Littérature traduite

  • Paris, 1862. Victorine est brunisseuse dans un atelier d'argenterie. Elle y travaille avec son amie Denise. Inséparables, les deux jeunes filles ont l'habitude de se promener, de dessiner avant de regagner leur chambre misérable, sous les combles. Un jeune trentenaire les observe avec intérêt. Il les invite au restaurant, entreprend de les séduire. Incapable de le partager longtemps, Victorine décide de tout quitter pour rejoindre ce garçon dans son atelier de la plaine Monceau. Très vite, elle trouve sa place auprès de lui, devenant son amante, son modèle, sa conseillère avisée. Combinant habilement faits réels et inventés, Maureen Gibbon nous fait pénétrer dans l'atelier d'Édouard Manet et nous dévoile les secrets de la création d'Olympia, du Déjeuner sur l'herbe et l'existence de la véritable Victorine Meurent.

  • Une jeune actrice, Norma Traversini, rédige un prospectus pour informer les habitants de son quartier de sa décision d'ouvrir un atelier où ils pourront apprendre à mieux jouer leurs sentiments, afin d'« améliorer leur niveau de sincérité », et donc leur vie. Peu à peu, le prospectus s'allonge, jusqu'à atteindre les dimensions d'un roman, ou plutôt d'une novelita, puisque c'est ainsi que César Aira baptise ses récits. La fiction quitte imperceptiblement les rues et les cafés de Flores, que hantent l'auteur et tant de ses personnages, pour se transformer en un roman colonial foisonnant, avec héros masqué, Anglaises persécutées, Thugs étrangleurs et machiavéliques officiers de l'armée des Indes. Le Prospectus, métamorphose d'une feuille volante en roman d'aventures, envolée de Buenos Aires jusqu'à la mystérieuse cité de Kali - via les réunions littéraires de Windson Manor et les rizières sélénites d'Islamabad - constitue un des sommets de l'oeuvre de César Aira.

empty