• BnF collection ebooks - Paradoxe sur le comédien est un essai sur le théâtre rédigé sous la forme d'un dialogue publié à titre posthume en 1830. Il souligne tout le paradoxe théâtrale de jouer sans ressentir, qui illustre la séparation du corps et la psyché.

  • Bastien a la trentaine. Il a passé son enfance en Corrèze dans un hameau isolé, au sein d'une famille aimante. À huit ans il tombe amoureux de Nicolas, un de ses camarades de classe, qui disparaît peu après dans un accident de voiture. N'ayant pu consacrer sa vie à ce garçon, Bastien la consacrera aux hommes que le hasard mettra sur sa route. Bastien est régisseur de théâtre, il aime aussi l'escalade, quand il n'est pas sur les plateaux il affronte les à-pics des grands causses de Lozère. En outre, depuis l'enfance, il s'habille parfois en fille pour voir comment le monde alors apparaît et répond. Enfin il arrive qu'il ne soit ni au théâtre ni au grand air, ni habillé en garçon ou en fille, mais nu dans quelques films pornographiques qui lui permettent d'allier l'utile à l'agréable.C'est dans un de ces films que je l'ai vu pour la première fois. Je ne me suis jamais remis de la liberté insolente de sa présence. Devant l'écran où je me tiens caché, à l'ombre de la lumière que Bastien projette, sans fin j'interroge le mystère de son apparition, le sens qu'elle confère à ma vie. Je tente ici de deviner tout ce que les films où je le vois s'ébattre dérobent à ma vue (son enfance, son travail, sa famille, ses amours, ses habits), me laissant dans l'exercice conjugué du regard et du désir, dans la contemplation d'un portrait lumineux et brutal à peaufiner pour les jours, désormais proches, où l'ombre gagnera.

  • Au large des côtes normandes, fin 1793. Malgré l'évasion ratée du petit Louis XVII, Sébastien de Rocadour ne se décourage pas. À peine réchappé du siège de Granville, il accepte une nouvelle mission : emporter à Paris de précieuses lettres des Princes - les frères émigrés de Louis XVI - pour les remettre à un de leurs agents.Une contre-révolution se trame, mais il s'agit aussi d'arracher à sa prison la princesse Marie-Thérèse, soeur du petit Roi. Accompagné par Saphire, l'Esquirol rejoint la capitale après un voyage mouvementé. Il touche au but de sa mission quand un piège sournois se referme sur sa baladine. Sébastien saura-t-il renoncer à ce pour quoi il s'est battu jusque-là afin de sauver celle qu'il aime ?

  • « Jusqu'au bout, irai ! »Paris, 1793.
    Sébastien de Rocadour, dit « l'Esquirol » à cause de sa chevelure rousse et de son agilité, est monté dans la capitale avec l'idée de défendre le Roi. Hélas, pris dans le tourbillon de la Terreur, ce garçon de dix-sept ans doit bientôt adapter ses rêves à la sanglante réalité. Risquant sa vie à chaque pas, il rencontre l'amitié et la trahison, la haine et l'amour. Tiraillé entre sa vénération pour la Reine, qu'il cherche à faire évader de sa prison, et sa passion pour Saphire, la baladine, l'Esquirol va devoir choisir sa voie et, peu à peu, devenir un homme...

  • "Tout est nouveau pour moi dans le studio de doublage. Pas de scène. Pas de projecteurs. Juste un pupitre pourvu d'un micro au milieu d'un îlot de lumière. Ça sent le matériel Hi-fi et la poussière. Un rideau couvre le grand écran devant nous. Je ressens à nouveau ce fourmillement intense : ça y est. C'est maintenant que ça commence..."Ben Bergmann galère. Son père lui dit que doubler des films n'est pas un vrai métier.Lilly Vonderfeld vient d'emménager à Berlin. Son prof d'art dramatique l'aide à passer un casting pour doubler la voix de Raphaela Stanfield. C'est la chance de sa vie, celle de mettre un pied dans l'impitoyable Hollywood.Ben et Lilly viennent de deux univers différents. Ils n'auraient jamais dû se rencontrer, mais le destin les a rapprochés. Entre indifférence et amitié, jalousie et amour, parviendront-ils à terminer ensemble ce doublage de film ? Première publication en allemand sous le titre I love you heißt noch lange nicht Ich liebe dich

  • Lettre d'une inconnue, Gigi, Le Procès Paradine, Le Comte de Monte-Cristo, Octopussy : à travers une série de rôles légendaires, Louis Jourdan (1921-2015) a marqué de son empreinte l'histoire du cinéma. Cette icône du 7e art peut se prévaloir d'être l'acteur français à la plus longue carrière hollywoodienne : Cary Grant, Greta Garbo, James Stewart, Marilyn Monroe, James Dean, Frank Sinatra, Grace Kelly, Howard Hawks, Alfred Hitchcock, Frank Capra, Lauren Bacall, Elizabeth Taylor, il les a tous côtoyés et connus. Ils peuplent ce livre, fruit de cinq années d'entretiens avec Louis Jourdan et d'autres figures du cinéma, qui fait revivre toute une époque, des derniers soubresauts de l'âge d'or d'Hollywood aux mutations d'une industrie sous l'emprise croissante de l'argent et du succès.

  • Dans un style éblouissant, Rouge retrace la folle histoire d'une famille française prise dans les tourments du XXe siècle.Après la mort de son père, alors qu'il doit vider la maison, Carl est assailli par son passé : de vieux numéros de
    L'Humanité, des portraits de Marx et Lénine et, surtout, un cahier d'enfant. Sur la première page, un titre écrit de sa main : " Histoire de ma famille ", et en dessous : " De Cologne à Paris, quatre générations d'Aderhold ". Ce sont les traces de sa jeunesse, une jeunesse rouge, à la fois exaltante et honteuse.
    Des brumes de la mémoire surgit alors un monde dans lequel la politique contrôlait tout : les lectures, les jeux, les sentiments, les rêves. La débâcle sera terrible. Mais la remémoration des défaites n'est-elle pas, pour l'écrivain, à la fois consolation et chant d'amour ?
    Dans une langue éblouissante,
    Rouge explore la filiation impossible, les trahisons, les colères d'une génération, et retrace la folle histoire d'une famille française à travers le XXe siècle.

  • Le Médecin malgré lui
    Le Bourgeois gentilhomme
    Le Malade imaginaire
    Trois pièces de théâtre de Molière qui mettent en scène des personnages caricaturaux et, à travers eux, les défauts de la société de l'époque. Médecins, bourgeois, ducs et paysans y sont critiqués avec humour et malice.

  • Toujours comédien, mais également célébré pour son travail de metteur en scène, René Richard Cyr a orchestré un faisceau de spectacles de variétés, du théâtre musical, des opéras et plus de 75 pièces de théâtre, dont 40 créations. Malgré les satellites, le théâtre reste son axe principal, son art suprême.

  • Le Paradoxe sur le comédien de Denis Diderot n'a cessé, depuis sa parution, de susciter toutes sortes de controverses, de s'attirer des partisans enthousiastes ainsi que des détracteurs farouches, ces derniers se retrouvant souvent chez les gens de théâtre, directement impliqués dans la réflexion.
    En guise d'ouverture à ce texte canonique, Denis Podalydès se prête au jeu d'un échange avec Gabriel Dufay. Les deux comédiens s'entretiennent autour du Paradoxe, ses prolongements et ses résonnances dans leurs générations et parcours respectifs. Conversant à bâtons rompus, ils s'interrogent sur l'essence du jeu et s'amusent de leurs propres paradoxes.
    Bien plus qu'une nouvelle édition critique du Paradoxe sur le comédien, cet ouvrage offre un autre éclairage sur une OEuvre tant commentée, en la confrontant à l'expérimentation de la pratique d'acteur.
    Gabriel Dufay est acteur et metteur en scène. Directeur artistique de la Compagnie Incandescence, il a mis en scène des textes de Thomas Bernhard, Nathalie Sarraute, Robert Desnos, Roland Schimmelpfennig, Jon Fosse. Il a incarné récemment pour la télévision Louis XVI et joué au cinéma dans Vous n'avez encore rien vu d'Alain Resnais.
    Denis Podalydès est acteur et metteur en scène. Sociétaire de la Comédie Française, il est également l'auteur de Scènes de la vie d'acteur (2006), Voix off (2008, prix Femina Essai) et La Peur, Matamore (2010). En 2013, il met en scène L'Homme qui se hait d'Emmanuel Bourdieu au Théâtre de Chaillot, avec Gabriel Dufay.

  • Dirigé par Christian Saint-Pierre, le dossier prend sa source dans une soirée du Festival du Jamais Lu 2011 placée sous le signe de l'urgence. Dix textes tirés de ce spectacle ont été choisis pour leur diversité et l'acuité de leur prise de parole. Parmi les auteurs, mentionnons Fanny Britt, Philippe Ducros, Emmanuelle Jimenez, Catherine Léger, Jean-François Nadeau et Marcelle Dubois. Hors dossier, on trouve notamment des entrevues avec Daniela Nicolò et Enrico Casagrande, Bruce Gladwin et Louise Lecavalier, une réflexion sur la figure du couple en danse contemporaine québécoise et une carte blanche au scénographe Max-Otto Fauteux.

  • Dirigé par Catherine Cyr, le dossier analyse quelques-unes des formes que revêt aujourd'hui la mise en action du spectateur au théâtre. Alors qu'Anyssa Kapelusz aborde le passage de la « participation » au « participatif », Gilbert Turp analyse la fragile relation qui unit l'acteur au spectateur. Certains textes posent leur éclairage sur une pratique ou une oeuvre en particulier, comme un parcours ambulatoire créé par Sophie Cadieux et Alexia Bürger ou une pièce présentée dans un hôtel abandonné de New York. On trouve aussi dans ce numéro un portrait du dramaturge Jean-Paul Quéinnec et le compte rendu d'un colloque consacré aux enjeux du son au théâtre.

  • Dirigé par Raymond Bertin, le dossier de ce numéro aborde le sujet de la création et de la diffusion hors des grands centres par le biais d'exemples qui viennent confirmer ou infirmer le cliché de la région comme désert culturel. Entre autres organismes et manifestations à l'étude, notons la Danse sur les routes, le Festival de théâtre à L'Assomption, le Théâtre du Bic et le Théâtre français du CNA. À lire hors dossier, un hommage à Huguette Oligny, une réflexion sur l'objet et la violence en danse contemporaine et un panorama des théâtres africains contemporains.

  • Dirigé par Philippe Couture et Christian Saint-Pierre, le dossier de ce numéro s'intéresse aux frontières linguistiques, celles qui séparent les créateurs et divisent les publics, mais aussi, plus largement, celles qui éloignent les communautés, les cultures, les imaginaires, les esthétiques et les méthodes. Les textes portent essentiellement sur les rapprochements, au Québec et au Canada, entre le français et l'anglais, mais on jette aussi un oeil du côté des pratiques étrangères ainsi que du côté du cirque et de la danse. Parmi les articles hors dossier, mentionnons la réflexion de Pascal Brullemans sur la présence de l'auteur en salle de répétition, un portrait du Moulin à Musique et une carte blanche au danseur Marc Boivin.

  • Dirigé par Gilbert Turp, le dossier de ce numéro est consacré au comédien. Les paradoxes de la formation et de la pratique du jeu sont notamment abordés par Guy Nadon, Violette Chauveau, Éric Robidoux, Sophie Cadieux, Emmanuel Schwartz et Kathleen Fortin. Hors dossier, on trouve entre autres une réflexion de Patrice Dubois et Alain Farah sur l'actualité du Déclin de l'empire américain, un entretien avec les Biches Pensives (les comédiennes et productrices Annie Darisse et Dominique Leclerc) et un portrait de la chorégraphe Dana Michel.

  • Quel sort réserve-t-on aux artistes et aux oeuvres appartenant au passé théâtral québécois? Voici la question à laquelle une poignée de collaborateurs - Paul Lefebvre, Gilbert David, Alexandre Cadieux, Lucie Renaud, Hélène Jacques, Gilbert Turp et Marie-Claude Verdier - ont humblement accepté de proposer des fragments de réponses. Hors dossier, il est question d'un ouvrage à propos de la compagnie Danse-Cité, du centenaire du Sacre du printemps, du Théâtre Populaire du Québec, du regretté Patrice Chéreau, de l'écriture pour bébés, des pièces « injouables », de l'autoreprésentativité en performance et des défis de l'opéra contemporain au Québec. Aussi, des échos européens proviennent d'Avignon, de Grèce et d'Italie du Sud.

  • Avec ce numéro, la revue JEU se présente à vous sous une toute nouvelle forme. Dirigé par Christian Saint-Pierre, le dossier concerne l'engouement que ressentent certains créateurs de théâtre québécois pour la capitale allemande. On lira les lettres d'amour de Marie Brassard, Daniel Brière, Evelyne de la Chenelière, Martin Faucher, Sarah Lachance, Catherine De Léan, Éric Noël et Marie-Lyne Rousse. En complément, le traducteur Frank Weigand explique pourquoi, selon lui, la pratique théâtrale berlinoise fascine autant. Hors dossier, on trouve notamment des textes de Justin Laramée et de Jean-Philippe Lehoux, ainsi que des entretiens avec le jeune metteur en scène français Julien Gosselin et la directrice sortante du FTA Marie-Hélène Falcon.

  • Dirigé par Catherine Cyr, le dossier de ce numéro est consacré aux corps atypiques. Le corps « normal » est une fiction. Au carrefour des discours sociaux et des représentations imaginaires, entre le corps standardisé du monde de la mode et celui, supposément neutre, de la médecine, s'érigent des morphologies plurielles, composites. Sont notamment évoquées les démarches de Romeo Castellucci et Sébastien David. Parmi les créateurs à qui on donne la parole, mentionnons Debbie Lynch-White, Menka Nagrani et Catherine Bourgeois. Hors dossier, on trouve notamment des textes de Dave St-Pierre et de René-Daniel Dubois, ainsi qu'un entretien avec le metteur en scène torontois Chris Abraham.

  • Autobiographie de Norah Shariff qui risque de créer des remous, le livre Les Secrets de Norah nous amène dans un monde dur, rempli d'obstacles s'interposant entre sa famille immédiate et la liberté. En effet, elle a grandi dans un enfer créé à la fois par les comportements abusifs et violents d'un père dégénéré, les stricts préceptes de ses grands-parents, et dans un système religieux opprimant. Elle-même victime des conjonctures, Norah cherche malgré tout à constamment épauler, voire surprotéger sa mère, qui subit quotidiennement un véritable calvaire où la violence tant physique que psychologique est de mise. Avec le temps, Norah se rend bien compte qu'elle est en train d'y laisser sa vie en entier. Cependant, sa force de tempérament et son audace seront ses deux clés maîtresse pour se libérer de ses horribles entraves.

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