Policier & Thriller

  • " Savoir surprendre, amuser, tenir en haleine le lecteur avec autant d'intelligence et de grâce ne mérite qu'un mot : merci, Fred Vargas ! " Le Figaro
    " Adamsberg termina son café et posa son menton dans sa main. Il lui était arrivé en des tas d'occasions de ne pas se comprendre, mais c'était la première fois qu'il échappait à lui-même. La première fois qu'il basculait, le temps de quelques secondes, comme si un clandestin s'était glissé à bord de son être et s'était mis à la barre. De cela, il était certain : il y avait un clandestin à bord. Un homme sensé lui aurait expliqué l'absurdité du fait et suggéré l'étourdissement d'une grippe. Mais Adamsberg identifiait tout autre chose, la brève intrusion d'un dangereux inconnu, qui ne lui voulait aucun bien. "

  • « La Cabretto », c'est la Cour des Miracles.
    Le propriétaire, Sylvain Sylva, pour fêter ses cinquante ans, a réuni sur son domaine, outre la Duchesse Reine, sa maîtresse, une exploratrice et sa danseuse de compagne, un peintre, un retraité, un ancien acrobate difforme à la suite d'une chute d'un trapèze, un agent immobilier martyrisé par son épouse et un adonis simplet vêtu d'un pagne qui aime sauter du haut des rochers dans la mer et se battre avec les chiens de garde.
    Quelques domestiques sont là pour servir Sylvain Sylva et ses invités.
    Mais le lendemain, un nouveau convive débarque, le commissaire Jules TROUFFLARD, qui va se faire un plaisir à interroger tous les hôtes, car, le matin, Sylvain Sylva a été découvert sur son lit, un couteau planté dans le coeur !

  • Le Commissaire Bellavent profite de quelques jours de repos pour visiter son camarade, maître Rétiff à Amboise.
    Alors qu'il est en compagnie de son ami, il rencontre deux soeurs de bonne famille qui vivent ensemble et participent à des oeuvres de charité. L'aînée, au moment de prendre congé, glisse un mot dans la main du policier, lui mandant expressément son aide et le priant de la retrouver chez elle.
    Sur place, la femme lui explique qu'une malle a disparu de son grenier, la nuit, et qu'elle contenait des lettres intimes destinées à son ancien amoureux.
    Mais, là où se trouvait le coffre, l'enquêteur découvre une tache de sang et un couteau ensanglanté caché sous un matelas proche.
    Bellavent fait alors appel à Monseigneur et son clebs, - un étrange duo formé d'un solide gaillard bourgeois-bohème et de son berger allemand - qui lui ont déjà rendu bien des services par le passé. Il compte sur le flair du chien pour mettre le museau sur le bagage disparu.
    Mais l'histoire se complique quand la douairière refuse mystérieusement que le policier poursuive son enquête...

  • L'avertissement est là, dès les premières pages : ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains. Irish Stew, on le reçoit en pleine face, comme une réalité qu'on a toujours voulu ignorer mais dont on sait qu'elle est là. Les serial-killers, c'est fascinant, ça nous renvoie aux monstres de notre enfance, à la peur (tellement fondée) de descendre à la cave, au petit chaperon rouge, à l'ogre du petit Poucet. Alors, on risque de temps en temps un coup d'oeil par le trou de la serrure des faits divers ; on frissonne, on fait la grimace, puis on remet la clé et on verrouille la porte. Mais ici, pas question, ce n'est plus vous qui décidez, c'est le tueur. Et quand il nous parle de lui, c'est un peu de nous tous, de cette petite voix en nous qui, parfois, ose avouer qu'on a envie de tuer. Eh oui, cet être inhumain est l'un des nôtres, et c'est bien ce qui nous dérange. Alors, prenez garde : vous avez bu le seul poison qu'il est impossible de recracher. Les images et les idées que j'ai semées dans vos têtes feront leur chemin, à votre insu. Elles vous investissent sournoisement. Vous ne leur échapperez pas. Vous êtes infectés. Un jour, vous vous réveillerez un couteau à la main. En attendant, vous êtes mon gibier. Jacques Humbert

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