• Le loup des Cordeliers

    Henri Loevenbruck

    • Xo
    • 24 Octobre 2019

    Mai 1789, un vent de révolte souffle sur Paris.
    Gabriel Joly, jeune provincial ambitieux, monte à la capitale où il rêve de devenir le plus grand journaliste de son temps. un enquêteur déterminé à faire la lumière sur les mystères de cette période tourmentée.
    Son premier défi : démasquer le Loup des Cordeliers, cet étrange justicier qui tient un loup en laisse et, la nuit, commet de sanglants assassinats pour protéger des femmes dans les rues de Paris...
    Les investigations de Gabriel Joly le conduisent alors sur la route des grands acteurs de la Révolution qui commence : Danton, Desmoulins, Mirabeau, Robespierre, personnages dont on découvre l'ambition, le caractère, les plans secrets.
    Alors que, le 14 juillet, un homme s'échappe discrètement de la Bastille, Gabriel Joly va-t-il découvrir l'identité véritable du Loup des Cordeliers, et mettre au jour l'un des plus grands complots de la Révolution française ?
    UN ENQUÊTEUR REDOUTABLEUne fresque magistrale des premiers jours de la révolution

  • La décennie révolutionnaire fut le théâtre d'un conflit politico-religieux passionné dont l'histoire ne retint souvent que les outrances, celles de prêtres pourchassés, d'églises vandalisées et d'un catholicisme malmené et banni. S'il n'a pas lieu de le nier, la question religieuse pendant la Révolution est néanmoins trop ambiguë pour amalgamer antireligion et anticléricalisme. Un gouffre opposa en réalité le fanatisme de quelques-uns de ceux qui dénonçaient les conséquences néfastes de l'intrusion du clergé aussi bien dans le domaine public que privé. Reste qu'en s'attaquant de front à l'Église catholique de France pour la mettre au pas, les révolutionnaires ont froissé une partie de la société en ne prenant pas le poids de l'attachement populaire à l'institution et à ses hommes. Leur volonté de contrer l'influence et la puissance cléricales déboucha sur une crise d'une ampleur rare dont Christine Le Bozec livre, en historienne, les tenants et les aboutissants.  

  • Pour prendre toute la mesure d'un drame complexe qui demande à être mieux compris.

    Les abus sexuels perpétrés par des membres du clergé sont une profonde blessure pour les victimes et un révélateur pour l'Église. Ce livre a donc deux volets. En premier lieu, il s'intéresse aux personnes ayant vécu ces agressions. L'auteur documente les conséquences humaines et spirituelles des abus et encourage à cheminer sur la voie de la guérison. L'Église peut-elle contribuer à cette guérison ? Les personnes blessées et le personnel ecclésial soucieux de les accueillir trouveront dans la première partie du volume un soutien précieux.

    Spécialiste des questions de sexualité en lien avec les religions, Jean-Guy Nadeau situe ensuite les abus dans le contexte de l'Église. Comment de telles horreurs ont-elles pu s'y produire et surtout, y être couvertes et de ce fait perpétuées? Quelles conversions spirituelles et quelles réformes structurelles s'imposent pour les empêcher à l'avenir ?

    L'AUTEUR
    Professeur honoraire de la Faculté de théologie de l'Université de Montréal, Jean Guy Nadeau est un des premiers experts dans le domaine des abus sexuels du clergé, qu'il étudie depuis de nombreuses années. En 2017, il collaborait au Centre for Child Protection de l'Université Grégorienne de Rome. Il a été président de la Société internationale de théologie pratique.

  • La mort suspecte du curé Charles-Eugène Aubert dans l'hôpital où elle est infirmière va contraindre Rosalie Lambert à se confronter à des souvenirs qu'elle avait jusque-là enfouis. C'est plus de vingt-cinq ans plus tôt, dans le dispensaire où elle exerçait, qu'elle avait fait la connaissance de ce curé si charismatique. Le soupçonnant d'avoir commis des actes allant à l'encontre de son devoir, elle avait dû s'enfuir, laissant derrière elle son grand amour. Alors que ses souvenirs reviennent la tourmenter et se mêler au présent, elle va devoir convaincre les jurés qu'elle n'est pas coupable du terrible crime dont on l'accuse...

  • «?27 janvier 1758. Adrien Aubert, âgé de 30 ans, prêtre du diocèse de Paris, natif de Versailles. S'est amusé manuellement avec attouchements charnels, fille déshabillée nue.?»«?18 janvier 1759. Silvain-Matthieu Aunin, âgé de 32 ans, natif de Paris, paroisse Saint-André-des-Arts, prêtre du diocèse de Paris, vicaire de Fontenay-sur-Bois. S'est amusé charnellement jusqu'à copulation parfaite.?»Liaisons ancillaires, femmes entretenues, fréquentations tarifées de filles du monde, étreintes forcées, rencontres masculines fortuites ou régulières... Nous sommes loin ici de l'image du «?bon prêtre?» diffusée par l'Église de la Contre-Réforme. À partir de sources peu étudiées et jamais confrontées issues des archives policières et carcérales de la Bastille, du parlement et de l'officialité de Paris, Myriam Deniel-Ternant montre à quel point au xviiie siècle nombre de clercs font entorse au voeu de chasteté et succombent aux délices de la chair.L'étude ne se limite pas à la présentation de cette immoralité méconnue du Premier ordre. L'auteure s'attache à montrer que les enjeux sont tout autres?: l'inconduite de membres du clergé ne provoque de réaction judiciaire que si elle est perçue comme un élément dangereux de déstabilisation, révélant un seuil d'indulgence élevé de la société, de l'Église et de l'État. La transgression des normes est aussi l'objet d'une instrumentalisation politico-religieuse au coeur des houleuses tensions et des violents débats philosophiques du milieu du siècle. La réponse religieuse, elle, vise à l'amendement du coupable et à sa réconciliation avec le corps paroissial plutôt qu'à la condamnation du contrevenant.Au carrefour d'une histoire sociale, institutionnelle et religieuse, ce livre novateur révèle la face cachée de la société du siècle des Lumières et bouleverse bien des idées reçues sur la fin de l'Ancien Régime. Il est enrichi d'une riche prosopographie?: plus de huit cents ecclésiastiques surpris en flagrant délit chez les prostituées parisiennes.Myriam Deniel-Ternant est agrégée d'histoire, docteure en histoire moderne et membre du CHISCO (Centre d'Histoire sociale et culturelle de l'Occident) de l'Université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense.

    Myriam Deniel-Ternant est agrégée d'histoire, docteure en histoire moderne et membre du CHISCO (Centre d'Histoire sociale et culturelle de l'Occident) de l'Université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense. Elle enseigne actuellement en lycée (78).Ses domaines de recherche sont l'histoire religieuse, l'histoire de la sexualité, des femmes et du genre; l'histoire du droit et de la criminalité et l'histoire culturelle des représentations.

  • Peu importe l'époque, l'alcool est présent dans nos sociétés. En Gaspésie, on en retrouve des traces il y a fort longtemps. C'est pourquoi le numéro de décembre-mars « Histoires enivrantes » du Magazine Gaspésie est consacré à ce sujet. Des « bootleggers » aux différentes facettes de la contrebande en passant par les liens entre l'histoire du rhum et le commerce de la morue ou l'époque où l'alcool doit être commandé par la poste, ce numéro révèle certaines informations rarement dévoilées ou publiées. Voyez également comment le clergé réagit devant l'ivrognerie, plus particulièrement dans la Baie-des-Chaleurs, et comment Métis applique la tempérance jusque dans les hôtels. En prime : une nouvelle littéraire originale et deux recettes de « bagosse » sont proposées. Dans les chroniques, rencontrez le dévouement d'Alexandre Cyr, la bonté du père Watier, celle de Camille-Eugène Pouliot, le courage d'Angela Boulay et le parcours militaire de Russell Miller.

  • Le 28 juin 1860, Marie Calumet arrive à Saint-Ildefonse pour remettre de l'ordre dans les affaires du curé Flavel. Ses qualités de ménagère et, bien vite, d'administratrice de la paroisse lui attirent l'amour du bedeau et de l'homme engagé du curé, duo d'idiots qui se livrent une lutte homérique pour conquérir son coeur. Quant à Suzon, la nièce du curé, elle rêve des libertés dont elle pourrait jouir si elle était un homme, or son éveil sentimental se bute à la véhémence des interdits religieux, révélant les moeurs d'une époque asphyxiante et l'emprise du clergé sur la vie intime.
    Roman paysan comique issu d'une chanson populaire, satire sociale rabelaisienne, Marie Calumet apporte en 1904 une bouffée d'air frais à une littérature nationale qui sent le renfermé et n'a de cesse d'idéaliser une paysannerie dévote et sans relief. Mais l'archevêque de Montréal ne l'entend pas ainsi et met aussitôt le livre à l'Index. Il faut attendre quarante-deux ans avant qu'en 1946 ne reparaisse le roman - dans une version censurée, qui deviendra le texte de référence aux dépens de l'originale.
    La présente édition restitue enfin la version de 1904 et redonne accès à une oeuvre qu'on commente depuis plus d'un siècle sans l'avoir vraiment lue.

  • Dominique-Marie Varlet, réformateur français, fut à l'origine de l'Église vieille-catholique d'Utrecht après avoir été vicaire général du diocèse de Québec de 1713 à 1718. Contribution à l'histoire religieuse et littéraire du Québec dans le premier quart du XVIIIe siècle, la publication de sa correspondance jette un éclairage original sur l'Église de la Nouvelle-France sous Mgr Jean de Saint-Vallier et sur la situation des missions du Séminaire de Québec en Louisiane.

  • Très affecté par le décès de sa femme survenu lors de la fameuse épidémie de grippe espagnole de 1918, Armand Boisvert reçoit un jour une lettre de son frère Edmond. Ce dernier lui propose de s'installer avec ses quatre enfants à Sainte-Anne-du-Nord, un village agroforestier naissant de l'Abitibi. La plus vieille, Éva, a quinze ans et tente tant bien que mal de remplacer sa défunte mère. Rapidement obligée par le curé de la paroisse de se marier au séduisant, mais taciturne Omer - elle qui voulait pourtant prendre le voile -, Éva devra se transformer peu à peu en une femme forte et fière pour survivre dans cet environnement difficile, voire hostile.

    Comme toutes les pionnières de cette époque, elle se révélera une femme de devoir, une mère courageuse et une épouse dévouée, et cela, peu importe les malheurs et les tragédies qui s'abattent sur elle ou son entourage. Et au seuil de sa vie, Éva ne regrettera rien, malgré les événements parfois douloureux qui ont pavé sa route. Elle a fait du mieux qu'elle le pouvait, tout ce que son créateur attendait d'elle.

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