• Le Paradoxe sur le comédien est l'un des dialogues les plus célèbres - et les plus controversés - de Denis Diderot (1713-1784). Prenant à rebours l'idée d'une "sensibilité" particulière des comédiens, il y soutient que l'acteur doit maîtriser avec sang-froid tous les éléments de son jeu. Loin de ressentir les passions du personnage qu'il incarne, il crée une sorte de double idéal : "Un mannequin l'enveloppe."Diderot élargit le propos à la morale (une émotion ne se communique aux autres que si nous la "jouons"), à la politique (les rois et les magistrats doivent sacrifier à une mise en scène pour convaincre), à l'esthétique (la vraisemblance procède de la réalité, mais en s'opposant à elle), à la philosophie du langage (les mots sont par eux-mêmes ambigus, et le sens leur est donné par les gestes dont on les accompagne).

  • « Voilà longtemps déjà que je pratique mon métier, que je le ressens, le surveille comme on surveille une habitude ; il me pénètre, et j'ai pris cette manie d'en chercher les effets en moi et dans les autres, d'en surveiller les manifestations.
    Tout le théâtre, cet état dramatique en moi, cette habitude de penser et de sentir pour les autres, par les autres et à travers moi-même, cette attitude vis-à-vis d'un tiers offert, de ce tiers qu'est le public, et vis-à-vis de moi, ces reflets que j'en fais et dont je suis fait, ce comportement entre le soi que je suis et le moi que je me suis donné, à travers tant de personnages, tout cela est là, sensible, visible en moi, tout le long de ma journée, et je cherche à le penser, à le lier, à le raisonner, et à m'en expliquer l'agencement, les raisons.
    Je veux préciser mes sensations, je note dans mes lectures des reflets de mes états (Proust), j'écris des notes, et la vanité de m'exprimer moi-même me rattrape, me rejoint, me retrouve dans ce moment de ma carrière où j'ai découvert cependant (depuis longtemps déjà) que l'acteur n'est qu'une table d'harmonie. » Droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés pour tous les pays.
    Copyright 1954, by Ernest Flammarion.
    Couverture : Louis Jouvet dans le film Carnet de bal en 1937.
    © Keystone/Eyedea Presse.

  • « Il ne faut pas parler de vocation pour les comédiens. Seuls les poètes en ont une.
    Pour nous, la vocation est un mélange extrêmement douteux de toutes sortes de sentiments qui ne sont pas tous nobles, loin de là. Je ne crois guère à la pureté de la vocation, même chez les saints. La vocation est un résultat. Elle résulte de goûts, d'ambitions, de désirs d'autant moins purs qu'ils se manifestent à l'âge de tous les appétits, à l'âge où l'on ne peut juger véritablement ni du métier, ni de soi-même. La vocation n'est que le résultat de la pratique. C'est après avoir fait son métier pendant de nombreuses années, en avoir subi les déceptions, mesuré les difficultés imprévisibles, que s'affirme, se précise une décision qu'on peut appeler alors vocation. La vocation n'est qu'un choix persistant. Les vraies récompenses qu'elle accorde sont toutes intérieures et bien tardives. » Droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés pour tous les pays.
    © Éditions Flammarion, 1952.
    DL mai 2009 Louis Jouvet en 1934.© Studio Lipnitzki/Roger-Viollet.

  • Bastien a la trentaine. Il a passé son enfance en Corrèze dans un hameau isolé, au sein d´une famille aimante. À huit ans il tombe amoureux de Nicolas, un de ses camarades de classe, qui disparaît peu après dans un accident de voiture. N´ayant pu consacrer sa vie à ce garçon, Bastien la consacrera aux hommes que le hasard mettra sur sa route. Bastien est régisseur de théâtre, il aime aussi l´escalade, quand il n´est pas sur les plateaux il affronte les à-pics des grands causses de Lozère. En outre, depuis l´enfance, il s´habille parfois en fille pour voir comment le monde alors apparaît et répond. Enfin il arrive qu´il ne soit ni au théâtre ni au grand air, ni habillé en garçon ou en fille, mais nu dans quelques films pornographiques qui lui permettent d´allier l´utile à l´agréable.C´est dans un de ces films que je l´ai vu pour la première fois. Je ne me suis jamais remis de la liberté insolente de sa présence. Devant l´écran où je me tiens caché, à l´ombre de la lumière que Bastien projette, sans fin j´interroge le mystère de son apparition, le sens qu´elle confère à ma vie. Je tente ici de deviner tout ce que les films où je le vois s´ébattre dérobent à ma vue (son enfance, son travail, sa famille, ses amours, ses habits), me laissant dans l´exercice conjugué du regard et du désir, dans la contemplation d´un portrait lumineux et brutal à peaufiner pour les jours, désormais proches, où l´ombre gagnera.

  • À vingt ans, malgré des études de médecine prometteuses, Ingrid se mure mystérieusement dans le silence... au grand dam de sa mère qui décide d'embaucher un comédien professionnel pour lui faire recouvrer la parole. À la suite d'un quiproquo, Baptiste Février, jardinier paysagiste, est chargé par la riche châtelaine de faire advenir le miracle qui sauvera sa fille. Mais passer des légumes à l'art dramatique se révèle périlleux, surtout quand de sombres histoires de famille surgissent.
    Quiproquos, intrigues amoureuses et travestissement... Michel Quint revisite avec talent tous les ingrédients du Médecin malgré lui de Molière, dans un récit à la fois drôle et sensible.

  • Au large des côtes normandes, fin 1793. Malgré l'évasion ratée du petit Louis XVII, Sébastien de Rocadour ne se décourage pas. À peine réchappé du siège de Granville, il accepte une nouvelle mission : emporter à Paris de précieuses lettres des Princes - les frères émigrés de Louis XVI - pour les remettre à un de leurs agents.Une contre-révolution se trame, mais il s'agit aussi d'arracher à sa prison la princesse Marie-Thérèse, soeur du petit Roi. Accompagné par Saphire, l'Esquirol rejoint la capitale après un voyage mouvementé. Il touche au but de sa mission quand un piège sournois se referme sur sa baladine. Sébastien saura-t-il renoncer à ce pour quoi il s'est battu jusque-là afin de sauver celle qu'il aime ?

  • « Jusqu'au bout, irai ! »Paris, 1793.
    Sébastien de Rocadour, dit « l'Esquirol » à cause de sa chevelure rousse et de son agilité, est monté dans la capitale avec l'idée de défendre le Roi. Hélas, pris dans le tourbillon de la Terreur, ce garçon de dix-sept ans doit bientôt adapter ses rêves à la sanglante réalité. Risquant sa vie à chaque pas, il rencontre l'amitié et la trahison, la haine et l'amour. Tiraillé entre sa vénération pour la Reine, qu'il cherche à faire évader de sa prison, et sa passion pour Saphire, la baladine, l'Esquirol va devoir choisir sa voie et, peu à peu, devenir un homme...

  • "Tout est nouveau pour moi dans le studio de doublage. Pas de scène. Pas de projecteurs. Juste un pupitre pourvu d'un micro au milieu d'un îlot de lumière. Ça sent le matériel Hi-fi et la poussière. Un rideau couvre le grand écran devant nous. Je ressens à nouveau ce fourmillement intense : ça y est. C'est maintenant que ça commence..."Ben Bergmann galère. Son père lui dit que doubler des films n'est pas un vrai métier.Lilly Vonderfeld vient d'emménager à Berlin. Son prof d'art dramatique l'aide à passer un casting pour doubler la voix de Raphaela Stanfield. C'est la chance de sa vie, celle de mettre un pied dans l'impitoyable Hollywood.Ben et Lilly viennent de deux univers différents. Ils n'auraient jamais dû se rencontrer, mais le destin les a rapprochés. Entre indifférence et amitié, jalousie et amour, parviendront-ils à terminer ensemble ce doublage de film ? Première publication en allemand sous le titre I love you heißt noch lange nicht Ich liebe dich

  • Lettre d'une inconnue, Gigi, Le Procès Paradine, Le Comte de Monte-Cristo, Octopussy : à travers une série de rôles légendaires, Louis Jourdan (1921-2015) a marqué de son empreinte l'histoire du cinéma. Cette icône du 7e art peut se prévaloir d'être l'acteur français à la plus longue carrière hollywoodienne : Cary Grant, Greta Garbo, James Stewart, Marilyn Monroe, James Dean, Frank Sinatra, Grace Kelly, Howard Hawks, Alfred Hitchcock, Frank Capra, Lauren Bacall, Elizabeth Taylor, il les a tous côtoyés et connus. Ils peuplent ce livre, fruit de cinq années d'entretiens avec Louis Jourdan et d'autres figures du cinéma, qui fait revivre toute une époque, des derniers soubresauts de l'âge d'or d'Hollywood aux mutations d'une industrie sous l'emprise croissante de l'argent et du succès.

  • Dans un style éblouissant, Rouge retrace la folle histoire d'une famille française prise dans les tourments du XXe siècle. Après la mort de son père, alors qu'il doit vider la maison, Carl est assailli par son passé : de vieux numéros de L'Humanité, des portraits de Marx et Lénine et, surtout, un cahier d'enfant. Sur la première page, un titre écrit de sa main : " Histoire de ma famille ", et en dessous : " De Cologne à Paris, quatre générations d'Aderhold ". Ce sont les traces de sa jeunesse, une jeunesse rouge, à la fois exaltante et honteuse. Des brumes de la mémoire surgit alors un monde dans lequel la politique contrôlait tout : les lectures, les jeux, les sentiments, les rêves. La débâcle sera terrible. Mais la remémoration des défaites n'est-elle pas, pour l'écrivain, à la fois consolation et chant d'amour ? Dans une langue éblouissante, Rouge explore la filiation impossible, les trahisons, les colères d'une génération, et retrace la folle histoire d'une famille française à travers le XXe siècle.

  • Le Médecin malgré lui
    Le Bourgeois gentilhomme
    Le Malade imaginaire
    Trois pièces de théâtre de Molière qui mettent en scène des personnages caricaturaux et, à travers eux, les défauts de la société de l'époque. Médecins, bourgeois, ducs et paysans y sont critiqués avec humour et malice.

  • «Certaines périodes de mon existence, en particulier au moment de l'enfance et de l'adolescence, n'ont pas été très agréables à vivre et restent comme des cicatrices. Je n'ai rien à cacher de mes plaisirs ni de mes douleurs, j'en ai subi comme tout le monde. Mais si l'on décide d'écrire son autobiographie avec honnêteté, il faut tout dire. » Issu d'une longue lignée de comédiens, Claude Brasseur est né en 1936. De son enfance, il garde le souvenir de dîners entouré de Jean-Paul Sartre, ou Ernest Hemingway. Après un détour par le journalisme, Claude Brasseur débute au théâtre dans les années cinquante puis fait ses premières apparitions au cinéma. À son retour d'Algérie, où il servit trois ans comme parachutiste, il donne la réplique à Jean Gabin dans Rue des prairies, et joue avec son père dans Les Yeux sans visage... Sa popularité, Claude Brasseur la doit à la télévision. Dans les années soixante-dix, le comédien séduit la France entière avec la série Vidocq. Son physique de baroudeur lui vaut souvent des rôles de flic, comme dans La guerre des polices, mais il sait également mettre son talent au service de comédies, comme Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis, La Boum ou Camping.
    Dans cette autobiographie menée sous la forme d'une conversation avec Jeff Domenech - l'auteur de Belmondo, du rêve à la réalité, et co-réalisateur de Belmondo, itinéraire présenté au festival de Cannes 2011 -, Claude Brasseur livre pour la première fois sa vie, ses coups de coeur et ses coups de gueule, avec humour, finesse et une grande humilité.

    Portrait de Claude Brasseur par Claude Gassian © Flammarion © Flammarion, 2014

  • Toujours comédien, mais également célébré pour son travail de metteur en scène, René Richard Cyr a orchestré un faisceau de spectacles de variétés, du théâtre musical, des opéras et plus de 75 pièces de théâtre, dont 40 créations. Malgré les satellites, le théâtre reste son axe principal, son art suprême.

  • Le Paradoxe sur le comédien de Denis Diderot n'a cessé, depuis sa parution, de susciter toutes sortes de controverses, de s'attirer des partisans enthousiastes ainsi que des détracteurs farouches, ces derniers se retrouvant souvent chez les gens de théâtre, directement impliqués dans la réflexion.
    En guise d'ouverture à ce texte canonique, Denis Podalydès se prête au jeu d'un échange avec Gabriel Dufay. Les deux comédiens s'entretiennent autour du Paradoxe, ses prolongements et ses résonnances dans leurs générations et parcours respectifs. Conversant à bâtons rompus, ils s'interrogent sur l'essence du jeu et s'amusent de leurs propres paradoxes.
    Bien plus qu'une nouvelle édition critique du Paradoxe sur le comédien, cet ouvrage offre un autre éclairage sur une OEuvre tant commentée, en la confrontant à l'expérimentation de la pratique d'acteur.
    Gabriel Dufay est acteur et metteur en scène. Directeur artistique de la Compagnie Incandescence, il a mis en scène des textes de Thomas Bernhard, Nathalie Sarraute, Robert Desnos, Roland Schimmelpfennig, Jon Fosse. Il a incarné récemment pour la télévision Louis XVI et joué au cinéma dans Vous n'avez encore rien vu d'Alain Resnais.
    Denis Podalydès est acteur et metteur en scène. Sociétaire de la Comédie Française, il est également l'auteur de Scènes de la vie d'acteur (2006), Voix off (2008, prix Femina Essai) et La Peur, Matamore (2010). En 2013, il met en scène L'Homme qui se hait d'Emmanuel Bourdieu au Théâtre de Chaillot, avec Gabriel Dufay.

  • Oui, ce livre peut contenir des traces de colre et je m'en excuse... Je me suis investi en politique, comme on dit. J'ai soutenu des candidats, fait des discours devant des foules, je me suis mme inscrit sur une liste municipale. Depuis tout petit j'imagine des plans d'action pour sauver le devenir humain ! La vie des gens me passionne, mais j'ai de la peine voir le monde tel qu'il est et me dire que "c'est comme a". Or, aujourd'hui, comme beaucoup, je suis du, dpit, dsappoint, constern, accabl. J'ai le sentiment qu'une lection a eu lieu mais que rien ne s'est pass normalement. Philippe Torreton L'interprte de Jaurs et Cyrano s'engage. Il crit au prsident de la Rpublique, Franois Hollande. Des lettres volubiles, drles, nerves. Empreintes parfois d'un rien de commisration pour la tche d'un prsident par trop normal... Dans ces courriers enrags se lit une vision du monde. Gnreuse, utopique peut-tre, passionne toujours. Et s'entend aussi la voix vibrante, mue, d'un comdien qui ne se contente pas de jouer.

  • Jean Piat a quatre ans quand il dit sa première réplique et découvre ce bonheur de jouer la comédie qui ne l'a plus quitté. Le théâtre a été sa vie. Il a voulu que ses souvenirs vivent comme un dialogue de théâtre. Toujours sur scène ! Les étapes de sa carrière en trois actes et un épilogue. Confidences sur les coulisses, la vie, l'amour, la mort, sa mère, les femmes, les rôles, la France et même Dieu ! Le tout est pétillant et sérieux, drôle et grave à la fois. Et quelle mémoire ! Il joue dans ce livre son rôle le plus long : soixante-treize ans de plateau ! De la Comédie-Française au théâtre privé... Les plus grands personnages et les plus belles rencontres. Un pur plaisir au service de l'humour et des meilleurs auteurs de notre littérature. Le secret de cette existence réussie : le travail ! Et surtout, comme le disait Sacha Guitry, Jean Piat aura consacré sa vie à « défendre le bonheur, la grâce et la légèreté ». Lumière ! Silence. Le voici qui revient sur scène, rideau levé. Il joue... encore ! François d'Orcival

  • Un livre qui lève enfin le voile sur le mal qui ronge l'OM.

    Vingt ans après, tout le monde se souvient encore de la victoire de l'Olympique de Marseille en finale de la Ligue des champions. Depuis, l'OM reste l'équipe préférée des Français. Mais la vérit

  • Il est une heure du matin. Fabrice Bertier, acteur célèbre, la soixante heureuse, prospère, féconde...médite. Il est à bout de souffle.

    Est-ce la lecture d'un manuscrit, dont on souhaite tirer pour lui un rôle "sur mesure" qui l'incite à la réflexion ? Journal intime d'un homme découvrant l'amour et la passion à soixante ans... ce récit tel un miroir, renvoie à Fabrice Bertier sa propre image.

    Lui aussi a vécu une grande histoire d'amour, jadis.
    Il en a connu les exigences, les drames et les joies. En quarante-huit heures, Fabrice Bertier revoit toute sa vie.
    Il refait son "parcours du combattant". Et les coïncidences ne s'arrêtent pas là...

    On retrouve tout le charme, l'ironie et l'élégance de Jean Piat, merveilleux comédien, dans ce livre tendre, émouvant et drôle, riche d'une jolie surprise finale et d'une leçon bien encourageante : la soixantaine c'est encore la force de l'âge, la jeunesse du coeur. Et même celle du corps.

  • Dirigé par Christian Saint-Pierre, le dossier prend sa source dans une soirée du Festival du Jamais Lu 2011 placée sous le signe de l'urgence. Dix textes tirés de ce spectacle ont été choisis pour leur diversité et l'acuité de leur prise de parole. Parmi les auteurs, mentionnons Fanny Britt, Philippe Ducros, Emmanuelle Jimenez, Catherine Léger, Jean-François Nadeau et Marcelle Dubois. Hors dossier, on trouve notamment des entrevues avec Daniela Nicolò et Enrico Casagrande, Bruce Gladwin et Louise Lecavalier, une réflexion sur la figure du couple en danse contemporaine québécoise et une carte blanche au scénographe Max-Otto Fauteux.

  • Dirigé par Catherine Cyr, le dossier analyse quelques-unes des formes que revêt aujourd'hui la mise en action du spectateur au théâtre. Alors qu'Anyssa Kapelusz aborde le passage de la « participation » au « participatif », Gilbert Turp analyse la fragile relation qui unit l'acteur au spectateur. Certains textes posent leur éclairage sur une pratique ou une oeuvre en particulier, comme un parcours ambulatoire créé par Sophie Cadieux et Alexia Bürger ou une pièce présentée dans un hôtel abandonné de New York. On trouve aussi dans ce numéro un portrait du dramaturge Jean-Paul Quéinnec et le compte rendu d'un colloque consacré aux enjeux du son au théâtre.

  • Dirigé par Raymond Bertin, le dossier de ce numéro aborde le sujet de la création et de la diffusion hors des grands centres par le biais d'exemples qui viennent confirmer ou infirmer le cliché de la région comme désert culturel. Entre autres organismes et manifestations à l'étude, notons la Danse sur les routes, le Festival de théâtre à L'Assomption, le Théâtre du Bic et le Théâtre français du CNA. À lire hors dossier, un hommage à Huguette Oligny, une réflexion sur l'objet et la violence en danse contemporaine et un panorama des théâtres africains contemporains.

  • Dirigé par Philippe Couture et Christian Saint-Pierre, le dossier de ce numéro s'intéresse aux frontières linguistiques, celles qui séparent les créateurs et divisent les publics, mais aussi, plus largement, celles qui éloignent les communautés, les cultures, les imaginaires, les esthétiques et les méthodes. Les textes portent essentiellement sur les rapprochements, au Québec et au Canada, entre le français et l'anglais, mais on jette aussi un oeil du côté des pratiques étrangères ainsi que du côté du cirque et de la danse. Parmi les articles hors dossier, mentionnons la réflexion de Pascal Brullemans sur la présence de l'auteur en salle de répétition, un portrait du Moulin à Musique et une carte blanche au danseur Marc Boivin.

  • Quel sort réserve-t-on aux artistes et aux oeuvres appartenant au passé théâtral québécois? Voici la question à laquelle une poignée de collaborateurs - Paul Lefebvre, Gilbert David, Alexandre Cadieux, Lucie Renaud, Hélène Jacques, Gilbert Turp et Marie-Claude Verdier - ont humblement accepté de proposer des fragments de réponses. Hors dossier, il est question d'un ouvrage à propos de la compagnie Danse-Cité, du centenaire du Sacre du printemps, du Théâtre Populaire du Québec, du regretté Patrice Chéreau, de l'écriture pour bébés, des pièces « injouables », de l'autoreprésentativité en performance et des défis de l'opéra contemporain au Québec. Aussi, des échos européens proviennent d'Avignon, de Grèce et d'Italie du Sud.

  • Avec ce numéro, la revue JEU se présente à vous sous une toute nouvelle forme. Dirigé par Christian Saint-Pierre, le dossier concerne l'engouement que ressentent certains créateurs de théâtre québécois pour la capitale allemande. On lira les lettres d'amour de Marie Brassard, Daniel Brière, Evelyne de la Chenelière, Martin Faucher, Sarah Lachance, Catherine De Léan, Éric Noël et Marie-Lyne Rousse. En complément, le traducteur Frank Weigand explique pourquoi, selon lui, la pratique théâtrale berlinoise fascine autant. Hors dossier, on trouve notamment des textes de Justin Laramée et de Jean-Philippe Lehoux, ainsi que des entretiens avec le jeune metteur en scène français Julien Gosselin et la directrice sortante du FTA Marie-Hélène Falcon.

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