• La révolution technologique actuelle entraîne une transformation culturelle qui nécessite une plus grande attention aux logiques humaines en entreprise. Mais il n'est pas aisé d'oublier les recettes qui ont mené au succès par le passé.
    Il le faut pourtant. Car l'incapacité à se réinventer entraîne une activité frénétique et désincarnée en même temps qu'une perte de sens. Or, le plus souvent, ces modes de management produisent tôt ou tard des effets inverses : désengagement ou surmenage.
    Charlotte du Payrat s'est appuyée sur son expérience professionnelle, ses observations, ses échanges et ses passions, pour mettre en lumière les obstacles à surmonter et les réflexions à aborder en vue d'orchestrer l'intelligence collective en entreprise. Son ouvrage est un guide et une invitation, qui permet de :

    dépasser la pensée managériale purement rationnelle et analytique ;
    prendre en compte les diff érentes facettes de l'intelligence humaine en entreprise : émotionnelle, situationnelle, interpersonnelle, etc. ;
    adopter une vision systémique des organisations et des interactions qui y ont cours ;
    se former à de nouvelles méthodes de travail collaboratives, réinventer ses postures managériales et enclencher des synergies collectives vertueuses où chacun se sent engagé.

    Dirigeant, Responsable des Ressources Humaines ou manager, vous tenez entre vos mains l'ouvrage opportun pour accompagner l'émergence de l'intelligence collective autour de vous. Le temps presse, car il ne s'agit ni plus ni moins de l'enjeu stratégique majeur qui doit permettre d'inscrire votre entreprise dans un avenir durable et confiant.

  • La finalité ultime de la formation n'est pas tant de « faire apprendre » que de faire entrer la personne qui apprend dans une histoire et une culture afin qu'elle y trouve sa place et s'y réalise comme sujet, tout à la fois autonome et relié à autrui. L'ouvrage cerne les différentes facettes de ce processus de subjectivation en vue de dégager les conditions d'un apprentissage qui permet l'accomplissement de celui-ci. Il se penche d'abord sur la façon dont cette thématique de l'émancipation du sujet a émergé et a évolué dans le champ de la formation des adultes au cours des dernières décennies. Il propose alors une série de balises permettant de circonscrire de façon plus précise en quoi consiste le processus de subjectivation. Celui-ci est ensuite décrit et analysé, étape par étape, du point de vue de la personne qui apprend. Enfin, les conditions essentielles qui favorisent la subjectivation en formation sont examinées, du côté de la relation « maître-disciple » et du groupe en formation.

  • La « radicalisation » est sur toutes les lèvres. Mais que veut réellement dire ce terme ? Étymologiquement, c'est le retour aux racines (du latin radix). L'islam radical ne promet pas autre chose, ain-si que l'ultra-gauchisme, le fascisme, les sectes... Tous proposent aux individus de se fondre dans un groupe soudé, à la fois victime et tout-puissant. Ce qui s'y oppose sera combattu, à commencer par les différences, parfois jusqu'au sacrifice ultime. D'où vient un tel désir de fusion ? Pourquoi nous-mêmes avons-nous parfois l'idée que les racines sont préférables aux fruits ? Pourquoi partir en quête de cette unité absolue, qu'elle soit religieuse, politique, mais aussi amoureuse, professionnelle ou amicale, au risque de s'y perdre ? Dans cet essai, Thomas Bouvatier montre comment la pensée radicale entraîne une dépendance de l'individu à l'égard d'un groupe fusionnel, et pourquoi il est urgent d'apprendre à s'en défendre, individuellement et collectivement.

  • Lire l'entretien avec l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Peut-on considérer les fous, non plus comme des personnes à part, mais comme des personnes à part entière ? Aujourd'hui, le mouvement des usagers en santé mentale revendique de faire entendre sa voix, à l'égal d'autres publics défavorisés. Au sein du mouvement des personnes handicapées qui proclame  « Rien à notre sujet sans nous », le mouvement Advocacy France a pour devise : «  Le jour où des personnes peu habituées à parler seront entendues par des personnes peu habituées à écouter, de grandes choses pourront arriver. » L'ambition de l'ouvrage est de dépasser la pétition de principe pour interroger les fondements de la démarche.

    L'auteur analyse le chemin parcouru par les intéressés eux-mêmes entre la disqualification des « fous » et la prise de parole des « usagers » afin d'éclairer les concepts en oeuvre dans le mouvement d'émancipation des personnes en souffrance psychique. S'appuyant sur leurs témoignages et sur une recherche historique et philosophique, l'ouvrage s'inscrit dans le mouvement des madstudies qui reste, en France, à développer. Si la disqualification a longtemps été le sort des « fous », comment la comprendre pour mieux la contester ?

  • " L'humour a non seulement quelque chose de libérateur, mais encore quelque chose de sublime et d'élevé. " Sigmund Freud
    Sujets bien souvent à la merci des stéréotypes, entre cabinets poussiéreux, divans, vestes en
    tweed, et jeunes vautrés sur leur siège, les yeux rivés sur leur smartphone. À l'encontre de ces
    clichés, Samuel Dock montre les adolescents tels qu'il les a accompagnés : drôles, pertinents,
    parfois cyniques, souvent moqueurs et surtout stupéfiants dans leur habileté à manier le second
    degré et l'autodérision. Ni confession de psy, ni ouvrage clinique, il livre ici leurs meilleures " punchlines " et offre un voyage inédit et décalé au coeur d'une des périodes les plus mouvementées de la vie !

  • La figure masculine et quelque peu martiale du hussard noir est inséparable de l'image idéalisée de l'école primaire publique sous la IIIe République. Près de vingt-cinq ans après la publication de l'enquête de Jacques et Mona Ozouf, l'étude historique des dossiers de carrière des instituteurs et des institutrices entrés dans l'enseignement public de la Seine entre 1870 et 1886 dresse le portrait d'un corps enseignant plus divers que ne le laissent supposer les représentations héritées de cette époque. L'étude des sources qu'ils contiennent permet de l'analyser tant du point de vue des origines sociales, des scolarités que de celui du déroulement des carrières. Au-delà de l'analyse prosopographique, il s'agit d'observer comment cette première génération d'enseignants républicains a contribué à la modernisation de l'école publique et, plus généralement, au processus d'autonomisation du champ social que constitue l'enseignement primaire dans l'agglomération parisienne et à l'échelle nationale.

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