•  Partager la vie des abominables, traverser les terres Inconnues, contrecarrer les projets du peuple... les fugitifs affrontent tous les dangers.
    Alkan, Tahar et Artelune croient ainsi échapper aux griffes d´Iriulnik. Ils se trompent. Car leur mission les rattrape.
    L´accomplir ou mourir, voilà leur destinée.
      Revue de presse :
    Gabriel - Blog La mare aux mots - chronique du 23 octobre 2012 C´est prenant, captivant on ne lâche pas le livre [...]. On imagine très bien une adaptation au cinéma (ou dans une super bonne série télé) tellement les personnages sont bien écrits, les scènes parfaitement racontées. Entre le fantastique, l´héroïc fantasy, le roman d´aventure et l´anticipation, une saga qui parle aussi d´écologie, du droit des femmes à disposer de leurs corps,... mais aussi de l´amour, l´amitié, la fidélité...  Depuis que je lis des romans pour La mare aux mots, sans conteste la meilleure saga que j´ai lu.

  •  Plongez dans un monde dictatorial où la liberté individuelle est sacrifiée au nom de l´écologie et de la préservation de la diversité.   Extrait choisis :


     «  La misphère, cette petite bille greffée a la naissance sur le nombril des habitants, permettait aux tourneurs de programmer et maitriser le fonctionnement des organes du corps et notamment le cerveau et les hormones. Avec elle, rien n´est plus simple que d´effacer douleur, tristesse ou malheur »  « La régle première : Sous la Bulhavre, la vie est obligatoirement heureuse. » « Trouvez un abri, jeunes gens. Utilisez ce que vous avez appris. Soyez forts pour survivre. »   Revue de presse  Michel Abescat - Télérama du 18 janvier 2012 :


    Ils vivent sous une bulle. Un havre protégé du monde extérieur. Une sorte de cité idéale, construite après l'apocalypse. Pollution, diminution des ressources énergétiques, enchaînement des catastrophes naturelles : les humains ont bien failli disparaître de la planète, à l'instar des dinosaures autrefois. Le Tourneur de page,nouveau Noé, gourou et chef suprême, a réussi à créer une biosphère autonome, les a sauvés et ­réunis dans le meilleur des mondes possibles. Sous la Bulhavre, « la vie est obligatoirement heureuse », comme le récitent les enfants à l'école ; tout est propre, organisé, aseptisé, de la naissance à la mort. « Le Tourneur de page veille au bonheur de chacun », les émotions, les souvenirs eux-mêmes sont soigneusement contrôlés. Au dehors, pourtant, il y a l'Outre-Monde, mystérieux, inquiétant, interdit, dont deux frères, Alkan et Tahar, vont bientôt faire l'expérience...


    L'aventure est belle, vivement racontée. Muriel Zürcher tire avec brio son épingle d'un jeu déjà largement ex­ploré. On se souvient du récent Terrienne, de Jean-Claude Mourlevat. Le Tourneur de page est écrit à plusieurs voix, celles des deux frères en particulier, fûtés, piquants, sensibles. On suit avec bonheur leur prise de conscience progressive, et le roman, fort divertissant, distille en sourdine une véritable réflexion philosophique et politique. Bref, on tourne les pages !

        Nils C. Ahl - Le Monde du 1er décembre 2011 :

    Dans un futur pas très gai, sous le dôme d'une cité idéale qu'on nomme la "Bulhavre", le doute n'a pas sa place : "la vie est obligatoirement heureuse", affirme le "Manuel" d'un mystérieux "Tourneur de page" - à la fois apôtre, fondateur et guide suprême de ce dernier refuge de l'espèce humaine. Chaque individu est surveillé et contrôlé, la pureté génétique est la règle, même les souvenirs sont soumis à l'approbation des autorités. C'est dans ce contexte que deux frères, Alkan et Tahar, découvrent qu'il existe un autre monde, un "Outre-Monde", hors de la Bulhavre où le libre-arbitre n'est pas qu'un rêve. Sur un canevas classique et dystopique, Muriel Zürcher réussit un roman d'adolescence tout à fait convaincant. En effet, plutôt que d'édulcorer son contexte, elle en rend compte du point de vue d'Alkan et Tahar, laissant filtrer ce qu'il faut de politique et de critique sociale. Il ne s'agit que d'un premier tome, cependant, et l'on est curieux des suivants.

      Cet ouvrage a été numérisé avec le concours du Centre National du livre.

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