• Commentaire en yidich du Pentateuque, le Tseenah ureenah fut composé au XVIIe siècle. Cet ouvrage demeure l'un des textes les plus populaires de la littérature en langue yidich et, au-delà, de la littérature juive. Son intérêt réside surtout dans la prodigieuse variété de son contenu qui rassemble de nombreux aspects de la vie et de la tradition juives. Fondé sur une explication de la paracha alliant le pchat (sens obvie) et le drach (sens interprétatif), le texte intègre une multitude de sources : les principaux commentaires de la Torah (Rachi, Nahmanide et surtout Bahya ben Acher), des fragments midrachiques dont le choix révèle l'originalité de l'auteur, des aggadot ou récits talmudiques, sans oublier des considérations sur les pratiques et la Loi (liées aux minhogin seforim) ou encore des passages éthiques (liés aux muser seforim). En cela, Le Commentaire sur la Torahconstitue une véritable encyclopédie de la pensée et de la tradition juives. Il ne s'agit pas cependant d'une simple paraphrase ou d'une adaptation littérale, mais tout au contraire, d'une libre réécriture, originale et fidèle aux sources hébraïques. Écrit dans un style simple, clair, privilégiant le récit, les dialogues et la narration, Le Commentaire sur la Torah est une oeuvre très vivante et d'une profonde unité. Destiné à l'origine aux hommes et aux femmes qui avaient une connaissance insuffisante de l'hébreu, il fut rédigé pour leur permettre l'accès aux sources saintes. Il nous plonge au coeur de la foi et des croyances juives. C'est le guide par excellence pour s'initier à la beauté des commentaires de la Torah et comprendre l'essence de la sagesse d'Israël.

  • Vienne, mai 1935... Edmund Husserl prononce une conférence sur la « philosophie dans la crise de l'humanité européenne ». Cette extraordinaire conférence est la première ébauche de la notion de supranationalité dans l'histoire de la pensée européenne.
    Quelque part en France, 1940. Marc Bloch, historien du Moyen Âge, fondateur de l'École des Annales, rédige un court témoignage sur la défaite de la France, L'Étrange Défaite. Ce testament intellectuel est un plaidoyer pour le renouvellement de l'esprit démocratique.
    Londres, 1940-1941. Sous le Blitz aérien de la Luftwaffe, alors que l'Angleterre tient seule tête à l'Empire nazi, George Orwell rédige l'essai « Le lion et la licorne » qui exalte les vertus du patriotisme démocratique.
    Trois intellectuels très différents, trois oeuvres dissemblables et visionnaires, trois vies exemplaires animées par un même esprit de résistance. Dans ces textes d'hommage inédits, Jorge Semprún montre une fois encore l'Européen d'exception qu'il fut.

  • Exprimer ses idées, organiser un brouillon, éviter les erreurs d'expression et ponctuer correctement sa copie...
    En dix-sept sujets types de rédaction, du commentaire de texte à la parodie en passant par le rapport de stage, ce guide propose des exemples

  • Le Commentaire sur les Vers d'or et le Traité sur la Providence sont deux exemples dignes d'intérêt des écrits des anciens néoplatoniciens. Le premier relève de la littérature exégétique et protreptique et donne l'explication, souvent ingénieuse, d'un court poème issu d'un milieu pythagoricien : il en fait un outil pour le progrès aussi bien moral qu'intellectuel de l'auditeur, en y identifiant des parties spéculatives sur les dieux, les démons et le destin de l'âme ainsi que des préceptes éthiques - sur l'amitié, le respect des parents, l'usage de la nourriture etc. - destinés à accoutumer l'âme à la pureté et à l'assimiler aux dieux. Le second, connu uniquement par un résumé et des fragments, avait la forme d'une monographie indépendante en sept livres : l'auteur cherchait à y démontrer l'existence de la providence ou théodicée, son rapport au dogme de la réincarnation et sa coopération avec l'action humaine, mais aussi - contre toute attente - l'accord sur le sujet entre les textes sacrés d'Orphée et des Chaldéens, ainsi qu'entre Platon, Aristote et leur tradition philosophique authentique, par opposition tant aux « renégats » issus de l'Académie et du Péripatos, qu'aux philosophes ouvertement athées tels que les Épicuriens.

  • Le Livre ii de la Physique d'Aristote est une « véritable introduction à la philosophie de la nature » (Mansion). Après avoir dans le chapitre 1 donné sa fameuse définition de la nature comme « principe et cause de mouvement et de repos pour la chose en laquelle elle réside à titre premier par soi et non par accident », le Stagirite dans le chapitre 2 traite de la différence entre mathématiques et physique. Le chapitre 3, qui constitue « l'exposé le plus complet de l'étiologie aristotélicienne » (Crubellier-Pellegrin), livre la doctrine des quatre causes. Les chapitres 4 à 6 portent sur le hasard et la spontanéité. Dans le chapitre 8 est défendue la thèse du finalisme dans la nature et le chapitre 9 établit la distinction entre nécessité absolue et nécessité hypothétique. Simplicius de Cilicie, le dernier philosophe de l'École néoplatonicienne d'Athènes, a rédigé son commentaire sur la Physique vers 540, après son exil temporaire chez le roi de Perse Chosroès, et le commentaire au seul Livre ii de la Phusikê Akroasis d'Aristote constitue une somme de la philosophie de la nature de l'Antiquité tardive. Il n'existe pas à ce jour de traduction française intégrale du commentaire de Simplicius à la Physique. Le présent volume contient la traduction annotée du commentaire au Livre ii, chap. 1-3, accompagnée par un résumé analytique du commentaire à Phys. ii, 1-3, la liste des modifications apportées aux texte grec établi par Diels (1882), un index des termes grecs, un index des noms anciens, une bibliographie. Il sera suivi de deux autres qui contiendront la traduction du commentaire aux, respectivement, chapitres 4-6 et 7-9 du Livre ii de la Physique.

  • Le texte philosophique est un objet à part entière du vaste projet humaniste de restauration de la culture antique qui s'épanouit à partir du xve siècle en Italie et dans toute l'Europe. On ne saurait philosopher sans commenter. Si les trois grandes pratiques philologiques - éditer, traduire, commenter -, fondements de la démarche humaniste, restent les héritières des écoles anciennes et de l'université scolastique, le geste humaniste les renouvelle en apportant une rigueur méthodologique et une ouverture nouvelles. De l'institution universitaire aux nouveaux centres du savoir, la frontière est poreuse et le commentaire philosophique se révèle le lieu privilégié de la rencontre de courants divers. C'est de la dialectique qui s'établit entre différentes approches que témoigne le commentaire philosophique à la Renaissance plutôt que d'une pratique radicalement différente et opposée. Le commentaire traditionnel n'en est pas moins infléchi, et s'élabore une nouvelle façon de philosopher : l'élargissement du corpus, les apports de la philologie et d'autres disciplines, l'ouverture à de nouveaux courants insufflent à la pratique du commentaire philosophique une remarquable plasticité. Les études réunies dans le présent volume se proposent d'analyser la refondation humaniste de la philosophie antique par l'activité du commentaire tout au long des xve et xvie siècles.

  • Publié en 1940 et devenu introuvable, ce livre est un commentaire du Banquet de Dante, sous la forme de douze notes approfondies, regroupées thématiquement. Le Convivio - Le Banquet - est sans doute l'ouvrage le plus direct dans lequel Dante expose la problématique philosophique générale qui l'anime. C'est ce qui fait l'intérêt exceptionnel du travail d'André Pézard, novateur encore aujourd'hui en ce sens qu'il contribue à la fois à l'établissement du texte, dont il affronte les difficultés, et à son interprétation philosophique, avec une rigueur et une liberté d'esprit sans précédent, mettant ainsi en évidence l'immense intérêt de cette oeuvre, même pour les lecteurs modernes.
    En dépit de leur précision extrême, les notes sont étonnament éclairantes : on se demande comment l'étude philologique la plus stricte peut faire surgir du texte les idées les plus lumineuses.
    André Pézard (1891-1984), professeur à l'Université de Lyon, puis au Collège de France, fut un italianiste exceptionnel. Son oeuvre est considérable. Il n'a cessé de joindre à une érudition impressionnante une intelligence et une sensibilité dignes des plus grands esprits, et même un vrai talent de poète. À cet admirable lecteur, on doit non seulement une contribution essentielle aux études dantesques, une traduction audacieuse de la Divine comédie (Bibliothèque de la Pléiade), et nombre d'ouvrages qui doivent leur puissance à sa remarquable connaissance de la philosophie.
    Jean-Louis Poirier, auteur de diverses contributions en histoire de la philosophie et en sciences humaines, a publié récemment un essai (Ne plus ultra, Dante et le dernier voyage d'Ulysse, 2016). Il a également consacré un ouvrage à l'enseignement de la philosophie en Italie.

  • Après les 193 leçons sur le livre du prophète Jérémie (cf. Calvini opera denuo recognita, Series Exegetica 6a et 6b, 2016), Calvin paracheva son explication du prophète avec dix-huit leçons sur les Lamentationes de septembre 1562 à janvier 1563. Les Lamentations s'inscrivent dans l'une des traditions poétiques des qînoth, les complaintes qui concernent le gouvernement politique. Calvin s'attache à en donner une interprétation morale et actualisante. Les sources et les principes exégétiques du Réformateur restent les mêmes, mais la double introduction, au texte latin et au texte français, les rappelle. L'édition est en effet juxtalinéaire avec en vis-à-vis la traduction modernisée et commentée de Charles de Jonviller. Deux index des noms de personnes et des citations bibliques complètent l'édition.

  • Nel primo ventennio del Cinquecento, dopo la caduta della dinastia aragonese, sono poche le esperienze poetiche che riescono a cristallizzarsi in raccolte di un certo impegno, non solo prima, ma anche dopo la pubblicazione delle Rime di Sannazaro (1530). Tra gli esempi più significativi spicca l'edizione nel 1519 a Napoli, presso Sigismondo Mayr, della Gelosia del Sole di Girolamo Britonio: una ponderosa raccolta, dedicata a Vittoria Colonna, formata da 454 rime (345 sonetti, 43 canzoni, 37 madrigali, 20 sestine, delle quali ben 7 doppie, 7 ballate e 2 componimenti in terza rima).
    Il presente contributo offre un'inquadratura dell'opera in questo periodo di transizione, nonché fornisce l'edizione critica commentata della raccolta, compiuta sulla base dell'edizione princeps del 1519.
    Durant les vingt premières années du XVIe siècle, à la suite de la chute de la dynastie aragonaise, peu d'expériences poétiques parviennent à se cristalliser en un recueil d'une quelque importance, avant et également après la publication des Rime de Sannazaro (1530). La parution, en 1519 à Naples, chez Sigismondo Mayr, de la Gelosia del Sole de Girolamo Britonio est l'un des exemples les plus significatifs car il s'agit d'un recueil, dédié à Vittoria Colonna, formé de 454 poèmes (345 sonnets, 43 chansons, 37 madrigaux, 20 sextines, dont 7 doubles, 7 ballades et 2 compositions en tercets).
    La présente contribution propose un cadre de l'oeuvre dans cette période de transition et fournit l'édition critique commentée du texte, réalisée à partir de l'édition princeps de 1519.

  • Le waqf constitué à Alep par al- Ms Al-Amr, au milieu du XVIIIe siècle, a donné lieu à un acte de fondation. Il comporte des descriptions nombreuses qu'il est possible de préciser en les confrontant aux constructions auxquelles elles s'appliquent, quand on peut les retrouver et à condition qu'elles n'aient pas subi de remaniement important. Cette confrontation des sources écrites et des données archéologiques permet d'éclairer le sens du vocabulaire relatif aux constructions et particulièrement aux maisons et à leurs différentes parties, et de saisir dans sa réalité topographique, l'extension et la structure d'un grand waqf du XVIIIe siècle. L'étude que nous présentons ici est une introduction à un travail plus vaste en préparation, qui se fondera sur des sources plus nombreuses et s'étendra à d'autres domaines de l'histoire de la ville. Autant dire que nos conclusions sont provisoires en ce sens qu'elles seront précisées ou nuancées. Seul l'intérêt exceptionnel de ce texte nous a conduit à le publier dès à présent avec son commentaire.

  • À la recherche d'une sagesse millénaire éprouvée et non dogmatique ? D'un itinéraire spirituel ouvert à tous ? D'une approche plus harmonieuse de la vie ? Ce livre est fait pour vous !
    Redécouvert en 1945 en Égypte, au milieu de textes plus tardifs, l'Évangile selon Thomas, qui date du début de notre Ère, contient des paroles de Jésus déjà présentes dans les évangiles officiels mais aussi bon nombre de paroles inédites. L'auteur va vous aider à découvrir leur sens caché et un tout autre Jésus que celui du catéchisme officiel va apparaître au fil des pages, un maître de sagesse plutôt qu'un messie. On accède alors à un enseignement spirituel puissant, universel et toujours actuel. On en retrouve même des traces dans les évangiles canoniques, mais sous une forme voilée.
    L'auteur nous donne les clés de ce texte et dévoile des techniques permettant d'accéder au bonheur et à la plénitude. Au lieu d'aller chercher Dieu ailleurs ou dans le futur, le postulat de l'Évangile selon Thomas est que nous pouvons le trouver en nous, dans notre « Royaume Intérieur ». Chacun possède en lui cette étincelle divine, cette perle précieuse qu'il s'agit de faire briller au grand jour.
    La grande force de cet enseignement primordial, appelé la Gnose, c'est qu'il est vérifiable. L'auteur nous fait rencontrer des personnes de différentes origines, époques et traditions qui l'ont mis à profit. On y trouve des similitudes frappantes avec l'approche non-dualiste indienne, l'Advaita Vedanta. L'Évangile selon Thomas est le dépositaire d'une sagesse éternelle, à l'image du Dhammapada bouddhiste, des écrits de philosophes grecs comme Platon ou Héraclite d'Éphèse, des oeuvres de Thérèse d'Avila, de poèmes soufis ou de la Bhagavad Gîtâ hindoue.
    Ce n'est pas une approche religieuse qui est proposée dans ce livre mais une démarche individuelle et une philosophie de vie.


  • Et Dieu, où habite-t-il ?

    Une réponse pieuse situe Dieu au ciel. Une autre dans les cathédrales. Une autre dans son sanctuaire. Une autre partout, dans la nature. Une autre aussi nulle part, hélas. La question n'est pas oiseuse. Dieu habite-t-il près de nous, ou loin de nous ? Habite-t-il en un seul lieu ou est-il prêt à déménager ? Sa demeure se visite-t-elle - et dans ce cas quelles sont les conditions d'accès ? ou bien est-ce un lieu fermé, totalement, à toute visite humaine ?
    Répondre à ces questions est tout l'objet de ce livre. Jean-Claude Verrecchia, auteur de La Bible, nouveau mode d'emploi, ose un ton très accessible, toujours, et aussi dérangeant parfois. Les idées reçues sur le sanctuaire israélite, sur les sacrifices bibliques, sur le temple de Salomon ou d'Hérode seront mises à plat et si nécessaire balayées. Triomphera l'étonnante volonté divine, celle qui prend l'homme à contrepied, celle qui refuse tout enfermement, celle qui déchire les voiles et démolit les pierres, pour planter sa tente en chaque coeur et en chaque communauté de foi. Un voyage initiatique pour ceux qui aiment le dépaysement...

  • Ce livre donne une analyse détaillée de l'ensemble des scènes dialoguées de l'Agamemnon d'Eschyle, pièce qui ouvre la trilogie de l'Orestie (458 avant J.-C.). Il fait suite à l'ouvrage publié par Jean Bollack et Pierre Judet de La Combe, L'Agamemnon d'Eschyle. Le texte et ses interprétations, qui traitait des parties chorales de cette oeuvre. La pièce se trouve ainsi commentée dans sa totalité. La perspective choisie est multiple : l'examen précis de la lettre du texte (qui débouche sur de très nombreuses interprétations nouvelles) s'accompagne d'une réflexion suivie sur la nature de la tragédie, sur ses innovations, sa langue, la manière dont elle construit le discours de ses personnages et sur l'histoire des lectures de ce drame depuis l'Antiquité. L'essai introductif fait le point sur les conflits d'interprétation que la tragédie a suscités chez les Modernes, et sur les questions générales qui se posent à l'interprète d'un tel texte : pertinence, ou non, du concept de tragique pour lire une tragédie ancienne, définition de ce qu'est un personnage dramatique, relation d'une telle oeuvre avec ce que l'on sait de la langue, du droit, du mythe, de la poésie au ve siècle avant J.-C. à Athènes. La philologie critique affirme ainsi ses liens avec la philosophie, l'histoire et la sociologie. L'édition critique du texte et sa traduction feront l'objet d'un autre volume.

  • Le tome II de l'ouvrage Les Économies occidentales du XIXe siècle à nos jours, Jean-Marcel Jeanneney commente les diagrammes et figures publiés dans le Tome 1, sans aucun parti pris doctrinal. Mais il les fait précéder d'opinions et de réflexions personnelles sur la marche séculaire de nos économies. La bibliographie comprend plus de deux cent cinquante titres d'ouvrages ou de périodiques, qui constituent un inventaire inédit des sources statistiques les plus accessibles. Aux hommes politiques et aux administrateurs, aux dirigeants d'entreprise et aux syndicalistes ce livre apportera matières à réflexion. Aux économistes et aux historiens il proposera des données générales où situer leurs recherches particulières. Aux étudiants il donnera des images précises de faits sur lesquels portent les enseignements.

  • Pour tous les lycéens, le bac français est une étape importante et souvent angoissante : il y a tant de notions à acquérir !

    Jean-Noël Leblanc prépare chaque année ses élèves à cet examen. Il connaît leurs difficultés et leurs interrogations. Pour leur venir en aide, il a conçu cet outil pratique : d'abord le lexique de chaque objet d'étude (roman, poésie, théâtre, etc.), puis des conseils sur l'organisation des épreuves orale et écrite - Comment réviser ? Quelles sont les erreurs à éviter ? Comment bâtir son plan à l'écrit ? Que faut-il emporter avec soi le jour de l'examen ?

    Synthétique et clair, cet ouvrage répond à toutes ces questions, et à bien d'autres. Il est indispensable dès la seconde et convient à toutes les séries de lycée.

  • L'amour Lacan

    Jean ALLOUCH

    La mise au jour de l'amour Lacan est ici établie par une discussion pas à pas des propos tenus par Lacan tout au long de vingt-sept années de séminaires, où furent successivement abordées plusieurs figures de l'amour sans que l'on puisse, à première vue, distinguer celle qui importait. Telle apparaît une des raisons de l'épaisseur de l'ouvrage. Une autre tient au caractère peu admissible de la thèse, qui donc ne peut être avancée qu'à partir d'une étude exhaustive des propos de Lacan sur l'amour, particulièrement de ceux qui paraissent y contrevenir. Une autre raison, enfin, est due au style de Lacan, allergique à toute paraphrase. Ainsi l'ouvrage vaut-il également comme une proposition portant sur la manière de lire Lacan. Une de ses caractéristiques est l'impossibilité ici reconnue de dissocier complètement l'oeuvre et la vie de Jacques Lacan. On a aussi souhaité ne pas s'en tenir au commentaire de textes aujourd'hui presque anciens, mais les confronter à des travaux qui, depuis le décès de Jacques Lacan, ont approfondi, renouvelé et enrichi la méditation contemporaine sur l'amour.

  • L'amour Lacan

    Jean ALLOUCH

    La mise au jour de l'amour Lacan est ici établie par une discussion pas à pas des propos tenus par Lacan tout au long de vingt-sept années de séminaires, où furent successivement abordées plusieurs figures de l'amour sans que l'on puisse, à première vue, distinguer celle qui importait. Telle apparaît une des raisons de l'épaisseur de l'ouvrage. Une autre tient au caractère peu admissible de la thèse, qui donc ne peut être avancée qu'à partir d'une étude exhaustive des propos de Lacan sur l'amour, particulièrement de ceux qui paraissent y contrevenir. Une autre raison, enfin, est due au style de Lacan, allergique à toute paraphrase. Ainsi l'ouvrage vaut-il également comme une proposition portant sur la manière de lire Lacan. Une de ses caractéristiques est l'impossibilité ici reconnue de dissocier complètement l'oeuvre et la vie de Jacques Lacan. On a aussi souhaité ne pas s'en tenir au commentaire de textes aujourd'hui presque anciens, mais les confronter à des travaux qui, depuis le décès de Jacques Lacan, ont approfondi, renouvelé et enrichi la méditation contemporaine sur l'amour.

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