• Enfant, l'auteur a sans doute comme la plupart joué aux cow-boys et aux Indiens - et plutôt dans le rôle du Peau-Rouge que du Visage Pâle. Puis, lui aussi, il a probablement rêvé de devenir plus tard Robin des Bois, qui prenait aux riches pour donner aux pauvres. Hélas, raté ! trop difficile. Alors, à la place, il raconte des histoires... comme celle-ci par exemple, qui a des allures de western, celle de Mandrin, un Robin des Bois français bien réel qui volait les vrais voleurs : les collecteurs d'impôts de la Ferme.

  • Cela faisait plusieurs semaines que l'incident s'était produit et que le démantèlement de la « filière belge », ainsi que l'inspecteur l'avait aussitôt identifiée, était devenu son objectif prioritaire. Pourquoi ne s'était-il pas manifesté plus tôt, et d'une autre façon ? Pour deux raisons. Primo, le numéro de haute précision réalisé par les trois hommes donnait un piquant certain à sa balade nocturne. Secundo, parce qu'il n'était nul besoin de les prendre en flagrant délit pour anéantir leurs activités. Quel est donc cet inspecteur, qui a découvert le plus important trafic de drogue jamais réalisé entre la Belgique et la France ? Quelle est la méthode imparable imaginée pour coincer les trafiquants ? Comment l'inspecteur va-t-il la mettre en oeuvre ? La réponse à ces trois questions fournit la matière d'une intrigue explosive, qui commence comme du Simenon et finit comme du Hitchcock.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Un guide des 65 épisodes de cette série télévisée américaine qui analyse la construction comique des aventures de Maddie et David et nous montre comment, dans l'histoire des séries de détectives privés, Clair de lune, bien que bâtie à la façon d'un film noir, brise toutes les règles en faisant référence à la pop-culture.

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  • Ce nouveau recueil d'André Duprat permet d'apprécier la maîtrise d'un poète qui, progressivement, élargit son domaine tout en affirmant les registres d'une écriture où le jeu de mots et la métaphore sont l'expression d'une authenticité. Pour contrer l'angoisse, le désespoir, les « manques » existentiels, ce poète exprime en vers brefs un humour décapant, souvent au second degré, allant même jusqu'à faire jubiler la gravité, ou à se rire de « la douleur physique ». André Duprat est tout entier dans ses poèmes : griffe ou caresse. Ses aphorismes constituent des constats lucides, doux-amers, des tentatives parfois d'intériorisation, des aveux de blessures. La force de volonté de l'auteur est de celles qui permettent de soumettre la misère : « Le monde est à l'infirme qui sait se mettre au monde. » Telle est la leçon principale donnée par des poèmes qui sont toujours à la lisière de l'éclairage philosophique, et qui constituent comme un livre de sagesse (ou de folie) personnelle que l'on écrit pour vivre moins inconfortablement avec soi.

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  • 12 poèmes d'un humour grinçant tels Le Corbeau voyageur ou Le Gazon hydrophile...

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  • Prodigieux, parfait et prestigieux « organisateur des rêves » les plus inédits, « ordonnateur » d'un feu croisé de fantasmagories, Paul Laraque creuse, plus que d'autres, les souvenirs qui arriment tout être à son enfance. Au milieu d'un cercle magique, il défie le temps, le sérieux quotidien, opte pour une vie immensément éclatante, adopte des images et des sons enchantés, lumineux. La terre est un inqualifiable bateau ivre. Les hommes ressemblent, au milieu d'épreuves inimaginables, à des « silhouettes tragiques ». Heureusement, toujours, l'imagination l'emporte sur la haine, la méfiance et la mort. Tout au long du cérémonial inouï des réjouissances les plus inattendues, les inflexions sobres et pleines de couleur de la voix poétique transgressent de façon géniale le moindre interdit et tendent vers l'expression de la plus grande tendresse après avoir, durant des moments plus ou moins brefs, mesuré l'étendue de la détresse écrasante, dévorante et incroyable, dégradante que connaissent parfois des « Antilles de misère et de rêve ». Laraque fait naître des lieux inconnus tout en identifiant, grâce à son travail créateur, certains lieux de la mémoire haïtienne. Car l'amour viscéral d'Haïti est mis en valeur dans ces poèmes hors pair, lucides, exigeants, parfois déchirants, souvent émouvants et grandioses, incomparables.

  • « L'enfant démesuré » bade, baye et bave, comme son batracien emblématique, devant le réel trop beau pour être vrai, trop vrai pour n'être que joli... Le cirque de la vie pour qui en entrouvre la bâche, excite et fait peur, odeurs fauves et cuisses de jongleuses... Vitrine de bordel et temple à la fois, l'adolescent transi y cultive le mirage des poupées gonflables de l'orage. Le végétal joue, à force d'artifice, un spectacle trop naturel. La féerie des apparences triviales, les jeux d'une électricité des corps sous tension, la mythologie du sexe et de la mort avec ses organes détachés, séparés, coupés, baladeurs, ces fruits de castration jetés en pâture à l'angoisse, le poète, Cocteau à l'envers, feint de croire qu'il ne les invente pas. Que vraiment, à tel numéro d'une rue de la Chanterie ou de la Déchanterie, Jocelyne est un prénom de sonnette rouillée... Je veux citer cette réussite (Processus) : Le chat mort, qui se ramifie dans les ronciers, miaule au vent de galerne. A-t-il perdu ses griffes, son gros dos ? Vont-ils s'ouvrir, ses yeux, dans les grappes de mûres ? Les fruits à coussins, touchés du doigt, font patte de velours. La vie poursuit - au choix - son ténébreux, son lumineux parcours. Guy Valensol trouve, en maints textes brefs, la maturité de son langage fort dans ses faiblesses exemplaires. Il a souvent visé juste. Il ne mourra que d'un oeil. VA LIN

  • En découvrant les grandes lignes de la biographie de Laureine Valtis, on est d'emblée frappé par la multiplicité des regards et des écoutes qui projettent, avec un égal bonheur, dans le poétique, une somme considérable d'intérêts, de tendresses, de soifs, d'offrandes, à l'image même de la diversité des expériences vécues, au cours de son itinéraire personnel (médecine, musique, voltige aérienne, errances ou explorations africaines, etc.), par cette poétesse indiscutablement hors du commun, étrange pour tout dire et fascinante. Laureine VALTIS explore, scrute, et célèbre l'infinie pluralité de la vie ; elle jalonne d'oeuvres différentes et complémentaires les déploiements d'une philosophie plurivoque - de disponibilité et de ferveur surtout - déclenchée et stimulée, par la « Soif d'espace et d'amour » qu'elle proclame. Les poèmes de « Chante Sahel » n'appellent sans doute pas une lecture massive, boulimique, ou, à l'inverse, extatique. Ils requièrent ce temps de la familiarité, de la familiarisation, ce rythme de la tendresse à conquérir, auxquels les enfants ne seront certainement pas indifférents et, nous le pensons, les adultes non plus.

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  • « Nous voilà débarrassés de Proust », disait jadis Sartre en guise d'hommage à Husserl. À vrai dire, Hélé Béji n'en a jamais été embarrassée, non plus que de l'autre tradition où elle a été formée, c'est-à-dire la tentative d'épuration et de spiritualisation de la prose romantique engagée par Baudelaire et ses épigones - et c'est ce qui fait toute sa force. C'est ce qui lui permet d'être la femme d'un pas en arrière, en l'occurrence vers les temps classiques, dont cet « itinéraire » dans l'espace est la figure. Non que l'Orient, en tant que tel, alimente quelque fiction : à l'Occident, des lieux « occidentalisés » ne sauraient servir de métaphore. On ne trouvera pas plus dans ce livre que dans l'OEil du jour (1985) de mythe des origines, parce qu'il ne s'agit pas du tout d'origine, mais de provenance. D'une provenance présente comme passée dans la nature et dans les êtres pour autant qu'ils demeurent humains, et ainsi rigoureusement présente, intacte. Avec cet intact, la plupart trichent, et même la nouvelle médiocrité planétaire trouve dans cette tricherie sa modalité propre : contre le présent, en Europe comme ailleurs, la subjectivité tribale, « autonome », dégénérée, psychasthénique tripote en effet un mythe, le mythe de l'actuel et de l'« intime » comme réactualisation perpétuelle de son échec. De là la satire, de là surtout l'admirable inversion par laquelle la satire, chez Hélé Béji, ne frappe plus l'habitude, le préjugé, le passéisme, mais l'actualisme. Le fétichisme le plus redoutable contrefait le présent et convoite l'anecdote absolue, celle qui assurerait à la vie et à la littérature - qu'on pense au Nouveau Roman - son « fond » sans fond. Là-contre, Hélé Béji, sans céder jamais à la tentation néoclassique, dresse une Forme plastique, insistante, despotique, et pourtant toujours fluide et délicate par la grâce de sa modestie et de sa dérision féminines. Cette Forme est plus qu'un style - la primauté juridique du regard pour l'humain. Elle exprime l'être-au-monde d'une pensée insomniaque, c'est-à-dire solitaire et vigilante - observante, discernante, considérante. Mais le plus beau, l'indicible pourtant dit est le tressaillement suprasensible où cette pensée déborde et se ressaisit : « Un tressaillement de haine ou de miséricorde ? Un bruit gratte aux fenêtres, sans doute les mouvements encore invisibles de la nouvelle saison, un tourbillon particulier du vent, un dernier craquement du froid. La nouvelle saison flotte autour de l'ancienne dans un fragile affleurement d'enthousiasme, une harmonieuse anarchie de murmures d'herbes fondant comme des arômes de bouquet garni dans le feu doux d'une cocotte ». E. Martineau

  • Le Cahier vert n'est pas un roman, à peine une histoire, un récit plutôt. Le récit de la vie d'un homme. « L'homme sans ombre », n'est-ce pas la définition du fantôme ? Mais ici le fantôme est un être de chair et de sang que le langage habille, puis l'arbre, la fleur, les caresses de l'amour et le souvenir. À la limite, on pourrait dire : le mot, c'est lui, le blé, c'est lui, la rivière, dans le clair de lune, est le coeur de sa nuit. Il est l'enfance qui se souvient.

  • Le Chant d'un oiseau têtu est celui de l'adolescence en colère ou en nostalgie, ayant un culte pour « l'infini marin », les départs, les vagabondages dans leur référence à l'exil. Martin Zambaux évoque des luttes, une liberté chère à gagner et à défendre chaque jour, des débauches aussi, ce qui n'empêche en rien la présence de la Pureté perdue, qui s'identifie à l'éloge de l'Enfant innocent. Narcissisme et humanité vraie se conjuguent ici, dans des tons nuancés entre la chanson poétique et le poème, non sans de fortes images. « Je suis roi : tout ce que je sens m'appartient », s'écrie le poète. Ce beau cri gourmand porte la marque d'un tempérament et d'un talent, nouveau, généreux - d'ailleurs salué, dans une préface enthousiaste, par Charles Trénet.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Depuis que l'homme se nourrit de poissons, il n'a cessé de sillonner les mers et les rivières. Cependant, selon les époques et les lieux, les techniques, le vocabulaire employé par les pêcheurs, les façons de vivre le quotidien même, constituent un témoignage irremplaçable dont l'ethnographie commence à s'emparer. « Flux et reflux de la Seine normande » constitue un témoignage de première importance sur la pêche en Haute-Normandie, à travers l'expérience d'un ancien du métier, aujourd'hui bien connu comme conteur sous le nom de Maît'Armand. Au-delà de l'anecdote, c'est tout un monde qui est ici recréé : il transparaît à travers la saveur de son langage, dont le lecteur pourra s'imprégner au cours du texte, mais aussi dans l'important glossaire à la fin de l'ouvrage.

  • Variations poétiques à forme rigoureusement classique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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