• Ce réquisitoire balaie d'un revers de main la démocratie telle qu'elle a cours. Et, ose-t-on ajouter, telle qu'elle a encore cours. Son argumentation repose sur des réflexions philosophiques qui traitent de l'organisation idéale de la collectivité en démocratie, notamment le Contrat social de Rousseau. La raison seule est garante de la justice, et non les passions, nécessairement marquées par l'individualité. Or, les partis, puisqu'ils divisent, sont animés par les passions en même temps qu'ils en fabriquent. Pour Weil, un parti comporte potentiellement, dans sa lutte pour le pouvoir, un caractère totalitaire. Ils défendent leurs intérêts propres au détriment du bien public. Il faut se garder comme de la lèpre de ce mal qui ronge les milieux politiques mais aussi la pensée tout entière. Contre les passions collectives, elle brandit l'arme de la raison individuelle.
    Rédigé en 1943, ce texte propose un système fondé sur l'affinité et la collaboration de tous, un hymne à la liberté individuelle capable de s'exprimer dans le cadre d'une collectivité.

  • Instantanés de voyages en train alternent dans cet ouvrage avec une réflexion sur la place du train dans nos modes de vie, sur le train comme outil des sociétés modernes et comme perspective d'avenir.
    Qui est-on, quand nous voyageons en train ? Que sont pour nous nos co-voyageurs, que nous ne connaissons pas mais avec lesquels pourtant nous allons partager une certaine intimité ? Quels sont les personnages récurrents rencontrés dans un train ?
    Qu'il soit pris pour partir en vacances ou pour aller travailler, le train offre une suspension du temps dans un espace clos, que chacune et chacun d'entre nous expérimente, plus ou moins régulièrement. Ce livre décortique cette expérience de vie, avec tendresse, intelligence et humour.

    /> David Medioni est journaliste, fondateur et rédacteur en chef de Ernest.

  • Notre société est celle du changement. Au fur et à mesure des évolutions technologiques, sociales, politiques et économiques, de plus en plus de questions se posent, qui nous concernent tous.Nous sommes nombreux à y réfléchir et à chercher des pistes concrètes pour agir, chacun à notre échelle. Mais par quoi commencer ? Écologie, alimentation, travail, bénévolat... Qu'est-ce qui est le plus important ? Comment être sûr de faire les bons choix, pour soi, pour les autres ?Ce livre a pour objectif d'apporter des réponses et des solutions pour se mettre en mouvement vers un avenir meilleur. Parce que la possibilité que nous puissions vivre dans un monde plus juste et plus durable dépend des choix et des actions quotidiennes de chacun d'entre nous.

  • «On dit que l´union fait la force, mais dans combien de cas cette union est seulement comprise extérieurement! Dans les domaines social, politique, militaire, on s´unit pour construire, on s´unit pour détruire, et c´est toujours une union extérieure. Dés

  • C'est à l'hôpital que les destins de ces deux hommes se croisent. L'un est condamné. L'autre est convaincu de l'être. Parce qu'ils n'ont plus rien à attendre, ils s'interrogent sur la meilleure façon d'utiliser le temps dont ils disposent. Le romancier nous questionne : que ferions-nous si nous étions voués à ne plus rien espérer pour nous-mêmes ? Antoine et Madji tergiversent peu : ils vont faire le Bien. Démarre ainsi une quête peu banale, qui consiste à offrir une victoire aux victimes et aux perdants de la vie. Chaque nuit, ils «

  • Parce qu'il faut oser aborder les sujets de fond et ne pas craindre d'en débattre, Laurent Farina évoque ici, à travers des références philosophiques mais aussi juridiques, le passage d'un état de société à un état de nature. Il constate la déliquescence de la nation française, la perte de son unité culturelle, linguistique et même historique et va même jusqu'à souligner la disparition progressive de ce que pouvait être l'idéal démocratique.
    Diplômé de droit international public et doctorant en droit de l'urbanisme, Laurent Farina a été juriste en entreprise, en administration, chef du pôle analyse juridique des marchés publics au sein de la Métropole Nice Côte d'Azur et enseignant de droit public à l'Institut du Droit de la Paix et du Développement. C'est en fin connaisseur de la chose publique qu'il s'appuie sur des textes de loi fondateurs pour étayer son propos.

  • "Les jours de fête dans mon village natal, le match de football de l'après-midi se situait entre la fanfare des pompiers, la grand-messe solennelle, l'apéritif du maire, le bal populaire et le feu d'artifice de 23 heures. Le sport, du même coup, apparaissait comme un simple prétexte parmi d'autres pour permettre à la collectivité d'affirmer, peut-être de souder son identité. On sent bien à quel point cette définition est peu satisfaisante, aussi bien pour les passionnés de sport que pour le philosophe. Et la question fuse immédiate : quelle est, par rapport aux autres fêtes, la spécificité de la fête sportive ? Quel est l'objet de ce culte qui réunit, chaque semaine de par le monde des centaines de milliers, voire des millions de personnes ? Et les tentations de réponses se pressent en nombre dont nous pressentons bien à quel point elles sont pertinentes, mais à quel point aussi elles sont dans le fond insuffisantes. La fête sportive, culte du corps ? Culte du "nationalisme", au sens péjoratif d'exaltation du groupe et d'exclusion de tous les autres ? Culte du vedettariat ? Culte de l'argent ? Notre embarras pourrait nous conduire à conclure un peu hâtivement que dans une société en crise, le sport ne peut être rien d'autre que l'expression de cette crise". Mais, c'est précisément parce qu'ils refusent de se résigner à cette conclusion facile, que les organisateurs de la 11ème Université Sportive d'Été ont retenu le thème : Sport, Fête et Société pour leur rassemblement annuel.

  • Dans nos villes volontiers dites "en crise", le projet est-il une réponse aux dysfonctionnements ? La ville s'inscrit de plus en plus dans un système économique dominant, et le projet apparaît comme un mode de régularisation sociale et politique, un moyen d'adapter les territoires urbains à la compétitivité qui s'impose à tous. A ce titre, le projet permet-il de "recoller les morceaux" ou participe-t-il à la fragmentation de l'espace urbanisé ? S'agit-il seulement de modifier l'image de la ville en crise en se bornant à jouer de la forme en utilisant le dessin, ou bien se donne-t­on comme objectif principal de faire participer les habitants au projet en souhaitant parvenir à dégager un dessein voire un destin ? Le projet serait-il un moyen de masquer l'absence de projet de société ? La ville existe parce qu'elle est projet, parce qu'une collectivité a besoin de se créer des fictions, de les entretenir et de s'y attacher. Ce colloque permet de vérifier la richesse des approches sur la Ville. Non content de s'intéresser aux espaces urbanisés et à leur transformation, au cadre social dans lequel agissent les individus, les communications qui traitent du thème de "Villes en projet(s)" tentent de cerner la manière dont les hommes conçoivent l'évolution des villes dans un environnement difficile.

  • L'aménagement du territoire est une des grandes aventures, politique, économique et intellectuelle des cinquante dernières années. Avec les changements de temps et d'espace, et donc de société, il a évolué d'une conception hexagonale et centralisatrice vers des schémas nouveaux, où, au-delà des « aménageurs », les « aménagés » prennent de plus en plus la parole et où, en liaison avec l'Europe et le Monde, montent en puissance les villes et les régions. En croisant analyses de chercheurs (en diverses disciplines) et témoignages d'acteurs (hauts fonctionnaires, anciens et actuel délégués de la DATAR - devenue DIACT - , élus, urbanistes...), cet ouvrage, issu d'un colloque de Cerisy, examine cette évolution et propose une réflexion critique débouchant sur les problèmes les plus contemporains, notamment en matière d'exercice de la démocratie. Il consacre un chapitre au rôle de l'université dans l'aménagement du territoire (en montrant comment celle-ci fut à la fois un objet et un instrument) et, prenant la Normandie comme principal laboratoire, engage, avec certains acteurs des collectivités territoriales, de l'entreprise et du monde universitaire, un débat prospectif sur son avenir.

  • Moyen de transport pratique et confortable, l'automobile est omniprésente dans notre quotidien au point d'en affecter notre mode de vie. Or, ce choix n'est pas sans conséquences individuelles et collectives, surtout dans le contexte de l'accroissement constant du nombre de véhicules sur nos routes. Ses impacts les plus médiatisés sont sans doute ceux qui ont trait à l'environnement, mais le choix de l'automobile entraîne aussi, directement et indirectement, des problèmes sociaux, économiques et de santé. Heureusement, une solution existe : la mobilité durable.

    Appuyé sur une solide documentation, cet ouvrage dresse d'abord la liste des incidences de la surutilisation de l'automobile et explique pourquoi il est impératif de repenser nos façons de nous déplacer. Il définit ensuite la mobilité durable et précise la manière dont on peut l'appliquer concrètement. La deuxième partie du livre vise à outiller les personnes qui désirent contribuer à la mise en oeuvre de la mobilité durable en présentant et en expliquant les facteurs qui concourent à la réussite des projets qui la prennent pour objectif. Une bibliographie exhaustive et un glossaire des termes de la mobilité durable complètent l'ouvrage.

    Ce livre s'adresse à tous ceux qui veulent en savoir plus sur les problèmes liés à la surutilisation de l'automobile et sur leurs solutions, qu'ils soient étudiants, chercheurs, promoteurs de projets en transport, intervenants au service d'une institution publique ou simples citoyens engagés.

  • Dans « Faire société », Joseph Yvon Thériault poursuit l´analyse des tribulations identitaires de l´Acadie et des francophonies minoritaires du Canada qu´il avait amorcée en 1995 dans L´identité à l´épreuve de la modernité (Prix France-Acadie).

    S'il y a une constante et une originalité dans l´aventure des francophonies d´Amérique du Nord, c´est bien celle de vouloir faire oeuvre de civilisation en français dans le continent anglo-américain. Cette idée, présente déjà en Amérique française, a été reprise et réinterprétée dans le projet canadien-français, et reconduite, depuis les cinquante dernières années, principalement par la mouvance nationaliste québécoise.

    Aujourd'hui, pourtant, en Acadie et au sein des francophonies minoritaires, l'ambition de faire société demeure présente même si elle est mise à rude épreuve, que ce soit au plan de la réalité - le fait minoritaire - ou de la représentation - leur exclusion de l´imaginaire québécois et l´attraction de l´imaginaire canadien. Entre l´affirmation d´une continuité nationale unissant Canada français et francophonies minoritaires, et celle d´une rupture ayant disloqué le Canada français en autant de fragments constitutifs de la mosaïque multiculturelle canadienne, la tension reste forte.

    Si le Canada français n´est plus une réalité historique ni un espace sociopolitique commun, il en reste une trace encore lisible. Une mémoire vivante qui vient d´une expérience historique particulière, mais dont il faut chercher le sens. La lecture de cette trace se différencie selon le lieu à partir duquel on lit cette tradition : de l´Acadie, de l´Ontario français, du Québec.

    Les essais réunis dans Faire société, écrits de 1995 à 2005, relatent les enjeux et les écueils rencontrés par les francophonies minoritaires dans leurs parcours récents qui visent à faire société. Cet ouvrage rend compte de ce fait.

  • Les innovations sociales, à la manière de bougies d'allumage, engendrent des actions collectives qui proposent des solutions différentes de celles des pratiques dominantes en mettant l'économie au service des personnes et de la société. Or la simple multiplication des innovations sociales ne peut générer la transformation sociale à elle seule. La mise en relation des mouvements sociaux et de leur visée émancipatoire est nécessaire pour façonner de nouvelles normes et règles et mettre en place de nouveaux sentiers institutionnels. Ce sont certains de ces nouveaux sentiers que montrent les textes regroupés dans cet ouvrage. Fruit du ive Colloque international du Centre de recherche sur les innovations sociales, il expose les enjeux que pose la trans-formation sociale par l'innovation sociale et les documente par des illustrations ciblées sur des thématiques ou des expériences précises. Une discussion théorique sur le lien entre l'innovation sociale et la transformation sociale est d'abord proposée, puis les méthodes d'analyse de l'innovation sociale, le partage de connaissance entre les chercheurs et les acteurs sociaux, le rôle de l'État et des politiques publiques, l'économie solidaire et la place de l'entreprise sociale sont abordés. L'ensemble des textes analytiques et des textes illustratifs de cet ouvrage offre des pistes de réflexion sur la transformation sociale par l'inno-vation sociale, c'est-à-dire sur la façon dont certaines expérimen-tations aboutissent à la transformation de la société. L'ouvrage met ainsi de l'avant le rôle des citoyens et des organisations qui travaillent pour le bien-être des collectivités en expérimentant des solutions à leurs problèmes et en se mobilisant pour exiger leur reconnaissance. Il vise à poser les jalons pour comprendre et participer à la reconstruction sociale déjà à l'oeuvre, dans le but de la renforcer.

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