Le Mot et le reste

  • Avec ce recueil de nouvelles, le lecteur part à la rencontre du monde et des autres, à Sète, dans le Vercors, à la Pointe du Raz et même à New York, à la recherche de Scarlet Rivera, la violoniste de Bob Dylan. Ahmed Kalouaz entremêle habilement autobiographie et romance, c'est ainsi qu'on découvre avec plaisir quelques expériences d'écrivain, lors d'ateliers auprès de collégiens ou au détour de résidences plus aventureuses, puis qu'on bascule doucement dans la vie d'un jeune prisonnier de retour à Ouessant ou aux côtés d'une femme qui fait face au deuil dans la maison familiale. Ahmed Kalouaz aime bourlinguer et son goût pour l'autre est contagieux. On ressort de ce recueil le coeur gonflé de ses rendez-vous, parfois manqués, de ce que la vie peut nous apporter de tendre ou de sombre.

    Ahmed Kalouaz est né en Algérie en 1952. Il est l'auteur d'une trentaine de livres dont une trilogie sur l'histoire de sa famille, parue initialement au Rouergue puis en poche chez Babel, qui fut un succès tant critique que public. Il vit dans le Gard.Aux éditions Le mot et le reste, il a déjà publié Demain c'est le beau monde (roman), J'arrivais pas à dormir et Sur le bout de la langue (recueils de nouvelles).

  • À l'hiver 2015, Gwenaëlle part trois mois dans le sémaphore de l'île d'Ouessant. C'est pendant, et à la suite de ce séjour, qu'elle écrit ce récit. Là, sous le grand phare du Créac'h, se racontent un voyage immobile et une expérience d'immersion au contact des éléments et des îliens. Elle explore les lieux et rencontre les habitants, les derniers marins de commerce, les guetteurs-sémaphoriques et gardiens de phares, et les femmes, gardiennes des lieux, qui occupent une place prépondérante sur cette île du Ponant. On découvre cet espace à part, territoire de l'extrême entretenant un rapport particulier à la noirceur et à la mort. Face à la mer et sous les faisceaux du grand phare, l'auteure vit cette expérience comme une renaissance dans le passage et l'exil que représente l'écriture.

    Gwenaëlle Abolivier est journaliste et auteure. Elle est une voix de France Inter. Elle présente pendant plus de vingt ans des émissions de grands reportages où elle raconte ses voyages à travers le monde. Depuis plusieurs années, elle s'est tournée vers l'écriture littéraire tout en continuant d'intervenir sur les ondes (Radio France et la RTS) et dans différentes revues comme ArMen .

  • En 1994, Christophe Miossec, tout juste trentenaire, est révélé par Les Inrocks et J.-D. Beauvallet avec sa chanson « Non, Non, Non, Non (Je ne suis plus saoul) ». C'est dans un mélange de musique tendance rock acoustique et de chanson française que le public le découvre et l'adopte, le consacrant, aux côtés de Dominique A ou Arthur H, comme un des hauts représentants de la Nouvelle chanson française. Depuis son bout du monde brestois, il chante ce qu'il est et ce qu'il connaît, sur des albums aux titres clairs et crus (Baiser, Boire, À prendre). Il bâtit très vite son écriture au travers des petits riens d'une classe sociale prolétaire et des maux de son quotidien. Progressivement, ses textes directs et sans maniérisme s'universalisent, et il livre en 2018 son onzième opus : Les Rescapés.

    Thierry Jourdain, né à Rouen en 1979, travaille dans le milieu de la culture et de l'organisation d'événements artistiques en Normandie depuis 2004. En 2014, il fonde avec plusieurs amis l'association Equilibre Fragile avec laquelle il crée un micro label K7 puis une revue papier trimestrielle du même nom, consacrée à la musique, la photographie et la littérature. Il est l'auteur de plusieurs livres sur la musique (Elliott Smith, Bruce Springsteen, Dominique A).

  • Jack Kerouac meurt en 1969 laissant une oeuvre littéraire qui fait de lui un des auteurs américains les plus importants du XXe siècle. Cependant, jusqu'à l'âge de six ans sa langue maternelle fut le français et son père lui répétait «Ti-Jean n'oublie jamais que tu es breton». Fort de cette tradition familiale, l'écrivain a tenté d'identifier son ancêtre mais la mission était difficile tant il avait semé son parcours de fausses pistes. Désireux d'aller au bout de cette quête, Patricia Dagier a traqué le moindre indice dans les archives en France et au Québec tandis qu'Hervé Quéméner a suivi la quête bretonne de l'écrivain à travers sa vie et son oeuvre. Si Kerouac s'est approché au plus près de la solution, il aura fallu le travail solide de ces deux passionnés pour en trouver la clef.

    Patricia Dagier est généalogiste. En 1999, après trois années de recherches intensives, elle a démasqué l'ancêtre breton de Jack Kerouac. Soucieuse de vérité historique, elle poursuit depuis dix ans ses investigations dans les archives bretonnes, françaises et canadiennes.

    Hervé Quéméner est journaliste. Rédacteur au quotidien Le Télégramme depuis 1972 puis rédacteur en chef de Bretagne Magazine de 1998 à 2006, il se consacre aujourd'hui à l'écriture.

  • Alan Stivell est à l'origine d'une formidable modernisation de la musique bretonne (et celtique) qu'il a su ouvrir sur le folk, le rock, l'électro, et les musiques trad du monde entier. Chanteur, compositeur, multi-instrumentiste, concepteur de harpes, défenseur infatigable de la poésie, de la culture et de la langue bretonnes, il a su à la fois s'enraciner et s'ouvrir sur l'universel. Son succès, qui a initié dans les années 1970 une véritable «vague», est devenu planétaire. Avant et avec d'autres, il a contribué à valoriser la Bretagne et a donné envie à beaucoup de (re)découvrir son histoire et sa culture. De nombreuses anecdotes émaillent ce travail qui a bénéficié de précieuses informations communiquées par Alan Stivell et par les témoins de son parcours tout au long de sa rédaction.

    Laurent Bourdelas, né en 1962, est médiéviste de formation ; il enseigne l'histoire et la géographie. Fan d'Alan Stivell depuis l'âge de dix ans, il a eu le plaisir de voir son poème Purple Moon adapté sur l'album Amzer de ce dernier.

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