• Le 22 avril 1945, Yvonne Oddon est libérée du camp de Mauthausen. Le 28 juin 1945, elle témoigne au Muséum national d'Histoire naturel. Ce récit, écrit à chaud, saisit par sa rigueur factuelle. Yvonne Oddon décrit sans fard les conditions de vie inhumaines des prisons de la Wehrmacht et des camps de Ravensbrück et Mauthausen.

    Par-delà la souffrance, c'est aussi la vie quotidienne des prisonnières qu'elle tâche de retranscrire, tout particulièrement celle des femmes. En dépit des atrocités, la dignité des prisonnières demeure, des solidarités se nouent, graines de résistance semées au comble de l'horreur. Le désespoir est finalement absent de ce récit car la bibliothécaire est habitée par une autre préoccupation : l'urgence de témoigner.

    /> Née à Gap en 1902, Yvonne Oddon devient bibliothécaire au Musée d'ethnographie du Trocadéro en 1929. Elle participe en 1940 à la fondation du Réseau du musée de l'Homme, l'un des premiers organismes clandestins de résistance dont fut également membre Boris Vildé. Arrêtée en 1941, elle est incarcérée, avant d'être libérée du camp de Mauthausen en avril 1945. Elle effectue par la suite diverses missions, notamment pour l'Unesco, et participera à la création du Conseil International des musées.

  • Justice transitionnelle? Connais pas.
    Pourtant c'est désormais, dans les relations internationales, une 'recette' devenue comme une norme qui s'appliquerait ´r tout pays sortant d'une dictature ou d'une guerre et aspirant ´r une vie politique et civique pacifiée. Les pays concernés sont aujourd'hui légion : Afrique du Sud, Rwanda, Sri Lanka, Ouganda, Libye, Côte d'Ivoire, Égypte, Tunisie, Guinée, Maroc, sans oublier nombre de pays latino-américains et européens ceux autrefois dominés ´r l'Est par les régimes communistes, ou l'Espagne hantée par les fosses communes du régime franquiste.
    Dans tous les cas, il a été question de 'commissions Vérité et Réconciliation', de guérison des atrocités du passé par l'expression publique des victimes et d'éventuelles réparations financicres ou symboliques, voire de la 'fonction sociale' des proccs de dictateurs et de tortionnaires.
    Or la culture démocratique ne se forge pas d'emblée dans ces normes cathartiques et la démocratie politique ne peut surgir de situations d'inégalités sociales et économiques iniques (l'Afrique du Sud et le Maroc le prouvent ´r l'envi). La justice transitionnelle n'a de chance de devenir réalité que si, au-del´r de l'expression publique, trop souvent contrôlée, des victimes, celles-ci se transforment en authentiques acteurs de la démocratie grâce ´r la satisfaction de normes et d'attentes que sont la reconnaissance, la dignité, la tolérance, la confiance et l'autonomie.
    Voici la philosophie politique mise au défi de la réalité la plus crue, partout, maintenant.

  • Comment, en Pologne, un écrivain a-t-il pu relater en détails, dans un roman, un meurtre non élucidé ? Pourquoi le voyage de noces d'une jeune et belle millionnaire indienne en Afrique tourne-t-il au traquenard et au drame ? Comment concevoir qu'en Italie, une mère puisse apprendre la mort de sa fille en direct à la télévision ?
    Face à l'imagination délirante et à la perversité des meurtriers, les enquêteurs sont aujourd'hui dans l'obligation d'élaborer en permanence de nouvelles techniques d'investigation. Et de mobiliser l'ensemble des ressources que leur offre l'expertise scientifique.
    Des assassins sans scrupules ou des policiers pugnaces, qui triomphera dans cette guerre sans merci ? Ayant pour cadre la France, l'Europe et de nombreux pays du monde, ces 25 enquêtes impossibles passionnantes, toutes authentiques, jamais relatées auparavant et hors du commun, décortiquent au scalpel les mécanismes par lesquels des hommes se sont métamorphosés en criminels. Et révèlent de quelle manière des enquêteurs se sont acharnés à les démasquer.

empty