• Dans ce dialogue empli de sagesse, Caton est désigné comme l'avocat de la vieillesse contre quatre chefs d'accusation : elle empêcherait de briller dans la vie publique, affaiblirait le corps, interdirait les plaisirs et ferait sentir l'approche de la mort. Pour Caton au contraire, la vieillesse est l'âge le plus propice aux oeuvres accomplies de l'esprit, le corps étant délivré de la servitude des sens. Elle prépare l'âme à la libération totale procurée par la mort. Caton suggère une attitude exemplaire et loue l'expérience. Celui qui n'attend que de lui-même n'a rien à craindre des lois de la nature : "La faiblesse convient à l'enfance ; la fierté à la jeunesse ; la gravité à l'âge mûr ; la maturité à la vieillesse : ce sont autant de fruits naturels qu'il faut cueillir avec le temps."

    Né en 106 av. J.-C., mort en l'an 43, Cicéron put très jeune démontrer ses talents d'orateur, devenir grand avocat de Rome et connaître la gloire, lors du procès qui conduisit à la condamnation de Caius Verrès, gouverneur concussionnaire de la Sicile. Consul, il écrivit des oeuvres de philosphie politique (De oratore, De re publica et De legibus) et un Brutus. Défenseur d'un idéal de formation universelle, il est souvent placé à l'origine de l'humanisme tel que conçu à la Renaissance.

  • On imagine volontiers les ascètes indiens errants et solitaires, notamment les Nath Yogis, ces disciples de Gorakhnath, thaumaturges et adeptes du Hatha Yoga, célèbres depuis le xiiie siècle pour leurs exploits et, à ce titre, héros de ballades chantées dans toute l'Inde du Nord. Mais, s'ils sont d'infatigables pérégrins, ils possèdent également des modes d'organisation bien établis, en particulier monastiques, grâce auxquels ce mouvement sectaire assure sa pérennité. C'est à ces monastères, point d'ancrage d'une tradition d'itinérance, que ce livre est consacré. Il propose une description et une analyse de la complémentarité de deux types de monastères, les monastères communautaires dans lesquels les ascètes se réunissent autour de symboles et de rites partagés, et les monastères personnels, transmis de maître à disciple au sein d'une lignée. Le monastère de Kadri-Manjunath à Mangalore (Karnataka) est le type même du monastère communautaire : nous verrons que l'intronisation du supérieur y est l'occasion, tous les douze ans, d'une grande célébration, précédée d'un pèlerinage à pied, long de six mois, entre Nasik et Kadri, réitération d'un mythe fondateur lié au dieu Parashuram et illustration de l'histoire religieuse complexe de cette région. Les monastères personnels, ici ceux de Fatehpur dans la Shekhavati (Rajasthan) et de Asthal Bohar en Haryana, sont en revanche le lieu d'innovations, souvent liées à un changement de patronage : un accent mis sur la dimension dévotionnelle derrière le culte du guru et le développement de l'hagiographie, un nouvel intérêt pour les activités caritatives, une ouverture aux laïcs mise en évidence lors de la cérémonie fastueuse tenue à Fatehpur pour leur bénéfice et caractérisée par un sacrifice qui se veut « védique ». Ce livre présente la richesse et la diversité des institutions et des orientations qui concourent, derrière l'atomisation des pratiques individuelles, à faire des Nath Yogis une tradition sectaire vivante et cohérente.

  • « Le conditionnel passé est un mode à bannir. Futile et détestable, il emprisonne dans les regrets et prive de la perspective. Pour une fois, je réclame le Présent, temps du tremplin. La résignation appartient au passé et l'espoir à l'avenir. Ce ne sont plus mes choix ! J'opte brusquement pour la Vie. Ce sera mon dernier essai pour vivre libéré de la souffrance. Une décision radicale s'impose. Une voix me dit : "ne rentre pas chez toi." J'abandonne les embouteillages et emprunte une autre autoroute sans savoir où elle me mènera... »

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