• Skoda

    Olivier Sillig

    Un jeune homme reprend conscience. Autour de lui gisent ses camarades d'infortune. L'histoire se passe de nos jours, dans un pays qui n'est pas nommé. À quelques mètres, une voiture - une Skoda - elle aussi victime du raid aérien. À l'intérieur, un bébé respire encore. Après quelques hésitations, l'homme prend l'enfant dans ses bras et part sur la route. Notre monde et sa violence. Mais aussi, le lien qui se crée entre un jeune homme et un enfant. La beauté de la vie contre l'absurdité de la mort.
    « Olivier Sillig exalte la grâce de l'amour face à la brutalité et l'arbitraire du destin. Un conte poignant zébré d'éclairs lumineux. » Claire Julliard, Le Nouvel Observateur, 9 septembre 2011.
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  • La peur gagne. Peur du chômage, peur de l'insécurité, peur des immigrés, peur du changement climatique... Rien de plus humain que d'avoir peur lorsqu'on est face à un danger. Rien n'est pourtant plus utile et dangereux que l'instrumentalisation de nos peurs. Rappelons Machiavel : la peur est propice au pouvoir. Mais le pouvoir peut-il éradiquer nos peurs ? Ne contribue-t-il pas aussi à les propager ?
    En analysant les différents visages de nos peurs (des peurs de notre enfance jusqu'à celle de la mort en passant par la peur au travail), Michela Marzano scrute l'une des émotions les plus répandues de nos sociétés contemporaines et pourtant l'une des moins étudiées. Elle nous invite à redécouvrir la vertu de la confiance qui, sans nous mettre à l'abri de l'inconnu ou de l'imprévu, nous permet en même temps d'aller vers les autres et de renouer avec notre propre altérité.

  • En 1902, écarté momentanément de la vie publique, Marcelin, de son exil parisien, évoque la mémoire de quelques-unes de figures illustres de la vie politique haïtienne de la fin du XIXe et les relations qu'il entretenait avec elles. De D. Delorme à F. Manigat, en passant par Brice, Monplaisir, les insurgés de Miragoâne ou S. Rameau, qu'ils soient libéraux ou nationaux - comme lui -, il les dépeint sans passion partisane. Ces portraits sont aussi l'occasion pour Marcelin de dénoncer l'arbitraire et le militarisme qui gangrenaient la société de son temps.

  • Les manifestations de faveur, qualifiées ou non de corruption, sont présentes dans les sociétés contemporaines, aussi bien dans les États des pays en développement ou émergents que dans les démocraties occidentales.
    Vingt-et-un auteurs de tous pays et toutes disciplines montrent ici, non seulement que la faveur n'est pas étrangère au monde du droit, mais encore qu'elle est bel et bien présente au coeur même de l'ordre juridique, voire qu'elle constitue un élément indispensable à son fonctionnement. Ils mettent en évidence que la faveur, malgré son caractère subversif, peut être appréhendée de quatre façons par le droit, qui alternativement l'ignore, la prohibe, l'engendre et même l'organise. La notion de faveur constitue ainsi un excellent analyseur pour mettre au jour certaines déterminations qui commandent le fonctionnement social. Sa persistance dans les sociétés contemporaines montre alors les limites de l'égalité sous-jacente à la logique démocratique et d'une impersonnalité inhérente au modèle bureaucratique.
    L'ambivalence du rapport que la faveur entretient avec le droit révèle donc ses facettes contradictoires : élément de déstabilisation sociale et politique par les inégalités qu'elle génère et les rancoeurs qu'elle suscite, elle peut être aussi un élément de pacification sociale et politique.

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