• Qui est Jésus ? Dieu ? Homme ? Messie ? Sauveur ? Sage ? La question a déchiré les premiers siècles. Entre dogmes et hérésies, en est sortie la foi de l'Église. Une épopée que raconte ici son meilleur spécialiste. Quel est le sens de la foi en Jésus Christ ? Le questionnement autour de l'identité du Jésus de la foi traverse l'histoire de l'Église et en dessine même le visage. Depuis les graves controverses du passé jusqu'aux grandes études christologiques de notre temps, la raison tente de percer un mystère divin. Ce livre dresse un panorama historique du cheminement des hommes qui cherchent à dire Dieu et récapitule les mille et une représentations de Jésus dans l'histoire. Des Pères de l'Église aux auteurs médiévaux, d'Irénée de Lyon à Nicolas de Cues en passant par Augustin et Thomas d'Aquin, ce sont les grandes intuitions de l'intelligence humaine qui sont ici présentées, ainsi que les nouvelles approches lors de la Réforme protestante ou dans le cadre des échanges avec la philosophie moderne. Une fresque monumentale qui fait aussi la part belle aux théologiens européens du xxe siècle comme aux penseurs contemporains d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie qui ouvrent la christologie à l'universalité.

  • Benoît XVI partage son histoire pour la première fois depuis sa renonciation. Joseph Ratzinger est largement reconnu comme l'un des plus brillants théologien et dirigeant spirituel de notre époque. Il est né en Allemagne en 1929 et la montée du nazisme et de la guerre ont profondément marqué sa vie. Ratzinger a été élu pape en 2005, prenant le nom de Benoît XVI. Il a ouvert un chemin de purification pour l'Église catholique romaine à un moment où elle a été secouée par des scandales financiers et des scandales de violences sexuelles. Il a répété à plusieurs reprises que l'Europe devait retrouver ses racines chrétiennes et construire un nouvel humanisme pour le XXIe siècle. Benoît XVI a été mal compris par beaucoup et, en 2013, il a étonné le monde en démissionnant de la papauté. Beaucoup ont vu dans ce geste comme un signe du déclin du catholicisme, mais c'était le contraire : c'était une graine nécessaire pour ouvrir l'Église à une dimension vraiment universelle et au renouvellement entrepris par son successeur.
    Ce livre est préfacé par le pape François et contient le premier entretien de Benoît XVI depuis la fin de son pontificat.

  • Positivement souhaite?e par Karl Rahner, nous lui de?dions la nouvelle publication de ce petit ouvrage publie? apre?s sa mort, survenue inopine?ment le 20 mars 1984.
    Qu'on ne se me?prenne pas cependant : le titre de l'ouvrage ne doit pas faire illusion ! On ne trouvera pas ici un discours de la simple pie?te?. Non que Rahner me?prise la pie?te?, mais il estime que, pas plus que la foi qu'elle doit traduire, elle ne peut subsister longtemps sans le travail - critique et confessant a? la fois - de la re?flexion the?ologique.
    A? qui consentira l'effort de le suivre, a? travers son e?criture sans facilite?s, dans sa pense?e sans complaisance, Rahner dira ici comment, « traversant dans l'amour espace et temps », il est effectivement possible d'aimer ve?ritablement Je?sus. Il le dira me?me au croyant qui ne s'y retrouve pas (ou gue?re) dans les formulations officielles de la foi. Quant aux autres croyants, il explicitera a? quelles conditions l'on peut estimer que Dieu leur ouvre, a? eux aussi, l'acce?s a? cette communication qu'il fait de lui-me?me en Je?sus-Christ et par l'Esprit-Saint.
    Pour faciliter autant que faire se peut la lecture des textes ici traduits, il nous a paru indique? de leur adjoindre, sous la forme d'une postface, une pre?sentation globale de la vie, de l'oeuvre et de la pense?e de leur auteur.

  • Cet essai sur la rédemption et le salut, publié en 1988, a rencontré un tel succès qu'il devenait nécessaire d'en présenter une nouvelle édition.
    Nombre de questions demeurent sur ce mystère central de la foi chrétienne: le salut chrétien est-il une oeuvre de vie ou une oeuvre de mort? L'idée d'un Dieu vengeur qui exige la mort de son Fils pour satisfaire sa propre justice a été alimentée par la théologie et la prédication de ces derniers siècles. Elle habite encore les consciences. Qu'en est-il exactement?
    Le salut des hommes, c'est-à-dire à la fois leur libération du mal et leur entrée dans une communauté pleine de vie avec Dieu et entre eux, est l'oeuvre de l'unique médiateur, Jésus, le Christ. Cette médiation s'accomplit selon deux mouvements croisés: l'un, descendant, allant de Dieu vers nous dans le Christ qui nous aime à en mourir; l'autre, ascendant, allant de nous à Dieu par le Christ qui, Chef de l'humanité, aime le Père à en mourir. La mort reste le fait des hommes pécheurs, dont Jésus convertit l'oeuvre de mort en oeuvre de vie.
    Ce travail de mémoire doctrinale, si éclairant soit-il, ne peut suffire. Aussi, l'auteur propose-t-il, dans un second tome, un essai sur "l'histoire du salut", à travers les récits de l'Ancien et du Nouveau Testament. L'enquête menée dans la tradition est ainsi prolongée à partir d'une lecture nouvelle de l'Écriture, "âme de toute la théologie" selon Vatican II.

  • Cet ouvrage propose une étude de première main sur la christologie de saint Thomas d'Aquin. S'appuyant sur les récents progrès de l'histoire des doctrines philosophiques et théologiques, il veut faire bénéficier le lecteur d'une redécouverte des textes eux-mêmes, qu'il cite abondamment en traduction originale. Il s'agit aussi bien des textes devenus classiques - comme la Somme théologique et la Somme contre les gentils - et de ce fait souvent soumis aux réductions académiques, que des commentaires de l'Écriture habituellement négligés.

    L'intérêt d'un tel ouvrage, doté d'une documentation si riche, sera bien sûr culturel car il incitera à la lecture des textes d'un grand auteur; mais il sera avant tout doctrinal. Il y a en effet grand profit à remonter, des commentaires plus ou moins inspirés de la scolastique tardive qui l'ont trop souvent recouverte, à la source irremplaçable que sont et restent les écrits du Maître de Paris, de Viterbe et Orvieto, de Rome et de Naples. Là se dégage l'articulation vive, ménagée par celui qu'on a pu avec raison nommer le Prince de la théologie, de fortes exigences rationnelles et philosophiques avec l'affirmation centrale.

    La visée théologique de ce livre reste primordiale. À découvrir l'importance ontologique et la portée théologale dont saint Thomas crédite l'activité de connaissance et de vouloir exercée par l'homme Jésus, on assiste à la mise en oeuvre de la belle ambition, couronnée de succès: surmonter l'antagonisme multiséculaire, trop vite jugé inévitable, de la démarche théologique dite d'"en haut" et de celle qualifiée d'"en bas". Au dossier des plus grandes réponses offertes dans l'histoire à la redoutable question qui est latente dans l'affirmation "vrai Dieu et vrai homme", la christologie retracée ici servira de forte référence.

  • Cet ouvrage parle du Christ d'une fac?on a? la fois inhabituelle et fondamentale, radicale devrait-on dire. Les voix classiques des biblistes et des the?ologiens, des historiens et de tous autres savants, et jusqu'a? celles des institutions, y sont tellement discre?tes ou estompe?es qu'on les y croit pour ainsi dire absentes. C'est en effet du « Christ » qu'il s'agit, et de rien d'autre.
    L'auteur s'y meut, doctoralement nu, plonge? dans une nature exhaustive, malgre? elle et comme originellement christique. Cette nature, qu'il constitue lui-me?me d'ailleurs en me?me temps qu'il la refle?te, il la traverse inlassablement et en tout sens d'un puissant et surprenant scanner ; puis, ici et maintenant, autrement dit dans cette autre partition qu'est son texte, il lui impute une voix juste et ne?cessaire, celle de « Christ ».
    Ce livre sugge?re donc une fac?on de parler du Christ qui soit en-dec?a? de nos re?partitions et de tout ce que nous projetons sur cette figure immense, appele?e ou non appele?e « Christ ». Il s'agit la? d'une e?coute assez premie?re pour qu'elle joigne en nous ce lieu majeur de l'E?vangile : la naissance de l'homme, la venue de l'homme a? sa vraie vie. Une telle approche du Christ pe?ne?tre et embrasse a? la fois, d'un seul coup, tellement de couches et d'espaces qu'elle n'est ni le comple?ment ni la concurrence d'aucune autre. C'est dans le mouvement me?me de la modernite?, dans sa radicalisation, dans l'extre?me crise de la religion elle-me?me, que la figure du Christ peut surgir, e?mergeant du grand oublie?, interrogeant l'homme de fac?on de?cisive.

  • "Ce livre est un outil de travail complet pour l'étude de la patrologie. Tous les auteurs, tous les genres, tous les sujets y sont passés en revue avec méthode. Drobner ne se limite pas aux Pères de l'Église, qui restent le centre de son ouvrage, mais présente avec eux l'ensemble des penseurs et des écrivains ecclésiastiques, des grands hérésiarques et des débats qui ont jalonné les sept premiers siècles du christianisme. Professeurs, chercheurs et étudiants, mais aussi tous ceux que ce sujet intéresse, apprécieront:

    - des introductions précises à la vie et aux oeuvres des écrivains ecclésiastiques - des orientations pour la recherche - des bibliographies amples, rigoureuses et ordonnées - un index thématique complet - une carte et des graphiques - une présentation claire et un style aisé."

  • Lorsque le Père Sesboüé donnait la première édition de ce livre, il y a près de vingt ans, il comblait une relative lacune de la recherche christologique qui s'était orientée massivement vers un retour à l'Écriture. Sans contester les bénéfices de cette recherche, le Père Sesboüé souhaitait parcourir la tradition dogmatique, et en particulier l'enseignement des conciles, pour y retrouver Jésus-Christ dans la tradition de l'Église.
    Ce faisant, il donne une interprétation actuelle des grandes affirmations doctrinales des trois premiers siècles et des formulations dogmatiques des conciles de Nicée, Éphèse, Chalcédoine I et II.
    Dans une dernière partie, il risque une proposition théologique personnelle qui tient compte à la fois des données de la tradition et de la recherche d'aujourd'hui. Il essaie en effet de dire l'identité de Jésus en respectant le relief de son évènement.
    Ce travail garde aujourd'hui une parfaite actualité. Bernard Sesboüé l'a d'ailleurs complété, dans cette même collection, par les deux tomes de Jésus-Christ, l'unique médiateur. Cette édition, corrigée et mise à jour, remet à la disposition des lecteurs la pierre angulaire de l'oeuvre christologique de Bernard Sesboüé.

  • Originaire de Smyrne en Asie Mineure où il avait connu Polycarpe - lui-même disciple de Jean, le compagnon et apôtre de Jésus -, Irénée fut évêque de Lyon dans le dernier quart du IIe siècle. Pasteur très attentif aux besoins de son Église, il fut amené à faire également oeuvre de théologien pour aider les chrétiens à faire face aux défis à la fois intellectuels et religieux que représentaient les divers courants dits "gnostiques". Au-delà de la grande influence d'Irénée sur l'Église ancienne, la redécouverte dont il fut l'objet au XXe siècle lui valut un regain d'actualité.
    Il ne faut toutefois pas s'y tromper, Irénée se situe à une grande distance culturelle de nous: dix-huit siècles! Le grand intérêt de ce nouvel ouvrage de B. Sesboüé est précisément qu'il se présente d'abord comme une introduction à la lecture d'Irénée et une présentation de sa pensée. Il montre bien que, si cette dernière est avant tout d'ordre christologique, il s'agit, en fait, d'une christologie si essentielle qu'elle concentre - qu'elle "récapitule" - la totalité de la foi chrétienne. C'est bien dans ce terme même de récapitulation que la théologie irénéenne trouve son principe et c'est en référence à lui qu'elle se déploie comme une "théologie de l'histoire du salut".

  • Un philosophe chre?tien de renom apporte ici sa contribution a? la question de « Je?sus et Je?sus-Christ ». Sa de?marche propre s'inse?re dans la vise?e d'ensemble de la pre?sente collection, a? co?te? des approches bibliques et patristiques, historiques et the?ologiques, etc.
    Chre?tien, ce philosophe tente de dire en quoi l'annonce e?vange?lique, en tant qu'elle a pour centre la Croix, peut se permettre d'interroger la re?flexion ou discours (le logos, le Verbe) de la raison philosophique. Ce faisant, il pousse jusqu'au bout de sa logique l'articulation de ces deux termes dont il est le te?moin tenace : « philosophe » et « chre?tien ». La re?ponse a? cette interrogation est celle-ci : la Croix « parle » - autrement dit, elle est Verbe aussi -, a? certaines conditions, sur les questions fondamentales que se posent les hommes ; mais le registre de sa «parole» est situe? « au-dela? » de la raison comme telle. C'est la? que la « folie de la Croix » reconnue par saint Paul a sa place et son ro?le.

  • Jésus apocryphe, comment ces deux termes pourraient-ils tenir ensemble ? Dans cette collection où sont publiés une centaine de titres, il fallait qu'il y en ait un quatre-vingt-dix-neuvième, celui des quatre-vingt-dix-neuf brebis délaissées pour permettre de retrouver la brebis perdue. Les figures antiques de Jésus dans la littérature apocryphe sont parfois perdues, oubliées, contestées, honnies, en tout cas peu connues. Par ce titre, Jésus apocryphe, l'auteur entend traiter des représentations de Jésus dans les premiers textes apocryphes de l'Antiquité chrétienne. C'est ainsi que sont présentées les différentes formes principales du gnosticisme, qu'un écho est donné aux apocryphes non gnostiques et que place est même faite au manichéisme.
    Dans le souci de permettre la lecture de textes anciens et de textes originaux, maintenant accessibles en traduction, J.-D. Dubois restitue ici l'importance des débats et de la variété des positions sur l'arrière-fond desquels s'est peu à peu précisée la doctrine reçue dans la Grande Église concernant aussi bien la figure de Jésus le Christ, que les manières chrétiennes anciennes de présenter sa divinité ou son humanité.

  • Profondément enracinée dans l'Écriture et la Tradition de l'Église, la vision du Christ de Teilhard de Chardin s'est articulée dès l'origine avec une appréhension scientifique du monde pour nourrir une conviction spirituelle et théologique profonde: le Christ est au centre de la Révélation, de l'univers en devenir, et de la vie de l'Église. Mais si Teilhard de Chardin n'a jamais prétendu s'autoriser une christologie systématique, une incontestable dimension christologique de sa pensée et de son oeuvre restait à repérer, à organiser, à expliciter et à évaluer.
    C'est là tout l'objet et l'intérêt de cet ouvrage organisé en trois grandes parties: la première examine les structures spirituelles et intellectuelles qui ont permis le déploiement de la pensée de Teilhard de Chardin, la deuxième présente le contenu thématisé de sa vision christologique, et la troisième envisage les conséquences éthiques et pastorales de cette vision pour une existence croyante dont la mission est de "transmettre le Christ aujourd'hui de manière audible et compréhensible".

  • Le constat semble entendu: chez Pascal, Jésus-Christ est au centre de tout. Il convenait pourtant d'affiner cette affirmation qui restait encore pour une large part à étayer. S'appuyant sur les récents travaux de Philippe Sellier et Jean Mesnard, le frère dominicain Jean-Christophe de Nadaï offre ici en neuf études une exploration inédite de nombre d'écrits de Pascal. Leur commentaire dégage les quatre grandes époques d'une réflexion pascalienne puisant constamment à la contemplation de la mission du Sauveur. Si le cheminement de Pascal, redevable à Bérulle, suit un long temps les voies attendues de l'augustino-jansénisme en considérant prioritairement le Rédempteur selon sa nature divine, l'auteur montre que la pensée pascalienne ménage finalement une place éminente à l'humanité du Christ envisagée pour elle-même, et donc à la figure de Jésus.

    Tout lecteur intéressé par l'oeuvre de Pascal, dont la philosophie et l'intelligence de l'Univers sont commandées par son modèle de l'Incarnation, est invité à emprunter le parcours qui mène à cette découverte. Pour ce faire, il sera muni de précieux instruments de lecture: présentation de chacun des chapitres, table chronologique des écrits de Pascal, bibliographie, index des matières et des auteurs, table des matières détaillée.

  • Pour parler du Christ et montrer que c'est de lui que vient le Salut, les auteurs du Nouveau Testament et les Pères de l'Église puisent sans cesse dans l'Ancien Testament et en renouvellent complètement la lecture. Cela est particulièrement vrai pour le livre des Psaumes: livre de l'Ancien Testament le plus cité dans le Nouveau, commenté fréquemment par les Pères, il devient l'une des bases de la prière et de la méditation de l'Église.
    L'ouvrage de Pierre Grelot est une enquête sur les différentes lectures des Psaumes cités dans le Nouveau Testament et sur un certain nombre de leurs commentaires chrétiens. Il contribue à ouvrir l'exégèse et la théologie modernes à la question des "différents sens de l'Écriture".

  • Comment sortir de l'opposition traditionnellement invoquée entre la science et la foi? Jean-Michel Maldamé montre comment, du dialogue entre la connaissance des sciences et la lumière de la révélation, résulte une meilleure intelligence de la réalité. Ces deux sources de savoir grandissent l'humanité et, ensemble, aident l'homme dans sa quête de la plénitude.
    Ce livre prend en compte les développements les plus récents de la science moderne et de la foi renouvelée par les recherches bibliques. Cette vision élargie débouche sur des dimensions plus réalistes et plus profondes de notre culture contemporaine où les sciences de la nature occupent une place prépondérante.
    Se livrant à une réflexion sur les découvertes de l'astrophysique et sur l'émergence de l'homme, cet ouvrage présente une théologie centrée de la figure de Jésus-Christ, Fils de Dieu incarné, devenu, par sa résurrection, tête de l'humanité nouvelle et principe du monde nouveau.

  • Connue depuis longtemps sous le titre peu exact de "Vie de Jésus", la partie de la Somme de Théologie présentée dans ce livre est bien plutôt une méditation théologique et spirituelle sur les principaux évènements qui ont jalonné l'existence du Christ. Injustement tenu pour un intellectuel à la pensée austère, Thomas d'Aquin se révèle ici passionné du Christ et de son mystère. Et il ne craint pas de poser à son sujet toutes les questions que lui suggère son amour: Que signifie pour Jésus d'être né de Marie la Vierge? Pourquoi a-t-il voulu être baptisé? Que s'est-il passé exactement lors de la transfiguration? Comment a-t-il vécu sa passion et sa mort? Qu'est-il allé faire aux Enfers? Comment est-il monté aux cieux?... Ces interrogations et bien d'autres encore n'ont évidemment pas pour but de satisfaire la curiosité du chercheur: il s'agit chaque fois de comprendre ce qui s'est réellement passé et d'en dégager la signification: mieux découvrir en Jésus la parfaite révélation de Dieu et du mystère trinitaire. Constamment appuyé sur l'Évangile et les Pères de l'Église, Thomas apporte à toutes ces questions une réponse originale et profonde qui n'a rien perdu de son actualité.

    Ce premier tome conduit le lecteur de la naissance du Christ et des questions qui se posent au sujet de sa conception, jusqu'à la transfiguration en passant par son baptême, sa prédication et ses miracles.

  • "Commencement de l'Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu." Ces mots, les premiers de l'Évangile selon saint Marc, en formulent le programme et, même, le plan. Pour autant, cette concision ne fait pas de la christologie de saint Marc une christologie "pauvre", loin s'en faut. À sa manière, qui est narrative, cet Évangile ramasse même toute la confession de foi qui était nécessaire à l'Église pour laquelle il est écrit.

    Le père Michel Trimaille a choisi de rendre compte, le plus simplement possible, de la manière dont un évangéliste a dit sa foi en Jésus-Christ par le moyen d'un simple récit. Rédigé avec la maîtrise d'un pédagogue reconnu, cet ouvrage fournit les moyens d'une lecture à la fois attentive et savoureuse de l'Évangile de Marc. Comme le rédacteur de cet Évangile et à son exemple, l'auteur de ce livre suggère plus qu'il ne démontre: par touches délicates, il conduit le lecteur vers une découverte progressive de "l'Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu".

  • Y a-t-il un Christ russe? A priori il n'y a pas davantage un Christ propre à la Russie qu'il n'y a de Christ rhénan ou catalan, romain ou byzantin. Et pourtant, il n'est pas douteux qu'il existe une approche propre à la mentalité, aux traditions, à la culture d'un peuple dont Dostoïevski a écrit qu'il ne peut l'imaginer "séparé du Christ".
    Michel Evdokimov nous présente ici le Christ dans la littérature russe du Xe au XIXe siècle, c'est-à-dire de l'époque fondatrice du baptême du peuple russe, en 989, au siècle qui vit un tel épanouissement de la littérature et de la philosophie qu'on a pu parler, à son sujet, d'un siècle d'or.
    À travers des textes qui, dans leur grande majorité, n'ont jamais été traduits en français, l'auteur laisse parler les martyrs, les spirituels affamés du Dieu vivant et de sa parole, les moines, les poètes et les thaumaturges de l'immense littérature russe. Il évoque aussi le père Alexandre Men, figure lumineuse de la foi russe au XXe siècle.
    Tous ont écrit le visage, le destin et le mystère du Christ de Dieu, Agneau immaculé et glorieux. Au Christ, nous disent-ils, tout homme peut confier sa douleur et adresser sa demande de pardon. Et de Lui, il peut recevoir une parole vivante dans son lourd silence, et l'exaucement de son brûlant désir.

  • La démarche de cet ouvrage est principalement chronologique et nous permet de suivre le développement et l'évolution de la pensée de Maurice Blondel à la fois chrétien et philosophe, et philosophe parce que chrétien: "De la foi au Christ à la christologie philosophique" (Y. Perico); "Le pancosmisme dans l'Action et les premiers écrits" (X. Tilliette); "La christologie blondélienne dans la crise moderniste" (R. Virgoulay); "Le Christ et l'énigme du monde" (M.-J. Coutagne); "Blondel et le "lien substantiel" chez Leibniz" (Cl. Troisfontaines); "Le médiateur" (P. de Cointet); " Vinculum et Sursum" (E. Gabellieri).
    De ce parcours, émerge un Christ avant tout glorieux. Jusque dans la Passion, Blondel voit en lui l'Ecce homo, l'homme générique, plus que l'individu unique dont la singularité tient à ses limites propres. Cette gloire implique une présence et une action de l'Esprit: l'Esprit unit en lui le Père et le Fils et le Verbe unit en lui le Père et l'Esprit en tant que "pensée parfaite et charité substantielle".

  • La collection "Jésus et Jésus-Christ" consacrera un ouvrage à la théologie du Christ de chacun des évangélistes. La présente synthèse théologique inaugure cette série en s'attachant au premier des Synoptiques, l'Évangile de Matthieu.

    Une telle entreprise suppose à la fois, et la maîtrise de l'ensemble de l'oeuvre, dont la personne du Christ imprègne chaque ligne de ses gestes ou de ses paroles, et la lecture plus approfondie de passages particuliers. Aussi traîte-t-on comme par surcroît mais pertinemment de la plupart des questions plus générales relevant de l'introduction générale à l'évangile étudié.

    L'ouvrage de M. Quesnel met tout spécialement en relief deux dimensions de la christologie matthéenne.

    1 - La lecture de Matthieu fait passer d'une reconnaissance tâtonnante de Jésus comme Messie historique d'Israël à son identification expresse comme unique et vrai Fils de Dieu. Ce titre est le centre de la confession de foi; par rapport à lui, les autres dénominations de Jésus semblent s'effacer comme pour figurer au second plan.

    2- Jésus étant Fils de Dieu, sa présence parmi les hommes est du même coup celle de Dieu même au coeur de l'histoire, qui, dès lors, change de régime. Matthieu débute par l'annonce de la naissance de l'Emmanuel, "Dieu avec nous" (1,23); il se termine par la promesse que le Christ ressuscité est désormais "avec" nous "jusqu'à la fin du monde" (28,20). Le départ de Jésus inaugure une nouvelle modalité du monde appelée à se réaliser par l'Église. Ainsi, chez Matthieu et par l'approche du mystère du "Christ de Dieu" (16,16), passe-t-on comme de plain-pied de Jésus à l'Église. Théologie du Christ et théologie de l'Église y sont en effet indissociables; même si l'on doit les y saisir séparément, l'une mène immanquablement à l'autre.

  • Ce tome IV est la conclusion de la publication. Il concerne principalement la foi, l'histoire et les fondements de son discours. Sept concepts fondamentaux et solidaires y sont la matière essentielle : la connaissance de Dieu, la parole de Dieu, la révélation, la foi elle-même, la tradition, l'Écriture et le magistère.

  • La réflexion christologique paraît aujourd'hui marquer le pas, après les grands travaux de l'exégèse historico-critique et les synthèses spéculatives du XXe siècle.
    Une « première quête » tentait de retrouver le Jésus historique, en amont de l'élaboration doctrinale de l'Église. Une « deuxième quête » a dénoncé l'illusion « historiciste » de la première. La christologie au XXe siècle semble avoir trouvé un équilibre entre ces deux mouvements, car le Jésus de l'Histoire, fondement de la christologie ecclésiale, ne peut être rejoint qu'au sein d'une conscience ecclésiale qui représente déjà un effort de réflexion proprement dogmatique. Mais la question historique et ses implications dogmatiques demeurent. Une « troisième quête », surgie du souci de redonner à Jésus son appartenance juive, interroge et stimule désormais la christologie dogmatique. Deux autres facteurs interviennent : l'importance sans cesse accrue de l'exégèse dite « canonique », et la fascination continue exercée par la figure du Christ.
    À la suite d'un premier colloque sur le Jésus de l'Histoire à l'Université de Strasbourg, ce colloque de christologie systématique, au Theologicum de l'Institut Catholique de Paris, entend contribuer à mettre en lumière ces questions fondamentales et leur possible résolution. À cette fin, il centrera sa réflexion et ses débats prospectifs sur le coeur de la christologie systématique : Jésus Messie de Dieu, Homme universel, principe du salut et de la création.

  • Je?sus avait-il la foi ? Pose?e sous cette forme, comme une alternative ne laissant le choix qu'entre le oui et le non, la question reste superficielle et ne suscite que des re?actions e?le?mentaires : non e?videmment, crieront les uns, Je?sus est Dieu, et Dieu ne peut avoir la foi. Bien su?r que oui, re?pondront les autres, sinon Je?sus ne serait plus un homme.
    Ce livre ne cherche pas a? prendre parti pour les uns ou pour les autres, ni me?me a? les de?partager en retenant la ve?rite? propre a? chacune de ces the?ses. Il voudrait, avant de donner une re?ponse, laisser vivre Je?sus, le regarder agir, l'e?couter parler, se rendre attentif a? sa prie?re, a? son silence et a? ses cris.
    Alors, l'ayant accompagne? jusqu'au bout, jusqu'a? sa mort dans le supre?me de?laissement, on peut commencer a? comprendre qu'en Je?sus, loin de s'exclure, la foi la plus abandonne?e et la certitude parfaite coi?ncident, que se livrer dans la nuit a? la volonte? du Pe?re est simplement re?ve?ler ce qu'est le Fils. Pour que l'homme Je?sus puisse croire de cette manie?re unique, il faut qu'il soit Dieu.

  • La croix. Symbole chre?tien par excellence. Le signe auquel des millions d'hommes et de femmes se reconnaissent, de par le monde, comme croyants au Dieu de Je?sus-Christ. Le signe dont ces gens ont l'habitude d'encadrer leurs prie?res, tant personnelles que communautaires. Le signe dont, leur vie durant, bon nombre de ces croyants encadreront leurs jours eux-me?mes : premier geste pose? au re?veil, il sera le dernier repris avant la nuit. Un signe que, pre?cise?ment parce qu'il apparai?t trop spe?cifique d'une croyance de?termine?e, nos socie?te?s de tradition chre?tienne en sont venues a? e?carter progressivement, a? mesure qu'elles s'affirmaient comme pluralistes et se?cularise?es, des lieux publics et des de?marches officielles. L'e?tude approfondie de l'auteur montre le long cheminement du te?moignage primitif pour interpre?ter la croix comme fait historique et comme de?voilement du myste?re me?me de Dieu a? notre e?gard.

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