• Des histoires qu'enfant on entend raconter, aux histoires que racontent les grands-parents, en passant par les histoires que chacun se raconte ou dont se nourrissent le roman, le cinéma, les actualités et les feuilletons, la vie est tissée d'histoires. Tout comme cet ouvrage. Qu'il s'agisse de celles des professionnels ou de celles qu'ils relatent, ce sont des histoires graves. Elles sont ici transcrites dans un souci d'analyse et de formation, leur charge émotionnelle ayant été métabolisée pour autoriser une prise de distance formative et ne pas court-­circuiter le jugement. Le lecteur est mis dans la position du stagiaire en formation qui est amené à se situer par rapport à elles.
    Ce livre foisonnant décrit une pratique souvent dérangeante au sens où elle met en question notre confort et nos habitudes de pensée. Riche en concepts et enseignements concrets, il constitue un remarquable outil de formation. Mony Elkaïm dans sa préface

    Avec la collaboration d'Alain Boyer

  • Une lecture psychanalytique de l'acte éducatif ou de soin à travers la question de la temporalité psychique.

    à partir de la temporalité psychique, pensée dans sa dimension anthropologique, l'auteur ouvre une perspective de compréhension inédite de problématiques psychologiques contemporaines comme la dépendance psychique, le rapport aux limites et à la loi, les conduites oppositionnelles, les troubles de la parentalité, le rapport aux savoirs et la transmission, etc. De nombreux exemples cliniques viennent illustrer l'analyse psychanalytique de l'acte éducatif ou de soin dans le contexte de ce nouveau malaise dans la civilisation.

  • Lire l'entretien avec l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Aujourd'hui, chacun sait qu'il vit dans un monde « complexe » composé de multiples « systèmes ». Mais ces mots de « complexité » et de « systèmes » servent le plus souvent davantage à opacifier les débats qu'à les clarifier. La complexité se confond alors avec le compliqué, réservé aux experts, ou bien elle devient un concept simpliste, un écran de fumée qui nourrit des sentiments d'irresponsabilité et d'impuissance.

    « Penser complexe » est à la portée de tous. Au prix de la remise en question de quelques habitudes paresseuses...

    En laissant ici de côté les débats théoriques des chercheurs en complexité, François Balta met à la portée de tout un chacun des éléments qui lui permettront de repérer si, face à un problème précis, la complexité de la situation est réellement prise en compte.

    L'enjeu est d'importance : nous ne devons pas nous laisser dépouiller de la part de responsabilité, et donc de pouvoir, qui nous appartient dans cette co-construction du monde. Y renoncer, ce serait nous soumettre à des hommes dits providentiels, ou à des mécanismes anonymes, et dans tous les cas, participer à une déshumanisation du monde.

  • Olivier Labouret dénonce le tournant sécuritaire que le gouvernement impose à la psychiatrie et qui a abouti à la loi de juillet 2011 permettant de traiter de force à domicile tout trouble du comportement. La psychiatrie publique ne doit pas devenir l'instrument d'une persécution d'État bafouant les droits humains fondamentaux.

    L'évolution actuelle de la psychiatrie sert de caution scientiste à une politique néolibérale qui ne cesse de se durcir. Ainsi la nouvelle loi sécuritaire du 5 juillet 2011 marque un tournant historique en permettant de traiter de force tout trouble du comportement individuel à domicile. À l'heure où une politique d'austérité généralisée vient répondre à l'emballement insensé du système économique, le contrôle social de la « santé mentale » des populations est ainsi assuré par la peur de la folie et de l'exclusion. Pour que la psychiatrie publique ne devienne pas le nouveau ministère de l'Intérieur psychique, ni la police des comportements, l'auteur nous invite à lutter contre ce nouvel ordre psychiatrique profondément déshumanisant.

    Olivier Labouret est médecin psychiatre en hôpital public. Il est l'auteur de La dérive idéologique de la psychiatrie. Quand le président se prend pour un psy, c'est la France qui devient folle (érès, 2008). Il est président de l'Union syndicale de la psychiatrie, membre de la Ligue des droits de l'Homme et du conseil scientifique de l'Association pour la taxation des transactions et l'action citoyenne (ATTAC).

  • N'en déplaise à ses contempteurs, la psychanalyse contemporaine fait preuve de vivacité ! Ces fantaisies de divan en témoignent en nous invitant à un vagabondage littéraire autant que psychanalytique. L'ouvrage se découpe en petits chapitres, chacun introduit par d'improbables pensées consignées par un narrateur au cours de sa psychanalyse. Devenu depuis lui-même analyste, il commente ensuite ces notes en procédant de l'association libre pour lier ensemble des éléments culturels, artistiques, littéraires ou scientifiques sur un thème donné. Au final, ce recueil illustrera la clinique actuelle, ses enjeux narcissiques, ses accointances privilégiées avec le pouvoir et son désir insatiable de soumission.

    Marcel Sanguet est psychologue clinicien, psychanalyste

  • "Du lien passionnel à la passion des liens... C'est toute la question du passage des investissements du bébé à ceux de l'adolescent qui se trouve ici posée, tout autant que celle des racines des vocations des soignants.

    À l'occasion de ce nouveau livre de la série BB-ados, les auteurs explorent les nombreuses facettes contemporaines du sexe, du sexuel et des sexualités à partir de leurs recherches cliniques... et de leurs passions.Ils approfondissent le débat historique mais toujours actuel entre l'amour de soi (aux fondements du narcissisme et de la recherche du plaisir auto-érotique) et l'amour de l'objet, le dualisme entre pulsions de vie et pulsions de mort, l'intérêt porté aux conduites d'attachement et les travaux récents sur l'émergence de l'intersubjectivité."

  • La constance d'objets culturels dans l'organisation des phobies d'animau ouvre d'emblée la problématique a la fois du côté des contes, des représentations plastiques et graphiques populaires et du côté de la ressource "animalière de l'interprétation analytique. L'auteur, à partir de sa double expérience de psychothérapeute et d'enseignante, rend compte des potentialités organisatrices des conflits que contient la figure animale dans le psychisme de l'enfant.

    Elle accorde une importance toute particulière aux relations mythe-fantasmes originaires ainsi qu'a la transmission du conte. L'ouvrage se concentre sur les modalités de l'aire maternelle et les fonctions de l'angoisse orale. S'ancrent alors de nouvelles perspectives sur les angoisses phobiques et sur le recours aux formes animales à la fois comme contenus des phobies mais aussi comme offrant une extraordinaire lisibilité imaginaire au fonctionnement de l'angoisse. Les avancées qui sont ici produites sur les défaillances narcissiques sont étayées sur la théorie psychanalytique et sur la clinique psychologique et psychothérapique.

  • Cet ouvrage n'est ni un manuel sur la résolution des conflits ni un traité savant sur la conflictualité psychique. Plutôt une illustration vivante de cette vérité aujourd'hui si vite oubliée : les conflits ne sont pas des aspérités à raboter ni des dangers à éviter. Ils sont l'expression spontanée, parfois anarchique, de la conflictualité psychique inhérente à la condition humaine. L'objet du soin psychique est justement là : reconnaitre chez notre interlocuteur l'existence de cette conflictualité, cerner ses contours, puis adapter notre réponse à ces particularités. A ce prix-là, nous avons quelques chances de l'aider à vivre puis à dénouer ses conflits sans les dénier, évitant ainsi qu'ils dégénèrent en symptômes ou en violence.

  • Mediation(la)

    Jacques Faget

    Médiation, le terme se propage dans le discours des médias, des hommes politiques. des chevaliers d`industrie ou des responsables administratifs. ll n'est pas un conflit public qui n'ait aujourdhui son médiateur. Même la justice pénale, réputée pourtant comme institution autoritaire, possède sa médiation. Un tel succès soulève des questions.

    Cet ouvrage, dont la portée philosophique et politique dépasse le cadre des préoccupations des seuls techniciens de la médiation, se propose de montrer comment le mariage incongru d'une institution répressive qui tranche et d`une méthode douce de dénouement des différends constitue un des fers de lance d'une nouvelle politique pénale de réparation. Cette alliance est évidemment de réalisation malaisée. ll n'est jamais facile de porter et de préserver l'imaginaire démocratique au sein d`institutions minées par des logiques bureaucratiques et pénétrées par les lois du marché.

    Mais la révolution culturelle provoquée par la mondialisation des stratégies sécuritaires d'un côté et la crise des réponses éducatives et répressives traditionnelles de l'autre. Ouvre à tous les acteurs sociaux et judiciaires de larges possibilités d`innovation.

empty