• Veuve au matin d'une nuit de noces hallucinante, lorsque son époux, un jeune pasteur, se suicide en se jetant dans les Chutes du Niagara, Ariah Littrell se considère désormais comme vouée au malheur. Pourtant, au cours de sa semaine de veille au bord de l'abîme, en attendant quon retrouve le corps de son mari dun jour, La Veuve banche des Chutes (ainsi que la presse la surnommée avant den faire une légende) attire lattention de Dirk Burnaby, un brillant avocat au cur tendre, très vite fasciné par cette jeune femme étrange.Une passion improbable et néanmoins absolue lie très vite ce couple qui va connaître dix ans dun bonheur total avant que la malédiction des Chutes s'abatte de nouveau sur la famille.Désamour, trahison, meurtre ? C'est aux enfants Burnaby qu'il reviendra de découvrir les secrets de la tragédie qui a détruit la vie de leurs parents. Une quête qui les obligera à affronter non seulement leur histoire personnelle mais aussi un sombre épisode du passé de lAmérique : les ravages infligés à toute une région par lexpansion industrielle gigantesque des années 50 et 60, expansion nourrie par la cupidité et la corruption des pouvoirs en place.Ce roman aussi beau et tumultueux que ces Chutes au charme maléfique a remporté le Prix Femina étranger en 2005.

  • Champion et Ooneemeetoo, ce sont deux frères cris nés d'aurores boréales, élevés au rythme des rires et des sabots de caribou martelant le sol de la toundra. Un jour, ils sont envoyés très loin dans le sud dans un pensionnat autochtone, où une tout autre réalité les attend. Heureusement, la Reine blanche veille sur eux. Imprégnés à la fois de la magie et de l'humour de la culture crie, et du potentiel rédempteur de l'art, les frères se fabriqueront, l'un par la musique et le théâtre, l'autre par la danse, une liberté nouvelle.

    Véritable oeuvre d'équilibriste, le roman dépeint les rêves et les écueils que vivront ces garçons écartelés entre deux univers, et livre un hommage saisissant au pouvoir des récits.

    Dans la préface inédite à cette réédition, le romancier Louis Hamelin écrit qu'«?on ne peut qu'admirer le caractère terriblement prémonitoire de ce Champion et Ooneemeetoo?» paru plusieurs années avant les excuses of?cielles du Parlement canadien pour la création des pensionnats autochtones et l'Enquête nationale sur les femmes et les ?lles autochtones disparues et assassinées.

    Publié en anglais en 1998 sous le titre «Kiss of the Fur Queen» puis en français par Prise de parole en 2004, «Champion et Ooneemeetoo» connaît un succès qui ne se dément pas. Servi par une traduction extraordinaire signée Robert Dickson, il s'agit du seul ouvrage traduit de la collection BCF, qui pérennise les classiques de la littérature franco-canadienne.

  • Histoire de retenir le passé. Histoire d'amour...
    Paris, les années 1950. Raymond et sa fille adolescente Cécile vivent une relation affectueuse, sincère, symbiotique. Mais une fissure vient de s'ouvrir entre eux. Raymond observe les tentatives de libération de Cécile alors qu'elle le confronte aux grandes questions : le sens de la vie, le chemin du bonheur, les mystères de l'amour. Les philosophes proposent leurs interprétations, tandis que Raymond et Cécile cherchent les réponses à leur manière. Alors que le printemps fait place à l'été, une transformation de leur union approche. Après une dernière confrontation, ils partent vers la Côte d'Azur pour des vacances qui vont tout changer. 
    À suivre... dans le classique de Françoise Sagan, Bonjour Tristesse.

  • Black Train

    Karim Madani

    Ce gars-là, Shorty Legs, le manageur-dealer de Philadelphie, en est sûr : il a un talent monstrueux. Ce n'est pas un musicien. C'est un inventeur, un visionnaire de génie, un créateur ! Et ce qu'il crée s'appelle free jazz. Comment mieux dire ? Oui, une fois son saxo au bec, son protégé John Coltrane renvoie tous les jazzmen américains à leur solfège : il va exploser, remplir les salles et vendre des milliers de disques. Même aux Blancs. Parole de junkie.

  • « Dans un petit village d'Italie, situé au pied d'une montagne au bord de la mer, dans la chaleur écrasante du plein été, deux couples passent des vacances comme chaque été : Gina et Ludi, Jacques, Sara et l'enfant. D'autres amis sont là, dont Diana. Ils se baignent, se parlent, s'ennuient...
    Dans la montagne, au-dessus du village, un jeune homme a sauté sur une mine. Ses parents là-haut, veillent.
    « Qu'est-ce qui manque à tous ces amis ? demande Diana.
    - Peut-être l'inconnu, dit Sara. » Marguerite Duras (Les Petits Chevaux de Tarquinia, I, Gallimard, 1953)

    La lecture par Catherine Deneuve du chapitre I des « Petits Chevaux de Tarquinia », accompagnée du chant méditerranéen des cigales, nous plonge avec délice dans l'oeuvre romanesque de Marguerite Duras.

  • Les années 50 ! Les écoles de filles dirigées par les religieuses, les «petits Chinois» que l´on «achète», les interdictions, les tabous, les secrets... C´est toute l´atmosphère de ces établissements publics qui prend vie à travers les yeux de Jocelyne, une jeune élève qui fréquente l´école Sainte-Véronique sur le plateau Mont-Royal où son père, concierge, habite au rez-de-chaussée, avec sa famille, un modeste logement de fonction.
    Être «fille de concierge» comporte, bien sûr, des avantages, mais aussi son lot d´inconvénients...

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