• Edition enrichie (Introduction, notes, glossaire, chronologie et bibliographie)« La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru avec tant d'éclat que dans les années du règne de Henri second », et c'est bien sur le théâtre de la brillante cour des Valois que se noue et se joue la passion de la princesse de Clèves et du duc de Nemours. Passion tacite, et qui ne s'exprime longtemps que par des signes : un portrait dérobé, la couleur d'un vêtement au tournoi, la soudaine émotion d'un visage. Passion tragique, aussi, dont la mort est la conséquence imprévue.
    Si La Princesse de Clèves, lors de sa parution en 1678, est le livre le plus immédiatement commenté de son époque, c'est que, sans rompre totalement avec le roman antérieur, il y introduit le souci de vraisemblance et de brièveté qui caractérise alors la nouvelle, et concilie de manière neuve narration et psychologie. Le premier des romans d'analyse ? Certainement. Mais simplement, aussi, un grand roman sans romanesque. 

  • Issue de grandes dynasties viennoises et anglaises au cosmopolitisme vertigineux, Antonia est mariée à un nanti de Palerme. Soumise et contrainte à l'oisiveté, mais lucide, elle rend compte dans son journal de ses journées-lignes et du profond malaise qu'elle éprouve. Suite au décès de sa grand-mère, Antonia reçoit quantité de boîtes contenants lettres, carnets et photographies. En dépouillant ces archives, elle reconstruit le puzzle du passé familial et de son identité intime, puisant dans cette quête, deux ans durant, la force nécessaire pour échapper à sa condition.

    Roman d'une émancipation féminine dans les années 1960, Antonia est rythmé de photographies tirées des archives familiales de Gabriella Zalapì. Comme chez Sebald, elles amplifient la puissante capacité d'évocation du texte.

    /> Gabriella Zalapì est artiste plasticienne, d'origines anglaise, italienne et suisse. Née à Milan, elle a également vécu à Genève et New York. Aujourd'hui elle habite et travaille à Paris. Antonia est son premier roman.

  • Le destin extraordinaire de Lady Anne Glenconner, dame d'honneur de la princesse Margaret.Bien qu'elle soit l'aînée du richissime cinquième comte de Leicester, Lady Anne Glenconner est une femme et donc une " terrible déception ". Elle n'héritera ni du domaine ancestral ni de la fortune familiale. Ainsi débute la vie riche en contrastes de cette aristocrate, intime de la famille royale, qui oscille entre tragédie et comédie.
    Lady Anne raconte les missions diplomatiques aux quatre coins du monde, aux côtés de la princesse Margaret. Elle décrit les fêtes somptueuses et décadentes sur l'île Moustique, propriété de son époux, refuge de la princesse fuyant les paparazzis et paradis pour célébrités comme David Bowie ou Mick Jagger ; mais aussi l'annulation de ses premières fiançailles due à son " mauvais sang " et son mariage tumultueux avec le fantasque Lord Glenconner...
    Avec humour, finesse et sincérité, Lady Anne partage ses souvenirs dans ce récit intime et pétillant qui se lit comme un roman délicieusement
    british.

  • Sa Seigneurerie - Jaume Cabré 1799, novembre et décembre. Il n'arrête pas de pleuvoir sur Barcelone, la ville en semble paralysée. Mais la vie superficielle de l'aristocratie bourbonienne poursuit son cours. Son unique souci : fêter le changement de siècle sur le plan religieux et sur le plan civil. Te Deum à la cathédrale, réceptions dans les salons luxueux...
    L'assassinat d'une cantatrice française émeut le bon peuple et la bonne société. On arrête un suspect, on en fait le coupable. D'autant plus coupable qu'on trouve en sa possession un document qui peut entraîner la chute de « Sa Seigneurie », la plus haute autorité judiciaire de la Catalogne : don Rafel Masso, régent de l'Audience Royale. Au « je ne l'ai pas tuée » d'un accusé auquel on ne donne pas les moyens de se défendre fait écho le « je ne voulais pas le faire » du régent qui, lui, a bel et bien étranglé sa maîtresse et couvert d'or son jardinier pour qu'il cache le cadavre. Peu de temps s'écoule entre la confession du jardinier et celle du régent, c'est-à-dire de la vengeance de l'humble à la déroute du puissant.
    Assez de temps cependant pour que nous devienne familière une ville qui se reconstitue une santé en dépit et aux dépens d'une aristocratie aussi veule qu'abjecte.

    Prix Méditerranée 2004 « James Cabré brosse le portrait d'une société corrompue à son crépuscule. Somptueux comme un opéra puccinien ou un projet viscontien, Sa Seigneurie (qui a reçu le prix Méditerranée Etranger) bénéficie d'une traduction d'une saveur enthousiasmante. Enfin une grandeur non usurpée. » Philippe-Jean Catinchi, Le Monde « Retenez bien le nom de ce romancier catalan, car on en reparlera. Sa Seigneurie est son premier roman traduit - excellemment - en français. La qualité littéraire époustoufle: intrigue saisissante pleine de rebondissements, longues phrases proustiennes alternant avec des dialogues truffés d'arrière-pensées et des monologues intérieurs, maîtrise des mouvements temporels et des flash-back, art de différer les réponses, de donner comme Balzac vie à une centaine de personnages, de ressusciter comme Dumas l'atmosphère d'une époque abolie: Barcelone entre 1795 et 1800, assez proche de la France pour que des écrits satiriques révolutionnaires y fleurissent contre les Bourbons et Godoy, le favori de la reine Marie-Louise de Bourbon-Parme. Cabré connaît le nom de chaque rue, et de chaque cloche de chaque église. » Jean-Charles Gateau, Le Temps

  • En toile de fond, les années 1920 et la montée du fascisme. Au premier plan, les vies croisées de trois vieilles familles vénitiennes qui habitent le même palais sur les Zattere, à Dorsoduro. Au centre de ce microcosme, la jeune Giovanna occupe une place spéciale dans le coeur du narrateur, Giorgio Partibon, spectateur aussi indulgent qu'implacable. Amitiés, antipathies, amours et chagrins s'entrelacent dans un récit où la ville, Venise, est toujours incontournable et, au fond, immuable.

  • « Il était caractéristique de sa part de garder de ses échecs un souvenir aussi aigu que de ses triomphes, et un désir passionné de les "rattraper", qui comptait toujours parmi les motifs obscurs de sa conduite. Elle avait enfin ce qu'elle voulait - elle avait conscience de posséder "ce qu'il y avait de mieux" ; et parmi les autres sensations, plus diffuses, l'adoration de Ralph lui procurait le plaisir raffiné qu'aurait pu connaître une reine guerrière portée en triomphe par les princes vaincus, et lisant dans les yeux de l'un d'eux la passion qu'il n'eût pas osé exprimer. » Ondine Spragg s'ouvre les portes de l'aristocratie new-yorkaise grâce à son mariage avec Ralph Marvell. Son ambition l'amène à divorcer et à se lancer à la conquête des hommes susceptibles de lui apporter tout ce qu'elle désire, c'est-à-dire l'amusement mais aussi la respectabilité. Si elle échoue face au banquier Peter Van Degen, elle va trouver une nouvelle victime en la personne du Marquis de Chelles, grâce à qui elle va - espère-t-elle - trouver une place de choix dans le monde du Faubourg Saint-Germain. Mais c'est vers Elmer Moffatt, un ami d'enfance auquel elle avait été mariée secrètement, qu'elle finira par revenir et en compagnie duquel elle trouvera le bonheur. Les qualités d'analyse de la grande Edith Wharton font merveille dans cette vaste fresque qui dépeint une classe à l'agonie dans ce monde du XXe siècle en pleine formation, et tracent avec une talentueuse audace le portrait d'une femme moderne.

  • À travers ces mémoires familiaux - qui retracent les mythes, les légendes et les secrets de sept générations de femmes incroyables -, Juliet Nicolson, la petite-fille de Vita Sackville-West, enquête sur le sens de la famille, la mémoire, le passé. Dans les quartiers pauvres de Malaga au XIXe siècle, l'Angleterre frappée par la Seconde Guerre mondiale ou le New York des années 1980, ces femmes deviennent, pour l'auteur, des personnages à part entière et partie intégrante de ce qu'elle est et d'où elle vient. En abordant la perte, le secret, la jalousie, tous les désirs et devoirs qui peuvent opposer une mère et sa fille, en explorant le sentiment d'appartenance et ce qu'il peut créer de solitude, ce récit nous permet de pénétrer un milieu - celui de l'aristocratie anglaise éclairée - aussi admiré que critiqué. « Ce livre est une parfaite illustration du fait - trop souvent oublié - que les personnages de l'histoire sont réels, avec une réelle ambition, une réelle passion, une réelle rage. Ces femmes ont pris la vie à bras-le-corps et l'ont secouée. C'est une lecture magnifique, et un rappel puissant de la signification de notre lignée matrilinéaire. » Julian Fellowes « Une histoire hypnotique de filiation mères-filles dans laquelle le personnel est mélangé à l'historique pour un effet remarquable : parfois très émouvant, parfois empreint d'humour noir, il met en scène un éventail de personnages, qu'il s'agisse des danseurs espagnols, des figures célèbres de Bloomsbury ou de l'aristocratie anglaise. Vous ne serez pas capable d'interrompre votre lecture. » Lady Antonia Fraser

  • En 1919, à la surprise générale, le Prix Goncourt n'est pas attribué à un livre se faisant l'écho des combats de la terrible guerre qui vient à peine de s'achever. Roland Dorgelès, pourtant largement favori avec Les Croix de bois, n'aura pas le Prix tant convoité. Contre toute attente, l'Académie Goncourt consacre à la place un écrivain quasiment inconnu, Marcel Proust, pour le deuxième tome de cette oeuvre cathédrale en devenir qu'est À la recherche du temps perdu. J.-H. Rosny Aîné écrira, à propos d'À l'ombre des jeunes en fleurs, cette phrase prophétique : « Il est probable qu'un tel livre subsistera longtemps après que l'immense majorité des livres parus depuis le commencement de ce siècle se seront complètement effacés de la mémoire des hommes. »
    Pour célébrer les cent ans de ce Prix Goncourt atypique, BnF collection ebooks vous propose en intégralité À la recherche du temps perdu à partir des textes des éditions d'origine.

  • Héritier par adoption de la couronne du royaume de Numide, le jeune Jugurtha n'hésite pas à corrompre les dirigeants romains pour éliminer tout rival et s'emparer seul du trône. Mais bientôt la grogne se lève au sein du peuple de Rome, indignation de la plèbe qui se révolte contre les massacres en chaîne et les manoeuvres de la noblesse. Obligée, par crainte d'une guerre civile, de combattre le roi barbare, celle-ci l'emporte grâce à Marius, général aux origines modestes. Cette victoire marqua l'entrée dans les hautes sphères politiques de personnalités issues des classes populaires. Par une attaque sévère contre l'aristocratie romaine, vénale et corrompue et le récit de la première victoire du "parti populaire", Salluste écrit l'une des toutes premières luttes des classes de l'Histoire.

    Né en - 86, Salluste fut un homme politique, militaire et historien proche de Jules César et de Clodius. Après une courte carrière au Sénat, il accompagna César en campagne et franchit avec lui le Rubicon en - 49. Après l'assassinat de ce dernier, il se consacra au récit complet des épisodes les plus mémorables de l'histoire romaine. Son souhait novateur d'expliquer les causes des événements et de comprendre les motivations des protagonistes le consacrèrent "premier des historiens de Rome".

  • Londres, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Lady Sophia Garfield rêve de devenir une belle espionne. Ne pouvant cependant passer son temps à démasquer des ennemis, Sophia exerce son sens patriotique dans les bureaux de l'hôpital Ste Anne... tout en conservant ses loisirs aristocratiques. Elle va ainsi régulièrement prendre le thé au Ritz, échafaude avec malice des plans pour séduire le fringant Rudolph Jocelyn et en éloigner sa rivale, la princesse Olga Gogothsky.

    Dans la lignée de Charivari, Nancy Mitford déploie un humour décalé et percutant, qu'elle distille savamment tout au long de cette fantaisie loufoque, qui accorde aussi toute sa place aux développements politiques internationaux cruciaux de l'époque.

  • Il n'existe aucune histoire de Venise à l'époque médiévale en langue française. Ce guide, signé par un historien qui a passé plusieurs années dans les Archives de la Sérénissime République et possède une connaissance intime de la ville, de ses monuments et de ses habitants, met à la disposition du public une histoire renouvelée d'une ville au sommet de sa puissance.
    L'auteur examine les étapes mouvementées de la construction d'un état aristocratique, de la conjuration de B. Tiepolo (1310) pour renverser l'hégémonie du Sénat au sein du gouvernement, jusqu'aux menées monarchistes avortées de M. Faliero (1355). S'appuyant sur une prospérité commerciale dynamique, Venise tente de conserver son impérialisme maritime en luttant contre la redoutable Gênes ou la puissante famille milanaise des Visconti. Sous l'impulsion des Doges, de Dandolo (XIIe siècle) à Foscari (XIVe siècle), Venise s'appuie sur sa noblesse marchande (la famille Polo bien sûr) pour conforter son rayonnement.
    Les hommes qui ont fait cette grandeur occupent la seconde partie de ce guide, avec leurs difficultés (pauvreté, épidémies), leurs croyances (foi et charité), leur culture, la vie familiale, la place de la femme et de l'enfant. Mais Venise est aussi un très grand foyer intellectuel et artistique qui attire encore aujourd'hui des millions de visiteurs venus admirer ses palais, ses places, ses églises, ses musées, l'architecture, les mosaïques, la peinture, la sculpture. L'eau est omniprésente, qu'il a fallu maîtriser, conserver, protéger. L'eau et l'urbanisme sont les deux grands acteurs de cette histoire comme le rappelait déjà le chroniqueur Marino Sanudo Torsello, «Les Vénitiens ont été nourris de l'eau».

    Jean-Claude Hocquet est historien, professeur à l'université de Lille III et directeur de recherche au CNRS. Amoureux de Venise, où il se rend tous les ans, il en est un éminent spécialiste. Aux Belles Lettres, il a publié Venise au Moyen Âge (Guide Belles Lettres des civilisations, 2003), Venise. Guide culturel d'une ville d'art de la Renaissance à nos jours (2010) et Venise et le monopole du sel - Tomes I & II. Production, commerce et finance d'une République marchande (2012).

  • « Alors ce drôle n'eut d'autre ressource que d'invoquer humblement les bouddhas et les divinités en leur demandant de faire revenir à lui la dame de son coeur. Mais, comme son désir ne faisait que s'accroître tandis que l'effet se reculait avec une froideur qui passait toute mesure, il enveloppa en cadeau des cartes de récréation ainsi que des cure-dents, et se rendit chez elle pour lui en faire présent avec la promesse qu'il ne ferait plus appel à ses services. Las ! Plus l'entretien se prolongeait, plus son amour grandissait... » Au XVIIe siècle, un auteur japonais s'est amusé à récrire sur un mode cocasse un grand classique du Xe siècle, composé de 125 petits récits entrecoupés de poèmes. Ces Contes de Risée constituent un véritable documentaire sur le début de l'époque d'Edo (1603-1867). Mais la traduction est aussi un tour de force, puisqu'elle est elle-même parodie d'une nouvelle version française des Contes d'Ise.

  • Vies privées est considéré comme un classique de la littérature catalane, après avoir été censuré pendant des années suite à sa publication en Espagne en 1932. Josep Maria de Sagarra y décrit les changements profonds qui affectent la haute société catalane dans cette première moitié du XXe siècle, secouée par les convulsions politiques qui précèdent la prise du pouvoir par Franco, l'effondrement moral et économique de la vieille aristocratie terrienne et l'avènement d'une haute société ambitieuse, frivole et cynique. « Vies privées est une référence obligée quand on parle de roman catalan. Point à la ligne. [...] On [y] trouve [...], assurément, l'élégante provocation sociale que supposa la publication de ce roman [...]. Mais j'aime quant à moi imaginer Sagarra soulevant un sourcil, un peu méprisant et dédaigneux face à toute la signification sociale et culturelle - scandale compris - qu'on reconnaît à son roman. » Juan Marsé

  • Il serait injuste d'accuser le peuple parisien des massacres de septembre : cent cinquante égorgeurs, au plus, suffi rent à la besogne. Pendant une semaine, ils terrorisèrent Paris : le peuple, lui, se contenta de regarder, d'être curieux, d'applaudir ; d'apporter là son amour effréné du spectacle, quel qu'il soit ; et aussi cette sorte d'équité fruste et servile qui le poussait à huer les coupables et à embrasser ceux qu'on lui déclarait innocents. Des récits qui vont suivre surgiront d'horribles figures ; mais combien plus nombreux furent ceux qui risquèrent leur vie pour sauver des malheureux dont ils ne connaissaient pas le nom. Ce sont ces comparses héroïques qu'il faut suivre à travers le drame. »
    Après la chute de la Monarchie en août 1792, l'Assemblée législative s'incline devant la Commune insurrectionnelle de Paris, largement influencée par Robespierre. À Paris, environ 3 000 suspects sont emprisonnés. La peur du « complot aristocratique », l'inquiétude grandissante devant l'avancée des troupes prussiennes déchaînent les passions populaires et provoquent les massacres de septembre dont le bilan s'élève à plus de 1 000 victimes.

  • Je vous surveille. Je vous épie. Je connais tous vos secrets, vos mensonges et vos trahisons. Comment cela est-il possible ? Mais parce que je suis l'une des vôtres. Je suis vous. Alors prenez garde.
    Signé Mlle V.Nous sommes en 1700. Lorsque Jeanne, jeune provinciale de 16 ans arrive à Versailles pour vivre chez sa cousine, elle voit son rêve de petite fille sur le point de se réaliser : celui d'entrer à la Cour, d'assister à ses fêtes fastueuses, de rencontrer de jeunes nobles beaux et fortunés, de devenir leur amie, et peut-être, même de tomber amoureuse...Naïve, Jeanne découvre très vite l'envers du décor : la cour est un univers d'intrigues et de mesquineries, un monde de superficialité. Rejetée et humiliée par ces jeunes nobles dont elle espérait tant, la jeune fille décide de se venger, et se lance dans la rédaction de billets anonymes, prête à tout pour faire tomber ceux qu'elle considère désormais comme ses ennemis. Mais comment entreprendre une telle chose sans se perdre soi-même ?

  • Paru en 1935, ce roman n'a pas été réimprimé pendant près de 70 ans. Ceci à la demande de Nancy Mitford elle-même, qui souhaitait mettre un terme à la brouille que sa publication avait provoquée avec ses soeurs. Unity et Diana lui reprochaient en effet la caricature à peine masquée qu'elle faisait du mari de Diana sous les traits du charismatique et très nationaliste Captain Jack. Car derrière ce qui est en au premier abord une comédie enlevée, portée par le meilleur de l'humour anglais, transparait une critique mordante des moeurs de la bonne société britannique, sur fond d'avènement du fascisme.

  • Durant la guerre, on suit un enfant qui rejoint son grand-père résistant dans la crypte familiale où il se cache, afin d'effectuer avec lui une « reconnaissance ». Au fur et à mesure qu'il rassemble les ossements les plus antiques pour faire de la place aux plus récents, l'aïeul raconte à son petit-fils l'histoire haute en couleur de ses ancêtres. "La Ligue des Dames" est un mélange subtil de badinage, d'humour et de libertinage.

  • Situant son intrigue en 1895, quelques décennies seulement après l'unité italienne, Marco Malvaldi signe un roman policier dans les règles de l'art. Il dresse le portrait passionnant d'un pays en pleine mutation et établit des parallèles troublants entre l'Italie de la fin du XIXe et l'Italie berlusconienne.
    Tous les éléments du crime en chambre close sont réunis dans ce roman savoureux à plus d'un titre car son héros n'est autre que Pellegrino Artusi, l'auteur de La science en cuisine et l'art de bien manger (1891), ouvrage fondateur de la tradition gastronomique italienne.

    « Parmi les personnages historiques rappelés à la vie pour s'improviser détectives, manquait encore Pellegrino Artusi. Malvaldi a remédié à ce manque. Et il a bien fait, pour deux excellentes raisons. La première : en dépit de la profusion des livres de recettes, le livre d'Artusi est encore le plus fiable. La seconde : le roman hérite de l'esprit subtil, du côté à la fois débonnaire et désabusé, ainsi que l'intelligence étincelante de son protagoniste. » La Stampa

  • Les Désamants est un roman épistolaire d'aventures utopiques dont l'action se situe au tournant des XVIIIe et XIXe siècles. Deux amants maudits, séparés par les aléas de l'Histoire¦: George Bass, jeune chirurgien envoyé par la Marine royale anglaise en Nouvelles-Galles du sud (personnage authentique, qui fut l'un des premiers explorateurs de l'Australie) et sa maîtresse, mystérieuse, Mademoiselle des X, aristocrate française fuyant la Révolution. Tout au long des mois et des lieues qui les séparent, ils échangent des lettres passionnées et tentent de se rejoindre. Mais l'écriture parviendra-t-elle à combler l'abîme vaste comme le monde qui s'est creusé entre eux¦?

  • Une délégation d'Amérique latine vient à Porto pour commémorer la mémoire du roi Dom Pedro IV. Leurs hôtes sont les chefs de quatre grandes familles portugaises. Pendant la cérémonie, au moment même où l'on découvre que la relique du roi - son coeur contenu dans une urne - a disparu, l'architecte Jorge Vinagre, organiste, s'écroule sur son clavier.Les membres de la délégation et la maîtresse du ­défunt engagent le détective privé Mário França pour retrouver qui la relique, qui l'assassin de Vinagre...«

  • Sous le Directoire, entre bals, crimes et intrigues, le jeune Stanislas apprend vite que son principal atout est son physique. Auprès des hommes comme des femmes, des humbles comme des puissants, jusqu'au général Bonaparte et à sa future conquête Joséphine de Beauharnais.

    Fils d'un marquis et d'une paysanne, Stanislas est venu à Paris pour y gagner la gloire. Assoiffé de revanche, jusqu'où est-il prêt à aller pour accomplir ses ambitions ? Quels crimes, quelles audaces commettra-t-il pour parvenir à ses fins, dans cette période terrible où chacun espionne et où rode la mort ?

    L'adulte cynique, en Stanislas, terrassera-t-il l'enfant ébloui ? Le lourd secret qui le taraude explosera-t-il enfin ?

    Couverture : Création Studio Flammarion

  • En mars 1966, une histoire de moeurs et d'espionnage ébranle la Chambre des communes. Quelques années plus tôt, certains anciens ministres conservateurs du gouvernement Diefenbaker auraient fréquenté une certaine Gerda Munsinger, une femme réputée facile. Madame Munsinger est venue s'installer au Canada la décennie précédente. Peu instruite, mais fort séduisante, elle fait rapidement de nombreuses conquêtes et commence plus ou moins à vivre de ses charmes en attendant le grand amour.

    Trois ans après l'arrivée de Gerda Munsinger, le colonel Pierre Sévigny est nommé ministre associé à la Défense. Sa route croisera celle de Munsinger et le destin fera naître entre eux une aventure suivie d'une liaison amicale. Toutefois, Sévigny sera soupçonné d'avoir livré des secrets militaires à la belle Allemande, qui n'aurait apparemment eu aucun scrupule à les dévoiler. C'est ainsi que l'ex-ministre est montré du doigt par les libéraux pour la situation délicate dans laquelle il s'est placé en gardant contact avec cette femme. Encore aujourd'hui, l'Affaire Munsinger constitue le plus important scandale sexuel qui ait ébranlé le Canada.

    Le livre nous fait voir jusqu'où certains politiciens ou conseillers politiques sont prêts à aller pour garder ou reprendre le pouvoir. Également, cette enquête nous permet de constater que les enveloppes brunes, les caisses occultes, les accusations gratuites, les prête-noms et les pots-de-vin n'ont pas été inventés par les « héros » de la commission Charbonneau.

    Paru une première fois aux Éditions JCL en 1993 sous le titre Les Déshonorables, cette enquête journalistique de Gilles-Philippe Delorme et de Danielle Roy, qui se lit comme un véritable thriller, est rééditée en 2014 sous le titre L'Affaire Gerda Munsinger.

  • 1895. Augustine, une jeune paysanne lorraine,  est placée comme bonne à Paris au service d'Anne de Nettancourt, comtesse Esterhazy. Sans le vouloir, les deux femmes se trouvent prises dans la tourmente de l'Affaire Dreyfus au coeur de laquelle plane l'ombre malsaine du mari de la comtesse, le commandant Walsin-Esterhazy. Issue d'une aristocratie d'un autre âge arc-boutée sur des principes moribonds, la comtesse saura-t-elle surmonter les aléas d'une vie à laquelle rien ne l'a préparée ? Jusqu'en 1930, Augustine sera le témoin privilégié et clairvoyant des blessures et espoirs les plus intimes de sa maîtresse. Où s'arrête l'Histoire ? Où commence la fiction ? La réponse se trouve à la suite du roman, au 17, rue de la forêt. Dans ce « roman du roman », l'auteur dévoile les méandres de son processus d'écriture, entre questionnement littéraire et mise en oeuvre de son savoir-faire d'historienne.

  • Après avoir quitté leur manoir en ruine et traversé l'Allemagne à pied d'est en ouest, Else et ses quatre enfants sont enfin arrivés à Düsseldorf. Magnus, le frère de son mari, consent à les accueillir, mais n'a d'autre choix que de les abriter dans son sous-sol humide et inconfortable. Comme Else ne veut pas être à sa charge, elle accepte un poste de serveuse dans un restaurant, puis est engagée par les Forces britanniques comme traductrice.

    Alors que la reconstruction de l'Allemagne de l'Ouest s'amorce grâce au Plan Marshall, la veuve de Johan Von Steiner agrandit le cercle de ses amis et connaissances, même si elle tente de cacher du mieux qu'elle le peut ses origines aristocratiques. Et quand un nouvel emploi se présente, cette fois dans des bureaux diplomatiques étasuniens, Else rencontre un homme dont elle tombe amoureuse. Mais à nouveau, le destin s'acharne sur elle, le malheur l'accable. Saura-t-elle une fois encore faire preuve de résilience, qualité essentielle en ces temps difficiles où rien n'est acquis?

    Ce second et dernier tome de la nouvelle série de Janine Tessier nous ramène au coeur du conflit le plus meurtrier de l'histoire, avec ses difficultés, ses horreurs et surtout, ses incalculables séquelles.

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