'histoire mouvementée du banditisme social. Il inscrit le destin de ces marginaux dans l'étude des structures économiques et sociales qui conditionnent leur apparition, établissant notamment un lien entre les " épidémies de banditisme " et des phases intenses de crise économique. Le personnage du bandit apparaît comme le masque de communautés paysannes réagissant à la destruction de leur mode de vie, entre criminalité organisée et mobilisation politique. Hobsbawm décèle dans l'histoire des bandits l'une des généalogies primitives des mouvements sociaux. Jusqu'à aujourd'hui, la question du bandit demeure : comment, pour des révoltés, passer de la délinquance à la politique ?

  • La mort n'est que le début... de l'enquête du médecin légiste Nouv.

    Avec humour, une médecin légiste dévoile les coulisses d'un métier à la fois complexe et passionnant, dont les séries télévisées renvoient souvent une image attractive, mais peu conforme à la réalité. Vous pensez tout connaître des mystères de la médecine légale suite à votre formation accélérée au travers de nombreuses séries télé ? Mais savez-vous où se trouvent les " vrais experts " ? Savez-vous pourquoi les experts de la télé, si intelligents et beaux soient-ils, sont en vérité des nuls ? Ce livre va vous démontrer que la réalité peut être bien plus complexe qu'un crime résolu en 45 minutes !
    Mais d'abord, vous êtes-vous déjà demandé ce qui allait vous arriver après votre mort ? Il y a bien entendu une multitude de croyances qui vont prendre soin de la destination de votre âme. Mais il n'y aura certainement qu'un cheminement pour votre enveloppe charnelle. Peu importe que, de votre vivant, vous ayez été président ou clochard, riche ou pauvre, une fois le moment de votre mort venu, votre corps va se soumettre aux règles de la thanatologie, qui est l'étude des signes, des conditions, des causes et de la nature de la mort.
    Comprendre ces règles, apprendre cette science de la mort et étudier l'écriture des événements qui entourent le décès est le travail du médecin légiste. Peut-on dire exactement de quoi la personne est morte, quand elle est décédée ? Comment va-t-on reconstituer les derniers moments avant que la mort ne surgisse ? Et surtout est-ce que quelqu'un est à l'origine de ce décès ? Comment faut-il lire les indices sur et autour du cadavre ?
    Si les circonstances ne sont pas claires, une multitude d'examens, de techniques et de professions différentes vont tâcher de déterminer ce qui vous a mis dans cette fâcheuse situation. La mort n'était donc que le début car, entre les mains des médecins légistes, le corps vit une " seconde vie " très active pour qu'il puisse révéler tous ses secrets avant de reposer enfin en paix.
    Laissez-vous guider par ce livre qui va vous faire découvrir le monde méconnu (mais fantastique) de la médecine légale.

  • En 1881, le professeur Lacassagne se lançait dans une enquête inédite. Il s'était donné pour tâche de relever et de classer les tatouages des criminels. Le tatouage, c'est l'autobiographie de ceux qui ne savent pas écrire : première femme aimée, amant disparu, mère adorée, tout ce que l'on souhaite inscrire à jamais, à fleur de peau. Cette anthologie, présentée par Philippe Artières, se compose de trois parties : l'enquête de Lacassagne proprement dite, qui constitue une véritable typologie des différentes sortes de tatouages, selon les professions des prisonniers, accompagnée de notations sur les individus qui les arborent. Les "vies de tatoués" forment un troisième volet, où l'on apprend les péripéties - le plus souvent criminelles - qui se rattachent à ces inscriptions. Le volume inclut la repro­duction d'une cinquantaine de tatouages choisis parmi les plus extraordinaires.

  • Toutes les clés pour protéger vos données sur Internet
    La cybersécurité consiste à se protéger d'attaques venant de cybercriminels. Ces hackers ont pour but d'utiliser vos données afin de pirater des brevets, des comptes bancaires, et de détourner toutes sortes d'informations personnelles ou secrètes.
    La sécurité passe d'abord par la compréhension des attaques, du but recherché par le pirate informatique et ensuite par l'analyse des moyens à mettre en oeuvre pour sécuriser son système informatique.
    Au programme : Evaluer la vulnérabilité de son système informatique
    Les concepts de base
    Les moyens à mettre en oeuvre pour sécuriser un système informatique
    Evaluer et contrer les attaques
    Les carrières possibles dans les métiers de la cybersécurité
    L'évolution future

  • Un séminariste assassin

    L'affaire Bladier, 1905

    " Ce que je me rappelle bien, c'est que le soir, au lit, avant de m'endormir, je me représentais en train de tuer ou de faire souffrir de jeunes garçons [...] alors ma "verge' grossissait [...] et il me semblait que je jouirais véritablement et que je serais soulagé dès que je pourrais réaliser ce que je me représentais. "

    Jean-Marie Bladier, 17 ans, a écrit ces lignes dérangeantes après avoir étranglé et décapité, le 1er septembre 1905, dans la forêt de Raulhac (Cantal), l'un de ses jeunes camarades âgé de 13 ans, Jean Raulnay. L'assassin, encouragé par des médecins de l'époque, dont le célèbre professeur Lacassagne, a rédigé une " sidérante " autobiographie. Bladier y décrit avec une inédite minutie l'histoire de son état mental, au point que les experts, dans leur rapport sur ce cas de " sadisme sanguinaire congénital ", n'hésitèrent pas à le citer, parfois longuement.

    Comment comprendre ce fait divers de la France des débuts du xxe siècle, tiraillée entre archaïsme et modernité, catholicisme, traditions rurales et laïcisme républicain ? Comment lire en historien ce double acte de tuer et d'écrire ? Comment interpréter la puissance de cette écriture si incommodante ?

    Exhumant de précieuses archives, Philippe Artières se confronte à la figure oubliée de cet élève du petit séminaire destiné à la prêtrise avant de commettre ce meurtre. Il propose une autre manière d'écrire l'histoire du crime et des sexualités, à la croisée de l'histoire et de l'anthropologie.

  • Depuis le début de sa carrière de bourreau en 1891, Anatole Deibler a pris pour habitude de noter dans des carnets d'écolier de toile grise, en face de la date et du lieu de la condamnation, les noms de chaque condamné à mort et leur « curriculum vitae ». Une liste interminable de parricides, de satyres, d'égorgeurs, d'assassins, d'empoisonneurs de tous âges et de toutes conditions. Une fois l'exécution menée à son terme, Anatole Deibler complète son catalogue : en face du nom du condamné une croix tracée à l'encre bleue signifie qu'il a été gracié, le texte rayé d'un trait bleu, que le verdict a été cassé, enfin, une croix rouge cerclée de noir, qu'il a été guillotiné... Ces derniers auront le privilège de constituer ce qu'Anatole appelle « son palmarès ». Les extraits de ces carnets sont complétés par des photos inédites : les derniers portraits des condamnés à mort exécutés tels que conservés par les archives de la police nationale. Au-delà du témoignage historique, cette litanie de visages hallucinés ou résignés, apeurés ou bravaches, et ces fragments de vies brisées donne un éclairage tout particulier sur cette « Belle Époque », dont la nostalgie fait oublier la violence.

  • " Un tour de force. " David Grann
    En 1948, dans le New Jersey, Sally Horner, 11 ans, est kidnappée. Pendant deux ans, un insaisissable et inquiétant personnage qui se fait appeler Frank La Salle entraîne la petite fille jusqu'en Californie en se faisant passer pour son père. Ce fait-divers, à l'issue tragique, fera scandale dans un pays où la pédophilie n'est pas un sujet qu'on étale habituellement dans les journaux.
    Ce récit, très fouillé, s'appuie sur des articles de presse dont certains ont très probablement été lus par Nabokov même s'il ne les a pas conservés dans ses archives. En effet, l'écrivain, y a puisé l'inspiration nécessaire à la construction de son roman, comme le prouve ici Sarah Weinman en se livrant à des recherches minutieuses pour relever les indices qui lient les deux petites victimes, Sally et Lolita.
    Lolita, la véritable histoire est à la fois un récit de true crime et une analyse des processus de création et de publication de Lolita, aussi passionnante qu'un roman policier.
    Vladimir Nabokov y est campé en héros d'un feuilleton qui, en 2019, n'est toujours pas terminé.
    Sarah Weinman est une journaliste américaine. Critique littéraire pour le New York Times, le Washington Post, le New Republic et le Guardian, elle a également publié de nombreux essais sur les droits des femmes.
    Elle vit aujourd'hui à Brooklyn, New York.

  • Trafics d'êtres humains, de stupéfiants ou d'armes, exploitation des migrants ou des matières premières : la criminalité organisée en Afrique est née des désordres de la décolonisation, a grandi sous la guerre froide puis avec la mondialisation. Elle constitue aujourd'hui le précipité de ce que Michel Foucault a qualifié d'illégalisme d'État, véritable gangrène d'un continent. Laurent Guillaume, ancien policier aujourd'hui consultant pour divers organismes internationaux, a réuni pour cet ouvrage des spécialistes universitaires et consultants de terrain. Dans cette étude unique, ils nous proposent de découvrir la frontière des trafics, entre légalité et illégalité. Ils éclairent les dynamiques sociales et politiques qui animent ces réseaux pour comprendre leur organisation matérielle et humaine.

  • Elles s'appellent Andrée Cotillon, Alice Mackert, Juliette Goublet, Rudolphina Kahan, Waltraute Jacobson, Hélène de Tranzé ou Maud Champetier de Ribes. Concubine, égérie, espionne, putain de bas-fonds, belle de jour, intellectuelle ou aristocrate fauchée : elles ont frayé avec la pègre, prêté main-forte à la Gestapo, trempé dans tous les mauvais coups de la Collaboration. Ces femmes ont pris part à des rafles d'enfants, servi de rabatteuses au sinistre docteur Petiot ou traqué les résistants dans le Vercors aux côtés de l'occupant.
    Cédric Meletta est parti sur les traces de ces aventurières, prédatrices ou criminelles oubliées, exhumant leur destin du secret des archives, comme dans un roman de Modiano. La plupart furent poursuivies et condamnées à la Libération, certaines fusillées lors d'exécutions sommaires.
    L'auteur ne refait pas leur procès. Il se plonge dans l'histoire de chacune, sonde leur âme noire, comme on rouvre des dossiers enfouis, et nous livre un tableau fascinant de cette période dont il restitue l'atmosphère et les intrigues avec une grande finesse psychologique et un sens aigu du détail et de l'anecdote. Son récit est tout autant d'un historien que d'un romancier, qui sait décrypter les ambiguïtés, les faux-semblants, les jeux d'ombres et de manipulations derrière la vérité des faits.

  • Quelque part au XXIe siècle... L'enfance dorée de Nelly Weatherly, une fillette impulsive, sournoise et gâtée à outrance par son père Phil, risque de prendre une tournure dramatique, alors qu'on lui diagnostique une maladie potentiellement mortelle et, surtout, incurable. Heureusement, bien avant sa naissance, son papa avait prévu le coup et, dans le plus grand des secrets, il avait chargé une entreprise de lui créer un double anonyme grâce à un protocole en marge des lois que l'on appelle Creator. Enfermée comme un animal dans une sorte de prison, la copie de Nelly vit dans des conditions inhumaines en attendant qu'on lui prélève des « pièces de rechange ». Mais lorsqu'une infirmière décide de soustraire celle qu'elle surnomme Laura à son destin, une course mortelle contre la montre s'engage. Dans un monde où la science prend parfois des détours qui peuvent sembler immoraux, Le Pacte interdit nous force à nous questionner sur l'abandon des valeurs humaines les plus fondamentales. Alors que les limites de plus en plus floues de cette science sont définies puis redéfinies à la hâte, on peut se demander si l'Humain a toujours confiance en la nature et si parfois, il ne devrait pas se faire une raison avant de corriger ce qu'il juge inacceptable.

  • L'impossible prohibition

    Alexandre Marchant

    • Perrin
    • 13 Septembre 2018

    French connection, une histoire globale.Crime pour les uns, paradis artificiel pour les autres, la drogue a constitué - et constitue plus que jamais - un enjeu central dans la France contemporaine. Son usage explose dans les années 1960, avec l'émergence d'une toxicomanie juvénile, au point de faire la une des journaux et d'alarmer les pouvoirs publics. Des spécialistes s'emparent du sujet, un nouveau secteur de soins est institué et le Législateur produit l'inflexible loi de décembre 1970, toujours en vigueur.
    Année après année, la drogue devient un problème social, sanitaire et politique que les autorités combattent en la réprimant. Mais la prohibition intégrale demeure inefficace, voire contre-productive. Loin de neutraliser les filières, elle pousse à la sophistication des organisations criminelles, maintient des usagers dans la spirale de la marginalisation, remplit les prisons et détourne les toxicomanes du système de soins. Cet échec dévoile la contradiction qui oppose les objectifs répressifs et sanitaires, au coeur du modèle français.
    Grâce à des archives inédites - ministérielles, policières et privées -, Alexandre Marchant offre la première étude scientifique d'un fléau qui a profondément marqué notre second vingtième siècle. Outre des révélations sur les filières, les enquêtes policières et les contentieux diplomatiques, il s'attache avec brio à démontrer toute la complexité d'un problème d'autant plus difficile à résoudre qu'il ne cesse d'évoluer.
    Ancien élève de l'École normale supérieure de Cachan, agrégé d'histoire, Alexandre Marchant est docteur en histoire. Il a participé à de nombreuses conférences et colloques consacrés à l'histoire de la drogue dans le second vingtième siècle.

  • Qu'est-ce qui nous glace et nous sidère dans le rire du bourreau ? Et pourquoi refusons-nous de le prendre au sérieux ? C'est ce que fait ici Klaus Theweleit qui, dans la lignée de ses travaux sur la masculinité violente, explore le sens de ce rire, signe ostensible du triomphe, démonstration d'une puissance invulnérable.
    Des SS à Anders Breivik, des génocidaires hutu au Rwanda aux assassins de l'État islamique, les meurtriers de masse expriment surtout une joie obscure : par l'exercice de la violence muée en performance – mélange d'enseignement, de théâtre et d'exécution d'un crime – le tueur accède à un statut d'assassin divin. Il se rira ensuite de toute autre espèce de juridiction et, sur le banc des accusés, opposera aux magistrats le rictus ou les éclats démoniaques de celui qui a déjà jugé ceux qui le jugent.
    Sociologue et théoricien de la culture allemand, Klaus Theweleit est l'auteur d'un classique de la théorie du fascisme et de l'histoire de la masculinité, Fantasmâlgories (L'Arche, 2016). Le Rire des bourreaux en est le prolongement : une exploration de la violence et de sa jouissance au sein de nos sociétés.

  • Cruel et valeureux, avide et idéaliste, assassin et héros : telle est l'image ambivalente du brigand. Au moment où éclate la Révolution, il emprunte les traits de l'aristocrate, ennemi de la patrie, revenu à la tête de hordes étrangères après la prise de la Bastille, provoquant la « Grande Peur ». Entrés dans l'histoire de la Révolution au cours de cet été 1789, les brigands, réels ou imaginaires, ne vont plus la quitter. Endossant tantôt les habits de la Contre-Révolution, tantôt ceux d'un patriotisme radical, ils défraient les chroniques, ravagent les campagnes, suscitent des sentiments d'effroi ou d'admiration : depuis Cartouche et surtout Mandrin, le contrebandier du Dauphiné qui, durant de longs mois,défia l'administration fiscale de Louis XV et ses armées, l'image du brigand est ambiguë, entre fascination et répulsion. Qui sont donc ces « brigands » que dénoncent inlassablement les rapports des gendarmes, les juges de paix, les représentants de l'État dans les départements et les députés à l'Assemblée nationale ? Pourquoi ont-ils provoqué tant de débats passionnés, tant de lois répressives ? Pourquoi le brigandage a-t-il connu une telle recrudescence sous le Directoire ? Pour le comprendre, cette enquête minutieuse, fondée sur des archives inédites, porte sur les départements méridionaux, plus particulièrement sur la Provence, là où les conflits politiques furent précoces et intenses tout au long de la Révolution. Ce livre participe au renouvellement des travaux historiques sur la Révolution et sur la part de violences extrêmes qu'elle a comportées. Valérie Sottocasa est professeur des universités à Toulouse-2 Jean-Jaurès. Elle enseigne l'histoire politique et religieuse de la France moderne et est spécialiste de la Révolution française. Elle a notamment publié Mémoires affrontées. Protestants et catholiques face à la Révolution dans les montagnes du Languedoc (PUR) et participé à plusieurs ouvrages collectifs dont le Dictionnaire de la contre-révolution sous la direction de Jean-Clément Martin (Perrin).

  • L'évasion du siècle

    Brendan Kemmet

    • Plon
    • 23 Mai 2019


    Le récit inédit de l'incroyable évasion de Rédoine Faïd.

    Le 1er juillet 2018, un peu avant midi, un hélicoptère s'approche de la prison de Réau en banlieue parisienne. À bord, un mini-commando de trois hommes lourdement armés. Ils viennent délivrer un " détenu particulièrement signalé ", et très médiatique : Rédoine Faïd. En moins de dix minutes, le prisonnier est dehors, sans un coup de feu. C'est la deuxième évasion pour ce truand hors norme.
    La cavale ne dure que trois mois et s'achève là où tout a commencé : à Creil. C'est ici, au milieu des mornes HLM, que la trajectoire de Faïd a basculé. Après des études ratées et des petits larcins, arrivent les premiers braquages et le rêve d'être l'égal des grands voyous.
    Pourtant annoncée, sa dernière évasion surprend les autorités et scandalise les policiers qui l'ont déjà arrêté. Tout est à recommencer. La chasse à l'homme reprend...

  • Et si l'histoire des États-Unis s'était avant tout bâtie sur le crime ? Réputée violente, la société américaine fascine par ses assassinats présidentiels, ses caïds de la mafia ou ses serial killers. Mais au-delà des stéréotypes, ce livre nous fait découvrir le rôle central de la criminalité dans la conquête puis l'administration du « Nouveau Monde ». L'idéologie libérale promeut d'emblée l'initiative individuelle comme moteur du progrès économique : la contrainte est perçue comme nocive et le pragmatisme l'emporte bien souvent sur un puritanisme de façade. L'analyse historique est ici jalonnée de portraits hauts en couleur. De la délinquance de rue à la corruption jusqu'au sommet de l'État, la sous-culture criminelle se généralise à toutes les strates de la société. Elle fait partie de la vie : petit boulot pour les uns, mal nécessaire pour les autres. Elle imprègne la conscience collective à travers les figures du hors-la-loi, du gangster ou du mercenaire. Elle s'institutionnalise au sein de lobbies qui font de l'illégalité la norme. Et elle essaime au-delà de ses frontières, où l'American way of crime s'exporte presque aussi bien que l'American way of life. « Non seulement [ce] livre foisonne d'anecdotes, de récits, d'histoires individuelles qui tiennent le lecteur en haleine, mais il nous fait découvrir le caractère quasiment épique de l'histoire américaine avec une force et une originalité qui me paraissent admirables. » Simone de Beauvoir

  • Fraudes, détournements, meurtres, trafics, esclavages à l'échelle planétaire : en statistiques, tableaux, chronologies, mais aussi récits vrais et portraits révélateurs, c'est la face cachée et noire de la mondialisation, sur l'année 2018, que révèle ce document sans précédent. Qui dirige désormais Cosa Nostra ? Pourquoi les prisons françaises sont-elles devenues des passoires ? Où trouve-t-on la cocaïne la plus pure ? Existe-t-il vraiment un lien entre l'afflux de migrants en Europe et la criminalité ? Xavier Raufer livre ici une encyclopédie du crime, étonnante et passionnante, sur toute la surface de la planète. En utilisant les données les plus récentes (collectées par Crimino, sa base documentaire criminologique), il révèle l'autre face de la mondialisation, où les tueries de masse s'exportent des États-Unis au reste de la planète, et où l'Afghanistan est devenu un immense champ de pavot. Chiffres à l'appui, il revient ainsi sur les faits divers qui ont fait l'actualité, et sur ceux dont on a étrangement peu parlé. Des crimes sexuels en passant par les nouvelles mafias, de la piraterie maritime aux trafics d'êtres humains, rien n'est laissé sans réponse dans ce livre-événement qui donne aux lecteurs les clés pour participer au débat public sur la sécurité internationale.
    Une somme indispensable, pour comprendre enfin le monde dans lequel nous vivons.

  • Cet ouvrage invite à sortir des sentiers battus pour examiner les significations, la place, les fonctions et les conséquences de la violence dans la société haïtienne. En montrant la violence comme le reflet d'une convention générale et permanente où se jouent la solidarité et la hiérarchie intra et intergroupes, l'auteur dévoile qu'elle fonde, pour le meilleur et pour le pire, le vivre-ensemble en Haïti.

  • "Dans un quartier délaissé de Milan, un quartier sans débouchés devenu une place forte de la drogue, Rocco, vingt ans, est chargé par la mafia de revendre de la coke, de menacer, de tuer... Un travail rentable et valorisant aux yeux des jeunes de son entourage. Seulement, le jour où son meilleur ami est froidement assassiné par ceux là mêmes pour qui il travaille, il change de camp pour devenir le repenti qui crie vengeance et justice. C'est ainsi que le procès de la mafia se met en route, un procès qui pourrait enrayer les rouages bien huilés du trafic mondial de la drogue et du crime organisé. Mais c'est compter sans la collusion entre pouvoir et mafia...
    Par cette plongée subjective qui donne la parole à un repenti, Fabrizio Gatti s'attaque à une question plus que jamais d'actualité, celle de la mafia italienne devenue un acteur majeur de la criminalité internationale. Entretien avec Fabrizio Gatti Quel a été le point de départ de ce livre?
    Une histoire que j'ai vécue, tout simplement. Les noms de certains protagonistes ont été modifiés pour préserver leur vie privée, leur sécurité. Mais surtout parce que ce qui importe, ce n'est pas comment nous nous appelons mais ce que nous sommes et avons été.
    Pourquoi avoir choisi la forme romanesque?
    C'était un choix délibéré. Je voulais raconter ce que j'avais vu avec les yeux du citoyen plus que du journaliste, pour faire partager mon émotion et éclairer le parcours de ces hommes et ces femmes dont la vie s'est trouvée inextricablement mêlée à la criminalité organisée. Il s'agissait de donner un tableau de la réalité italienne vivant et tangible. Ce livre a d'ailleurs été adapté au théâtre.
    Combien de morts peut-on attribuer à la mafia en Italie?
    Il n'y a pas de recensement précis. Il n'existe aucun lieu public consacré aux victimes de la mafia sicilienne. Ni de la 'ndrangheta calabraise. Ni de la camorra campanienne. L'association portant le nom de Peppino Impastato - le journaliste sicilien assassiné par Cosa nostra le 9 mai 1978, à l'âge de trente ans - répertorie 500 noms de personnes tuées entre 1945 et 1993. Un registre d'état civil de la défaite. Seules les victimes innocentes sont recensées. Pas celles des règlements de comptes entre mafieux. En incluant les guerres entre clans, les estimations s'élèvent à pas moins de 2 500 morts en Sicile.
    Malgré le procès que vous racontez dans votre livre, la mafia a encore un grand pouvoir en Italie Aujourd'hui encore, au Parlement italien, siège un sénateur très proche de la mafia. Et soixante milliards d'argent public partent en fumée chaque année à cause de la corruption. Avec 218 milliards de chiffre d'affaires et 10,9 % du produit intérieur brut, la mafia italienne constitue une véritable économie parallèle.
    Mais la mafia frappe aussi dans le reste du monde...
    Oui, la 'ndrangheta a créé des antennes en Allemagne, en Espagne, au Portugal et en Australie. La camorra s'est implantée dans le sud des États-Unis, en France, en Espagne, en Angleterre, en Écosse, au Venezuela. La mafia est devenue tellement raffinée qu'en Italie, après avoir endossé le costume trois-pièces de la politique, elle est allée se camoufler dans le monde de l'entreprise, des banques et de la finance. Ses compagnies amies, on les trouve désormais partout. D'ailleurs, au mois de février 2014, un agent infiltré a permis à la police italienne et au FBI de démanteler un groupe criminel, lié à la 'ndrangheta, qui avait établi un réseau de trafic de drogues et de blanchiment d'argent entre les États-Unis et l'Italie. Leur présence n'est une surprise que pour ceux qui refusent la réalité.
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  • Guy Georges, Francis Heaulme, Emile Louis, Fourniret, Alègre... Souvent, les tueurs en série ont échappé à la police pendant des années avant d'être jugés et condamné à perpétuité. Le récit de leur parcours criminel permet souvent de comprendre comment ces prédateurs ont réussi à déjouer un système judiciaire défaillant.
    En janvier 2009, l'Assemblée a approuvé le projet de loi créant des centres fermés où pourront être enfermés des criminels dangereux à leur sortie de prison. Rapporteur de cette loi sur la rétention de sûreté, Georges Fenech décrit les nouveaux dispositifs aujourd'hui en vigueur pour identifier plus précocement ces psychopathes, mieux évaluer leur capacité de nuire et tout mettre en oeuvre pour les empêcher de récidiver. Il formule également de nouvelles propositions à l'égard des malades mentaux dangereux.

    Ancien juge d'instruction, ancien député du Rhône et membre de la commission d'enquête d'Outreau, Georges Fenech est l'auteur de nombreux ouvrages sur les questions de justice et de sécurité. Il préside aujourd'hui la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires).

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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