• La vie parfaite

    Silvia Avallone

    Le matin de Pâques, Adele quitte le quartier Labriola et part accoucher, seule. Parce que l'avenir n'existe pas pour les jeunes nés comme elle du mauvais côté de la ville, parce qu'elle n'a que dix-huit ans et que son père est en prison, elle envisage d'abandonner son bébé. À une poignée de kilomètres, dans le centre de Bologne, le désir inassouvi d'enfant torture Dora jusqu'à l'obsession. Autour de ces deux femmes au seuil de choix cruciaux, gravitent les témoins de leur histoire. Et tous ces géants fragiles, ces losers magnifiques, cherchent un ailleurs, un lieu sûr, où l'on pourrait entrevoir la vie parfaite.
    Avec un souffle prodigieux et une écriture incandescente, Silvia Avallone compose un roman poignant sur la maternité et la jeunesse italienne écartelée entre précarité et espoir.

  • Race

    Sarah Mazouz

    Les répercussions mondiales de la mort de George Floyd le 25 mai 2020 l'ont montré : plus que jamais il est utile de défendre un usage critique du mot race, celui qui permet de désigner et par là de déjouer les actualisations contemporaines de l'assignation raciale.
    User de manière critique de la notion de race, c'est décider de regarder au-delà de l'expression manifeste et facilement décelable du racisme assumé. C'est saisir la forme sédimentée, ordinaire et banalisée de l'assignation raciale et la désigner comme telle, quand elle s'exprime dans une blague ou un compliment, dans une manière de se croire attentif ou au contraire de laisser glisser le lapsus, dans le regard que l'on porte ou la compétence particulière que l'on attribue. C'est ainsi expliciter et problématiser la manière dont selon les époques et les contextes, une société construit du racial.
    Si le mot a changé d'usage et de camp, il demeure cependant tributaire de son histoire et y recourir de manière critique fait facilement l'objet d'un retournement de discrédit. Celles et ceux qui dénoncent les logiques de racialisation sont traité·es de racistes. Celles et ceux qui mettent en lumière l'expérience minoritaire en la rapportant à celle des discriminations raciales sont accusé·es d'avoir des vues hégémoniques. Dans le même temps, les discours racialisants continuent de prospérer sous le regard indifférent de la majorité.
    Si le mot de race sert à révéler, y recourir est donc d'autant plus nécessaire dans le contexte français d'une République qui pense avoir réalisé son exigence d'indifférence à la race et y être parfaitement " aveugle ",
    " colour-blind ", dirait-on en anglais.

  • Les travailleurs modestes - du livreur à la caissière - sont, avec les soignants, ceux qui risquent leur vie pour maintenir les services essentiels par temps de crise. Cette soudaine visibilité est l'occasion de réfléchir au sort qui attend tous ces travailleurs dans la société d'après la crise : que faire pour que l'engouement dont ils bénéficient aujourd'hui dépasse les seuls applaudissements des Français à 20 heures tous les soirs ? Quelle politique conduire afin que leur engagement d'aujourd'hui ne se transforme pas, demain, en une légitime colère ?

  • Préface de Roger Martin
    Philippe Cayrol, jeune aventurier républicain, sans fortune mais plein d'audace, a soustrait Blanche de Cazalis aux griffes de son oncle, richissime et tout-puissant député royaliste de Marseille.
    Son frère Marius, intègre et pugnace, va tout faire pour pro- téger les deux amants de la colère de Cazalis - ainsi que leur enfant à naître. Et, bientôt, pour organiser l'évasion de Philippe, qui encourt la peine de mort...
    Scandales, enlèvements, trahisons, affaires louches, meurtres en cascade, rebondissements en tous genres... Ce "roman historique contemporain", paru en feuilleton dans Le Messager de Provence, s'inscrit dans la lignée des Mystères de Paris d'Eugène Sue.
    Les barricades de 1848 et l'épidémie de choléra servent de décor historique à ce roman qui entraîne le lecteur des bas- fonds de la ville jusqu'aux collines de la Provence chère au jeune Zola.

  • A la manière de Marx dans Le 18 Brumaire, l'un de nos plus grands analystes politiques, spécialiste des mouvements d'opinion, décrypte les impasses des enjeux et des perspectives de la France d'aujourd'hui. Superbement lumineux. Quel " Nouveau Monde " a véritablement instauré l'élection d'Emmanuel Macron ? Pourquoi, en emportant le traditionnel clivage gauche-droite, a-t-elle ravivé des oppositions disparues ? Comment la rupture des équilibres politiques anciens a-t-elle entraîné de nouvelles fractures sociales ? En quoi le triomphe du bloc élitaire, étendant son pouvoir sur l'entière société, a-t-il rouvert une grave période de tension et de violence ? Et le rejet de ce libéralisme autoritaire désormais dominant peut-il provoquer, en 2022, la victoire d'un bloc populiste unifié ?
    C'est à toutes ces questions cruciales que répond ici, Jérôme Sainte-Marie. En expert reconnu des études d'opinion et du conseil politique, convoquant l'histoire et l'actualité, le décodage des idéologies et le décryptage des sondages, l'examen critique des appareils administratifs, financiers, médiatiques et des mouvements militants ou contestataires, il montre, recourant à Marx comme à Tocqueville, que loin de s'atomiser, la société française se polarise.
    Jamais la montée aux extrêmes entre les élites et le peuple n'avait été explorée comme ici, dans toute sa profondeur.
    Un exercice pénétrant de lucidité sur aujourd'hui. Une indispensable leçon d'anticipation sur demain. Un essai sur la France contemporaine sans précédent, pour tous ceux qui veulent comprendre et prévoir.

  • Lorsque Nopporn accroche une aquarelle du Mont Mitaké dans son bureau, sa femme s'en étonne : elle est de facture si ordinaire. Pourtant, il aime la contempler: il était alors étudiant au Japon lorsqu'un haut dignitaire du Siam est arrivé à Tokyo avec sa jeune épouse, la princesse Kîrati. Nopporn doit veiller à ce qu'elle ne s'ennuie pas. Bien que de quinze ans son aînée, elle le fascine par sa beauté, sa grâce et sa maturité résignée. Nourri d'honnêtes intentions, il ne voit pas monter en lui les sentiments et le désir. La princesse le met en garde sans l'éloigner pour autant. L'aimerait-t-elle retour ?

    Sur le mont Mitaké, adapté deux fois au cinéma, est un des grands classiques de la littérature thaïe. Écrit en 1937, il mêle avec maestria éléments romantiques et réalistes.

    Sîbourapâ, nom de plume de Kulap Saipradit (1905-1974) est un intellectuel et romancier thaïlandais très engagé dans la lutte pour la justice sociale, et contre la censure. Avec sa femme, il traduisit de nombreux auteurs étrangers comme Austen, Tchekhov, Gorki. Sur le Mont Mitaké reste son chef-d'oeuvre, toujours étudié en Thaïlande et considéré aujourd'hui comme un des vingt plus grands romans de la littérature thaïe.

  • Victoria n'a jamais oublié sa rencontre, à l'âge de neuf ans, avec une riche famille blanche, les Staveney. Ce souvenir entêtant la poussera, des années plus tard, à entamer une liaison avec leur fils, Thomas.De cette histoire naîtra Mary, petite fille à la peau claire et au sourire radieux. En adoration devant l'enfant, les Staveney proposent de l'accueillir chez eux de plus en plus souvent. Victoria, toute à la réalisation de la chance que représenterait une telle éducation pour sa fille, n'imagine pas quelles conséquences aura sa décision.La grande dame des lettres anglaises revient sur ses thèmes de prédilection : le racisme, l'hypocrisie, l'ambition. Un regard sans concession et d'une incroyable modernité sur notre époque.

  • White trash

    John King

    White Trash met en scène l'affrontement d'une infirmière et de son supérieur dans un hôpital en compression d'effectifs. À partir du démantèlement des services sociaux britanniques, John King, « l'écrivain du football et de la classe ouvrière anglaise », se livre à une satire mordante des stéréotypes de classes et traite finalement des inégalités et de la place de l'humain dans la société. Il nous offre un roman noir puissant sur la fracture sociale, émouvant et d'une actualité troublante.

  • Le prolétariat, affirme Jacques Ellul, n'a pas été un produit du seul capitalisme, mais bien de la société industrielle elle-même. Ainsi, la révolution soviétique, la "voie chinoise", tout comme l'évolution du tiers monde, aboutissent à la création d'un immense prolétariat mondial. Toutes les révolutions ont échoué, en cédant à la fatalité industrielle et technicienne du capitalisme qu'elles entendaient combattre. Et pourtant, au début des années 80, la première vraie révolution semble devenir possible.

    Pour quelles raisons ? À quelles conditions? Sommes-nous encore capables d'une véritable espérance révolutionnaire?

  • Quarante ans plus tard, le roman de Blaise Ndala revisite le « combat du siècle » entre Mohamed Ali et George Foreman en 1974 au Zaïre. Plus qu'un récit sur la boxe, c'est l'histoire de l'Afrique au lendemain de la décolonisation. Dans un style vif et incisif, l'auteur nous montre l'envers du décor d'un combat mémorable.La musique, la poésie et la magie servent à nous faire découvrir les Africains sous un jour étourdissant. Ils sont drôles, élégants, pugnaces. Tout y est : les relations campagne-ville, la dictature, la folie des grandeurs, les classes sociales, les croyances diverses, ce qui donne un caractère universel à l'oeuvre.

  • En comparant la France et la Grande-Bretagne, obligées de redéfinir les rapports qu'elles entretiennent avec les étrangers, les immigrés et les minorités, cet ouvrage montre l'épuisement des modèles d'intégration traditionnels. Il nous faut combiner la diversité et l'unité, les minorités et l'individu.

  • Ce livre présente l'analyse des processus de déstructuration et de mobilisation des sous-prolétaires qui vivent à la rue. Une double logique sociale est ainsi restituée : d'un côté les effets éprouvés et observables des conditions de vie extrêmes, de l'autre, les tactiques de mobilisation d'acteurs infra-humanisés, qui disposent de marges de manoeuvre étroites pour s'adapter à l'autre monde et y survivre. En recourant au concept de violences extrêmes, il est possible de montrer que le monde décrit est un espace traversé exerçant des effets spécifiques. Des effets qui se retrouvent dans des situations, apparemment aussi différentes, qu'un bidonville, un camp de concentration ou les espaces interstitiels publics. Face à ces situations extrêmes, les sous-prolétaires utilisent des tactiques ponctuelles de survie. Le ressourcement individuel, autrement dit, la mobilisation solitaire de l'habitus par l'onirisme social (processus de déréalisation de la réalité insupportable à vivre), les tactiques de débrouillardise (prélèvement des ressources, lié à différentes modalités de gestion de l'identité) et la mobilisation de soi centrée sur la préservation de l'intégrité corporelle. En sollicitant des pairs, les sous-prolétaires peuvent nouer des alliances ou prélever du sens social contre le monde ordinaire. Le groupe offre une identité de substitution ou entre dans une logique économique de survie.

  • La recherche des réponses appropriées aux problèmes de santé des populations en situation de précarité a amené l'auteur, médecin, à aborder les concepts relatifs à la définition, à la perception et aux déterminants de la santé. La souffrance psychosociale est abordée en soulignant son aspect social, où s'entremêlent les trajectoires de vie, les ruptures et les conditions de vie.

  • L'esclavage repose sur l'arbitraire. Marie-Josèphe-Angélique n'y fait pas exception. Née au Portugal, elle échoue à Montréal. En 1734, elle est accusée d'avoir mis le feu à la maison de sa maîtresse et d'avoir causé le brasier qui a rasé une quarantaine de maisons de la rue Saint-Paul. Carlos Taveira dresse un portrait réaliste des classes sociales en Nouvelle-France. Fusionnant habilement l'histoire et l'imaginaire, il raconte, dans une langue splendide, une époque mal connue. L'auteur agite la fatalité collée à la peau de l'esclave noire dont le monde intérieur fascine, car elle réussit à discipliner ses frayeurs et ses colères. Le roman raconte un pan refoulé de l'histoire du Canada, donnant la parole aux nombreuses femmes imaginaires qui, à l'intérieur de l'esclave, défient les juges. 11 provoque l'indignation. Une écriture efficace et un souffle puissant donnent une voix à une damnée de la Terre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ils sont riches. Très riches. Mais aussi discrets, sinon secrets. À croire que l'argent donne mauvaise conscience à ceux qui le possèdent. Qu'ils soient héritiers des fortunes passées, ou industriels ayant récemment construit leur patrimoine grâce à un savant mélange d'intuition et d'audace, les riches Français - de Marcel Dassault au baron Bich, de Simone del Duca à Marcel Bleustein-Blanchet - bénéficient d'une accumulation de privilèges. Jusqu'à posséder à la fois l'avoir, le savoir et le pouvoir. Y compris celui de soustraire leurs fantaisies, et leurs extravagances, à la curiosité des autres. C'est dire les difficultés auxquelles se sont heurtés les deux auteurs pour débusquer leurs petits secrets.

  • La crise au-delà des fatalités économiques qui lui servent abondamment d'explication, c'est aussi un moment de la lutte capital-travail. Chômeurs, intérimaires et autres hors-statut, toutes ces figures qui s'élargissent avec la crise ont profondément déstabilisé les représentations classiques de la classe ouvrière. On la dit coupée en deux, on lui fait même ses adieux. L'analyse présentée ici des diverses stratégies qu'adopte aujourd'hui le mouvement ouvrier révèle l'ampleur des mutations de l'ordre productif. Retranché dans ses forteresses ouvrières, le mouvement syndical contrôle de moins en moins un nouvel espace productif qui déborde largement le cadre du rapport salarial traditionnel centré sur la branche et l'entreprise. Des expériences syndicales actuelles tentent de prendre en compte cette socialisation élargie de la production dans ces nouvelles configurations que sont le bassin d'emploi ou le site. Elles révèlent alors la difficulté de mobiliser ces travailleurs précaires aux pratiques largement déviantes de la classique conscience professionnelle mais aussi l'opportunité offerte au mouvement ouvrier de ressortir du ghetto corporatiste dans lequel l'avait enfermé le fordisme.

  • L'historiographie ouvrière a été longtemps surdéterminée par l'histoire politique : la classe ouvrière est alors assimilée, et donc réduite, au mouvement ouvrier. Les perspectives macrosociales, dans un premier temps, l'histoire des mentalités, après 1970, l'ont renouvelée, sous l'influence des concepts et des méthodes de la microsociologie, de l'anthropologie et des culturalistes. L'investissement des historiens comme des sociologues dans la sociabilité ouvrière s'inscrit, comme point d'aboutissement actuel, dans cette évolution de l'historiographie ouvrière. C'est dans cette perspective que le GRHIS de l'Université de Rouen a organisé une journée d'études le 11 février 1995. En est ressorti la nécessité de réviser certains obstacles épistémologiques qui, imposés par l'histoire savante comme par l'histoire ouvrière, parasitent l'analyse du monde ouvrier. Ce ne sont, en effet, pas tant ses pratiques qui ont changé que le regard que nous posons sur elle.

  • Les patrons et la gauche ne s'aiment pas, mais ils sont condamnés à vivre ensemble. Depuis le 10 mai 1981, une formidable partie de bras de fer oppose le pouvoir politique au pouvoir économique. De ce duel, les Français intéressés au premier chef ne perçoivent que les échos publics. Les patrons face à la gauche, c'est d'abord le feuilleton de quinze mois de contacts secrets, d'intrigues et d'affrontements. Les patrons face à la gauche, c'est aussi une plongée indiscrète à l'intérieur d'une forteresse mystérieuse, le CNPF : ses rouages, ses services spécialisés (presse, élections), ses experts, ses finances, ses leaders. Les patrons face à la gauche, c'est encore le jugement de vingt-cinq chefs d'entreprise sur le gouvernement socialiste, du dirigeant de PME à Marcel Dassault, de Jean-Maxime Levêque à François Michelin et Antoine Riboud. C'est enfin le regard de P.-D.G. japonais, allemands et américains sur les capitaines d'industrie français.

  • Je ne présenterai pas ce livre : qu'on le lise et le juge. Et si, comme c'est normal, on y trouve à reprendre, qu'en le dise, et qu'on fasse mieux. C'est désormais jeu d'enfant de déclarer en tout et pour tout que Lyssenko était un charlatan, et que toute sa fortune a tenu à l'arbitraire de Staline. Mais c'est une entreprise autrement périlleuse de s'attaquer, en marxiste, à l'histoire du lyssenkisme. Je veux seulement prendre occasion de ce livre, et de son sujet, pour énoncer quelques rappels, qui crèvent les yeux et la mémoire. Car cette longue et tumultueuse aventure lyssenkiste, qui couvre près de cinquante ans de l'histoire soviétique, qui a successivement mobilisé les forces de l'appareil agricole, de la philosophie officielle et, enfin, dans la grande consécration de 1948, de l'appareil d'État soviétique et de tous les communistes du monde - cette longue, scandaleuse et dramatique histoire, qui a provoqué, pendant des dizaines d'années, sur la base d'une imposture théorique, des affrontements, des déchirements, des tragédies et des victoires : cette histoire n'existe tout simplement pas. Elle dort dans le silence des archives soviétiques closes, dans le fait accompli de son enterrement théorique et politique. Elle hante, certes toujours, la mémoire de ceux qui ont survécu à la répression et au chantage, mais nul philosophe, nul scientifique soviétique n'a élevé, ou n'a pu élever, la voix pour écrire en marxiste cette histoire, et tirer de :son ombre un peu de lumière. Au silence des Soviétiques, qui détiennent les archives, répond un autre silence : celui des communistes qui, hors de l'U.R.S.S., ont vécu, dans la même contrainte, la même histoire, et se taisent. Louis Althusser (extrait de l'avant-propos)

  • Claude-Marcel Hytte mériterait, en URSS, le titre envié (parce que de plus en plus rare) de « prolétaire héréditaire ». Tout le monde est travailleur manuel dans la famille d'où il est issu : maréchal-ferrant, ébéniste, boulanger, ouvrier tourneur, etc. Lui-même a dû à l'âge de 12 ans, commencer à gagner sa vie comme berger, puis valet de ferme, avant d'entreprendre son apprentissage d'ouvrier boulanger. Exerçant ce métier la nuit, il étudie le jour pour compléter le faible bagage qu'il devait à « la laïque ». Très jeune, il donne son adhésion au socialisme puis au communisme, et crée un groupe de « jeunesses ». Il est secrétaire adjoint de son syndicat alors qu'il a à peine 18 ans. Pour avoir organisé une réunion publique il est renvoyé, pour la première fois, de son entreprise. Communiste actif, il connaît à partir de ce moment la rude existence du militant vite repéré et chassé des entreprises qui l'ont engagé. Il passe ainsi d'une industrie à une autre, et successivement il est métallurgiste, biscuitier, livreur au Planteur de Caïfa, débardeur sur les quais de la gare de Lyon-Vaise, etc., etc. Devenu membre de l'appareil permanent communiste, « apparatchik » à l'échelon régional puis national, il est chargé de diverses missions qui lui font connaître la prison dans quelques pays, en même temps qu'il est poursuivi et condamné, en France, pour ses écrits ou ses conférences. Il a fait ses premières armes comme journaliste à l'Humanité du Midi et comme responsable de l'hebdomadaire communiste « Travail ». En désaccord avec les « lignes » successives du P.C., il s'en sépare très jeune encore, comme beaucoup d'autres qui ont cessé de croire « aux lendemains qui chantent ». Sous l'effet de la réflexion et de son expérience personnelle, il a répudié la conception de la dictature du prolétariat et de « l'État-ouvrier » et, d'une manière plus générale, la croyance que le socialisme peut se réaliser par le moyen de la conquête de l'État. Revenu depuis longtemps aux origines du socialisme français et plus particulièrement aux thèses de Proudhon, il a exercé de nombreuses responsabilités depuis la Libération, dans les mouvements fédéralistes et européens, notamment comme Directeur ou Rédacteur en chef de « La République Moderne », « La République fédérale », « L'Ouvrier libre », « France-Europe ». Il est actuellement un des secrétaires nationaux de la Fédération des Socialistes démocrates (F.S.D.) et rédacteur en chef de son organe « Socialisme et liberté ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Nicolas et Olivier (Barre), Paul (Belmondo), Claude (Chirac), Serge et Olivier (Dassault), Éric (Peugeot), Philippe et Charles (de Gaulle), Jean-Christophe et Gilbert (Mitterrand), Philippe (Zitrone). Ils ont un nom, il ne leur reste plus qu'à se faire un prénom. Quelques-uns ont réussi, d'autres sont encore loin du but. Héritiers, ils ont, à portée de main, la puissance, l'argent ou la gloire. Qu'en feront-ils ? La transmission de pouvoir n'est pas si simple et la cohabitation père/fils est souvent synonyme de tension quand elle ne tourne pas à l'affrontement. Faut-il marcher sur les traces paternelles ? Voler de ses propres ailes ? Comment sortir de l'ombre en douceur sans être suspecté de vouloir tuer le père ? Peut-on succéder à une star, à un homme politique, au fondateur d'un empire sans conflit avec l'intéressé ou ses dauphins déjà pressentis ? En dépit de la légende dorée, les fils et les filles de personnalités célèbres ou de grandes familles ne vivent pas sans stress ou états d'âme leur (douloureux ?) destin... Un grand nombre d'entre eux ont accepté de se raconter, et de dévoiler quelques secrets de famille. Pour une fois, les fils à papa sont en vedette.

  • Un état des lieux de l'espace rural français. Les grandes étapes de l'histoire rurale, la formation des structures agraires, les exploitations agricoles, comment lire les paysages, les nouveaux modes de vie de la population rurale. L'ouvrage examine aussi les perspectives d'avenir du point de vue des acteurs du monde rural eux-mêmes, comme de celui des citadins.

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